Rencontre avec Tibo Garcia 

 

Est-ce un retour gagnant pour le novillero tarasconnais ?

 

Issu d’une famille sans antécédents taurins, mais plutôt de chasseurs, Tibo découvre  véritablement la corrida en allant voir Juan Bautista en mano a mano avec Sébastien Castella en 2009 à Arles…. «Ce jour là, je me suis dit que c’était ce que je voulais faire ». Et sans plus attendre il s’inscrit à l’Ecole Taurine de Béziers avant de rejoindre celle d’Arles puis de Nîmes avant d’être accompagné par Serge Almeras. Sa progression est rapide mais est stoppé en 2014 par un grave accident de voiture. Son retour le remet aussitôt sur le devant de la scène et le 13 mars 2016, dans les arènes couvertes de Samadet, il fera ses débuts en novillada piquée en compagnie de Carlos Navarro et de Manolo Vanegas…. Gagnant ses contrats, les uns après les autres à la force de sa muleta… Mais en fin de temporada 2017, la pression, des problèmes personnels et surtout une épée qui ne tue plus lui font prendre la décision d’arrêter de toréer… Un break ou un arrêt définitif ?

 –« Quand j’ai pris cette décision, c’était un arrêt définitif. Devant le danger que représentent les toros, il faut toujours être à 100%, et ne pas tricher, ni avec toi-même ni avec les toros et surtout avec le public… »

Six mois de vide absolu envers la tauromachie mais un retour vers les taureaux en travaillant à la manade Saumade avec Thierry Ferrand…

-« Et ce contact avec les bêtes, inconsciemment m’a redonné l’envie de m’y remettre devant et j’ai recommencé à parcourir le mundillo local jusqu'à ce que je me dise j’y vais… »

Une décision facile à prendre mais pas forcement à mettre en pratique…

-« Les toros me manquaient, ils sont ma vie et l’envie était la plus forte… Pendant mon break, je m’étais posé les bonnes questions, et donc, pas question que je recule »

Un retour plus que positif à Beaucaire fin juillet en prenant le poste laissé vaquant par Maxime Solera blessé avec une oreille coupée au seul novillo du Marquis d’Albasserrada qui le permettait. Jeremy Banti était à ses cotés…

 -« J’ai toujours eu d’excellentes relations avec Jeremy et comme cette reprise intervenait assez tard dans la temporada, il a choisit de m’accompagner avec Julien Lescarret…d’être à mes cotés »

Tibo le nîmois, Tibo le tarasconnais devient alors Tibo le bayonnais par intermittence…

-« Là-bas je m’entraine avec Cayetano Ortiz et Jean-Baptiste Molas, on reste tres proche et surtout dans le monde des toros.. »

Et le 30 septembre à Rion des Landes, le nom de Tibo Garcia réapparait au grand jour… Deux oreilles et la queue d’un excellent novillo de Jean-Louis Darré lors d’un mano à mano avec JB Molas lors d’une novillada formelle mais dans un contexte un peu feutré.

-« Il ne fallait pas que je me manque car même s’il n’y avait pas une forte pression, en cas d’échec on me l’aurait fait encore plus sentir… Mais afortunamente tout c’est très très bien passé et c’était très important pour moi et les nouvelles sont allées très vite »

Rodilhan, ou il vient de confirmer son retour au premier plan, toreant avec classe et classissisme puis Rion des Landes en novembre lui propose de se mettre devant des toros avant un hiver qu’il passera essentiellement en Espagne car c’est là-bas que beaucoup de choses se font dans le monde des toros. Des tentaderos, des entrainements avec d’autres toreros mais pas que… Tibo y espère trouver un soutien fort pour la suite de sa carrière…

-« Je place beaucoup d’espoirs sur la saison 2019, me relancer et retrouver la place qui était la mienne et prendre l’alternative… »


 Communiqué : Kike se revendique…. 

 

Le novillero français Kike, après s'être exprimé avec cape, muleta et épée à Vergèze le 15 avril dernier pour ses débuts en novilladas piquées, se voit dans l'obligation de le faire également par écrit. 

