Saint Sever : Francisco Montero triomphe, Alejandro Mora séduit encore

 

 Pour le quarantième anniversaire de la peña jeune aficion, la 35ème semaine taurine et culturelle s’est bien terminée malgré un temps frais et humide qui n’a pas permis de séduire la taquilla. Il faut saluer le travail des bénévoles et employés de la ville, qui ont su mettre la piste en bon état malgré les fortes pluies des jours précédents. Ce qui créa quelques minutes de retards pour les paseos. Juste quelques gouttes de pluie le matin qui s’arrêtèrent rapidement tout comme les rafales de vents de la tarde.

En matinée, pour la fiesta campera, les Coquillas de Sanchez Fabres, de bonne présentation, furent sérieux dans l’ensemble. La vuelta posthume du 3ème fut anecdotique.

 Andrés Palacios (2 oreilles) fut le plus intéressant de la matinée. Face à un animal montrant de la race, il servit une bonne faena sur les deux bords, avec liaison et profondeur. Thomas Dufau (2 oreilles) face à un violent adversaire qui alla à quatre reprises au cheval avec force mais sans bravoure. Thomas profita de la caste du Sanchez Fabres et donna d’excellentes séries gauchères avec temples. Le toro d’Antonio Nazaré (1 oreille) manqua de force et se défendit au cheval. Le sévillan fut appliqué mais son travail transmis peu. Malgré les efforts de Miguel Angel Pacheco (2 oreilles), son opposant fut le moins intéressant de la matinée. Sa faena resta irrégulière  et il conclut d’une entière contraire.

Après le repas du midi qui affichait complet, ce fut au tour des Coquillas de Sanchez Arjona de fouler le sable des arènes Henri Capdeville.

-Francisco Montero (perle et or gris) vuelta après avis et 2 oreilles après avis

-Alejandro Mora (sang et or) ovation après avis et silence après 2 avis

Francisco Montero débuta avec envie. Il reçut son adversaire avec une variété originale à la cape, sortant de l’ordinaire : larga afarolada, larga de rodillas, gaonera…Le novillo poussa avec fixité la première rencontre mais fut plus discret à la seconde. Malgré son engagement, Montero se montra en difficulté et reçut deux fortes volteretas sans gravité apparente. Face au troisième, il le réceptionna à porta gayola. Après deux bonnes piques de Laurent Langlois, Montero le banderilla avec enthousiasme mais fut approximatif. Sa faena fut appliquée mais se replaça souvent entre les passes. Il servit de bonnes passes isolées, muleta bien basse puis surprit l’assistance pour un final avec le capote de paseo. Il enchaina des saltilleras puis logea une entière engagée. Deux oreilles un peu généreuses, demandées par le public enthousiaste.

Alejandro Mora a de la pureté dans ses gestes. Son premier adversaire fut reçu avec douceur par de précieuses véroniques. Après un tercio de piques sans histoire, le neveu de Juan Mora, présent au callejon, montra beaucoup de classe. Il servit de grands muletazos croisés et templés avant de donner de grandes naturelles saupoudrées de trincheras personnelles. Malheureusement il échoua avec les armes et perdit les trophées. Face à l’ultime désordonné et sans race, il fut sans option malgré ses efforts.

Belle journée taurine sur les terres landaises qui conclut la belle semaine taurine de la peña jeune aficion. (Vuelta a los toros pour Toreria)


Gimeaux : Deux oreilles pour F.Montero et J.A. Valencia

 

 À 15h15 dans La Monumental de Gimeaux le palco composé à 100% de mineurs a lancé le paseillo…

On l’attendait depuis sa victoire au célèbre Zapato de Oro d’Arnedo, il est venu, il a triomphé avec son toreo tremendiste de novillero, ne doutant jamais tant à la cape qu’à la muleta, la corne lui frôlant plusieurs fois le corps… Debout, à genoux ou en banderillant Francisco Montero communique sa joie et son envie de toréer…. Dommage que son adversaire ait manqué de forces et de fond…. Deux oreilles donc  pour le torero de Chiclana et deux également pour le vénézuélien, ancien élève de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles, José Antonio Valencia lui aussi très décidé, recevant avec allure son F. André qu’il banderilla avec entrain avant d’entamer sa faena de cambiadas à genoux… Le début du dernier tiers laissait présager un final prometteur mais son novillo se désunit quelque peu sur la fin avant une conclusion par ¾ de lame suffisante…  El Adoureño qui banderilla son novillo avec le becerrista de Tolede Victor Cerrato après un quite osé et serré de Montero, eut du mal à s’entendre avec un adversaire compliqué surtout à gauche…. Quant à Kike, son manque d’oficio se fit bien sentir devant un novillo qui permettait plus et devant lequel il chercha plus qu’il ne trouva, le bon sitio et le bon rythme, péchant au final avec l’épée…

 

Quatre novillos de la ganaderia des Héritiers de François André, intéressants dans l’ensemble, meilleur le 3eme qui prit deux belles piques en s’employant, encasté le1er plutôt félin à gauche, de bon son le dernier mais se désunissant sur la fin, juste de forces et querencioso le 2eme, primé d’une vuelta posthume !!!

-Yannis DjenibaEl Adoureño“ : Oreille

-Francisco Montero : Deux oreilles

-Cédric FructueuxKike“ : Oreille

- José Antonio Valencia : deux oreilles

Arènes pleines sous un ciel printanier, minute d’applaudissements à le mémoire d’Igor, Hommage à F. Salmeron pour son dévouement au club taurin Lou Fourmigo et appel de soutien des jeunes pour qu’on ne leur interdise pas l’accès aux corridas… Gabin piqua les quatre novillos.


Rodilhan : Oreille pour A. Lamelas et A. Younes

 

 En même temps à Rodilhan les arènes étaient très bien remplies et les zantis bien encadrés.. Un nouveau succès pour le club taurin "Toros y Caridad" et pour la municipalité qui soutien ce traditionnel festival.  Les novillos de la ganaderia du Grand Badon (Cuillé) joliment présentés sauf le 1er n’ont pas tous donnés le jeu escompté, manquant globalement de moral et de forces, meilleurs les seconds et quatrièmes, les deux premiers furent les seuls à laissé une oreille…. Une à Lamelas et une à Andy Younes, les trois autres toreros devant se contenter soit d’un tour de piste soit de silence pour Solalito trahit par ses épées…

-Alberto Lamelas (Oreille après avis)

-Andy Younes (Oreille)

-Tibo Garcia (Vuelta)

-Charles Pasquier “Carlos Olsina“ (Vuelta)

-Solal Calmet “Solalito“ (Silence après deux avis)

Pst Ph Kugener assisté du footballeur nîmois Renaud Ripart et du comédien Arnaud Agnel. Avant la course, Discours du maire de Rodilhan Serge Reder, d’Arnaud Frade représentant l’UCTPRicard et Raphaël Ladet pour les jeunes aficionados  Serge Reder reçut des mains d'Arnaud Frade le coup de cœur de l'Union des clubs taurins Paul Ricard. Renaud Ripart, parrain de cette 10eme édition, reçut lui un souvenir remis par le maire de la ville.

Alberto Lamelas dut faire jouer son expérience pour s’imposer face à un novillo compliqué.  Quite por colleras entre Andy Younes et Dylan Raimbaud et tercio de banderilles partagé entre Mehdi Savalli et Solalito avant que le torero arlésien ne trouve la bonne carburation devant un novillo de bon son. Tibo Garcia hérita d’un Cuillé sans classe et court de charge. Deux vueltas de campana après une pique en s’employant pour le 4eme qui permit à Carlos Olsina de confirmer son niveau actuel mais qui pécha avec les aciers. Le dernier s’avéra manso avec des charges désordonnées, compliquant jusqu’à la mise à mort la tache de Solalito

 

 Los Kugeneros pour Toreria


Béziers : Finale du Bolsin

 

Avec une novillada sans picador finale de la Grappe d'Or, en présence de Sébastien Castella...  A l’issue des tentaderos, le jury a retenu pour cette finale Ismael Martín, de Salamanca, le portugais Filipe Martinho, de Vilafrancea de Xira et Juan Herrero, de l’école Yiyo de Madrid.

Le portugais, conseillé par Victor Mendes, appliqué, n’a pas profité entierement d’un novillo de Margé gratifié d'une vuelta posthume.  Le protegé de Miguel Rodriguez, Juan Herrero ne fut pas avantagé avec un eral juste de forces de San Sabastian (Vangelisti).  Enfin le salmantino Ismael Martin coupera la seule oreille à un Fernay après une faena bien liée et terminé par une belle estocade faisant de lui, le vainqueur de cette première Grappe d'Or. Ismael Martin recevra en piste un trophée et une muleta de Sébastien Castella.



Un rabo pour Diamante

 

 Maintenue malgré une météo menaçante, la Fiesta campera du Sambuc s’est déroulée dans de bonnes conditions, devant une belle entrée, et les toreros, professionnels ou non, ont pu s’exprimer devant des novillos de Gallon se prêtant bien à l’événement… Deux oreilles et une queue pour Diamante Negro, deux oreilles pour Joel Matray et une pour El Lobo, Nicolas Martos et Pascal Ressaire… (Fotos M. Bataillard)


Samadet : le mexicain Hector Gabriel coupe deux oreilles à un Astarac de vuelta

 

 -Novillos de Frères Gallon, Virgen Maria, Cuillé, Cuillé, Astarac, Tardieu Frères. Juste de force dans l’ensemble, supérieur le novillo de l’Astarac primé d’une vuelta posthume.  

-Marc Serrano  (oreille)  -José Mauricio (deux oreilles)  -Esau Fernandez (oreille), 

-Filiberto (deux oreilles)  -Hector Gabriel (deux oreilles) -Alejandro Marcos (oreille après avis)

La peña Al Violin de Samadet et Marc Serrano organisaient leur quatrième festival caritatif au profit du service pédiatrie de l’hôpital de Mont de Marsan. Pour rappel, ce festival a pour but de reverser les bénéfices au service de pédiatrie afin de pouvoir offrir aux enfants atteints de maladies graves un confort de vie.  Mais malheureusement, il faisait chaud et beau en ce samedi et le cartel du jour manquait d’attractivité. Dans les arènes couvertes de Samadet, le public était peu nombreux sur les tendidos. Tous les novillos furent offerts par les éleveurs. A l’issue du paseo, la marseillaise fut joué pour la défense et le maintien de la liberté.

 Marc Serrano reçut par de belles véroniques le petit novillo de Gallon qui fut faible et sans charge. Le nîmois le toréa avec douceur sur les deux bords.

José Mauricio affronta un animal de Virgen Maria plus costaud mais armé vers le bas. Trainant la patte avant, il se défendit sous le fer. Après un brindis au ganadero, le mexicain montra une certaine allure dans ses muletazos et conclut d’une lame en place.

Esau Fernandez attendit son opposant à porta gayola et distilla par la suite de bonnes véroniques. Après un début intéressant, le Cuillé montra un manque de force et se coucha, ce qui obligea le sévillan à abréger.

Filiberto hérita du second toro de la famille Cuillé qui montra de la noblesse. Il lui servit une faena irrégulière et sans dominer réellement son adversaire.

Hector Gabriel affronta un sérieux novillo de l’Astarac, puissant à sa sortie. Le novillo chargea avec de la caste dans la muleta du mexicain qui ne le domina pas mais il conclut d’une belle entière.

Alejandro Marcos servit des muletazos de belles factures avec temple face à un adversaire des frères Tardieu qui manqua de fond. Malheureusement, il fut contraint de conclure au descabello.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Bouillargues : L’unique Oreille pour Ch. Parejo

 

 Ainsi que le trophée mis en jeu, le novillo de Concha y Sierra recevant lui le prix décerné au meilleur becerro. Tristan aurait pu lui aussi repartir avec une oreille au vue ses deux prestations. Quant à Nino Julian, son courage n’a pas suffit face au lot le moins facile….    Avant le paseillo, des dizaines d’enfants ont défilé en piste pour exiger la liberté d’accès aux arènes accompagnés d’un texte émouvant lu par le jeune Raphael Ladet

 

 La sixième novillada sans picadors organisée par le club taurin La Embestida proposait des novillos de Concha y Sierra, Hubert Yonnet, Héritiers de François André, O. Fernay y sus hijas, Le Laget et Alain et Frédérique Tardieu, bien présentés dans l’ensemble, intéressant le 1er, le plus toreable en second, très encasté le dernier les autres n’offrant guère de possibilités de succés.

 

Le moment le plus intéressant de la course fut le combat entre Ch. Parejo et « Pavito » un superbe eral de Concha y Sierra », violent et désordonné au départ qui se rendit à la muleta efficace et juste du protégé de T. Cerqueira. Conclusion d’une épée à l’encuentro en place. Son second adversaire de Fernay, manquant de classe, sortant la tête haute des muletazos, ne lui permit pas de double son compte. Avec l’arrivée des accords musicaux !!!! le chiclanero se recentra un peu plus sur sa faena qui s’étiolée, volant sans conséquences sur une manoletina avant une conclusion en trois temps.

