Àles : l’unique oreille pour M. Serrano 

 

Un trophée obtenu devant un excellent toro de la ganaderia San Sebastian un peu généreusement primé d’une vuelta al ruedo. A. Aguilar, qui faisait ses adieux à l’aficion française, fut le moins bien servit avec le Fernay (3°) et le Piedras Rojas (5°), tandis que M. Palacios qui prenait, ce jour en Cévennes, son alternative, il n’a pas convaincu grand monde. Présentation irréprochable des six toros pour ce desafio entre élevages français, meilleur les Cuillé (1er), San Sebastian (4°) et Los Galos (6°), dommage que le François André (2°) se soit cassé la main gauche…. 

-Marc Serrano (lilas et or) Silence et oreille 

-Alberto Aguilar (violette et or) Silence et salut 

-Mario Palacios (gris alu et or) Salut et salut après avis 

Pst B.Maisonnave, 2/3 d’arènes, temps gris et frisquet avec pluie au 3°, minute d’applaudissement pendant le paseillo à la mémoire des ganaderos récemment disparus…. Mario Palacios a prit l'alternative avec le toro de Cuillé, N° 317, né en février 2014. Didier Cabanis remit en piste, avant la course, un souvenir au futur matador Mario Palacios. Vuelta posthume au toro "Rico" N°11 de San Sébastian. Salut des banderilleros R. Gonzalez et V. Perez au 4°

Très bien présenté, le Cuillé, prendra avec bonnes manières ses deux piques et se montrera de qualité, à droite surtout, dans la muleta de M. Palacios qui le subit plus qu’il ne le dirigea, recevant même une voltereta pour défaut de maitrise. Plus vif à gauche pour se retourner, l’extremeño n’insista pas et conclue d’une entière tombée. M. Serrano vit son 1er adversaire, le F. André, se casser le boulet gauche à l’entame de faena, l’obligeant à abreger avec difficulté… Après deux toros « refusés » à St Martin de Crau et un ce jour à Ales, la chance lui sourit enfin avec le San Sebastian qu’il salua d’une larga de rodilla et de jolis lances. Démontant les barrières le toro passa dans le callejon avant de recevoir deux piques correctement acceptées, sans plus. C’est dans la muleta qu’il s’exprima le mieux, permettant au nîmois de réciter ses gammes avec application, de plus de fond à gauche, la conclusion par épée à l’encuentro tombée s’avérera efficace. A. Aguilar toucha en 1er un Fernay compliqué qui prit deux piques sans reliefs et qui s’agenouillera souvent au cours d’une faena désordonnée à gauche à cause d’un toro qui, aussi, s’avisera vite à droite. Pas plus d’éclat au cheval pour son second, un Piedras Rojas, qui ne lui offrit non plus guère d’options pour briller au dernier tiers, malgré les efforts et l’engagement du madrilène. Il tua des deux adversaires de demi-lames suffisantes. Le superbe Los Galos poussera avec forces par trois fois, la 1ere longuement, se faisant applaudir par le public. M. Palacios ne sut pas vraiment comment l’entreprendre à la muleta, incapable d’enchainer deux muletazos devant un toro, certes un peu tardo, mais qui le permettait. A gauche, la musique aidant ! il se libérera un petit peu sans exploiter tout le potentiel de son adversaire avant d’en finir d’une atravesada. 


 St Etienne du Gres : A.Salenc au dessus 

 

Jolie entrée sous le soleil mais avec un vent fort gênant pour cette ouverture de la 1ere Feria des trois tauromachies. Quatre novillos de P. Laugier, deux du fer de Piedras Rojas (1er et 3°) et deux de celui de Dos Hermanas, dommage que le dernier se tua en frappant contre un burladero, laissant A. Samira à sa déception. Meilleurs les 2° et 3°, le 4° laissant à tous des regrets après une entame prometteuse… 

-Gildas Gnafoué « Diamante Negro » : Salut 

-Adrien Salenc : Deux oreilles 

-Andres Lagravere « El Galo » : Deux oreilles !! 

-Adam Samira : Salut…. 

Pst J. Mangion, prix de la meilleure faena remis en piste par A. Fesquet, délégué de l’UCTPRicard, à …. El Galo ? 

Les rafales de vent et un novillo compliqué à gauche, noble mais s’échappant a droite, n’ont pas permis à Diamante Negro d’exprimer sereinement son toreo parfumé. Après une sortie vive et un simulacre de pique, le second se laissera guider et de mieux en mieux dans la muleta poderosa d’Adrien Salenc qui enchainera les séries avec maitrise et facilité. Un peu moins consentant à gauche, le « Piedras Rojas » finira par se rendre au novillero nîmois. Faena complete conclue d’une entière et d’un descabello. Plus encasté, le 3° affichera des qualités de noblesse après qu’El Galo l’ai banderillé. Plus quantitative que qualitative, le trasteo du jeune franco-mexicain sera appliqué sur les deux bords mais manquant de construction. Le dernier « Laugier » se montrera à son avantage mais le second choc violent lui sera fatal…. Au grand regret de tous mais surtout d’Adam Samira et du ganadero. 


 Gimeaux sous le soleil 

 

Les pluies ont épargnées la Monumental de Gimeaux qui a connu un nouveau succès populaires pour cette fiesta campera commémorant les 30 ans de l’Ecole Taurine d’Arles. Deux oreilles pour les toreros tous mais les deux dernières paires attribuées sont moins significatives en grande partie à cause du bétail. Ont été combattus, dans l’ordre, un novillo de François André N°543, honoré d’une vuelta posthume, par Paquito Leal, un Malaga (Callet) par Tibo Garcia, un Pages-Mailhan par Mehdi Savalli, un toro d’El Palmeral (Fano) par Marco Leal et un novillo de Piedras Rojas (P. Laugier) par Vincent Perez. Pste : Graziella B. T. Garcia et M. Leal remplaçant El Lobo et J. Banti blessés. P. Leal a fait, et s’est fait plaisir, devant un excellent novillo de F. André qui prit bien ses trois piques avant de répéter avec alegria dans la muleta de l’ancien directeur de l’école, qui a montrer qu’il avait toujours autant d’envie et de toreria, y ajoutant quelques détails bienvenus, de face, de dos, a genoux avant de porter une belle épée à l’encuentro. T. Garcia revenait après un break nécessaire pour lui. Devant un fort novillo de Callet, intéressant mais compliqué, mansito mais répondant bien à distance, le tarasconnais a retrouvé en grande partie ses sensations, parvenant à se jouer des retours serrées du «Malaga» en fin de série et surtout de porter une superbe épée. Le Pages-Mailhan sortit très décidé, tout comme Mehdi d’ailleurs mais fut économisé au cheval. Par la suite il s’avéra noble et encasté dans la muleta de l’arlésien, bien qu’un peu long à s’elancer. Les meilleures sequences furent de la gauche et la conclusion caidita et efficace. M. Leal du composer avec un toro juste de forces et de race qui ne se livrait guère dans le leurre malgré ses efforts. Il en termina d’une superbe lame aidée d’un descabello. Le moins bien servit fut V. Perez qui hérita d’un novillo quasi invalide devant lequel il joua les apprentis infirmiers avec application, réussissant un peu mieux sur la corne gauche avant d’en finir d’une épée basse longue d’effet.