"En effet, après plusieurs années de lutte en solitaire et de sacrifices pour pouvoir débuter en novilladas piquées, j'ai triomphé à Vergèze en coupant 2 oreilles à mon premier novillo et recevant un coup de corne après une faena sincère et une estocade engagée à mon deuxième. Ce jour là, je pense avoir prouvé que je veux être torero, que j'ai ma place dans le circuit des novilladas piquées et que je mérite d'avoir d'autres contrats en France, comme les ont eu les autres novilleros français cette année et les années antérieures. Cependant, malgré avoir mobilisé tous mes contacts et après beaucoup d'appels et de courriers, je n'ai pas vu mon nom annoncé dans un seul autre cartel en France cette temporada. Une situation peu compréhensible surtout si l'on fait le compte des novilladas piquées ayant eu lieu en France après le 15 avril : un chiffre de 25 novilladas soit un total de 75 places possibles pour un novillero français ayant triomphé lors de ses débuts en piquées. Je pense qu'il aurait été légitime de m'en attribuer quelques unes, qui plus est si l'on y ajoute le nombre de personnes et peñas qui me suivent et permettraient ainsi de garnir un peu plus les gradins, chose non négligeable par les temps qui courent. 

Je lance un appel aux organisateurs pour qu'ils me fassent confiance et comptent sur ma présence dans leurs cartels la temporada prochaine car de tout temps les triomphes ont servi aux toreros pour avoir d'autres opportunités de s'exprimer et dans ce domaine la France est reconnue dans le monde taurin pour valoriser les toreros triomphateurs en les récompensant avec d'autres contrats. Je ne demande pas l'impossible, mais juste que l'on me traite, que l'on me valorise et que l'on me récompense de la même façon que les autres novilleros. Je n'ai pour l'instant pas d'apoderado officiel pour appuyer mes candidatures mais une cape, une muleta, une épée et surtout énormément d'envie de confirmer ce triomphe et une grande volonté de me gagner ma place dans le circuit et d'être torero." Actualités, photos et vidéos sur : http://kike-8.wixsite.com/kikenovillero 

 

Kike, novillero français 


 Communiqué de Mehdi Savalli 

 

C'est avec une vive émotion et après une mure réflexion que je décide de troquer l'or pour l'argent, en tant que banderillero dès la temporada 2019. Je prends cette difficile et douloureuse décision, non par manque de soutien et d'envie, mais uniquement par manque de contrats. Il est primordial pour moi de retrouver au plus vite la joie et l'enthousiasme qui m'animent depuis mes débuts. Le respect, l'amour du public et des toros ont toujours été essentiel pour moi. Je prendrais donc a cœur de ne pas laisser ses valeurs s'éteindre.
Je tiens a remercier chaleureusement toutes les personnes qui m'ont fait confiance depuis mes débuts à l'école taurine d'Arles et qui ont continué à croire en moi, mais il faut savoir partir au bon moment... Cette nouvelle aventure est attrayante et elle me permettra de continuer à vivre mon Aficion...ma Passion. Je vous dis a très bientôt.  

Mehdi Savalli.


 Maxime Solera communique… 

 

J'aimerais profiter de ces quelques lignes pour communiquer la décision difficile de mettre un terme à ma saison en raison de la grave blessure que je traîne depuis plusieurs mois. 

Tout d'abord, je tiens à remercier tous les organisateurs, les commissions, les associations, les clubs de taurins et les mairies qui m'ont fait confiance pour cette saison 2018, ainsi qu'à mon équipe et toutes les personnes présentes à chaque moment difficile de cette saison. 