 

Les plus jolis muletazos de l’après-midi sont à mettre au compte de Tristan ainsi que sa décision cape en main…. Son 1er, un Yonnet noble et distrait par l’attrait du pourtour, alla à menos après avoir offert à l’élève de l’Ecole Taurine d’Arles de belles séries sur les deux bords, plus allurées à gauche et une voltereta. L’épée caidita fut complétée d’un descabello.  Son second, du Laget, reçut de deux  larga de rodillas ne se livra guère dans la muleta de l’arlésien après avoir bousculé sans mal Merenciano le


Maubourguet

 

 La pluie du dimanche matin à Maubourguet ce qui a contraint les organisateurs à annuler la tienta mais elle s’est arretée pour permettre le bon deroulement de la traditionnelle novillada sans picadors.

Jean Baptiste Lucq, s’est montré le plus à son avantage, Christian Parejo, a surtout été trahit par l’épée tandis que Manuel Perera est resté un peu en deça.

Six erales de JL Darré, trois du fer de Camino de Santiago aux trois premières places, manquant de fond et de forces, et trois de celui de L’Astarac, excellent le quatrième, mansos et faibles les deux autres.

-Christian Parejo : silence après avis et vuelta après avis
-Manuel Perera : salut et salut salut après avis
-Jean Baptiste Lucq : oreille et oreille

Le prix des organisateurs du Sud-Ouest est partagé entre les trois novilleros


Carcassonne : Oreille pour M. Solera

 

 Jean Cau disait :" Qu'aimer la Corrida c'est croire au Père Noël et lui donner rendez-vous dans l'arène le dimanche a la cinco de la tarde." Et le Père Noël a fait faux bond aux nombreux Carcassonnais qui garnissaient les 4/5éme des arènes.

Pourtant tout était réuni pour l'accueillir : des novillos bien présentés issus d'un élevage prestigieux, celui de Miura, des novilleros parmi les plus en vue, un public prêt à s'enthousiasmer au moindre geste...hélas la tarde se déroula dans l'ennui, sans le moindre signe d'alegria faute d'entente entre les hommes et les toros.

Carlos Olsina blessé la veille, nous eûmes droit à un mano mano entre Carlos Aranda et Maxime Solera.

 

Novillos de Miura pour :

-Carlos Aranda (rouge Grand Penchant de Raymond Julien vigneron Audois et or) salut, silence et silence
-Maxime Solera (rouge brique de Castelnaudary et or gris), silence, ovation après deux avis  et oreille après avis

Pst J. Delbosc, ¾ d’entrée, temps couvert et venteux

 

Carlos Aranda fit ce qu'il put avec son premier qui se montra assez faible. Tercio de piques inconsistant, banderilles sans intérêt et une faena entièrement droitière, suite de mono passes, sans aucun lien ni temple. Une entière suivie d'un descabello a recibir.

Son deuxième toro, cardeno claro, plus solide accepte trois rencontres avec le cheval mais sans émotion véritable. Bon tercio de banderilles avec salut. Nouvelle faena entièrement droitière avec quelques détails de classe et servie avec la montera sur la tête. Une demi-épée + une kyrielle de descabellos.  No hay quinto malo parait-il. Le dernier de C. Aranda le laissa penser à sa sortie pleine de vigueur. Il chargea le cheval trois fois avec fougue mais sans bravoure véritable. Une nouvelle faena quasiment droitière. Mise à mort honorable.

 

Maxime Solera voit son  1er adversaire (negro) sortir seul de ses deux rencontres avec le cheval. Faena pleine d'envie mais sans entrain qui se limite à une suite de mono-passes. La main gauche, essayée timidement, ne donne rien et le torero est renversé sur une naturelle. Trois pinchazos, une demie-lame.  Son second (negro bagrado) après une sortie remarquée permet aux banderilleros de saluer puis il s'éteint. Tercio de piques sans flamme. Faena sans alegria. Une épée inefficace et maladresse du puntillero.  Après une Marseillaise qui réveilla le public, le dernier toro (sardo), superbe, accepta trois piques puis permis à Maxime Solera d'offrir un travail honorable mais sans aucun souffle. Une belle estocade. Une généreuse oreille municipale vint clôturer cette tarde ou les toreros combattirent sans temple ni sitio et proposèrent des faenas courageuses mais brouillonnes et sans aucune construction : des passes pour faire des passes, sont un peu insuffisantes aujourd’hui, surtout face à de tels adversaires.

 

Triana

Carcassonne : La Quinta, la Niña et la Santa Maria.

 

 La canicule qui avait accablé le Carcassonnais jusqu'à samedi était partie au loin, chassée par le Cers. Dommage! Elle aurait pu réchauffer le public clairsemé qui n'a jamais vibré au spectacle qui lui était proposé. Les novillos de La Quinta, bien présentés, tout à fait dans la morphologie de l'élevage, n’ont pas permis aux maestros de soulever l'enthousiasme.

 

Quatre novillos de La Quinta.

-Mario Sotos (rouge Hermes et or), Silence et silence

-Javier Orozco (vert Lacoste et or), Salut et oreille.

 

Mario Sotos remplaçait Alfonso Ortiz blessé. Il n'a jamais su trouver le sitio face à son premier, un cardeno de belle allure mais sans aucun gaz. Il entame sa faena sur la droite...mais son novillo est distrait, sans charge ni bravoure, il fut mis à mort après quatre pinchazos. -Son second, cardeno claro, était plus toréable : la sortie du toril et l'accueil du maestro laissaient espérer de bonnes choses. Le tercio de piques doucha l'entrain du public. Une première rencontre vit la chute du cheval...mais le toro ne fut pas piqué et attaqua le cheval par l'arrière. Deuxième pique, sans saveur, le novillo ne s'employant nullement à la poussée. Le dernier tercio donnera un nouvel espoir. Après un bel accueil par doblones, Sotos enchaina quelques belles séries droitières, la muleta frôlant le mufle de la bête sans jamais la faire toucher.Faena abrégée après cet excellent passage, puis mise à mort laborieuse : cinq pinchazos puis descabello.

 

Javier Orozco est parait-il dans les premiers à l'Escalafon 2018 des novilleros.  Brindis au public. Son premier novillo, léger, vif,remate avec beaucoup de vigueur, il ne brille pas aux piques. Orozco le torée avec plus d'alégria, essayant de mettre en valeur le rythme et la noblesse de son partenaire. Une séries de manoletinas peu convaincantes précèdent la mise à mort (entière de côté concluante)  Le dernier novillo (Négro liston), bien armé, sort avec fougue. Tercio de piques intéressant pour la 2éme pique, la 1ère sans aucun intérêt. Torée sur la main gauche, le novillo se livre avec noblesse. Sur la droite il prend le dessus sur Javier qui manque de se faire prendre à deux reprises. Une entière concluante. Oreille généreuse pour manifestation minoritaire.

 

La Quinta, La Niña et La Santa Maria étaient passées, mais nous n'avions toujours pas découvert l'Amérique.

 

Triana


Bellegarde : Solalito enlève sur le fil le IIIeme Trophée S. Castella

 

Il aura fallut attendre de dernier novillo pour que le nîmois, en lui coupant ses deux oreilles s’impose devant un impressionnant Christian Parejo qui n’était pas venu dans les arènes gardoises pour faire de la figuration, loin s’en faut. Et si Solalito a confirmé son statut à quelques encablures de son passage à l’échelon supérieur, le novillero de Chiclana à fortement impacté lors de cette confrontation d’un réel intérêt, surtout grâce à l’engagement des deux jeunes toreros… Une belle competencia qui commença par de beaux échanges aux quites, avec un por colleras au 5eme. Et avec un meilleur maniement des armes, les deux protagonistes auraient pu repartir avec plus de trophées, ce qui ne les empêcha pas de sortir en triomphe tous les deux.

Des six erales combattus de la ganaderia Sainte Cécile, bien présentés, on retiendra les 3eme et 6eme au dessus d’un lot qui, excepté ces deux là, manqua de fond… Le dernier, « Plumero » N°20 étant crédité d’une vuelta posthume… M. Megias, le ganadero, fut invité a saluer par Solalito lors de sa derniere vuelta

 

-Christian Parejo (bleu nuit et or) Silence, oreille après avis et oreille après avis

- Solal Calmet « Solalito » (purissima et or) Salut après avis, oreille et deux oreilles

Ch. Parejo remplaçait Tristan, blessé à Bayonne samedi, lors de la finale des novilladas sans picadors, dont il est le triomphateur.

Pst : C. Gleyzes, demi entrée sous un ciel voilé, une minute de silence à la mémoire de Françoise Yonnet, remise des prix en piste à la fin de la novillada.

 

Le protégé de Serge Almeras, Solal Calmet « Solalito », le nîmois de l'école taurine du campo de Gibraltar a donc remporté ce 3eme trophée Sébastien Castella pour avoir montré qu’il était prêt pour le niveau au dessus, toréant avec calme et une certaine maitrise…. Son 1er le prendra en tout début de faena, toréant à genoux, mais son manque forces et de transmission ne lui permit pas de passer la rampe… De meilleure tenue son second, mais celui-ci se blessa en chutant lors d’une série initiale donnée assis sur l’estribo et cela ne permit pas au trasteo de décoller sauf en toute fin de cycle par cinq naturelles de catégorie… C’est avec le dernier, qu’il entreprit avec douceur et suavité qu’il put donner toute la mesure de son toreo, le tout, de plus de classe à gauche, conclut efficacement…

 

Le protégé de Tomas Cerqueira, Cristian Pajero, de l'école taurine de Chiclana de la Frontera, a placé la barre haute d’entrée par son engagement tant avec la cape qu’avec la muleta, s’engageant et ne cédant jamais un pouce de terrain quelque soit son adversaire, ce qui lui valut plusieurs accrochages sans conséquences… L’épée le pénalisera sur ses deux premiers novillos, mais si les petits cochons ne le mangent pas on pourrait en entendre parler sous peu. Son 1er decasté prit des chemins de rondes, il le retint au maximum mais ses efforts furent anéantis par une épée dans le sous-sol. Il réalisa sa meilleure partition devant son second, bronco au départ mais qu’il soumit à la force de sa muleta lors d’un arrimon qui aurait mérité une double récompense si l’épée avait été bien plus centré. C’est l’épée qui aidera l’oreille a tomber avec son dernier, un novillo court qui s’arrêtait à mi-passe et devant lequel il ne rompit jamais…


Mimizan, deux oreilles pour Escribano, une pour Lorenzo et Marcos

 

 Manuel Escribano sort à hombros mais c’est Alejandro Marcos qui a realisé les meilleures sequences de l’après-midi
Six toros de Loretto Charro Santos, dont un sobrero (3ème bis), les trois derniers bien mieux présentés, interressants et encastés pour :

-Manuel Escribano (magenta et or) : silence après avis et deux oreilles  

-Alvaro Lorenzo (fushia et or) : silence après avis et oreille après avis
-Alejandro Marcos (bleu ciel et or) : silence après avis et oreille

Salut des banderilleros Alberto Zayas et Rafael Gonzales Amigo au second


Rion des Landes : Jesus Moreno survole l’après-midi

 

 Public nombreux ; plus de ¾ d’arène, six faenas de grande qualité avec émotion et technique, grâce aux novillos de Valdefresno et du sobrero d’Alma Serena, 1er bis

On s’orientait vers une novillada historique lors de la faena du cinquième novillo de l’après midi d’une présentation remarquable après les quatre premiers qui avaient provoqué déjà les applaudissements du public à leurs sorties y compris le sobrero de Alma Serena qui avait remplacé le premier Valdefresno, pour un problème à l’arrière train. Déjà, six oreilles avaient été coupées, dont quatre  par le seul Jésus Moreno, révélation de la journée. 

Christian Parejo fut admirable de lucidité et de temple lors de sa faena ; on s’orientait donc vers un gros triomphe ; hélas il eut du mal avec la taille du novillo pour la mise à mort, le privant de trophées. Pourtant le public le fêta chaleureusement après l’avoir incité à la vuelta récompensant son très bon travail à la muleta. Récidive avec le sixieme, torée et banderillé brillamment par Solalito helas mais mal tué après une très bonne faena.