 Bougue : unique oreille pour Solal Calmet « Solalito » 

qui remporte le 24ème Bolsin 

 

Le club taurin Soledad organisait ce samedi 5 mai la 24ème édition du Bolsin de Bougue. Habituellement le dimanche, les aficionados n’ont été que peu nombreux dans les travées en ce samedi. Ciel nuageux et températures toujours pas printanière. En matinée, les 10 jeunes novilleros sélectionnés, ont affronté chacun leur tour les 10 vaches de Camino de Santiago de Jean Louis Darré : Gualterio Lopez (Béziers), Valentin Hoyos Calama (Salamanque), Antoine Saroul « Antonito » (Fourques), Jorge Molina (Tolède), Rafael Léon (Malaga), Solal Calmet « Solalito » (Nîmes), Miguel Polope (Valencia), Francisco Javier Fernandez (Los Barrios), Yon Lamothe (Adour Aficion) et David Lopez Sanchez (Colmenar Viejo). Les vaches ont dans l’ensemble montré de la bravoure et de la noblesse permettant aux jeunes toreros de montrer leurs qualités malgré un manque de force, dut à leur jeune âge. Le public et le jury (composé d’un représentant des arènes de Mont de Marsan, Bayonne, Dax, Vic et Plaisance du Gers) ont sélectionné Valentin Hoyos Calama, Miguel Polope et Solalito. Personne ne s’étant dégagé du lot, Jorge Molina ou Rafael Léon auraient tout aussi mérité de revenir en costume de lumière. 

L’après midi, les trois qualifiés ont tout d’abord affronté trois becerros de la ganaderia de Iruelo de Salamanque, costaud mais sans armures (gachos) qui ont manqué de force et affiché de la fadeur. 

-Valentin Hoyos Calama (rouge et or) silence et vuelta après avis 

-Miguel Polope (blanc et or) silence 

-Solalito (bleu et or) silence après avis et oreille après avis 

Valentin Hoyos Calama reçoit le premier becerro par de véroniques ajustées. Le manque de force de son adversaire laissera un travail sans émotion malgré une technique évidente. Sa faena sera irrégulière et nécessitant de se replacer à plusieurs reprises.  

Miguel Polope montra une certaine élégance dans ses gestes mais avec un adversaire trop fade, sa faena ne connectera jamais avec les tendidos. 

Solalito montra de l’envie et essaya de réveiller le public en se distinguant avec la cape et planta par la suite les banderilles avec plus ou moins de brio. Ce troisième becerro montra un peu plus de moteur permettant au nîmois de toréer avec douceur, liant de bonnes séries gauchères mais échoua avec les armes. 

Après délibération du jury pendant la pause de 10min. Valentin Hoyos Calama et Solalito furent logiquement qualifié pour la finale. 

-Deux  novillos de Tabernero de Vilvis, sérieux, mais manquant de force 

Valentin Hoyos Calama reçoit discrètement ce novillo et invite le vaincu Miguel Polope pour un quite. (Solalito en fera de même). Face à un adversaire noble mais juste de force, il montra de l’application et de la maitrise, liant des séries de qualités mais après une épée entière qui enleva de suite, il pincha à plusieurs reprises alors que son novillo pouvait être puntillé et perdit tout espoir de trophée. 

Solalito reçoit le dernier novillo avec difficulté et faillit se faire surprendre par la violence de son adversaire. Sa faena resta irrégulière et parfois accrochée mais s’améliora petit à petit sans dominer complètement son adversaire. Il logea une épée perpendiculaire mais efficace et reçut un petit trophée.  

Il fut déclaré vainqueur du Bolsin 2018 après délibération mais le partage du prix aurait sans doute était plus logique. 

 

Vuelta a los toros pour Toreria 


Aire /Adour : les novillos de Palha les plus en vue du défi ganadero 

 

Pour le cinquantenaire de la Peña los Arsouillos, la junta des peñas aturines a proposé un défi ganadero de trois ganaderias entre les atanasios de Maria Cascon, les portugais d’origines diverses de Palha et les purs Raso de Portillo avec une pointe de Santa Coloma. Le mano a mano, initialement prévu, a du être modifié suite au forfait de Maxime Solera. Malgré une météo incertaine, les aficionados sont venus plus nombreux que d’habitude. 2/5 d’arènes environ. Longue tarde, près de 3heures. A l’issue du paseo, une minute de silence fut observée à la mémoire de Christian Cazeaux et d’Ivan Fandiño. A l’issue du 3ème novillo de la tarde, le pasodoble « Ivan Fandiño » fut interprété par la peña Los Arsouillos. Les novillos, du fait de leurs origines différentes, furent de comportements et présentations différents. C’est les novillos de Palha qui furent les plus intéressants, surtout au dernier tiers. Tous affichèrent par contre peu de bravoure et déçurent sous le fer. Le second Raso de Portillo, exigeant, fut intéressant. Faibles et fades les deux de Maria Cascon. 

-El Adoureño (rouge et or) Silence après avis et ovation après avis 

-Baptiste Cissé (fushia et or) Ovation après avis et 1 oreille après avis 

-Dorian Canton (sangre y oro) Silence et 1 oreille 

El Adoureño fut décevant et afficha un manque de confiance. Le premier, un novillo de Raso de Portillo décasté, se défendit au cheval en donnant des coups de têtes. Yannis fut appliqué mais resta distant, voire très distant ce qui lui valut une voltereta sans gravité et laissa une faena sans transmission. Face au quatrième, un novillo de Maria Cascon qui reçut une bonne pique en place de Laurent Langlois (la seule de l’après midi) et une seconde plus en arrière pour la forme, le vainqueur du Zapato de Oro laissa une copie irrégulière et fade face à un atanasio juste de force. 