Ce fut une saison très difficile marquée par d’importantes blessures.  Fin février, alors que je tuais un toro en privé, ce dernier m'a laissé quatre mois dans l’incapacité de pouvoir toréer à cause d’une fracture du plateau tibial et une contusion osseuse de la jambe gauche.
A mon grand regret et n’ayant pas atteint certaines conditions physiques minimales, je n'ai pas pu faire le paseo à Vèrgeze et à Aire sur L'Adour.  Pour les novilladas où j’ai pu toréer, je voudrais faire un résumé des difficultés auxquelles j'ai eu à faire face cette année :  Ma première novillada après la convalescence, a eu lieu à Boujan-sur-Libron le 30 Juin.  Suite à un fort accrochage à mon premier novillo de Hoyo de la Gitana, je me suis retrouvé avec le ménisque externe de la jambe gauche fissuré et une désinsertion musculaire du jumeau droit.  Le lendemain, j'ai tenu à toréer la novillada de Raso de Portillo par respect et engagement moral envers les aficionados et envers moi-même. Je suis fier d'avoir été déclaré vainqueur de la feria en coupant deux oreilles, avant d’être à nouveau contraint d’arrêter cinq semaines sans pouvoir faire cette fois le paséo à Céret et à Beaucaire.  J’étais de retour à Istres où j'ai pu profiter des qualités d’une très bonne novillada de l’élevage français Cuillé, coupant 3 oreilles et remportant le prix du meilleur novillero de l’après-midi .  Plus tard, à Roquefort est arrivé le pire moment de douleur physique de la saison, ayant reçu a Istres à nouveau, un coup au genou en rentrant tuer sans muleta.  Malgré la douleur, j’ai décidé de ne pas me retirer de l'imposante novillada de Conde de la Maza car cela pouvait être interprétée comme une excuse pour abandonner mon engagement. Le résultat n'a pas été celui espéré, je n’ai pas été bien, j’aimerais y retourner dans de meilleurs conditions pour m’enlever cette épine du pied.
Après trois nouvelles semaines en convalescence, arrive Septembre avec quatre engagements dans des arènes très importantes avec des élevages très exigeants.  Le premier d'entre eux était Villaseca de la Sagra avec une novillada de Dolores Aguirre qui ne m'a pas facilité la tâche.  Le lendemain à Calasparra, étant bien conscient que rien d'important ne s'était passé la veille, je suis sorti comme à mon habitude pour donner le meilleur de moi.  Je suis tombé sur un grand novillo de Prieto de la Cal avec lequel j'ai pu prendre et transmettre beaucoup de plaisir face un novillo compliqué qui m’a permis de montrer un tout autre répertoire et de triompher dans l'une des plus importantes ferias de novilladas du monde, recevant par la même occasion le prix de “la meilleur estocade” de la feria.  En suite venait Andorra de Teruel avec une novillada concours, où j'ai eu la chance de rencontrer un grand novillo de Flor de Jara et un second bien différent d'El Añadío.  J'ai pu couper quatre oreilles et je pense avoir pu démontrer ce que je voulais devenir en tant que torero.  Le lendemain, Trillo s'est présenté devant moi, un autre défi d’élevages. Un de Casasola et un de La Interrogación. J'ai coupé une oreille face au dernier novillo. 

Le temps est venu de mettre fin à ma saison pour me faire opérer du ménisque et pouvoir me préparer le plus tôt possible pour une belle campagne mexicaine très importante pour moi.  En 2019, ce sera une autre saison exigeante et tout aussi intense et, espérons-le, un peu plus garnie que 2018. Un saludo a la afición et à très vite !

 

(communiqué) 


 Juan Bautista met un terme à sa carrière de Matador de Toros. 

 

Au cours d’une réception organisée dans les jardins de l’Hôtel Jules César d’Arles, devant un public fort nombreux d’aficionados et de journalistes français et espagnols et après avoir reçu trois trophées décernés par l’Association Françaises des Critiques Taurins au Matador de Toros triomphateur de la saison 2017 dans le Sud-est de la France, par le site ActuToro à l’auteur de la meilleure faena réalisée en France lors de l’année 2017 pour celle réalisée à Mont de Marsan face au toro Palomito de l’élevage de La Quinta et par le Club Taurin Paul Ricard d’Arles au triomphateur de la Feria de Pâques 2018, Juan Bautista a annoncé avec beaucoup d’émotion et de sincérité sa décision de mettre un terme à sa carrière de Matador de Toros à la fin de la présente saison 2018. 

Cette importante nouvelle, accueillie avec stupeur par l’ensemble des très nombreuses personnes présentes, fut dévoilée par Juan Bautista le matin de la Goyesque d’Arles alors qu’il avait pris sa décision depuis plusieurs mois. Acclamant l’homme et le torero à la fin de son propos, le public par cette attitude lui démontra tout le respect, l’amour, la reconnaissance et l’admiration qu’il lui porte pour sa grande et importante carrière ainsi qu’à sa personnalité attachante et exemplaire. 

Même si un média indélicat et irrespectueux publia la nouvelle la nuit précédant l’annonce officielle, force et de constater que l’ensemble de la presse professionnelle qui le savait a joué le jeu et n’a pas divulgué l’information qui était confidentielle jusqu’à ce samedi 8 septembre 2018 jour où l’un des plus importants Matador de Toros de France a annoncé son retrait des pistes. 