 

 -Jésus Moreno d’Albacete (violet et or) : deux oreilles et deux oreilles  

-Christian Parejo de Chiclana (bleu marine et or) : une oreille et vuelta

-Solalito de Nîmes (bleu ciel et or) : une oreille et silence après un avis  

Novillos de Valdefresno très bien présentés et exigeants. Meilleurs les troisième et dernier. Un sobrero d’Alma Serena sorti en première position.  Prix triomphateur Jesus Moreno   Meilleure faena Christian Parejo Prix meilleure paire de banderille  Solalito

 

Rion-des-Landes en matinée

 

Trois erales de Alma Serena bien présentés, de jeu varié, compliqué le second, meilleur le dernier

-Borja Escudero : vuelta

-Nino Julian : applaudissements après avis

-Jean Baptiste Lucq : une oreille

2/3 d’arènes, ciel couvert


Bayonne : L’oreille et le sang pour Joaquim Galdos

 

 -Octavio Chacon (sable après la marée soutaché de noir et or) : salut et salut après avis
-Roman (violine et or) : silence et silence après avis
-Joaquin Galdos (sable avant la marée soutaché de noir et or) : salut et une oreille

 

Les toros de La Quinta sont devenus suite à quelques succès retentissants dans le Sud Ouest, l’élevage torista fétiche et leur sortie à Bayonne était fort attendue. Bien présentés, dans le type, astifinos, certains impressionnèrent sous le fer, mais dans l’ensemble tout cela manqua de rythme et de charge.

 

Octavio Chacon, le chef de lidia par excellence, eut la charge de démarrer les hostilités avec le vieux Botella, né en octobre 2013, qu’il mena par deux fois au cheval, où il s’alluma à la seconde rencontre. Sa noblesse fut gâchée par sa distraction et son envie de regagner les planches. Dans cette Botella, le vin était plutôt aigre. Il fallut toute la maîtrise du maestro de Cadix pour lui arracher une bonne série de derechazos, la zurda étant impraticable. Entière à recibir de loin. Avellano partit de loin à la première pique et s’y employa, mais il ne renouvela pas lors de la seconde. Face à ce toro noble, mais sans aucune transmission Chacon ne parvint jamais à trouver le bon sitio et ce ne fut pas faute d’essayer longtemps, longtemps … Entière.

 

Après un tercio de piques plutôt convainquant, Jaqueton s’avéra mou, et s’il répondit d’entrée de jeu aux sollicitations lointaines de Roman, il s’éteignit rapidement et le valencian termina sa faena par des manoletinas ajustées. Pinchazo, demie et 2/3 de lame. Le quinto plus encasté que ces prédécesseurs mit Roman en difficultés dès son entame à la cape, et dès le premier envoi il mit à pied Justo Jaén Cala. Au dernier tercio, Roman est gêné par le vent et Bailaor retient ses charges. L’ibérico-français le toréa sur le passage sans domination ni transmission. Deux tentatives aussi surprenantes qu’inattendues de recibir. 1/3 de lame et le toro se coucha.

 

Rabanito fut un manso de gala, venant à trois reprises sur le piquero mais en en repartant aussitôt. Joaquim Galdos qui a gagné en maturité brinda sa faena au public et attaqua son La Quinta en le doublant les genoux ancrés dans le sable de Lachepaillet. Suite à une bonne série de derechazos la musique intervint. Le péruvien domina et maitrisa son sujet avec autorité et toreria et clôtura dès qu’il sentit son toro décliner. Demi très engagée mais peu efficace plus une kyrielle de descabellos.

 

Le meilleur et le pire restaient à venir. On termina cette corrida comme on l’avait commencée avec un toro né en octobre 2013. Galguero fut impressionnant de puissance lors de sa première rencontre, poussant avec bravoure sous la pique, toutefois plus discret sous la seconde. Le péruvien brinda sa faena à son compagnon de cartel, Roman et sut profiter de la bonne charge du La Quinta réalisant de bonnes séries de droitières efficaces. Il termina par des molinetes qui pesèrent sur le public. Comme à son premier toro, Galdos s’engagea comme un mort de faim à l’épée, et c’est là que Galguero très sérieusement armé le poignarda dans la cuisse avant de le reprendre au sol et de l’envoyer en l’air comme une poupée de chiffons. C’est Angel Gomez Escorial qui recueillit l’oreille amplement méritée de Joaquim Galdos (Fuerza Joaquim !).

 

Bien triste final tout en grisaille pour cette Féria de l’Atlantique 2019. Salut des banderilleros Juan José Trujillo et Alberto Carrero au 4ème toro. Demi-arènes Beau temps malgré les prédictions.

Bayonne : Diosleguarde y Los Maños

 

 -El Rafi (petite souris et or) : salut et oreille
-Tomas Rufo (nuit d’été et or) : oreille et vuelta
-Manuel Diosleguarde (tomate presque mure et or) : double oreille

Si elle fut intéressante, cette novillada de Los Maños fut toutefois un peu en dessous des précédentes, avec une grande noblesse mais manquant de ce piquant qui fait la réputation de ces Santa Coloma aragonais. Ils foulèrent le ruedo tous bien dans le type, correcte de présentation mais aux cornes souvent bien courtes.

 

El Rafi se distingua d’entrée de jeu capote en main menant son novillo au cheval par de remarquables chicuelinas : le Maños poussa lors des deux rencontres. Le jeune novillero profita de la bonne corne droite, mais fut plus en dessous sur la gauche. Défaillance aux aciers : 4 pinchazos. Entière ; avis. Cornicorto mais ne manquant pas de bravoure, ce Maños là se fit remarquer au premier tercio, poussant allègrement la queue dressée. Le novillo s’avéra par la suite juste de force, et le Rafi s’adapta à ces conditions, en le toréant à mi hauteur en conjuguant fermeté et technique. Entière.

 

Tomas Rufo, vainqueur du concours de novilleros de Madrid, venu en remplacement de  Borja Collado ayant mis un terme à sa carrière, pourtant fort prometteuse, fut celui qui laissa les meilleures impressions en piste de la matinée. Très bonne entame par des véroniques allurées, avant que le novillo ne mette à mal la cavalerie. Au cours d’une faena brindée au public, le jeune Tomas déroula une tauromachie classieuse et sobre toujours dans le bon sitio face à un noble novillo. Entière. Pétition de vuelta al ruedo pour le novillo, logiquement refusée. Face au quinto Rufo démontra à nouveau sa maitrise du capote avec un Maños qui poussa lors de la première pique et qui fut ménagé à la seconde. Le novillero brinda sa faena au maestro Roman caché dans les gradins. Tomas profita de la longue charge du Maños, le citant de loin et le laissant s’engouffrer dans sa muleta pour de bonnes séries de derechazos. A la sortie d’un pecho le novillo l’attrapa pour une forte voltereta où en retombant au sol il se déboita l’épaule. Après un court passage à l’infirmerie, tout fut remis en place, et Tomas Rufo réapparut sous l’ovation du public pour terminer de façon décidée sa faena. Malheureusement son épaule l’handicapa à la conclusion. Deux pinchazos. Entière. Vuelta cariñosa

 

Le troisième, est vraiment très cornicorto, quelques protestations du public l’accompagnèrent pour son entrée en piste. De plus, il montra rapidement des signes de faiblesse, et fut économisé sous le fer. La faena brindée au public manqua de transmission, Manuel Diosleguarde alternant de bonnes séries de muletazos et des passages décentrés et sur le voyage. Entière. Après un tercio de piques sans histoire, on retiendra un magnifique quite par zapopinas d’El Rafi. Toujours bon élève, Diosleguarde déroula sa faena et lutta pour retenir son novillo aimanté par les planches. Entière efficace.

 

Salut des banderilleros Mathieu Guillon (1er) et Morenito d’Arles (4ème) Salut du mayoral de Los Maños. Manuel Diosleguarde fut déclaré vainqueur de la matinée  1/5ème d’arène. Température estivale

Bayonne : L’amitié franco-mexicaine

 

 -Domingo Lopez Chavès (bleu France et or) : salut
-Sergio Florès (violette et or) : oreille

-Miguel Angel Pacheco (dragée et or gris) : silence
-Juan Ortega (argile et or) : salut
-Adrien Salenc (rouge et or) : deux oreilles
-Dorian Canton (bleu marine et or) : silence

Pour cette « corrida concours », il y eut de tout côté toros : des lourds, des très lourds, des très  armés, des peu armés, des grands, des petits, des negros, des castaños, mais peu de bons toros, seul le Los Maños s’illustra dans ce défilé.

 

On retrouva en chef de lidia de cette corrida des jeunes espoirs, un Domingo Lopez Chaves qui n’est plus tout à fait un perdreau de l’année avec ses 20 ans d’alternative mais dont les rares apparitions sont toujours un plaisir et un gage de sécurité pour ses compagnons de cartels. Il se coltina Ojeador, toro de Murube au 603 kg bien tapés ! Après avoir littéralement coupé en deux le capote de Domingo, il se heurta sans engagement par deux fois au peto. L’auroch arriva dangereux dans la muleta de Lopez Chaves, il fallut tout son courage et son expérience pour ce défaire de cet animal sans charge et à la tête chercheuse. Demi, deux descabellos.

 

Dès sa sortie en piste Manzano impressionna par sa gigantesque armure qui en aurait fait fuir plus d’un. Sergio Flores l’accueillit par des chicuelinas très ajustées qui firent frémir les tendidos. Le ton était donné. Violent lors de la première rencontre, le Valdefresno fut ménagé sous la seconde. Sergio Flores qui prit dans ces arènes l’alternative en 2012 et qui s’était déjà illustré la temporada passée, comptait bien récidiver et entama sa faena par des cambiadas qui compte tenu des pitons de son toro ne manquèrent pas de panache. Le mexicain profita de la bonne corne droite du Valdefresno qui était très attiré par les tablas. Pour clore cette faena Sergio réalisa l’estocade parfaite se jouant des cornes et logeant avec un engagement total son espada d’effet immédiat. La faena méritait une oreillette, l’épée incontestablement une oreille : la présidence n’en accorda qu’une seule et reçut une (première) bronca majuscule pour ce que le public considéra comme une injustice, un vol ! Dans la liesse général le mexicain réalisa deux vueltas, mais l’on voyait bien que la pilule était amère.

 

Miguel Angel Pacheco, le héro de Vic 2019, tomba malheureusement sur un faible et sans option Retamar face auquel il ne put rien faire. Entière caida.

 

Après son passage fantôme de Dax il y a deux semaines, Juan Ortega, après avoir brindé sa faena au Maire de La Brède, profita du fond de noblesse de son José Cruz de presque 6 ans pour nous gratifier de quelques muletazos épurés, tout en finesse et sobriété. Malheureusement Travieso n’a pas de charge et l’andalou étira en longueur une faena qu’il aurait mieux valu écourter. Entière caida.

 

Après la fort bonne novillada de l’an dernier, revoilà un Los Maños à Lachepaillet, et ce fut incontestablement celui qui permettait le plus. Le Santa Coloma, une valeur sûre. Après une bonne entame à la cape par d’efficaces véroniques, Pirujo s’employa sous le fer de Nicolas Bertoli à la première rencontre mais pas la seconde fois. Adrien Salenc et Los Maños, cela commence à être une longue histoire, et il maitrise le sujet. Le jeune torero brinda sa faena à la femme et la fille de Rafael Cañada, son banderillero blessé au mois de mai à Valence. Bouillonnant d’enthousiasme et d’envie de vaincre le jeune torero profita de la noblesse de son toro sur les deux cornes. Un zeste de douceur dans cette faena menée tambour battant n’aurait pas été de trop. Engagement total au moment de vérité. Entière. Pétition d’oreille du public, et là aussitôt le Président Peytrin sortit les deux mouchoirs blancs. Bronca majuscule, la deuxième, après on ne les comptera plus. Le problème n’est pas la deuxième oreille accordée à Adrien Salenc, puisque la seconde oreille est celle de la présidence, mais le manque de cohérence par rapport à celle spoliée à Sergio Flores. Adrien Salenc offrit en partage cette deuxième oreille de la discorde à son compagnon de cartel malheureux Sergio Flores. Abrazo muy fuerte entre les deux toreros sous les clameurs et la liesse populaire.

 

Ce fut un Pedres de 605 kg qui clôtura cette corrida avec le jeune torero béarnais Dorian Canton. Insipide au premier tiers, et après une prestation de Manolo de Los Reyes, Dormido arriva sans race et dans charge dans la muleta de Dorian, un peu trop vert pour ce genre d’opposant, mais qui n’aura toutefois pas démérité. Deux pinchazos. Demi, ¾ .

 

A l’issue de la course, avant de sortir a hombros Adrien Salenc fit une vuelta à pied avec Sergio Flores et le mayoral de Los Maños. Salut du banderillero Jesùs Robledo Aracil au 2ème Demi arènes Nuages menaçants

 

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com

Bayonne, Tristan Espigue remporte la finale des NSP

 

 Devant une assistance plus nombreuse que la veille, c’est le jeune Tristan Espigue qui fut déclaré vainqueur du concours des novilladas non piquées de la temporada bayonnaise 2019. Malheureusement, il ne put aller chercher son prix car il reçut une cornada au scrotum et au pénis lors de l’estocade de son second opposant. Il fut transporté à l’hôpital. Il fut le plus en vue d’une décevante matinée à cause de la faiblesse des erales de la ganaderia du Lartet.