Baptiste Cissé montra lui de l’envie, il reçut le second par une larga de rodillas. Un novillo de Maria Cascon compliqué à fixer puis mal piqué. Il effectua un quite al alimon (ou por colleras) avec son copain de l’école Dorian Canton. Puis El Santo et Miguelito furent invités à saluer pour leurs bonnes prestations aux banderilles. Face à un novillo mansito et juste de force, sa faena alla de mas a menos finissant sur le terrain du toro près des planches. Face au cinquième, un exemplaire de Palha discret sous le fer, qu’il attendit à porta gayola, il servit une faena rythmée avec style, bien débutée par le bas, et profita de la noblesse de son adversaire. Malgré son échec avec les armes, il obtient une oreille généreuse. 

Dorian Canton hérita une nouvelle fois du meilleur lot. Tout d’abord un novillo de Raso de Portillo, exigeant, qui reçut trois piques en arrière sans s’employer. A noter la présence en tant que banderillero de Mathieu Guillon. Dorian fut appliqué mais aussi en difficulté quand il resta sur les bordures et fut long avec les armes. Face à l’ultime, un novillo de Palha, il le reçut par des véroniques autoritaires. Le Palha reçut d’abord deux picotazos en fuyant avant de recevoir une grosse ration dans le dos qui va le canaliser et montrera par la suite une noblesse pimentée avec du fond. Le béarnais commença comme souvent par des cambiadas au centre de la piste et profita de la grande mobilité de son adversaire pour lier des séries très rythmées avec de la transmission mais qui manquèrent de douceur et de temple. Faena courte et échec de Dorian à l’épée en laissant toujours tomber la muleta et obtiendra malgré cela un trophée. 

João Folque de Mendoça propriétaire de Palha et son mayoral saluèrent. Le prix au meilleur picador fut très logiquement desierto. 

 

Vuelta à los toros pour Toreria 


 Feria de la Crau 3eme : Oreille solitaire pour J. Galdos 

 

Un trophée obtenu devant le 3° toro, le meilleur d’un ensemble plutôt décevant autant moralement que physiquement, le tamaño ne s’équilibrant pas avec des armures, la plupart,  plutôt pour figuras, exceptés les 1er et 6°. Six toros de la ganaderia Pedres d’origine Domecq via Aldeanueva, propriété de Pedro Martínez González "Pedrés",  formant un lot desigual, de 4 à 5ans et demi, de 505 à 592 kgs annoncés, plutôt lourd et massif mais juste de forces et de présence, les tercios de piques (11 en tout) n’apportant aucune réelle satisfaction. Coté torero, le péruvien saura profiter d’un adversaire intéressant, l’arlésien ne trouvera pas matière à s’exprimer pleinement tandis que Del Alamo restera quelque peu marginal. 

-Thomas Joubert (rouge et or) Salut après 2 avis et salut après 2 avis 

-Jonathan Sanchez «Juan Del Alamo» (tabac et or) Salut après avis et salut après avis 

-Joaquin Galdos (cacao et or) Oreille après avis et salut après avis 

Pst. Ph. Kugener. Corrida reportée du 28 avril, bénéficiant d’un temps plus clément. 1/3 d’entrée, durée 2h05 

Le 1er se fit quelque peu désirer et fut applaudi à son entrée avec ses 570 kgs, un poids qui estompera son fond de noblesse et qui ne permettra à T. Joubert que quelques séquences dont il a la primeur, notamment ses naturelles de face en fin de parcours. Un toro mollasson et une mort en 2 temps ne lui permettront pas d’ouvrir la boite à récompenses. Il gratifiera le conclave d’un joli quite par chicuelinas serrées au 4°, manquant lui aussi de forces. Le Pedres, collaborant en début de faena aura tendance à se décomposer progressivement, ne laissant à l’arlésien que des passages positifs avec sa sincérité et son engagement. Le quart de lame et une kyrielle de descabellos limiteront l’impact. 

J. Del Alamo touchera le plus léger et le plus lourd de l’encierro. Avec son 1er, noble et mobile il construira une faena agréable sur les deux bords mais bien trop marginale, allongeant même inutilement la séance. Le salmantino accueillera le 5° d’une larga de rodillas, enchainant avec motivation. Comme pour le toro d’ouverture, les kilos seront néfastes pour la suite du combat, malgré les efforts du torero pour intéresser un adversaire qui ne s’employait guère dans le leurre. 

Le 3° désarçonna par inadvertance le piquero de turno mais s’avérera être le meilleur du lot, ce que comprit très vite J. Galdos qui le cita de loin, l’embarquant pour des séries soignées et bien construites sur les deux bords grâce à une muleta élégante et efficace avant de conclure d’une épée delantera et d’un coup de verduguillo. Différent de type, le dernier n’eut doit qu’à une légère pique, faiblesse oblige. Et comme il avait du mal à tenir sur ses appuis, le péruvien dut composer avec, au cours d’un trasteo forcement décousu et irrégulier, essayant de faire croitre l’intérêt en fin de cycle par une séquence serrée avant de loger une entière caida.

 Feria de la Crau 2eme : Le prix pour J.A. Valencia 

 

L’arlésien coupant une oreille de son becerro de Gallon tout comme D. Garcia de Colmenar Viejo, A. Samira, de l’E.T. d’Arles, perdant avec l’épée un trophée et peut-être le prix décerné par La Unica. Quand au biterrois L. Minaña il n’eut absolument aucune possibilité, son adversaire s’affalant au 1er muletazo. Des erales des Frères Gallon nobles dans l’ensemble mais manquant de forces, plus faciles les 2° et 3°. 

-Lucas Minaña (noir et or) Salut 

-José Antonio Valencia (purissima et or) Oreille après avis 

-Diego Garcia (violette et or) Oreille 

-Adam Samira (bleu électrique et or) Salut après avis 

Soleil et rafales de vent marin, entrée conviviale, Pste G. Bortolin. 

Invalide le 1er sera occit sans autre forme de procès. Le second, plus solide affichera un bon fond de noblesse, manquant toutefois de classe. J.A. Valencia saura en tirer un excellent parti sur les deux bords avant de conclure d’une épée efficace. Le 3° n’avait pas de queue et peu de forces, on invita le malchanceux biterrois à le banderiller avant que l’espagnol ne prenne la muleta pour une faena de bonne tenue et bien gérée, d’autant que la main droite du Gallon flanchait de plus en plus. Entière légèrement caida en guise de conclusion. Le dernier hésitait à se livrer dans la muleta d’A. Samira, qui peu à peu parvint à lui montrer le chemin et à lier des séries bien construites et élégantes sur les deux cornes. L’épée hélas lui ôta tout espoir de récompenses. 