Lors de cette réception, Juan Bautista a déclaré avoir mal vécu le décès de son père, qu’au jour d’aujourd’hui, il devait s’occuper de beaucoup d’autres choses et que toréer n’est plus sa priorité. Par respect du public et de la Tauromachie, il a pris la décision de mettre un terme à sa carrière à la fin de cette saison. Une décision mûrement réfléchie. Cependant, ses adieux seront officiels le jour de la Goyesque d’Arles 2019. Unique corrida qu’il toréra lors de la prochaine saison. 

Quelques heures plus tard, Juan Bautista qui s’avançait pour effectuer son avant-dernier paseo sur le sable des Arènes d’Arles, triomphait à nouveau… 

 

Ci-après, le discours integral de Juan Bautista 

 

Merci pour votre présence aussi nombreuse pour ce rendez-vous. 

La mort de mon père il y a quelques mois a radicalement changé ma vie. Il me l'a changé et il l'a changé pour toute ma famille. En ce moment, je ressens le besoin de faire face à beaucoup d'autres choses et pas seulement de toréer, ce qui a été ma grande passion et mon seul objectif depuis que j'ai pris l'alternative en 1999. Au cours de ces 19 années d’alternative, ma famille a toujours été là pour m'encourager et pour me soutenir en tout temps; et en son sein, mon père a été la personne fondamentale, l'élément le plus déterminant de ma carrière pendant tout ce temps.
Les dix derniers mois de la vie de mon père ont été une épreuve très douloureuse pour lui. De tout ce temps, de son intégrité, de son comportement et de son courage, j'ai tiré une très grande leçon personnelle et un exemple à suivre. Mon père m'a inculqué que pour être torero, il faut être à cent pour cent impliqué dans le toro et ne penser qu'à lui. Je l'ai toujours fait. Toujours sauf ces derniers mois et depuis le début de cette saison, je n'y suis pas complètement à cause de tout ce que j'ai vécu.
Par conséquent, par respect pour le public et pour la Tauromachie, j'ai pris la décision de mettre fin à ma carrière de torero à la fin de la saison 2018. Ce n'est pas une décision précipitée. J'ai décidé il y a quelques mois et d'une manière très réfléchie. Cependant, mon adieu officiel sera le jour de la Corrida Goyesque de la Feria du Riz l’année prochaine à Arles dans ma ville et pour célébrer mes 20 ans d’alternative. Ce sera la seule corrida que j'effectuerai en 2019.
Jusqu'à présent, cela fait 19 ans comme Matador de Toros, auxquels il faut ajouter les années comme novillero avec et sans picadors. Au total, c'est 25 ans consacrés exclusivement à ma grande passion: la corrida. 25 ans consacrés à mon métier.
J'ai eu la chance de vivre des choses fantastiques. Trois fois j'ai triomphé et je suis sorti par la Puerta Grande de Las Ventas à Madrid.23 fois j'ai ouvert la Grande Porte d'Arles (on l'espère aujourd'hui la 24ème) et 20 fois celle de Nîmes, avec 14 Portes des Consuls (pourquoi ne pas avoir la numéro 15 la semaine prochaine?). J'ai eu le privilège d'arriver à avoir l'une des choses les plus difficiles de cette profession: durer dans le temps. Je suis fier et heureux d'y être parvenu. Dans cette profession, on peut faire plus, mais on peut faire beaucoup moins. J'ai eu la chance de réaliser de nombreux rêves. Pas tous, mais la grande majorité.
Je suis fier d'avoir honoré ma profession pendant plus de deux décennies et d'avoir réussi à gagner de l'argent grâce à la place que j'ai essayé de défendre pendant tout ce temps. J'ai toréé et triomphé dans les arènes les plus importantes en France, en Espagne et en Amérique latine, avec près de 700 courses au total; J'ai partagé les cartels avec les meilleurs toreros. Si au début de ma carrière on m'avait dit que j'allais vivre tout cela, j'aurais signé sans aucun doute. Comme dans tous les domaines professionnels et artistiques, j'ai vécu et rencontré des moments de grande joie, des moments de tristesse, des moments de doute, mais toujours guidé par ma passion pour le toro et le respect du métier exigeant que j'ai choisi. 