 

Alvaro de Chinchon (sangre y oro) vuelta et silence après avis

Tristan Espigue (bleu France et or) vuelta et blessure

 

Alvaro de Chinchon fut plus discret que la veille, il allongea trop ses faenas qui créèrent de l’ennui dans les tendidos. Tristan Espigue lui est parvenu à s’imposer, domina ses adversaires et servit de bonnes faenas rythmées avec une classe personnelle dans ses muletazos. Face à l’ultime compliqué, il fut pris lors de l’estocade. Jean François Majesté, ganadero de La Espera reçut le prix du meilleur lot de novillos pour cette édition 2019.

 

Vuelta a los toros pour Toreria

Deux Rois de Bayonne pour un seul trône

 

 -Sébastien Castella (lilas et or) : oreille et deux oreilles

-Daniel Luque (Havane et or) : oreille après avis et silence

-Pablo Aguado (fève de cacao et or) : silence après avis et silence

 

Ce sont les toros de Luis Algarra qui eurent la lourde tâche d’ouvrir cette Féria de l’Atlantique face aux trois maestros qui ont le plus le vent en poupe en ce moment de la temporada. Malheureusement les toros de La Capitana de grande noblesse, s’éteignirent assez vite manquant de force et de fond. Vuelta al ruedo incompréhensible pour le second.   A l’issue du paseo le public de Lachepaillet honora Daniel Luque d’une chaleureuse ovation, à laquelle Sébastien Castella déclina l’invitation du Sévillan de l’y rejoindre. Le cœur des bayonnais battants la chamade autant pour l’un que pour l’autre, fit alors une acclamation au torero biterrois avant la sortie de son premier toro, qu’il partagea avec Pablo Aguado. Le décor était planté !

 

Dès sa sortie en piste Misterioso, le plus lourd de l’envoi, 571 kg, montra sa faiblesse dans la cape de Sébastien Castella. S’il s’employa lors de la première pique, la seconde fut simulée. Competencia de quites entre Luque par chicuelinas et Castella par gaoneras : que du bonheur ! Alors que Sébastien entamait son brindis au centre du ruedo, son Algarra échappa aux peones et le chargea plein fer, no pasa nada : Sébastien ajusta sa traditionnelle cambiada mais en sortant de la muleta le toro lui fit un croche patte et Sébastien se retrouva le nez dans le sable. Le voilà montera en main, à genoux pour débuter cette faena sous les olés du public. Trois séries de derechazos parfaits firent jouer la musique. Après un passage à gauche plus chaotique, ce n°34 s’éteignit, et le biterrois réduisit les terrains au maximum et même au-delà se jouant des cornes. Media. Face à Tostador, Sébastien récita chicuelinas et véroniques à la perfection. Lors de la première rencontre avec le groupe équestre, sous la violence du choc, le cheval sembla s’affaisser et le toro se coinça une corne dans le harnachement de la monture, et ce ne fut pas simple pour l’en sortir. Ovation de sortie pour le picador Santiago Perez Garcia qui rendit hommage à sa monture en lui posant son castoreño sur la tête. L’élégance des muletazos de Sébastien à son entame de faena combla les tendidos, malheureusement son Algarra tira rapidement le frein à main. Castella joua alors sur la corde du tremendisme à outrance étirant en longueur une faena déclinante. Entière efficace. Happy hour. Sébastien ouvrit alors pour la 10ème fois la Puerta Grande de Bayonne.

 

Daniel Luque revenait dans ‘’ses’’ arènes de Bayonne après sa corrida triomphale du 14 août dernier. En grand capeador il accueillit Tomasito par des véroniques de haute volée. S’il vient de loin, bien mis en suerte par Dani, l’Algarra fut manso dans le peto. Il ne sera à retenir dans cette courte faena que les premières séries de derechazos données avec douceur et classe, et les trincheras d’école. Après plus grand-chose faute de carburant, jusqu’aux luquecinas de clôture. Entière. Le toro passa de mort-vivant à mort debout et mit longtemps, très longtemps à tomber.  Les véroniques offertes à Solteron firent rugir le public. Luque brinda sa faena à Sébastien Castella et l’entama genoux dans le sable. Malheureusement l’Algarra se défendit, sans race ni charge. Demi.

 

Sembraito, le plus léger de l’envoi (471 kg) permit à Pabla Aguado de s’illustrer capote en main avec de belles véroniques. Après un sérieux tercio de piques,  Ivan Garcia s’illustra avec ses deux paires de banderilles. L’Algarra arriva dans la muleta du diestro sévillan brusque et cherchant les planches. Pablo, qui toréait le lendemain à Ronda avec Morante, pourra remettre le même costume … il toréa loin, rectiligne, fuera de cacho sans jamais trouver le bon sitio. A oublier. Deux pinchazos. Entière.  Avec le toro de clôture, manso lors des trois rencontres, l’Andalou semblait prendre le même chemin de l’aéroport que lors de la première faena jusqu’à ce que les sifflets ne fusent du public. Il nous gratifia alors d’une série de naturelles de toute beauté et … puis plus rien. Entière.

 

Salut des banderilleros José Chacon, au 1er et de Rafael Viotti et Fernando Perez Hernandez au 4ème : cuadrilla de lujo de Sébastien Castella. 4/5ème d’arènes. Temps estival.

 

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com

Bayonne, Alvaro de Chinchon se qualifie pour la finale

 

Vendredi matin, devant une petite chambrée regroupée à l’ombre et face à quatre erales d’Alma Serena (1er et 4ème) et de Camino de Santiago (2ème et 3ème), c’est le jeune novillero Alvaro de Chinchon qui s’est qualifié après une belle prestation malheureusement mal conclue avec les armes, perdant ainsi les trophées.

-Guillermo Garcia (bleu et or) ovation après deux  avis

-Nino Julian (blanc et or gris) ovation

-Alvaro de Chinchon (rouge et or) silence après avis

-Jean Baptiste Lucq (Bordeaux et or) ovation après avis

 

Guillermo Garcia fut appliqué mais sa faena manqua de rythme face à un noble adversaire d’Alma Serena, mettant bien la tête avec classe à bâbord. Les aciers le privèrent de récompense. Nino Julian se montra très à l’aise avec les banderilles et eut affaire à un opposant juste de force et compliqué de Camino de Santiago, donnant des coups de têtes. Alvaro de Chinchon fut intéressant face au second Camino de Santiago. Après un brindis à Sébastien Castella, il toréa en donna de la distance, domina son adversaire avant de baisser de rythme et d’échouer avec les armes. Jean Baptiste Lucq montra de l’envie et du courage mais fut trop brusque et se fit accrocher la muleta très souvent, subissant les charges de son adversaire mais sans rompre.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Bayonne : Oreille pour Tristan lors de la non piquée

 

  1er éliminatoire du concours de novilladas non piquées avec deux erales de La Espera (1er et 4ème) et deux de Casanueva (2ème et 3ème ) bien présentés, donnant dans l’ensemble du jeu pour :

-Jésus Moreno : (violette et or) silence après avis
-Christian Parejo : (bleu nuit et or) salut
-Tristan : (fushia et or) oreille
-Antonio Magaña : (bleu marine et or) oreille

Vuelta al ruedo pour le 3ème (Casanueva) et le 4ème (La Espera)
Prix à la meilleure estocade : Antonio Magaña, à la meilleure lidia : Tristan, du courage : Parejo, de la meilleure faena : Tristan qui est qualifié pour la finale


Salins de Giraud : F. Castellani  hombros

 

Un toro de vuelta, quatre oreilles méritées, la présence de touristes découvrant la tauromachie, on peut dire que l'Ecole Taurine du Pays d'Arles, l'ACCM et la ville d'Arles ont réussi leur pari!
Frédéric Lautier avait choisi quatre exemplaires de "François André" alliant présentation, exigence et noblesse. Plus légers et doux les deux premiers, plus puissants et vifs les deux autres. Si le troisième novillo aura droit à une vuelta posthume bien méritée les quatre permirent aux trois jeunes novilleros de s'exprimer sans mentir.

- David Lopez : silence et oreille

-Borja Escudero : oreille

-Fabien Castellani : deux oreilles
Face à eux, David Lopez de l'Ecole Taurine de Colmenar Viejo (Madrid) montra un joli bagage. Il sut être suave face à son premier - une mise à mort délicate le privant de trophées. Il démontra sa vaillance face à son deuxième, pour imposer, sans reculer, des séries élégantes, conclues par une estocade pleine d'engagement, l'ensemble valant une oreille méritée.
Borja Escudero coupa aussi une indiscutable oreille de son novillo. Après une belle entame au capote il livra une faena bien rythmée avec des passages, à droite comme à gauche, pleins de saveur. Mort en deux temps puis descabello décidé. L'élève de l'Ecole Taurine du Pays d'Arles avait montré une encourageante progression.
D'entrée Fabien Castellani comprit son novillo. Il fallait le soumettre et s'imposer. Fabien mit en évidence, avec cette envie qui ne l'a jamais quitté, ses progrès techniques pour soumettre son adversaire, noble et inlassable, et livrer une faena bien menée, torera et allurée. Une épée d'effet rapide, il pouvait promener les deux oreilles de son adversaire dans un tour de piste fêté avec l'éleveur.
Organiser une novillada sans picador à Salin-de Giraud le vendredi 16 août au soir poursuivait un triple objectif:- faire connaître la tauromachie et son enracinement dans les terres camarguaises à un public nouveau
- poursuivre la formation des élèves de l'Ecole dans une saine competencia avec des jeunes venus d'ailleurs
- valoriser la qualité des élevages des toros braves du Pays d'Arles
Sur ces trois plans, le pari a été tenu. Grâce à la qualité du bétail de François André et à la valeur des apprentis toreros d'abord. Bravo à eux! Grâce au soutien des pouvoirs publics et à l'aide de tous les bénévoles, aficionados amoureux de la tauromachie et soucieux de son futur. Merci à eux... et elles!



Saint Perdon : Victor Hernandez sort en triomphe de la novillada concours

 

  Après la novillada de la matinée, la traditionnelle novillada concours de la peña La Muleta de la tarde ne fut pas au même niveau que celle de l’édition précédente. La variété des encastes ont quand même permis d’apprécier des novillos de présentation différente et également de comportement différent, montrant ainsi la diversité que représente le campo. Ce genre de course est important à préserver mais surtout à présenter même dans les grandes férias. En matinée, le maire de Mont de Marsan recevait les peñas taurines montoises pour un bilan de la Madeleine et il aurait été bien que les aficionados locaux se déplacent plus nombreux au Plumaçon. La temporada du sud-ouest ne peut pas se résumer à la Madeleine ou la féria de Dax uniquement. Seulement 1/4 d’arène sous un beau et chaud soleil.  A l’issue du paseo, une minute d’applaudissements fut de nouveau respectée à la mémoire de Jean Louis Courtade.  Le prix au meilleur novillo fut attribué à la ganaderia de Pincha, lidié en sixième exemplaire mais qui aurait pu être desierto également.

 

-Juan Carlos Carballo (blanc et or) ovation et ovation après avis

-Diego San Roman (rouge et or) ovation et silence

-Victor Hernandez (eau de lavande et or) oreille et oreille

 

Juan Carlos Carballo fut une nouvelle fois parfait en tant que chef de lidia et exemplaire tout au long de la tarde malgré le plus mauvais lot à combattre. Diego San Roman  fut appliqué mais irrégulier et Victor Hernandez fut intéressant surtout face à son premier adversaire et fut le triomphateur de cette tarde.

 

1- « Graniceron » de Barcial fut discret de présentation. Tardo et mansito lors des trois rencontres avec la cavalerie, fuyant et sortant seul du peto. A la muleta, il fut court de charge et resta sur la réserve malgré les beaux efforts de Carballo qui tira le maximum, essentiellement à bâbord avec l’aide de l’ayuda. Ovation

2- « Ligon » d’Aldeanueva fut ovationné à sa sortie pour son trapio exemplaire. Violent dans la cape, il fut manso au cheval fuyant les deux premières rencontres. Pour la troisième, le picador changea de terrain afin de pouvoir le piquer. Il mit la cuadrilla en difficulté. Violent dans la muleta et sur la défensive, San Roman se trouva en difficulté en début de faena avant de lui voler quelques muletazos méritants. Ovation

3- « Nevaito » de Flor de Jara de présentation moyenne, s’employa tête basse dans le capote de Victor Hernandez. Discret au cheval lors des deux rencontres, il montra par la suite de la noblesse mais manqua de transmission. Hernandez débuta bien par le bas et servit des bons derechazos avec temple. A gauche, il reçut une voltereta sans gravité. Faena intéressante mais qui alla a menos. 1 oreille.