 Feria de la Crau 1ere : O. Chacon sauve la course 

 

Et sort en triomphe après avoir coupé deux fois une oreille. Un trophée aussi pour M. Vanegas, M. Serrano repartant à vide avec certes le lot le moins propice. Pour cette corrida de competencia entre élevages français, il y eu plus de déception que de satisfaction tant au point de vu moral que présentation, le J. Giraud s’avérant le plus complet et le Pages-Mailhan, combattif et violent, réveillant un peu le conclave, les deux tombant sur le triomphateur du jour. Dans l’ordre furent lidiés un François André qui posa problèmes au nîmois, un Jacques Giraud, un H. Yonnet manquant de fond, un Los Galos, remplacé par un sobrero de Fernay, remplacé par un « Tajo y la reina » après moultes négociations, un Pages-Mailhan et un Fernay decasté, les 1er et dernier étant les mieux présentés, tous les autres affichant des soucis d’armures… 

-Marc Serrano (rouge et or) Salut !! après avis et salut !! 

-Octavio Chacon (prune et or) Oreille et oreille après avis 

-Manolo Vanegas (turquoise et noir) Vuelta après avis et oreille !! 

Pst J.M. Gomez Martin parfois peu inspiré, trois quart d’arènes, soleil tournant au frais en fin de course (durée 3h00). Minute d’applaudissement à la mémoire de L. Jalabert et d’A. Granier en fin de paseillo. Blessure, 12cm dans la jambe, du banderillero Victor Perez par le 1er toro. 

Sortie applaudie pour le F. André qui prendra de bonne façon ses deux piques, la 2° dans les reins avant de prendre le banderillero de M. Serrano. Des l’entame de faena on sentit le nîmois, manquant de poder et peu en confiance devant un toro qui commença vite à chercher les dessous du leurre, à droite d’abord, à gauche ensuite. Conclusion d’une lame basse au 2° essai. 

Le J. Giraud aux armures peu nettes alla à mas lors de ses trois rencontres mises de plus en plus loin. O. Chacon sut exploiter au mieux son fond de noblesse pour en tirer un trasteo intéressant malgré sa forte attirance pour les tablas, ou s’acheva la faena avant une estocade tombée très efficace. 

On annonça que le Yonnet s’était escobillé une corne à l’embarquement, les deux montrèrent vite des signes de …faiblesse. Le toro n’afficha pas de grands engagements au cheval et montra une corne droite sans problèmes mais sans grand fond, M. Vanegas l’utilisant sans pouvoir faire prendre la mayonnaise. Moins évident à gauche il avertit deux fois le vénézuélien avant de le faire voler sans mal sur ses cornes. Il revient lier une ultime série droitière avant de conclure d’une épée avancée suffisante. 

El de Los Galos fut ovationné à sa sortie pour son impressionnante armure mais qui finie en pinceau après l‘avoir planté dans le sable en sortant du cheval…. En délicatesse de motricité après ça il fut protesté et renvoyer au toril. Le réserve de Fernay, de petite maille laissa vite son sabot avant droit sur le sable et fut renvoyer au toril…. Arènes de 3° catégorie, St Martin n’avait qu’un seul sobrero. Discutions, palabres, après l’annonce de la fin des hostilités pour M. Serrano, on annonça que le réserve du dimanche qui était dans le camion serait lidié par le nîmois. Un toro du fer du Tajo, massif qui chargea fort à la 1ere rencontre et qui fut économisé à la seconde et qui afficha peu de forces et un fond de noblesse naïve qui ne fut pas exploiter au mieux par le français, toréant à mi-hauteur et sur le passage….et tout alla à menos avant une conclusion par demi lagartija… 

Après un coup aux planches, les deux cornes du Pages-Mailhan s’escobillèrent, il se donna ensuite un violent choc sur un burladero et prit deux piques de bonne manière avant de se montrer du genre combattif mais violent. C’est ce qu’il fallait à O. Chacon pour faire monter un peu l’intérêt d’un festejo qui stagnait. Malgré des avertissements des deux bords, il réussit à enchainer des séries intéressantes avant une nouvelle épée caida efficace. 

Très bien présenté, le titulaire de Fernay fut reçut de 3 largas de rodillas par M. Vanegas qui le mit également bien suerte pour ses 2 piques sans éclats. Il débuta sa faena à genoux et essaya de donner du rythme à un adversaire juste de forces et de caste qui s’échappait du leurre ce qui ne généra guère de connexion avec le public, d’autant qu’il insista même trop avant une superbe épée engagée. 


 Vergèze : Une novillada intéressante 

 

De part l’ensemble des novillos des six élevages français, tous bien présentés et de jeu forcement varié avec le meilleur pour le Gallon (Opulento N°75) honoré d’une vuelta posthume et le François André, ovationné à l’arrastre. Furent lidiés, dans l’ordre, un Piedras Rojas, un El Campo, un Gallon, un F. André, un sobrero de Barcelo pour un Dos Hermanas et un Barcelo. Coté torero, ils totalisaient à trois, avant la course, deux paseillos, donc  le second pour B. Cissé et pour C. Olsina, Kike débutant lui en novillada piquée. Forcement il y eu pas mal d’approximation mais ils justifièrent le mérite de Fiesta Brava de leur avoir fait confiance. 

-Baptiste Cissé (sangre y oro) Silence et deux oreilles après avis 

-Charles Pasquier « Carlos Olsina » (bleu France et or) Salut et salut après avis 

-Cédric Fructueux « Kike » (vert et or) Deux oreilles et blessure après avis. 

Pst : G. Quittard, trois quart d’arenes sous un soleil radieux. Baptiste Cissé, remplaçant Maxime Solera blessé, reçut le prix du meilleur novillero des mains d’Arnaud Frade , représentant l'UCTPRicard avant de sortir à hombros !. Blessure de Kike (15cm au dessus du genou gauche) qui aurait sortir lui aussi en triomphe. Le second novillo de Dos Hermanas fut changé (corne cassée) pour un sobrero de M. Barcelo. Une minute de silence a été observée en mémoire de Luc Jalabert et Alain Granier. Un souvenir fut remis en piste à Dominique Cuillé, veuve de Philippe par Patrick Laugier, Camille Martinion et Didier Cabanis. 