Vous devez prendre les grandes décisions au moment le plus opportun. Cela a été mon objectif tout au long de ma carrière. J'ai pu me tromper à quelques reprises mais cette fois, je suis convaincu d'avoir pris la bonne décision et je comprends que c'est le moment le plus opportun pour s'éloigner de ce qui a toujours été ma passion. Je ne veux pas que le toro ou le public me disent que le moment est venu de dire au revoir. Je préfère que cela soit moi qui le fasse. Il est clair que je suivrai toujours l'actualité de la corrida, de notre culture et de nos traditions. A l'occasion de cette décision, je tiens à remercier tous mes supporters qui m'ont soutenu pendant toutes ces années; à toutes les cuadrillas qui m'ont accompagné, à ma cuadrilla actuelle et à mon apoderado présent ici, à toutes les personnes qui m'ont permis de continuer, d'évoluer et de progresser dans cette profession qui a toujours été ma passion. Aussi, je tiens à remercier tous les ganaderos qui m'ont permis non seulement de toréer leurs toros mais aussi de m'entraîner et de tienter dans leurs élevages, remercier toutes les empresas qui m'ont fait confiance ainsi que tous mes amis, ma peña et les gens qui m'ont suivi depuis le début et à tous les aficionados en général.
Et puis, à vous tous, Mesdames et Messieurs les journalistes, je tiens à vous remercier sincèrement pour votre présence tout au long de ces années. Nous n'avons pas toujours été d'accord mais il est très difficile de voir ce que vit le torero devant le toro, car il est parfois difficile pour le torero de transmettre ce qu'il ressent au monde extérieur.
Je ne veux pas non plus oublier les gens qui ne sont plus avec nous et qui ont joué un rôle dans ma vie et dans ma carrière; Tout d'abord mon père qui a été la personne la plus importante et mon plus grand soutien. Cette saison sans lui a été particulièrement difficile, mais je tenais à tenir bon et à montrer mon toreo dès que le toro le permettait. Cette année aussi, j'ai eu des triomphes qui, je pense, resteront dans la mémoire de nombreux aficionados. 

Je n'ai ni tristesse ni amertume quant à cette décision. C'est simplement logique. Sincèrement, je le vis avec sérénité. Quitter ma passion n'est pas facile. J'ai toujours su que nous devions partir au bon moment. Je veux que cette dernière saison, comme les précédentes, laisse une très belle image de ce que j'ai pu réaliser dans le toreo. C'est ce dont il s'agit : Laisser un beau et bon souvenir. C'est la chose importante dans la corrida et dans la vie. 

A partir de maintenant, je serai plus au courant de la ganaderia familiale et surtout me consacrer pleinement à ma responsabilité dans les arènes d'Arles avec ma sœur Lola. J'ai aussi d'autres projets dans le futur, d'autres objectifs, certains liés au monde de la tauromachie. Je dois désormais apprendre à vivre une vie normale, à mieux dormir et à passer des nuits plus paisibles, être avec ma famille, voir mes enfants grandir et passer plus de temps avec ma femme et mes amis. 

Jusqu'à la fin de cette saison, il me reste encore 7 courses et la dernière en Espagne dans les arènes de Saragosse à la Feria del Pilar. Comme toujours, je vais essayer de faire en sorte que ces dernières dates se rajoutent aux meilleurs souvenirs de ma carrière. 

Mais pour tout conclure, comme point final et comme je l'ai annoncé, je vais toréer une course en 2019, la Corrida Goyesque d'Arles pour célébrer mes 20 ans d'alternative. Ce sera ma course de despedida. Nos chemins resteront unis près des arènes et cela me rend heureux. Ce n’est qu’un changement d’étape, mais le fil de notre passion continuera, en gardant intact le plaisir de nous retrouver. 


 Communiqué de Mathieu Guillon « El Monteño »….. 

 