4- « Elegante » d’Aurelio Hernando fut élégant de présentation. Applaudi à sa sortie, ce jabonero est venu remplacer le titulaire mort après une bagarre. Le ramage ne fut pas à la hauteur du plumage. Il se défendit sous le peto en faisant sonner les étriers avec des coups de têtes. Il montra aussi des signes de faiblesse. Au dernier tiers, il fut noble mais fade, Carballo tira le maximum une nouvelle fois, servant des passes de qualités sans pouvoir les lier. Ovation après avis.

5- « Trembleño » de l’Astarac fut décevant tant au niveau de sa présentation que par son manque de force. Deux petites piques discrètes. Il montra un fond de noblesse à la muleta mais fut trop faible pour l’exprimer en totalité. San Roman fut appliqué mais sa faena fut sans rythme, sans liaison et longue. Silence

6- « Sonambulo » de Pincha fut ovationné à sa sortie pour sa superbe présentation. Il montra une belle fixité sous le peto, mettant bien la tête mais poussa peu lors de ses trois rencontres et manqua d’alegria pour s’élancer. Par la suite il fut mobile et encasté, montra de la race dans ses charges. Victor Hernandez donna de bons passages droitiers mais ne domina son adversaire, la faena manqua de distance et se laissa emmené vers les planches. Entière efficace et une oreille. Malgré la pétition, il n’aurait pas été juste d’accorder la seconde oreille ni la vuelta au toro qui fut cependant le meilleur de la tarde. Vuelta fêtée en compagnie du ganadero.

 

Vuelta a los toros pour Toreria

Saint Perdon : les novillos de Baltasar Iban les plus en vue de la matinée

 

 Cette année, la journée taurine de la peña La Muleta de Saint Perdon est particulière car cela fait 10ans que les arènes en bois ont brûlé et que la traditionnelle novillada est délocalisée aux arènes du Plumaçon de Mont de Marsan.  Pour cet anniversaire, une journée taurine complète fut programmée avec en matinée, une novillada piquée de Baltasar Iban. En 2009 et pendant quatre années ce fut la ganaderia de Baltasar Iban qui fut programmée.  Les novillos ont, en cette matinée, étaient fidèles à leurs bons résultats d’antan. D’une présentation correcte, ils ont montré de l’intérêt en piste par leur mobilité exigeante et leur race, mettant souvent les jeunes novilleros dans l’échec et furent actifs sous le fer dans l’ensemble. Pas assez de monde malgré un très beau soleil. Sobresaliente Jose Antonio Perez Pinto qui fut invité au quite au troisième par Gutierrez et au quatrième par Lamothe. Une minute d’applaudissements fut respectée à la mémoire de Jean Louis Courtade.

 

Hector Gutierrez (bleu piscine et or) oreille et silence

Yon Lamothe (vert empire et or) ovation après avis et oreille

 

Hector Gutierrez était attendu après son échec parentissois. Il se montra à l’aise cape en main mais par la suite, il ne trouva que rarement le bon sitio malgré son implication. Muleta souvent accrochée, il fut brouillon face à son premier adversaire qui reçut deux bonnes piques par Tito Sandoval. Il tira le meilleur à tribord. Il reçut un petit trophée après une épée efficace. Face au troisième qui poussa ses deux rencontres et qui fit chuter le groupe équestre à la première pique, il donna des muletazos intéressants en début de faena avant de se faire dominer par un animal qui protesta et qui fut compliqué.

 

Yon Lamothe reçut par véroniques un premier adversaire qui poussa par la suite sous le peto la première rencontre. Après un bon tercio de banderilles de Mathieu Guillon, il débuta par le bas et donna ensuite de belles naturelles templées. La faena manqua cependant de rythme et ne profita pas tout à fait des qualités de son adversaire. Il perdit un trophée avec les armes. Face à l’ultime, il se fit désarmer d’entrée. Le novillo poussa la cavalerie jusqu’à arriver à la faire chuter. Le novillo baissa de régime et resta court de charge, le tarusate ne parvint pas à lui imposer son envie. Petite oreille après un pinchazo hondo.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


St Gilles : S. Castella et T. Garcia sortent par la grande porte

 

Alternative réussie pour Tibo Garcia et comment pouvait il en être autrement avec un toro du doctorat, N° 59 de 500kgs, baptisé « Cazador » quand on connait l’autre passion du tarasconnais : la chasse. Le Fuente Ymbro s’avéra l’adversaire idéal et le nouveau matador de toros, le 67eme français pour les statistiques, lui servit la faena la plus ajustée possible, classique avec bon gout et toreria. Et comme il conclut de superbe façon, il en récolta fort justement deux oreilles. S. Castella qui l’accompagna à hombros, si on ne lui contesterait pas deux oreilles au 4eme par contre de là a lui rajouter une queue et accorder, à la seule demande du torero biterrois, la vuelta à son toro, un toro peu évident et qui ne fut pas piqué, il flottait comme un air de triomphalisme.

Sept toros (6 + 1 sobrero, 6eme bis) de Fuente Ymbro, mobile et difficiles à fixer d’entrée, correctement présentés excellent et largement au dessus du lot, le 1er, tous monopiqués voire moins, et limités à deux paires de banderilles, mais malgré ce, sauf le toro de l’alternative, ils ne donnèrent guère de jeu au dernier tiers, surtout les deux qui échurent à E. de Justo et le 1er de Castella qui chercher le pourtour avant de s’y échapper definitivement

 

-Sébastien Castella (sang et or) Salut après avis et deux oreilles y rabo !!!!

-Emilio de Justo (blanc et or) Salut et silence après deux avis

-Tibo Garcia (eau de lavandin et or blanc) qui prenait l’alternative, deux oreilles et silence

Pst B. Dumas Quasi plein sous un chaud soleil. Minute d’applaudissement à la mémoire de Palmyre Camacho et du pompier décédé lors des incendies de Generac. Paseillo chanté par F. Cornille.

 

Si tout avait très bien commencé pour Tibo Garcia, ça n’a pas fonctionné jusqu’au, les mauvais esprits de la corrida, lui jouant un mauvais tour. Sort le sixième toro plus que boiteux après échauffement on décide de son changement mais voila que le claudiquant refuse de réintégrer le toril. Après de longues et vaines tentatives on demande à Tibo de le tuer en piste sans autre forme de procès, ce qui n’est jamais facile d’autant que le pupille de Ricardo Gallardo, present au callejon, avait apprit entretemps, le grec et le latin version hip hop. Une épreuve physique et morale dont le toreero se ressentit lors de la mise à mort du sobrero. Malgré ce, il s’était à nouveau montré à son avantage devant un 6eme bis peu évident… avant de sécher avec l’épée. S. Castella ne put pas faire grand-chose avec son 1er, fuyard, eut quelques difficultés à s’entendre avec son second, qui brisa la lance du piquero dans son unique assaut, et fut peu enclin à se livrer facilement, avant de réaliser en fin de cycle un impressionnant numéro de funambule dans les cornes du Fuente Ymbro avant de conclure spectaculairement. Final qui obtint l’agrément d’une bonne partie du conclave et du palco.

 

Quand à E. de Justo il hérita de deux toros auxquels il fallait arracher les muletazos, ce qu’il fit autant avec sa muleta qu’avec la voix. Conclusion efficace et caida à son 1er dont il coupa une oreille, en x tentatives à son second…

Finale du Bolsin : 3h00 d’ennui…

 

Lors d’une interminable finale qui ne fut que longues séquences de toreo du bout des bras et démonstrations de ce qu’il ne faut pas faire avec l’épée, encore que là c’est plus excusables, les quatre n’étant encore que des apprentis becerristas

 

Furent combattus dans l’ordre : un eral de Malaga, un François André, un Pages-Mailhan, un Jalabert, un Alain Tardieu, un Taurelle, un La Paluna et un Fano. Si l’on excepte le 1er compliqué, le 6eme, trop imposant et pas facile et le dernier trop faible, les autres permettaient tous autre chose que ce qu’on proposait ces quatre finalistes. Seul A. Martinez Duarte coupera une oreille, bien généreuse après une faena brouillonne conclut d’une épée de gendarme et lui vaudra d’être désigné vainqueur du Grand Bolsin Taurin de Nîmes Métropole 2019… Les meilleurs moments de la matinée furent le quite de L. Martin au 4eme et celui de Illanguas au 7eme par zapopinas

 

-Lenny Martin (rouge et or), école taurine de Béziers Méditerranée. Silence après avis et silence après avis

-Raphaël Ponce de León (lie de vin et or), Centre Français de Tauromachie de Nîmes. Salut et silence après trois avis

-Alejandro Martinez Duarte (blanc et or gris), Los Barrioz, Cadiz Silence après avis et oreille !

-Javier Illanguas Sanchez (sangre y oro), Séville. Salut et silence

Pst R. Venan, entrée familiale bien que gratuite sous un chaud soleil, le 5eme novillo fut puntillé en piste après que R. Ponce de Leon eut entendu les trois avis fatidiques.

St Gilles : La grande porte pour C. Olsina

 

  Qui confirme ainsi sa progression, même si la vilaine épée portée au 5eme aurait du l’en priver mais c’est tout de même lui qui distilla les séquences les plus torera de l’après-midi aidé en cela aussi par le sorteo le plus favorable. Exactement l’inverse pour Maxime Solera qui eut à combattre les deux novillos les plus compliqués obtenant par son abnégation et son courage, une oreille à son second. Oreille également pour El Rafi coupée à son Cuillé mais le nîmois n’a put doubler la mise au dernier, surtout par sa défaillance à l’épée….

Novillada en ouverture de cette feria de la pêche et de l’abricot, competencia entre les ganaderias de Ph. Cuillé, dont les novillos de peu de présence et décevant dans l’ensemble sortirent en premier (une toute petite pique pour chacun) et de Malaga plus sérieux physiquement et moralement (deux, une et deux piques plus appuyées) mais avec une pointe de genio plus ou moins développée. Ces trois derniers faisant voler les trois novilleros, fort heureusement sans mal, et qui revinrent au combat sans rechigner…

-Maxime Solera (vert empire et or) Vuelta et oreille

-Charles Pasquier « Carlos Olsina » (fushia et or) Oreille et oreille

-Raphael Raucoule « El Rafi » (violette et or) Oreille et silence

Pst : C. Sevilla. Demi-entrée sous un soleil d’été. Vuelta plutôt généreuse au 5eme novillo, N°01, de Malaga, et qui reçut le prix décerné par le club taurin La Taquilla au meilleur novillo de l’après-midi.

 

Réception à genoux y comprit pour les véroniques de M. Solera avec le Cuillé, qui faible sera très économisé au cheval et qu’il banderillera lui-même, ce qui lui valut une première voltereta. Par la suite il ne pourra tirer que quelques séquences méritoires à un novillo trop juste de forces qui se défendait….  Le sérieux 4eme ira deux fois au cheval, mieux à la seconde ou il poussa mais arrivera désordonné et de plus en plus violent dans la muleta du fosséen qui insistera jusqu’à l’accrochage… Les deux fois il tuera au deuxième essai

 

Joli réception du second qui offrira à C. Olsina un début de faena très stylisée avant un passage à gauche ou le biterrois fut moins à l’aise. Il reviendra à droite pour un final bien lissé, le tout conclut de ¾ de lame efficace. Il reçut de belle façon son Malaga qui s’employa sous son unique rencontre et qu’il embarquera avec calme et douceur sur les deux cornes avant de se faire prendre sur un redondo inversé terminé en redondo voltigeur et se faire à nouveau accrocher violemment toujours de la corne gauche dans la foulée. Il revient terminer sa faena sans se démonter, hélas l’épée, bien basse, mit un bémol à l’ensemble.

 

El Rafi fut plutôt dynamique dans ses capotazos face à son Cuillé qui généra un tercio de banderilles plutôt chaotique avant de s’avérer peu facile à la muleta. Le nîmois peu à l’aise au début finit bien mieux sur la corne gauche avant de conclure en deux temps. Joli tercio de pique pour l’ultime novillo, qui se laissa faire l’espace d’une série à droite avant de faire voler sévèrement El Rafi qui ne put continuer que sur la corne gauche avec trois belles séries avant que le Malaga ne réduise ses investigations, mettant le nîmois moins à l’aise et qui en plus sechera avec la ferraille


Roquefort, du spectacle avec les La Quinta.

 

 Six novillos de La Quinta bien présentés, braves à la pique et nobles au dernier tiers

-Aquilino Giron (cendres et or gris) : oreille et saluts.

-Rafaël Gonzalez (tomate mure et or) : oreille et oreille après avis.