Le « Piedras Rojas » (P. Laugier) poussa à la 1ere pique, fit une vuelta de campana avant une seconde légère rencontre, se retrouvant avec trop peu de forces au dernier tiers, aggravant un certain manque de race. B. Cissé, qui brinda sa faena à Maxime Solera, dut composer avec un novillo qui se défendait avant de conclure d’une belle épée. Le landais alla attendre le F. André a porta gayola, lui fit servir un zeste de pique et un second avec le regaton avant de l’attendre par cambiadas au centre. Débutée sur un rythme d’école, la faena prit corps peu à peu par la noblesse, meilleure à gauche, et la caste du novillo qui alla a mas, tout comme le protégé de R. Milian qui ofrit un final bien enlevé avec une voltereta à la clé avant de conclure d’une épée sin puntilla. 

C. Olsina reçut joliment le Dos Hermanas qu’il économisa au cheval mais qui se rompit la corne gauche sur un début de vuelta de campana… Dommage. Changé, le biterrois le tua en piste avec difficulté. Inversant l’ordre il torea en premier celui d’El Campo, juste de forces, qui en plus, se blessa d’entrée à la main droite, un handicap qui obligea un toreo à mi-hauteur sur cette corne, l’autre coté offrant un meilleur rendu qu’il utilisa trop peu. Conclusion en deux temps. Applaudit à son entrée, le sobrero de Barcelo imposa d’entrée sa mansedumbre et sa querencia, allant violemment trois fois vers la cavalerie. Après une première série vibrante, le novillo se tanqua aux planches distribuant quelques crochets. C’était trop pour un quasi débutant qui fit l’effort avant d’en finir de ¾ de lame au 2° essai. 

Kike reçut fort joliment le Gallon qui prit bien ses deux légères piques avant que B. Cissé se fasse prendre sur un quite par zapopina. L’excellent novillo, de meilleure classe à gauche, permit au landais de réciter ses gammes d’inspiration poncista, lui autorisant tout son répertoire, certes encore vert et emprunté, mais offert avec bonheur. Superbe estocade à l’encuentro, deux oreilles, vuelta au novillo et salut du ganadero à l’invitation du torero. Après trois piques mal ajustée, le Barcelo mit en avant le manque d’oficio de Kike qui réussit à lier quelques séquences gauchères de bonne facture, se montrant trop hésitant sur l’autre bord. Une conclusion engagée lui valut un coup de corne, le novillo tombant tandis qu’on evacuait le landais vers l’infirmerie. 


 Garlin : triomphe de Dorian Canton, d’Angel Jimenez et des novillos de Pedraza de Yeltes 

 

Après la novillada décevante de l’an passé, les novillos de Pedraza de Yeltes ont de nouveau fait preuve d’intérêt par leur comportement pour cette 17ème journée taurine du Printemps mais avec un temps digne de fin novembre. Pluie fine continue toute la journée avec des températures dépassant à peine le 10degrés. Il faut rendre hommage aux bénévoles qui ont avancé la jambe pour maintenir la novillada. Journée pluvieuse….journée heureuse. 9/10ème d’arène grâce aux gradins couverts. Les novillos de Pedraza de Yeltes de bonne présentation, sérieux, ont brillé par leur mobilité et leur noblesse encasté au dernier tiers, furent bravito au cheval mais sans mettre les reins. Un petit manque de force pour certains. L’excellent troisième et joli colorado, « Tontillo » né en décembre 2014 fut récompensé d’une vuelta posthume. 

-Angel Jimenez (blanc et or) Oreille et oreille 

-Antonio Grande (bleu roi et or) Oreille et ovation 

-Dorian Canton (bleu marine et or) Ovation après avis et deux oreilles après avis 

Angel Jiménez reçut « Campeador » par de bonnes véroniques. Le novillo alla à deux reprises au cheval, peu piqué par Gabin Réhabi qui après avoir relâché le palo bascula sans gravité sur le Pedraza. Bon tercio de banderilles des français Miguelito et Marco Leal qui furent invité à saluer. Jiménez livra une faena appliquée essentiellement droitière face à un noble adversaire pimenté mais manquant de classe. Il conclut d’une entière. Le quatrième exemplaire fut bien piqué par son mayoral Curro Sanchez mais ne s’employa pas sous le peto. Faena qui ira a menos après une bonne entame et qui dura un peu trop face à un animal noble mais manquant de force. 

Antonio Grande  alterna le bon et le moins bon. Discret cape en main, il se fit souvent accrocher la muleta par la suite. Face au second « Medicito » qui fit chuter la cavalerie et le lancier « El Legionario Hijo », il montra une certaine classe dans ses muletazos, et de la profondeur par moment. Faena irrégulière face à un Pedraza faible des antérieur et manquant de fond. Il logea une belle épée en trébuchant. Le cinquième fut le plus compliqué de la tarde, il alla à trois reprises se coller au peto sous le fer d’Antonio Grande padre. La faena du fiston sera trop brouillonne malgré un début intéressant où il perdit le rythme. 

Dorian Canton, le local de l’étape, attendit à genoux le joli « Tontillo », puis enchaina par une série de véroniques parfaitement ajustée. « Tontillo » ira à trois reprises à la cavalerie avec fixité mais sans trop pousser sous les piques bien administrées de Laurent Langlois. Il débuta la faena au centre par cambiadas puis lia des séries rythmées, profondes avec beaucoup de sérénité. Tontillo s’engouffra dans la muleta avec classe et caste. Dorian se confia un peu trop et reçut une voltereta sans gravité. Faena avec transmission mais il échoua avec les armes et perdit les trophées. Ovation et vuelta au novillo. Face à l’ultime, il afficha de l’aisance cape en main. Le novillo montra de la fixité sous le peto lors de ses deux rencontres avec Juan Manuel Sanguesa. Faena une nouvelle fois sérieuse et appliquée du béarnais, décomposant les temps de la passe avant d’aller chercher le triomphe. Il pincha de nouveau avec les armes mais obtint quand même deux trophées généreux et pleins d’espoirs.  

Le prix mis au jeu au meilleur picador fut partagé entre Laurent Langlois et Curro Sanchez. Dorian Canton reçut le prix du triomphateur. Salut du mayoral Curro Sanchez puis sortit de José Ignacio Sanchez avec Dorian Canton et Angel Jimenez.

 

Vuelta a los toros pour Toreria 

 

En matinée…. 

 

A l’issue du vote du public, c’est Angel Jiménez qui se qualifie pour la novillada de l’après-midi. Deux utreros de Pedraza de Yeltes applaudit à l’arrastre pour Angel Jiménez et Rafael Gonzalez, tous deux écoutants des applaudissements à l’issue de leur actuaccion sous une pluie fine…. 