Chers aficionados, 

Après un hiver de réflexions profondes, j’ai pris la décision de mettre un terme à mon parcours de Matador de Toros. Suite à ma dernière Corrida, le 30 septembre 2017 au Plumaçon, face aux Victorinos, j’ai compris que j’étais arrivé au bout de ce que je pouvais donner. Les exigences pour arriver à devenir un Matador de premier plan sont énormes et seuls les toreros exceptionnels remplissent toutes ces qualités.  Ce n’est ni un renoncement, ni un échec, c’est un aboutissement. C'est un choix difficile, mais je prends cette décision sans rancœur, sans regrets, ni remords et avec le sentiment d’être arrivé au bout de mon rêve. Je suis fier de mon parcours et serai éternellement reconnaissant envers le Toro, lui qui m’a tant donné, tant exigé et tant appris. Après plus de 15 ans dédiés au Toreo, les liens qui m’unissent au monde des toros sont puissants et indéfectibles. C’est pourquoi je me lance dans une nouvelle carrière, celle de Banderillero de Toros. Ayant toujours été très à l’aise aux banderilles, je suis convaincu de m’épanouir dans cette voie, et d’avoir toutes les qualités pour faire partie de l’élite. Il faudra beaucoup de travail et d'implication, mais ce nouveau chemin me permettra de vivre des moments intenses, de fouler de nombreuses arènes, et surtout d'assouvir pleinement ma passion.  Je continuerai également à appuyer l’excellent travail du Maestro Richard Milian, au sein de l’école Adour Aficion, dans l’apprentissage et la préparation des futurs toreros. 

Je remercie profondément toutes les personnes qui m’ont soutenu, tout au long de mon chemin, et en particulier Maria Aguila de Domecq, qui m’a accompagné quand personne ne voulais marcher à mes côtés. Je remercie également mes proches pour leur soutien sans failles, et surtout Marie Salat, ma compagne depuis 10 ans, qui m’a épaulé sans relâche, avec amour et avec force, et sans qui j’aurais été incapable de surmonter les épreuves difficiles. Enfin, je remercie le Maestro Richard Milian, qui m’a enseigné la technique, qui m’a appris la rigueur, l'exigence et le sacrifice, qui a cru en moi et grâce à qui je me suis construit, comme torero mais surtout en tant qu’homme. 

C’est une nouvelle aventure qui commence, un chemin vêtu d’argent, à la recherche d’un avenir doré, toujours dans l’arène et toujours avec vous ! Merci.

 

Mathieu Guillon « El Monteño ». 


 Un nouveau trophée pour Juan Bautista ! 

 

La commission taurine extra municipale d'Istres vient de créer le 1er "Le Palio d'Or" qui récompensera chaque année le triomphateur de la féria. A l'unanimité, ce trophée ira au maestro arlésien Juan Bautista suite à son triomphe de 2017 où il récolta un total de 4 oreilles face aux toros de Juan Pedro Domecq. Cette distinction lui sera remise très prochainement par le Maire François Bernardini ainsi que les membres de la CTEM, cette récompense vient s'ajouter aux nombreux trophées que le matador arlésien n'arrête pas de récolter suite à une temporada qui fera date. Juan Bautista est la fierté de l'aficion française. On ne peut qu'être enthousiaste à l'annonce de son prochain début de temporada. D'ailleurs, cet hiver en Amérique du sud, il envoutât par sa toreria les publics de Manizales, Medellin et Ambato. Avec Castellon, Valencia, Arles, Séville, Madrid (3 fois parait-il !)...le solo de Dax...le cru 2018 s'annonce déjà exceptionnel. En ce qui concerne Istres, les chiffres parlent d'eux mêmes. Juan Bautista, au Palio c'est 12 paseos pour 25 oreilles, 1 queue et 1 indulto !! Rendez-vous le dimanche 17 juin prochain, où l'on reverra Juan Bautista croiser pour la 13ème fois la sable ambré du Palio pour la corrida lyrique. 


 Castella rénove son image sous la main de Robert Ryan 

 

Sébastien Castella rénove son image corporative sous la main de l’artiste reconnu Robert Ryan, qui a créé pour lui un nouveau logotype basé sur la ligne personnelle de son toreo, tant sur sa propre expression que sur sa sérénité et son élégance ainsi que sur le sérieux de son engagement en piste. 

L’oeuvre représente les instants précédents l’exécution d’une passe changée dans le dos, caractéristique de la tauromachie de Castella. « Au cours des dernières années j’ai cherché approfondir mon toreo en le basant sur le naturel . Ce sont les valeurs que transmet l’ œuvre de Robert Ryan, c’est pour cela que je n’ai pas hésité à me diriger vers lui pour cette nouvelle étape », affirme Castella. Cette nouvelle étape que débute désormais le maestro de Béziers: celle de la maturité, de la créativité et de la plénitude artistique. Ce n’est pas la première fois que Robert Ryan – matador de toros, peintre et écrivain qui réside à Madrid – s’inspire de l’art de Castella, qui possède une collection de ses œuvres et s’est revêtu à de nombreuses reprises avec des costumes de lumières brodés avec ses créations artistiques. 