-Cristobal Reyes (sangre y oro) : saluts après avis et vuelta.

Saluts du banderillero Vicente Ruiz au cinquième.

Sortie en triomphe du mayoral de La Quinta et de Rafaël Gonzalez.

Les 2eme et 4eme, prirent chacun deux belles piques et, sans jamais baisser la garde, répétèrent en humiliant. Le second aurait pu faire une vuelta posthume. Les plus braves ont été les 3eme avec salut pour JL Aillet et 6eme qui prit quatre grosses piques données par Tito Sandoval. Le 4eme renversa deux fois le cheval.

Rafael Gonzalez hérita du meilleur lot et coupa à chacun de ses adversaires, une oreille. Il dessina aussi les meilleurs muletazos de la tarde. Aquilino Giron coupe une oreille au premier qui aurait put être double s’il avait mieux tué son second. Cristobal Reyes a touché le lot le moins propice, compliqué son 1er,  le dernier s’éteignant rapidement après un gros tercio de pique

Rafael Gonzalez deux oreilles, A. Giron une et Cristobal Reyes ont donné de leur personne tandis que le mayoral est porté en triomphe…


Bayonne : la grande tarde de Monsieur Daniel Luque

  qui triomphe pour son encerrona

 

L’évènement de la temporada annoncé, a eu lieu mercredi soir dans les arènes de Bayonne. Dans un décor unique avec le sable des arènes recouvert en bleu, en hommage au célèbre peintre catalan Joan Miro et dans une corrida en mode Goyesque, Daniel Luque a affronté en solitaire six toros de trois ganaderias différentes.  Torrestrella (1er et 4ème), Pedraza de Yeltes (2ème et 5ème) et Puerto de San Lorenzo (3ème et 6ème) et sobrero 6ème bis de la Ventana del Puerto. Un peu plus d’une ½ arène.

Il aura fallu un grand Daniel Luque pour tirer le maximum de ses adversaires, qui ne lui auront pas facilité la tâche dans sa conquête. Avec une muleta puissante, de l’envie, et une technique parfaite, il a pu soumettre tous ses adversaires.

Le 5ème toro de Pedraza de Yeltes, Mironcillo, N° 6, colorado, de 633 kilos, spectaculaire au tercio de varas fut crédité d’une vuelta posthume  Sobresialientes : Jérémy Banti et Miguel Angel Sanchez Pascual  Salut de Curro Robles au 1er, Marco Leal au 5ème, Juan Contreras au 6ème

 

-Daniel Luque (costume goyesque purissima y azabache) Oreille, salut, oreille, silence, deux oreilles et la queue après avis et silence

 

Dani, comme les gens l’appellent, reçut son premier adversaire de Torrestrella par des véroniques autoritaires qui donnèrent le ton de son après midi. Face à un noble mais fade adversaire, il tira le maximum, lui volant même des muletazos de grandes qualités mais isolés.
Avec le Pedraza de Yeltes qui ne s’employa pas sous le fer de Tito Sandoval lors de ses trois rencontres, il fallut toute son expérience pour donner des muletazos méritoires. Il fut moins à l’aise à bâbord. Il perdit un possible trophée à cause d’un vilain mete y saca sur le côté.
Face au troisième, un toro de Puerto de San Lorenzo sans grande qualité et désordonné, il fit le maximum avec une muleta très autoritaire pour faire avancer un adversaire peu combatif.
Il reçut le quatrième par des véroniques genoux pliés avec décision. Il essaya de le soumettre par le bas en début de faena mais le Torrestrella manqua de race et le sévillan abrégea le combat.
Mais ce fut pour mieux repartir face au cinquième, un Pedraza qui sortit bizarrement sur le ruedo, distrait et incertain. Il s’alluma sous la première pique et renversa la cavalerie. Il ira faire chuter l’équipage à la troisième rencontre où il fut placé à longue distance, assurant ainsi le spectacle par sa puissance. Le toro se livra sur les premières séries mais fut distrait et se décomposa peu à peu et finira aux planches et proche du toril. Mais Monsieur Luque réalisa un faenon, inventant une faena contre les planches après avoir lier des séries de grande classe. Il logea une épée en place et obtint les trophées maximum. Il partagea son tour de piste en compagnie du représentant de Pedraza, José Ignacio Sanchez. Vuelta généreuse pour le toro.
Ce fut compliqué de continuer après ce chef d’oeuvre, mais il reçut à genoux le sixième de Puerto de San Lorenzo qui se cassa par la suite la corne au cheval. Il fut remplacé par un sobrero de La Ventana del Puerto qui fut brave à la pique avant de s’arrêter au dernier tiers. Luque n’insista pas et profita au plus vite d’une sortie à hombros chaleureusement fêtée.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Millas : La seule oreille pour Miguel Aguilar...

 

 Novillada concours avec des élevages français. Malgré un temps frais et un vent gênant, l’après-midi fut intéressante notamment grâce à la disposition de Maxime Solera et la découverte de Miguel Aguilar. Les utreros venant tous du Sud’Est, ont été intéressants bien que aucun n’a réalisé un grand tiers de piques.

Le prix de la meilleure faena fut attribué à Miguel Aguilar, celui du novillo au Jalabert. Le prix du meilleur piquero étant décerné à l’ensemble des picadors pour leurs volontés de mettre en valeurs les novillos. Novillos de H. Yonnet, Turquay, Jalabert, C. Yonnet, Malaga et St Cécile pour

-Maxime Solera (encre violette et or) : Silence après deux avis et salut

-Antonio Grande (indigo et or) : Silence et silence

-Miguel Aguilar (vert olive et or) : Salut et oreille après avis

 

Maxime Solera a touché les deux Yonnet. Celui du fer d’Hubert en 1er, un novillo sérieux qui prit ses trois piques, la dernière du bout de la piste, et qui finira avisé. Le torero ne cedera rien mais pechera avec l’épée. Celui des Heritiers de Christophe ensuite. Trois piques aussi mais de moins d’intensité et tout autant, sinon plus compliqué au dernier tiers. M. Solera une nouvelle fois restera ferme face au danger mais aussi à nouveau il s’égarera avec l’épée.

 

Déception avec le novillo de Turquay fade et faible qui ne permettra pas grand-chose à un Antonio Grande anquant de recours. Ce qui se confirmera face au serieux Malaga (Callet) qui se montra à son avantage lors de ses trois piques et dont la caste débordera rapidement l’espagnol

 

Après s’en être prit aux burladeros, le sérieux novillo de Jalabert prendra ses trois piques en allongeant la distance avant de se livrer dans la muleta de Miguel Aguilar profonde et relâchée surtout à droite, une excellente faena helas mal rematée avec les aciers. Le jeune mexicain confirmera face au dernier, un novillo de Sainte Cecile (M. Megias), lors d’un trasteo de meilleure facture à droite avant une épée cette fois de meilleure efficacité

 

Reseña : Francine, photos : Jean-François


Parentis : … et des jours avec !

 

 -Juan Carlos Carballo (rose bonbon et blanc) : oreille et silence

-José Cabrera (bleu de France et or) : silence et vuelta

-Cristobal Reyes (cœur de bœuf et or) : salut et oreille

 

Quelle bonne idée de la part de l’ADA que de faire sortir en piste les ganaderias emblématiques de ces dernières années pour fêter comme il se doit les 100 ans de la première corrida donnée à Parentis. Les burladeros des portes du patio de caballos et de la Puerta Grande étaient d’ailleurs peints avec notamment un portrait de Roland Portallier, dont les arènes portent le nom. A l’inverse de la veille, ce fut une tarde entretenue et intéressante, avec de bons novillos, surtout le 1er Raso de Portillo, le Los Maños et des novilleros a l’entrega débordante et à la technique assurée.

Le (premier) Raso de Portillo bien réceptionné à la cape par Juan Carlos Carballo, s’illustra dès la première rencontre sous le fer, mais fut plus discret lors de la seconde. JCC sut profiter de la noblesse de son sérieux et exigeant Raso en trouvant le bon sitio et exploitant au mieux sa bonne corne droite. Entière. Avis. Face au Pablo Mayoral, faible et sans transmission, le protégé de Fernando Cruz s’appliqua mais la faena ne décolla pas, le novillo à la charge courte restant sur la défensive. Entière contraire.

Le Prieto de la Cal, à la robe cendrée, manqua de s’assommer dès sa sortie en piste, en rematant violement contre un burladero et réalisa de nombreux tours d’arène avant que Cabrera ne puisse le fixer capote en main. Il s’efforça en suite de la banderiller avec application. Malheureusement Escandaloso arriva au troisième tiers à bout de force, la charge courte et avisé. Cabrera écourta rapidement sa faena. Pinchazo, entière, quatre descabellos.

Segoviano de Los Maños fut le novillo de la tarde et marqua les esprits dès sa sortie du toril, avant d’humilier et répéter à merveille dans la cape de Cabrera. Ce fut incontestablement le meilleur tercio du pique de la Féria 2019 : le Maños s’employant sous le fer, lors de la première rencontre et revint à deux reprises supplémentaires avec bravoure. Et malgré une vuelta de campana lors d’un quite de Cristobal Reyes, le novillo entama le second tercio frais comme un gardon. Le novillo fut encasté et exigeant, Cabrera fit son maximum pour essayer de se mettre au niveau d’un tel opposant, baissant bien la main pour le faire humilier et profitant de la noble corne droite. On sentit tout de même que ce novillo permettait plus. Deux pinchazos, entière. Vuelta al ruedo pour le novillo, le novillero et la fille du ganadero.

Le Valdellan, juste de forces, fut finalement peu et mal piqué, notamment en raison du décrochage du diamant de la première pique. Cristobal Reyes s’illustra comme souvent banderilles en main, notamment lors d’un quiebro aux planches. Après une voltereta sans gravité lors de l’entame de faena, Cristobal se résolut à lidier son novillo dans sa querencia où il parvint avec succès à enchainer trois séries inespérées. Entière, deux descabellos.

Le Tabernero de Vilvis s’étant abimé dans les corales, il fut remplacé par un deuxième Raso de Portillo. Discret au cours du premier tercio, le novillo fut banderillé par la cuadrilla. La faena commença bien, mais très rapidement le Raso s’éteignit et Cristobal étira en longueur une faena sans fond. Après avoir pris l’épée de mort, et suite à un changement de terrain Cristobal Reyes dut endiguer une énergie aussi explosive qu’inattendue du Valdellan. Le novillero s’appliqua et s’engagea au moment de vérité. Entière en place et efficace.

 

¾ d’arènes Soleil revenu après les pluies diluviennes de la matinée. Hommage par une minute d’applaudissements pour Michel Benito

(Reseña : Vicente, photos Louise2z)


Les Stes Maries de La Mer : Les trois toreros à hombros

 

 Cette 1ère corrida provençale aura au moins eu le mérite de quasiment remplir les arènes et après un long paseillo aux couleurs camarguaises avec la Reine d’Arles, ses demoiselles d’honneurs, les arlésiennes, gardians et calèches, démarra cette courses au concept original par l’indulto de « Destocado » N°45 le toro desFreres Gallon par S. Castella qui doubla la mise en quantité de trophées au 4eme. On ne pouvait commencer mieux. Et l’on termina dans un tout autre registre avec Juan Leal qui coupa deux oreilles au sobrero de Cuillé et entretemps les séquences émotions et risques avec T. Joubert. Les trois toreros sont sortis en triomphe à l’issue de cette corrida marathon qui finit sous les projecteurs et un public à forte connotation touristique qui y trouva largement son compte.

-Sébastien Castella (habit goyesque gris/gris) Deux oreilles symboliques après avis et deux oreilles

-Thomas Joubert (habit goyesque paille et noir) Oreille et oreille

-Juan Leal (habit goyesque noir/noir) Oreille et deux oreilles

Pst G.Magnoni, salut des banderilleros R.Viotti et V. Herrera au 4eme et Marco Leal au 6eme. Ovation pour les toreros à l’issue du paseillo. Arènes décorées par Muriel Goro

Ont été, dans l’ordre, combattu sept toros de ganaderias françaises des Frères Gallon, de Bruno Blohorn, de Robert Margé, de Philippe Cuillé, Piedras Rojas (Patrick Laugier) et Los Galos (Marie Sara), plus un sobrero (6emebis) de Cuillé, fournissant un lot varié physiquement et moralement, meilleurs les 1er, gracié par S. Castella et 6eme bis mais l’ensemble donnant un jeu intéressant, tous ne prenant qu’une pique plus ou moins appuyée

 

De petite maille, juste de forces mais grand par la classe et la noblesse, « Destocado » tomba dans la muleta d’un torero au faîte de son toreo, l’exprimant relâché et tout en douceur. Le Gallon répondit jusqu’au bout aux sollicitations ajustées de S. Castella et ce jusqu’à l’apparition d’un mouchoir orange au palco. Le torero biterrois invitant les deux frères ganaderos à partager sa vuelta après la grâce du toro, une décision quelque peu contestée pour un tercio de pique limité et une tendance à lorgner vers le pourtour en fin de cycle. Il imposa à nouveau sa tauromachie devant un sérieux toro de Cuillé, noble mais juste de forces aussi qui l’obligea à un final rapproché approprié. Double récompense pour un tour de piste chaleureusement fêté après une épée sin puntilla.