 Mugron : Dorian Canton sort en triomphe pour ses débuts en novillada piquée. Oreille pour Carlos Ochoa. 

 

La peña taurine mugronnaise organisait dans les arènes de Condrette, remplies aux 8/10, leur traditionnelle journée des Pâques taurines. Avant le paseo, le jury constitué de personnalités de la corrida et de la course landaise ont remis les prix du 18ème concours des nouvelles taurines. Découvert lors la novillada concours de Saint Perdon l’an passé, la ganaderia navarraise de Pincha, dirigée par José Antonio Baigorri, provenant de vaches de Gerardo Ortega, Luis Algarra et Marqués de Domecq, était attendue par les aficionados. L’élève de l’école taurine Adour Aficion, Dorian Canton faisait aussi ses débuts en novillada piquée et ses supporteurs étaient venus nombreux le soutenir pour l’occasion. Les novillos de Pincha sont sortis de présentation moyenne, très hétérogène que ce soit au niveau des armures que du trapio. Faibles les deux premiers mais globalement décevants lors du premier tiers, faisant preuve de mansedumbre. Par la suite ils montrèrent de la mobilité avec une certaine qualité par moment dans leur façon d’embister mais manquèrent de caste. Le premier remata au burladero, invalide, il fut remplacé par un sobrero du même fer. 

- Carlos Ochoa (rouge et or) Oreille et vuelta après avis

- El Adoureño (bleu electrique et or) Silence après 2 avis et silence après avis

- Dorian Canton (bleu marine et or) Ovation et 2 oreilles 

Carlos Ochoa  reçut discrètement le sobrero qui ira à deux reprises à la cavalerie sans brio, en cherchant la porte de sortie après ses rencontres. Après une troisième rencontre avec la cavalerie juste avant qu’elle ne sorte, il effectua une vuelta de campana qui n’arrangea pas sa faiblesse. Compliqué à gauche, Ochoa l’aborda sur la droite en donnant quelques muletazos de bonnes factures. Après une entière en place, la présidence accorda un trophée malgré une pétition minoritaire. Le quatrième renversa la cavalerie où il y partit seul à trois reprises. Possédant un fond de caste, Ochoa allait profiter de façon irrégulière de la mobilité de son adversaire en liant des séries intéressantes mais inachevées. Il pincha sur le pincha et dut se contenter d’un tour de piste. 

El Adoureño, très attendu cette année après son année triomphale en Espagne, a déçu par son approximation. Il reçut bien son premier adversaire par des véroniques en avançant vers le centre. Son opposant fut mal piqué à deux reprises dans le dos et fut juste de force. Souvent profilé, il allongea inutilement sa faena et reçut même une voltereta en effectuant des bernadinas qui ne s’imposaient pas et sécha avec les armes. Face au cinquième, aussi mal piqué, il resta discret, en panne de solution et perdit confiance en lui. 

Dorian Canton reçut le troisième exemplaire par deux largas de rodillas puis dessina des véroniques allurées. Il tenta de s’appliquer dans la mise en suerte mais le toro partit seul au groupe équestre où il ne s’employa pas non plus. Il débuta sa faena à genoux une nouvelle fois puis petit à petit parvint à lier des séries méritantes mais échoua épée en main. Face à l’ultime, il se montra à l’aise une nouvelle fois avec la cape et ne fut pas déconcentré par le petit malaise de son mentor. Une seule rencontre pour le Pincha qui montra par la suite un fond de noblesse que sut profiter le béarnais avant de finir comme ses frères près des planches. Dorian ne s’éternisera pas inutilement et logea une bonne épée en deux temps d’effet rapide et obtiendra deux oreilles d’encouragements et remporte le trophée Lestage.  

 

Vuelta à los toros pour Toreria 

 

En matinée, Yon Lamothe triomphe avec trois oreilles 

Trois erales d’Alma Serena, bien présentés et donnant un bon jeu 

-Yon Lamothe (2 oreilles après avis un avis et 1 oreille) 

-Villita (vuelta après avis) 


 Aignan : Manolo Vanegas et Octavio Chacon 

 coupent une oreille chacun 

 

Pour la première journée taurine dans une arène extérieure de la temporada du Sud Ouest, le soleil est réapparu pour le plaisir des aficionados. C’était donc le bon moment pour reprendre le chemin des arènes. Environ 8/10ème d’arène. 

Les deux ganaderias de Jean Luc Couturier s’affrontaient sous forme de défi. Les trois premiers toros qui sortirent en piste furent ceux marqués du fer de Concha y Sierra, d’encaste Vasquez puis ceux du Curé de Valverde d’origine Conde de Corte. Bien présentés et sérieux, ils montrèrent plus de mansedumbre que de bravoure. Tous prirent trois piques hormis le dernier avec une belle application et implication de tout le monde dans la mise en suerte. Ils se défendirent avec une certaine violence et s’employèrent peu à la cavalerie. Compliqués au dernier tiers, vite arrêtés et globalement décevants.   

- Octavio Chacon (violette et or)  Ovation après avis et oreille 

- Pepe Moral (bleu nuit et azabache) Ovation et silence 

- Manolo Vanegas (framboise et or) Oreille et silence 

Octavio Chacon s’appliqua dans la lidia, le Concha y Sierra alla discrètement à la cavalerie pour trois petites piques. Face à un adversaire s’arrêtant à mi passe, Chacon essaya avec autorité d’allonger sa charge sur la corne droite mais sans transmission. Le cinquième, exemplaire du Curé de Valverde prit trois bonnes piques et renversa la cavalerie sur la seconde. Il fut distrait et grattant avec de s’élancer avec plus de violence que de bravoure. Chacon s’employa avec envie face à un adversaire compliqué qui ne se livra pas. Son épée entière et engagée le récompensera d’un trophée. 

Pepe Moral ne parut pas à son aise. En difficulté, il ne trouva pas les ressources pour combattre ses deux adversaires. Le deuxième exemplaire de Concha y Sierra donna des coups de têtes sous le peto et chargea par la suite avec incertitude qui ne mit pas le sévillan en confiance. Mais il logea une bonne épée et fut invité à saluer. Face au cinquième, du fer du Curé de Valverde qui sortit seul en manso de la cavalerie à trois reprises, Pepe Moral fut sans option avec un adversaire qui se défendit sur place.  