 Juan Bautista, Trophée Cape de Paseo de La Rioja 

 

En présence de José Ignacio Ceniceros González, de Conrado Escobar, respectivement Président et Conseiller de Justice et d’Intérieur du gouvernement de La Rioja (Espagne) et en présence de plus de 300 aficionados, Juan Bautista a reçu ce lundi 26 février 2018, la cape de paseo décernée au triomphateur de la Feria de San Mateo de Logroño suite à la faena réalisée au toro Verdadero de Victorino Martín le samedi 23 septembre 2017. En compagnie de son picador Alberto Sandoval et de l’éleveur Victorino Martín García, récipiendaires des trophées Torero de Plata et meilleur toro pour “Verdadero”, Juan Bautista a rajoute un nouveau trophée prestigieux à ceux déjà reçus pour sa saison 2017. 



Les novilleros français


 Andy Younes 

 

Né le 30 mai 1997 à Arles 

1ere novillada sans picadors : 6 juin 2013 à Aire sur l’Adour 

1ere novillada avec picadors : 23 mai 2015 à Nîmes, novillos : Parlade. (Vainqueur de la Cape d’Or)

 

 Tibo Garcia

 

 Né le 3 juin 1997 à Nîmes 

1ere novillada sans picadors : 30 juin 2014 à Rieumes 

1ere novillada avec picadors : 13 mars 2016 à Samadet, novillos : Salayero y Brandes

 

 Adrien Salenc

  

Né le 10 juillet 1997 à Nîmes 

1ere novillada sans picadors : 1er mai 2014 à Baza (Espagne) 

1ere novillada avec picadors : 5 juin 2016 à Captieux, novillos : El Tajo y la Reina

 

 Maxime Solera 

 

Né le 27 mai 1993 à Martigues 

1ere novillada sans picadors : 9 septembre 2012 à Arles 

1ere novillada avec picadors : 20 aout 2016 à Marchamalo (Espagne) novillos : Peñajara

 

 Yannis Djeniba « El Adoureño » 

 

Né le 28 mars 1997 à St Martin d’Heres (38) 

1ere novillada sans picadors : 15 juin 2014 à Aire sur l’Adour 

1ere novillada avec picadors : 18 septembre 2016 à Galapagar (Espagne) novillos : Monteviejo

 

 Mathieu Picart « Mateo Roman »

 

 Né le 14 juin 1991 à Oyonnax (Ain) 

1ere novillada sans picadors : 22 juillet 2008 aux Saintes Maries de la Mer 

1ere novillada avec picadors : 1er mai 2011 à Aire sur l’Adour, novillos : Los Galos

 


Les matadors de toros français


 Pierre Cazenave "Felix Robert" 

 

Né le : 14 avril 1862 à Tartas 

Alternative : 18 novembre 1894 à Valencia. Parrain: Fernando Gomez "El Gallo". Témoin : sans. Toro : "Portero" de la ganaderia Conradi. Confirmation à Madrid : 02 mai 1899 Parrain: "Minuto" Témoin : "Bonarillo" Toro : "portero"de la ganaderia de Perez de la Concha 

Bibliographie : "Les aventures de Felix Robert, premier matador français" par J. P. Fabaron 

"Felix Robert est mort le 19 janvier 1916

 


 Ambroise Boudin "Pouly II"

 

 Né en : 1874 à Aimargues 

1ere Novillada piquée : 01 novembre 1902 à Perpignan 

Présentation de novillero en Espagne :1908 à Bilbao avec José Morales "Ostioncito, novillos de Carreros 

Alternative (non reconnue) : 06 juin 1909 à Arles Parrain: Enrique Vargas "Minuto" Témoin : José Moreno "Lagartijillo Chico" Toro de la ganaderia Carreros


 Pierre Boudin "Pouly III"

 

 Né le : 07 mars 1899 à Tarascon 

1ere Novillada non piquée : 20 octobre 1913 à Arles sur Tech 

1ere Novillada piquée : 07 juin 1914 à Marseille, novillos de Laugier

1ere Novillada piquée en Espagne : 28 mars 1920 à Bilbao novillos de Manuel Santos 

Présentation de novillero à Madrid : 18 juillet 1920 avec "Jumillano" et "Almanseño II", Novillos portugais de Netto Revello 

Alternative (non reconnue) : 05 septembre 1920 à Arles Parrain: Francisco Martin Vazquez Témoin : Joaquim Sanz"Punteret" Toro de la ganaderia de Felipe Salas. 