 

Deux fois Thomas Joubert ira attendre ses toros à porta gayola. Enchainant de deux largas de rodilla devant un Blohorn qui poussa la cavalerie jusqu’à la chute avant une vuelta de campana. Mais une seconde rencontre n’aurait pas été de trop pour un toro qui resta violent et désordonné  jusqu’au bout. L’arlésien l’accepta sans essayer de le soumettre, se faisant accrocher lors d’un quite osé, restant stoïque jusqu’au bout, terminant d’une lame caida suffisante… Il aura un peu de mal à imposer sa cape devant le Piedras Rojas, s’y faisant même accrocher sans mal mais trouvera ensuite la bonne combinaison après un début faena à genoux qui lui vaudra à nouveau une sévère voltereta. Face à la bonne noblesse de son opposant, il alignera des séries de belles factures surtout à gauche mais dans un ensemble irrégulier conclut d’une media lagartija et d’un descabello après avoir repris l’épée en simulant une estocade.

 

Le Margé combattra plus qu’il ne s’employa au cheval ainsi qu’au dernier tiers et Juan Leal eu quelques difficultés à trouver la bonne carburation en début de faena. Et comme le toro se montra vite court de charge il se situera dans un toreo au près des cornes en fin de parcours avant une estocade autant efficace qu’engagée. Le toro de Los Galos frappa très fort dans une entrée de burladero, s’y cassant une corne. Il fut changé pour un Cuillé qui permit beaucoup à J. Leal, notamment un excellent début de faena les deux genoux en terre et lui aurait accordé encore plus si l’arlésien avait donné plus dans le fond que dans la forme, Mais son toreo exposé trouva encore de la matière dans un final de proximité d’intérêt croissant et une dernière série à genoux de haute intensité précédent une nouvelle estocade engagée et efficace..


Parentis : Il y a des jours sans …

 

 -Aquilino Giron (écume de l’Atlantique et argent) : double silence

-Emilio Silvera (lagon des mers du Sud et or) : double silence

-Hector Gutierrez (ocre de Roussillon et or) : silence et sifflets

 

Il y a des jours sans toros : les deux novillos de José Maria Aristrain (1er et 5ème) et les quatre d’Aguadulce sortirent bien présentés en piste où ils furent tous applaudis mais au fil de la lidia ils manquèrent cruellement de force, de race et s’éteignirent rapidement.   

Il y a des jours sans tercio de piques : les novillos étaient faibles mais ils ne furent pas arrangés par des premiers tiers sans mise en suerte, aux carriocas nombreuses et aux piques forts mal placées (batacazo à la toute première rencontre).    Il y a des jours sans novillero : les hommes en piste déçurent par leur manque d’engagement et d’envie.

Aquilino Giron, pourtant habitué aux corridas dures, n’a peut être pas encore retrouvé son niveau d’avant sa blessure à Grenade lors de la Féria du Corpus. Il ne put rien faire avec son premier, et laissa passer le 4ème pourtant celui qui permettait le plus.

On ne retiendra d’Emilio Silvera que sa bonne entame du premier à la cape, et une série de derechazos à son second, pour le reste il ne parvint jamais à trouver le bon sitio et à s’imposer.

Hector Gutierrez, dès son premier novillo ne parut pas à l’aise dans ses zapatillas, toujours sur le reculoir et dépassé face à un novillo qui donnait des coups de tête. Dès sa sortie en piste l’ultime Aguadulce fit forte impression, prenant rapidement possession de l’arène. Mal piqué, il commença par mettre en déroute les banderilleros avant de s’occuper du Mexicain. Le novillo tel un snipper fixa son regard sur Hector et ne l’en détacha plus. Le jeune novillero fut alors pris d’une crise de panique et ce fut Waterloo. A noter le soutien remarquable d’Aquilino Giron, en vrai de chef de lidia.

Il y a des jours où l’acier ne rentre pas : les trois novilleros repartirent de Parentis avec une collection de pinchazos, et de descabellos …

Il y a des jours sans public : non par le nombre (3/4 d’arènes) mais par l’attitude inadmissible d’une partie des tendidos qui manqua cruellement de respect pour le pauvre Hector Gutierrez en pleine débâcle qui risquait sa vie en piste.

Mañana es otro dia (Reseña : Vicente, photos Louise2z)


Châteaurenard : R. Perez et le mayoral a hombros. Triomphe moral pour S. Fernandez-Meca

 

 Trois oreilles !!! pour l’arlésien, un salut non pétitionné et une vuelta fêtée pour le nîmois, qu’il partagera avec toute sa cuadrilla et deux silences !! pour Javier Conde, le public du Nord (des Bouches du Rhône) n’ayant pas tout à fait les mêmes sensibilités culturelles en matière de tauromachie que celui du Sud. Si Roman Perez est le triomphateur comptable de cette intéressante corrida, pour son retour pour un jour, Stéphane Fernandez Meca a réalisé les prestations les mieux rematés de la tarde et pour sa première devant cette ganaderia, J. Conde a dessiné quelques belles séquences par naturelles surtout à son second.

Six toros de La Quinta bien présentés dans l’ensemble, intéressants et donnant un bon jeu, de moindre tenue le second, meilleurs les 1er, 5eme, et surtout le 3eme, Colmentience, N°21, honoré d’une vuelta quelque peu genereuse, brave, Bravito N°5, le 4eme qui hélas paya par la suite ses quatre rencontres, encasté et exigeant le dernier, tous finissant bouche fermée. 14 piques pour l’ensemble avec le bonus pour les 1er, sixième et surtout 4eme. Les 3eme et 4eme, ont combattus sous le regard de Juan Bautista, leur père, Golosino étant l’un des futurs semental de sa nouvelle ganaderia.

-Stéphane Fernandez Meca (blanc sur blanc) Silence et vuelta

-Javier Conde (noir sur noir) Silence après avis et silence

-Romain Fluet ‘’Roman Perez’’ (vert provence et or blanc) Deux oreilles et oreille !!

Pst M. Vion, généreux, 3/5 d’entrée sous un ciel bleu, 20 mns de retard du paseillo pour cause de taquilla incompétente, minute de silence pour Jordan Boiselle, "P'tit Jo", gardian amateur décédé accidentellement et remise de tableaux souvenirs pour les

30, 20, 10…. Stéphane Fernandez Meca et ses 30 ans d’alternative, Javier Conde pour ses 20 ans de confirmation d’alternative à Madrid et Roman Perez pour  les 10 ans de son doctorat…. Salut de Mehdi Savalli au 1er et de Morenito d’Arles au 4eme avec Miguelito aux deux. Sortie par la grande porte de Roman Perez et du mayoral de La Quinta

 

Peu évident à la cape, le 1er, qui poussa surtout à la première pique, se laissa conduire par la muleta de Meca qui peu à peu trouva le bon rythme, surtout sur la corne droite, l’autre coté étant un peu moins allongé, Entière longue d’effet au 2eme essai plus un descabello ont fait oublier au public la bonne composition du nîmois… Galopant et chargeant franc, le 4eme fut très bien mis en valeur au premier tiers avec Gabin à la manœuvre. Quatre rencontres franches, de plus en plus loin et dans le sens long de la piste, l’ultime avec le regaton et le tout souligné par la musique et l’ovation du public. « Bravito » paiera ses efforts au dernier tiers. Brindé à Renaud Ripard, la faena débuta sous les meilleurs auspices mais en passant sur la corne gauche, le toro commença à bien baisser de pieds. S. Fernandez Meca fort justement n’insista pas avant de cafouiller avec l’épée en prelude à une vuelta fêtée.

Brindé à Ch. Rossi, la première faena de J. Conde ne le fut que par des détails et des gestes inspirés. Il faut dire que le toro accusa la lourde première pique, se couchant même avant les pinchazos, catastrophiques et après aussi… Le malagueño se sentit plus à l’aise avec le 5eme de meilleur son qui faillit prendre l’un de ses banderilleros et devant lequel il se laissa aller surtout à gauche, la muleta relâchée, concluant de ¾ de lame.

Sortie impétueuse et bris de planches avant deux piques légères bien prises. Nouveau bris de bois durant le brindis à Juan Bautista avant de charger avec engagement dans la muleta de Roman Perez qui débuta bien sa faena mais qui eut plus de mal par la suite a templer et à peser sur son adversaire qui rechargeait sans cesse, tout en ayant une petite attirance pour le pourtour. Estocade efficace à l’encuentro… Le dernier, annoncé à 590kgs !!!!!  poussa fort par deux fois avant de se montrer une caste exigeante dans la muleta de l’arlésien qui eut un peu de mal à le contenir et à le dominer, ce qui posa problème pour préparer l’estocade, en place plus un coup de descabello, l’oreille restant anecdotique, R. Perez invitant le mayoral à partager son tour de piste.


Villeneuve de Marsan : No hay billetes pour l’alternative  de Dorian Canton

 

Pour la traditionnelle corrida des fêtes patronales de Villeneuve de Marsan, le malheur des uns fait le bonheur des autres. L’alternative repoussée de Dorian Canton, programmée samedi dernier à Bayonne et annulée pour cause de pluie, a permis aux organisateurs du club taurin de Villeneuve de programmer à leur tour son alternative. L’évènement de l’alternative, jour très important pour un torero, a permis d’afficher le « No Hay Billetes » pour cette alternative historique pour les arènes de Villeneuve de Marsan. Malheureusement, il n’y aura rien d’autre à retenir de cette soirée gâchée par la faiblesse prononcée des toros de Patrick Laugier, n’offrant aucune possibilité hormis le noble second, malgré les monopiques et les tercios de banderilles abrégés à la limite du règlement…un petit fracaso comme on dit dans le jargon.

Ruben Pinar (bleu France et or) Deux oreilles et salut

Thomas Dufau (bleu ciel et or) Silence et silence après avis

Dorian Canton (blanc et or) Silence et silence

 

Dorian Canton : il semblerait que le mauvais sort continue de s’acharner sur le jeune torero béarnais. Même si son alternative fut annoncée très précocement, elle fut retardée par les événements. Bayonne annulée, il a choisi d’honorer son contrat suivant. Ce fut tout à son honneur, d’accepter de toréer pour son examen dans une arène de troisième catégorie, loin des paillettes et du bling bling. Au moment où la cérémonie d’examen allait débuter, le toro se cassa la patte avant et la présidence octroya avec sympathie le changement. Malgré ce nouvel incident, Dorian resta calme et serein. Il reçut le sobrero numéro 781 de Piedras Rojas qui fut faible et fade. Il fut appliqué, donna de bons muletazos avec douceur pour ne pas brusquer son adversaire, sans pouvoir les lier. Face à l’ultime, il essaya de provoquer la chance, larga et véroniques à genoux. Le béarnais tenta un quite mais son adversaire faible, effectua une petite vuelta de campana. Le toro est tellement faible et invalide qu’il se coucha quelques instants au milieu de la faena. Dorian partit déçu mais reçut une chaleureuse ovation à sa sortie. Il aura une autre cartouche fin août dans les arènes de Bayonne.

 

Ruben Pinar eut le bonheur de tomber sur le seul toro qui avait assez de force pour exprimer sa noblesse et ses qualités. Il put lier des séries rythmées sur les deux bords, conduisant la charge de l’animal avec profondeur mais tout en restant profilé. Il logea une bonne épée au second essai. Mais de là à avoir deux oreilles ! Même en troisième catégorie! Le quatrième fut très court de charge et Pinar tenta de lui arracher quelques passes avec autorité.

 

Thomas Dufau semble aller un peu mieux physiquement. Il fut sans option face à son premier adversaire fade et très court de charge. Face au cinquième, il débuta par des cambiadas au centre. Le bicho venant bien de loin avant de s’éteindre très rapidement malgré les efforts du landais.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Hagetmau : Oreille pour Manuel Diosleguarde et Diego San Roman

 

 Le soleil brillait une nouvelle fois pour la novillada piquée de la féria du novillo. Malgré le beau temps, il n’y avait pas assez de monde dans les gradins, à peine une ½ arène. Hagetmau, comme d’autres « petites arènes » ont du mal à attirer les aficionados qui se cantonnent malheureusement qu’aux grandes férias. Les novillos de Montealto furent très bien présentés, sérieux et armés. Ils imposaient le respect dès leur sortie en piste. Ils furent exigeants avec intérêt, se défendant avec une dose variée de mansedubre. Puissants au premier tiers, désarçonnant les cavaliers à plusieurs reprises.