Manolo Vanegas reçut son premier adversaire d’une larga de rodillas et enchaina par des véroniques dominatrices. Incertain suite à sa blessure de la semaine passée au campo, il ne montra aucun signe de  lacune physique mais démontra plutôt beaucoup de maturité et de confiance. Au premier tiers, le toro attaqua plutôt le cavalier que la monture et sortit seul des affrontements. Il s’élança avec une certaine violence et désarma le vénézuélien sur la première passe mais parviendra ensuite à canaliser son adversaire avec mérite. Son épée entière et engagée lui valut à elle seule l’oreille. Face à l’ultime du Curé de Valverde, Vanegas fut sans option face à un fade adversaire sans charge et complètement arrêté. 

 

Vuelta à los toros pour Toreria 

 En matinée, Dorian Canton triomphe 

 

Pour sa dernière apparition en novillada sans picador, Dorian Canton a coupé deux oreilles face aux erales de Camino de Santiago. Vuelta posthume du quatrième. 

Quatre erales de JL Darré du fer de Camino de Santiago donnant du jeu 

-Dorian Canton : 1 oreille et 1 oreille 

-Yon Lamothe : ovation après avis et silence

 


 Fourques : Le trophée pour Tristan Espigue

 

Organisée par l’Ecole Taurine Rhône Aficion, cette novillada sans picadors présentait deux pôles d’intérêt pour les aficionados locaux : les débuts en habits de lumières du jeune tarasconnais Tristan Espigue et la présentation dans le sud-est du protégé de Richard Milian qui à trusté tous les trophées en 2017 de l’autre coté du seuil de Naurouze, Yon Lamothe. Et si le «local» confirma les espoirs placés en lui, la bonne surprise du jour vint du jeune biterrois Clemente Jaomes, qui débutait lui aussi et qui a laissé une très belle impression, le landais manquant d’un peu de fond lors de sa faena. M. de Reyes hérita du moins évident tandis qu’Antonito ne put que se mettre en exergue que sur quelques séquences de la gauche. 

Cinq erales de la ganaderia de Jacques Giraud très bien présentés, sérieux avec de la caste et de la force, meilleurs les 2eme et 5eme  ce dernier, N°541 honoré d’une vuelta posthume. Le 3eme restant inédit, les 1er et 4eme s’avérant plus particulièrement coriaces. 

-Manuel de Reyes (CT de Nîmes/Cataluña) : Rouge et or. Silence après 3 avis 

-Yon Lamothe (Adour Aficion) : Blanc et or. Oreille 

-Antoine Saroul « Antonito »(Rhone Aficion) : Gris perle et azabache. Vuelta ??????? 

-Tristan Espigue (Rhone Aficion) : Bleu marine et or. Oreille après avis 

-Clemente Jaomes (E. T. de Béziers) : Porto et or. Oreille 

Pst : C. Bernardi, le 1er trophée Terres d’Argence a été attribué à Tristan Espigue, le jury justifiant son choix par rapport à C. Jaomes qui pouvait tout autant y prétendre, par la difficulté de comportement de leur adversaire respectif. Prix remis en piste à la fin du festejo.  ¾ d’entrée sous un ciel variable, minute de silence et d’hommage pour les victimes de l’attentant et pour le lieutenant colonel de la gendarmerie. 

M. de Reyes ira attendre à porta gayola son eral aux charges violentes et désordonnées et comme le catalan, avec courage, eut du mal à tempérer le caractère tout autant catalan du Giraud, la sauce eut du mal à lier avec un mieux sur la gauche. La mise à mort fut aussi compliquée jusqu’à la sonnerie du troisième avis. Le second sera de bien meilleur son, poursuivant jusqu’au bout les banderilleros, se livrant avec mobilité dans la muleta de Y Lamothe, de meilleure façon à gauche. Le landais s’entendit bien avec mais manqua d’un peu de rondeur dans son toreo , tuant d’une entière atravesada. Plus léger et de bonne manière, le 3eme fut bien reçu par Antonito qui montra son envie en répondant au quite de T. Espigue et en banderillant avec à-propos son adversaire… Muleta en main, ce fut désordonné et sans construction, le protégé de Didier Gabriel ne se mettant en évidence que sur quelques séquences de naturelles avant de pécher avec les épées… T. Espigue afficha d’entrée sa détermination face à un adversaire tout autant déterminé que lui, C. Jaomes en faisant les frais sur le quite. Encasté, ne lâchant rien, le Giraud mettra à l’épreuve le jeune tarasconnais qui ne voulut jamais abdiquer, se faisant prendre une première fois sur un enchainement gaucher avant de subir un KO technique en portant une estocade plus qu’engagée, Tristan revenant porter le coup de grâce. 

Accroché d’entrée par la race de son adversaire, C. Jaomes, imposa peu à peu une tauromachie suave et allurée à un becerro qui se révéla être le meilleur de l’après-midi, se livrant avec noblesse et transmission dans la muleta du débutant biterrois, qui finit par se faire bousculer par excès de confiance avant de conclure fort joliment à la seconde tentative… 


 Vauvert : Le trophée pour Solalito 

 

Choix sans contestations pour le jury à la fin de cette novillada sans picadors clôturant le 11eme Printemps des jeunes aficionados, le nîmois distillant les plus beaux gestes de l’après-midi malgré une mise à mort ratée, un exercice à revoir aussi pour ses compañeros du jour…. Mickael Toubas à cheval à combattu le 5° novillo, du fer de Sainte Cécile en fin de festejo afin de préserver la piste sous les premieres gouttes de pluie. A pieds, quatre becerros de Michel Barcelo, joliment présentés avec un bon fond de noblesse mais de comportements variés, manquant globalement d’un peu de forces et de transmission hormis le 1er-José Antonio Valencia (vert anglais et or) Silence -Antoine Saroul « Antonito » (vert olive et or) Salut !!! après -Solal Calmet « Solalito » (vert fougère et or) Salut appuyé -Hugo Stievenard (fushia et or) Salut ! -Mickael Toubas (Rej.) Vuelta  Un tiers d’arène, temps mitigé. Novillada comptant pour le trophée Occitanie 2018. Trophée remis à Solalito par A. Frade délégué de l’UCTPRicard. 