Alternative : 07 aout 1921 à Barcelone Parrain: Juan Silvetti Témoin : "Carnicerito de Malaga" Toro : "Bonito" n° 99 de la ganaderia de Esteban Hernandez Confirmation à Madrid : 30 avril 1922 Parrain: Diego Mazquiran "Fortuna" Témoin : Juan Anilo "Nacional II" Toro : "Madrilito" n° 19 de la ganaderia de Perez de la Concha.  

Pierre Pouly "Don Pedro", aprés avoir longtemps dirigé les arenes d'Arles s'est eteint le 24 decembre 1988


 Pierre Schull 

 

Né le : 18 avril 1936 à Charleval 

1ere Novillada non piquée : 01 avril 1951 à Arles, becerros de Thibaut 

1ere Novillada piquée : 30 mai 1955 à Barcelone avec Gregorio Sanchez, Pepe Caceres et "El Pio", novillos de Bernardino Gimenez et de José Luis Osborne 

Alternative : 12 octobre 1958 à Arles Parrain: Luis Miguel Dominguin. Témoin : Luis Segura. Toro : "Lujoso" n° 57 de la ganaderia du Duc de Pinohermoso  

Il a fait sa despedida en civil, le 23 septembre 1962 dans les arenes d'Arles en tuant un sobrero de Palha


 Robert Piles 

 

Né le : 12 juillet 1952 à Nîmes 

1ere Capea : Rodilhan avec El Andaluz et Chinito en 1964 

1ere Novillada non piquée : aout 1967 à Lansargues novillos de Sol avec J. Riboulet et J. Coule 

1ere Novillada piquée : 08 février 1970 à Vista Alegre (Madrid) 

Alternative : 12 septembre 1971 à Barcelone Parrain: Luis Miguel Dominguin Témoin : Palomo Linares Toro : "Botero" n° 68 de la ganaderia de Torrestrella 


 Bernard Dombs « Simon Casas » 

 

Né le : 02 septembre 1947 à Nimes 

1ere Novillada non piquée : 12 juin 1966 à Gerone (Esp) 

1ere Novillada piquée et presentation à Madrid: 15 juillet 1967 1 oreille à son novillo de "Charco Blanco" 

Alternative : 17 mars 1975 à Nîmes Parrain: Angel Teruel Témoin : Paco Alcade Toro : "Guantito" n° 28 de la ganaderia de Dioniso Rodriguez 

Directeur des Arenes de Nîmes, puis Valencia, Zaragoza, Alicante…., apoderado, aujourd’hui directeur des arenes Las Ventas à Madrid


 Jacky Brunet « Jaquito » 

 

Né le : 26 aout 1944 à Nîmes 

1ere Novillada non piquée : 12 juillet 1970 aux Saintes Marie de la Mer novillos de Sol 

1ere Novillada piquée : 01 novembre 1970 à Lunel avec "El Andaluz" novillos de Yonnet et Pourquier  

Alternative : 15 aout 1976 à Tarragona Parrain: Gabriel de la Casa Témoin : Augustin Parrita 

Toro : "Campanillo" de la ganaderia Javier Molina 

Bibliographie : "Parlez-moi de Pepe" par Nicole Lutchmaya (U.B.T.F. ) 

Le lundi de Pâques 1982 il trouvera la mort dans un accident en rentrant de la Feria d'Arles 


 Fréderic Pascal 

 

Né le : 26 mars 1948 à Nîmes 

1ere Novillada non piquée : 14 juillet 1969 aux Saintes Marie de la Mer novillos de Sol 

1ere Novillada piquée : 26 octobre 1976 à Lunel avec T. Vargas, P. Bautista, J. Munoz, Nimeño I novillos de Ricard, Fernay et Yonnet 

Présentation de novillero en Espagne: 09 septembre 1973 à Vista Alegre (Madrid) avec J. Lucas et J. Ortega Cano, novillos de Pio Tabernero de Vilvis 

Alternative : 22 aout 1976 à Nîmes Parrain: Ruiz Miguel Témoin : Luis Francisco Espla Toro : "Economista" de la ganaderia Juan Pedro Domecq

En 1978 il se retire des ruedos pour mener une action syndicale importante en faveur des toreros français