J.A. Valencia (E.T. d’Arles) eut du mal à se remettre de la voltereta qu’il subit lors de l’échange de quite et eut à se mesurer à un novillo qui demandait de bien faire les choses et qui se livrait alors avec interet. Le vénézuélien, volontaire, réussit quelques séquences efficaces lors d’une faena irrégulière, avec un nouvel accrochage, mais très bien rematée sur l’ultime série droitière. L’épée hélas annihilera tout. Antonito (E.T. Rhône Aficion) eut du mal à trouver la cadence à la cape avant de banderiller son eral qui peu à peu chercha les tablas. Manquant de construction et de liant, son trasteo, ponctué de plusieurs desarmés, restera anodin avec un peu plus de tenue à gauche. L’épée là aussi sera bien basse… Fuyard d’entrée le 3° finira par se laisser conduire par la muleta allurée de Solalito après un bel échange de quite et un joli tercio de banderilles… Fin et élégant le nîmois culmina par quelques séquences de naturelles du meilleur parfum avant de tout perdre ou presque avec l’épée. Hugo (C.F. de Tauromachie) hérita du plus faible du lot qui ne lui permit guère de s’exprimer mais qui le fit rouler à terre et comme il est encore bien vert tout cela ne transmit pas grand-chose, le protégé de P. Varin en terminant lui avec une jolie lame avec descabellos. Le sérieux pupille porteur du fer de Sainte Cécile, qui échut à Michaël Toubas, s'avéra être un excellent collaborateur, permettant ainsi au torero à cheval de s'exprimer au cours d’une prestation irrégulière, le tout conclut d'une lame d'effet rapide. 


 Gamarde, triomphe de Daniel Luque. 


Qui signe deux superbes faenas, avec plus d’empaque sur la seconde. Quant à Curo Diaz, il aurait repartir avec l’oreille du 1er si l’épée…. Quant à Thomas Dufau son excellent second perd un sabot et finira a menos après qu’il eut coupé une oreille limite à son premier

Six toros dont un sobrero (3°bis) de Fernando Peña correctement présentés, justes de forces donnant du jeu
-Curro Diaz (blanc et or) Silence après avis et silence
-Daniel Luque (vert anglais et or) Oreille après avis et deux oreilles après avis
-Thomas Dufau (bleu marine et or) Oreille contestée après avis et silence après avis
Salut de la cuadrilla de Luque au second, salut de Morenito d’Arles et Manolo de los Reyes au sixième. ¾ d’arènes. Pste Colette Lacomme


 Pomarez… Douze oreilles pour la fiesta campera 

 

Devant une faible entrée et des novillos de Jandilla, meilleur le premier, chaque torero est reparti avec une double récompense mais les plus savoureuses furent à mettre au crédit de Juan Mora devant celles de P.L. Vàsquez et de P. Aguado. 

-Pepe Luis Vásquez: Dos orejas. -Juan Mora: Dos orejas. -Alberto Aguilar: Dos orejas. -Román: Dos orejas -Pablo Aguado: Dos orejas -Adrien Salenc: Dos orejas

Foto (@83JuanMora) 


Pontonx : José Molina vainqueur du 5° certamen de La Fragua 

 

L’eleve de l’Ecole Taurine d’Albacete a coupé une oreille lors de cette finale au cinquieme becerro, offert au triomphateur. Ainsi en a decidé le jury présidé par le matador de toros portugais Rui Bento Vásquez. Cinq becerros de Calejo Pires (Portugal) très bien présentés, juste de forces mais exigents dans l’ensemble, meilleur le dernier pour : 
-Raul Montero (Salamanca) : vuelta
-José Molina (Albacete) : vuelta après avis et oreille
-Pablo Paez : vuelta après avis
-Juan José Villa "Villita": oreille après avis 

-José Molina remporte l’édition 2018 de La Fragua ainsi que le prix offert par les organisateurs du Sud-Ouest. Le mayoral fit la vuelta avec José Molina au 5º mais la petition de vuelta est resté sans suite. R. Montero heritera du novillo le plus faible qui ne lui permettra que s’afficher son oficio. J. Molina touchera lui le plus compliqué du lot qui lui donnera l’occasion de montrer son courage et son sens de la lidia. Il pourra exprimer un toreo plus alluré face au 5° Calejo Pires, le plus suave de cette finale. P. Paez se montrera elegant et raffiné mais l’épée lui conférera un bemol. Villita aura le tord de faire trop durer sa faena mais l’estocade aidera l’oreille à tomber. En matinée, tentadero avec Víctor Mendes, Juan Leal et trois eleves de l’ecole taurine Adour Afición de Richard Milian, Florián Cassoule, Juanito Larroquette et Tristán Barroso.  


 Arzacq : Deux oreilles pour Ana Rita, une pour D. Canton et V. Hernandez.

 

Arènes couvertes du Soubestre, Six novillos du Conde de Mayalde, le second, "Charlito" N° 18 honoré d’une vuelta.
-La rejoneadora Ana Rita: silence et deux oreilles.
-Victor Hernandez: une oreille  -Dorian Canton: une oreille
-Yon Lamothe: silence  -Manuel Perera : silence.  

Le trophée de l'ACONSO (organisateurs du sud-ouest) a été partagé entre Victor Hernandez et Dorian Canton. Le 5ème trophée du Bayonne de Cristal a été remporté par Dorian CantonSix novillos du Conde de Mayalde d’excellentes tenues, braves et nobles, dans l’ensemble au dessus des toreros. La torera à cheval portugaise s’est surtout mise en évidence face à son second
A pied, Victor Hernandez a fait forte impression face à un opposant de grande classe. L’épée limita son succés mais il sera à revoir avec intérêt.  Dorian Canton devant son public béarnais afficha sa determination et son courage, la mise à mort restant en deça. Yon Lamothe a raté sa sortie et de plus pecha avec les aciers  Manuel Perera se montra volontaire mais plus vert. Et comme il tua mal….  Voir le résumé vidéo de l'excellente novillada d'Arzacq 2018 avec en exclusivité les premières impressions du novillero Dorian Canton.  


 Magescq : Ouverture de la temporada 

 

Belle entrée, quasi lleno malgré le froid et la pluie à l’exterieur, aux arenes couvertes de Magescq pour cette novillada sans picadors. C'était le tout premier paseo de l'année 2018 en France. Malheureusement, les pensionnaires de Francisco Galache, s'ils étaient d'une présentation plus que convenable, lourds, ils ont déçu par manque de forces et de moteur.
Six erales de Paco Galache pour : 

-Manuel Diosleguarde (cian et or) : vuelta et silence
-Dorian Canton (rouge et or) : oreille et oreille
-Juan José Villa « Villita » (bleu nuit et or) : oreille et silence 

Le prix des organisateurs du Sud-Ouest au triomphateur de l’après-midi a été attribué à Dorian Canton. Le prix « Bernard Ménard » attribué par le club taurin de Magescq au novillero le plus méritant fut décerné à Villita.