-Rafael Gonzalez (bleu marine et or) Silence après deux avis et silence après avis

-Diego San Roman (rouge et or) Oreille et salut

-Manuel Diosleguarde (bleu France) Oreille et salut

 

Rafael Gonzalez, le triomphateur de Madrid fut décevant et peu engagé. Il fit piquer son premier adversaire qu’à une seule reprise, où le novillo désarçonna le cavalier. L’habitude sans doute de changer de tiers sans juger si le novillo méritait d’être plus piqué. Il resta en dessous de son adversaire qui montra un fond de noblesse tout en restant court de charge. Le quatrième fut le plus sérieux de trapio et d’armure. Il manqua ensuite de race. Gonzalez fut discret et long et connut comme à son premier passage des difficultés avec les armes.

 

Diego San Roman, le mexicain reçut discrètement le second novillo qui fléchit des antérieurs mais qui poussa son unique rencontre avec la cavalerie Garcia avec les pattes avant. Diego San Roman débuta par des statuaires bien rematées avec classe. Malgré un début intéressant avec une certaine toreria et citant de face, le novillo se dégonfla et partit aux planches. La fin de faena sera exécutée dans la querencia près des planches et conclue d’une entière. Face au sérieux cinquième qui reçut trois piques appuyées, il fut appliqué mais ses muletazos manquèrent de fluidité, se replaçant souvent. Il se fit déborder et accrocher. 

 

Manuel Diosleguarde reçut par véronique son adversaire qui vint avec puissance dans le capote. Il fut peu appliqué dans la lidia pour mettre en suerte le novillo face à la cavalerie. Par la suite le salmantin montra de l’envie, lia des séries rythmées mais profilées avant que son adversaire ne se dégonfla aussi en partant aux planches. Il s’engagea et logea une belle épée. Face au sérieux sixième qui se défendit dans le capote et au cheval avec puissance lors des trois rencontres, Manuel se montra vaillant et généreux face à l’exigence de son adversaire.

 

Le prix du meilleur geste taurin de la peña Muy Bien fut attribué à Manuel Diosleguarde. Le prix de la meilleure faena fut attribué à Diego San Roman. L’ordre des prix aurait tout aussi bien pu être inversé. (Vuelta a los toros pour Toreria)


Hagetmau : Solalito domine la tarde et sort en triomphe avec trois oreilles

 

La féria du novillo a débuté sous un beau et chaud soleil avec une novillada non piquée. Dans le passé, cette novillada fermait les fêtes mais depuis la suppression d’une novillada piquée pour des raisons budgétaires, les organisateurs ont du revoir leur programme. Petite entrée rassemblée à l’ombre.

Le vainqueur du Bolsin de Bougue 2019, Christian Parejo partageait le cartel avec le vainqueur de l’année 2018, Solal Calmet « Solalito » et le jeune Jean Baptiste Lucq.

Les erales des Frères Bats d’Alma Serena, de présentation variée, de bonne présentation les trois premiers, plus petits les deux derniers, ne furent pas au même niveau que ceux des années passées. Mansitos dans leurs comportements, cherchant souvent les planches, ils ont souvent posés des difficultés aux jeunes toreros avec leur mobilité désordonnée. Meilleur le second. Seul Solalito, aux portes du passage à l’étage supérieur, s’est imposé avec une certaine maîtrise technique et facilité.

 

-Christian Parejo (bleu EDF et or) Silence

-Solalito (bleu ciel et or) Deux oreilles et oreille

-Jean Baptiste Lucq (prune et or) Salut et salut après avis

 

Christian Parejo eut quelques difficultés à fixer son adversaire qui fuira à plusieurs reprises au toril ou aux planches. Il débuta par le bas et près des planches, mais ne parvint pas à le soumettre. Il réussit par moment à le garder dans sa muleta, en se croisant mais il fut brouillon par la suite et tarda à remater la faena.

 

Solalito reçut avec douceur le second bicho qui se montra violent dans ses charges et avec aussi une tendance à chercher les planches. Après un bon tercio de banderilles, Solalito parvint rapidement à le canaliser grâce à sa technicité et la souplesse de son poignée. Il profita par la suite de la mobilité de son adversaire pour lier des séries dominatrices, essentiellement droitières et reçut deux pavillons après une entière efficace. Il affronta un second adversaire après délibération de la commission taurine où il partagea les banderilles avec Mehdi Savalli. Le novillo moins bien présenté que les trois premiers montra un fond de noblesse et permit à Solal de toréer avec douceur et de lier les muletazos avec profondeur.

 

Jean Baptiste Lucq montra de l’envie et du courage malgré un manque de pratique. Souvent brusque, il reçut plusieurs accrochages heureusement sans gravité et sans le décourager. Il enchaîna trop rapidement des séries irrégulières sans laisser le temps au novillo de souffler. Qualifié pour affronter le cinquième, il montra une nouvelle fois de l’envie. Sa faena manqua de construction et reçut une impressionnante voltereta lors de l’estocade.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Soustons : El Rafi a hombros

 

 Très bonne novillada de Bruno Blohorn avec un lot bien présenté et encasté. Les novillos, exigeants, ont mis les piétons en difficultés tout au long de la tarde. C’est El Rafi qui s’en sort le mieux notamment face à son second qu’il torée avec précision et engagement. El Galo et Yon Lamothe sont restés en dessous de leur lot, certes exigeant mais avec un fond de caste bien présent. La mobilité et les fortes charges des novillos, ont mis les deux novilleros en difficulté. 
Six novillos de Bruno Blohorn, correctement présentés, nobles, encastés et donnant du jeu pour :

-André Lagravere El Galo (prune et or blanc) : vuelta et salut après avis
-Raphael Raucoule El Rafi (bleu ciel et or) : Oreille après avis et oreille après avis
-Yon Lamothe (violette et or) : salut et silence


Riscle, déception ganadera

 

Six novillos du Lartet, dont un sobrero, 3eme bis, du même fer remplaçant le titulaire qui s'etait cassé une patte, dans l’ensemble mansos et décastés pour :

-Cristian Perez (nazareño et or) : un avis et silence, silence
-Hector Guttierez (praline et or) : silence, silence
-Diego San Roman (violette de Toulouse et or) : silence, silence

 

Riscle, novillada non piquée matinale


Avec quatre erales de Turquay, bien présentés, nobles mais manquant de forces les deux premiers, excellent le troisième, compliqué le dernier pour :

-Guillermo Garcia (nazareño y oro) : Silence après deux avis et vuelta après avis
-Nino Julian (sangre y oro) : Oreille et silence après deux avis


Orthez le 28 juillet..

 

 Trois toreros sur une planche savonneuse …

 

Cette course de Prieto de la Cal était très attendue tant les sorties des pupilles de la Marquise sont rares. Derniers vestiges du sang Veragua, les six toros sortis en piste étaient jabonero, de belle présentation, avec du trapio mais souvent aux cornes abimées, voire suspectes … Mansos et décastés dans l’ensemble, toréables les 2 et 3, plus dangereux 4 et 5.

-Alberto Lamelas (lagon et or) : silence et sifflets

-Jesus Enrique Colombo (pastel et or) : silence et sifflets

-Angel Sanchez (lilas et or) : double silence

 

Alberto Lamelas, pourtant habitué des corridas dures, mais pas des Prieto eut du mal tout au long de la tarde. ‘’Castañero’’ toro aux cornes en pince de crabe fit grand effet à sa sortie en piste. Malheureusement en rématant à un burladero, il se cassa le bout d’un piton, ce qui ne le rendant pas impropre à la lidia, ne fut pas une raison suffisante pour le changer, mais quelle horreur que ce bout de corne sanguignolant. Ce 62 vint se défendre par trois fois sous le fer, avant qu’Alberto ne brinde sa faena à Alain Lartigue. Tant sur la droite, que sur la gauche, le Prieto donna de forts coups de tête tout au long du combat annihilant tout espoir de muletazos enchainés. Alberto dont les fans garnissaient abondement les tendidos, et qu’il gratifia de desplantes hors sujet, fit preuve de courage mais ne parvint jamais à dominer son toro au cours d’une faena qu’il étira bien plus qu’il ne le fallait. Entière caida.  Malchanceux au sorteo, Lamelas hérita en suite d’un autre toro violent qui après trois piques sans s’employer mit en déroute des banderilleros dépassés. Arrivant peu confiant face à un tel opposant, aux coups de têtes intempestifs et aux retournements rapides, le chouchou du Sud Ouest abrégea une faena à peine entamée. Entière caida.

 

Jesus Enrique Colombo se montra très habile capote en main lors de la réception de son Prieto, et excella lors de la pose des banderilles ! Après avoir brindée sa faena au public des Arènes du Pesqué, JEC débuta la main sur les planches une faena qui ira à menos, la faute des deux protagonistes : l’un restant superficiel et l’autre s’effaçant. Pinchazo, media, deux descabellos. Avis.

‘’No hay quinto malo’’ cet adage fera surement grincer de ses belles dents le jeune vénézuelien. Son toro réalisa un tour complet de callejon, et il fallut l’intervention d’Ivan Garcia pour l’en déloger. Courageusement Colombo prit à sa charge la réalisation du second tercio à ce manso, mais ne brilla pas autant qu’à son premier toro. Muleta en main, les choses se compliquèrent de plus en plus, Limpiabotas n’a pas de charge et la tête chercheuse : faute de recours efficaces, Jesus abdiqua (très) rapidement. Trois pinchazos, media.

 

Angel Sanchez fut le plus chanceux en croisant sur sa route Novaton qui mit d’entrée la tête dans la cape, s’employa lors des deux rencontres équestres et permit quelques belles séries de muletazos allant même jusqu’à déclencher une tardive musique. Toutefois on resta sur notre faim avec ce Prieto qui dans d’autres mains plus expertes aurait certainement perdu ses oreilles … Trois pinchazos, entière.  A l’issue des premiers tercios, Comilon se figea tout simplement au milieu du ruedo, et Angel ne put que l’expédier ad patrem. Entière.

 

Casi lleno, surement une des plus belles affluences depuis longtemps Soleil-soleil

Prix à la meilleure pique: Jesus Manuel Vicente Garcia qui piqua le 3ème Prix spécial à Ivan Garcia de la cuadrilla d'Angel Sanchez pour ses banderilles et sa brega

‘’Heureusement qu’il n’y en avait que quatre …’’

 

 -Cristobal Reyes (brique de Toulouse et or) : double silence

-Manuel Diosleguarde (ciel andalou et or) : double silence

 

Voilà, malheureusement, ce que l’on entendit à de nombreuses reprises à l’issue de cette novillada d’ouverture de la journée taurine orthézienne. Superbes de présentation, peut être même un peu trop bodybuildés, les novillos de Pablo Mayoral ont globalement déçu par leur manque de force, leur absence d’engagement sous le fer et leur soseria dans la muleta.

 

Après deux piques on ne retiendra de la première actuation de Cristobal Reyes que son tercio de banderilles, sa faena brindée au public ne décollant jamais en raison du manque de charge de son novillo. Trois pinchazos, une demi, quatre descabellos. Avis

Le premier tercio du troisième Pablo Mayoral, fut catastrophiquement exécuté par le castoreño. Le Pablo Mayoral mit en suite en déroute le reste de la cuadrilla. Cristobal Reyes, montera vissée sur la tête, fit preuve d’entrega mais étira en longueur une faena sans transmission. Deux pinchazos, entière. Avis

 

Le second novillo fit preuve dès son entrée en piste de faiblesse, et restera très discret lors des deux rencontres dans le peto. Manuel Diosleguarde torea avec temple et classicisme notamment sur de bonnes séries de naturelles. Il se contenta toutefois un peu trop de le toréer sur le passage. Pinchazo, entière.  Lors de la première rencontre le dernier Pablo Mayoral s’employa sous une pique trasera, avant de réaliser une demi-vuelta de campana. D’entrée de faena le novillo mit en difficultés Manuel qui eut du mal à trouver le bon sitio et la bonne hauteur de muleta pour en conduire la charge. Deux pinchazos, entière.

 

Demi-arènes Matinée ensoleillée

Prix au meilleur picador : Alberto Sandoval au 4eme novillo
Prix au meilleur novillero : desierto


Beaucaire : M. Solera au dessus du lot

 

Une seule vuelta dans l’après-midi et elle fut pour lui, omniprésent y comprit comme chef de lidia, rôle qui était celui d’A. Giron, bien transparent. Difficile de faire un constat pour J.A. Valencia qui débutait avec picadors, dans un contexte vraiment pas facile. Les efforts des responsables de l’Aficion Taurine Beaucairoise n’ont pas été récompensés. Par les entrées tout d’abord, à peine un tiers d’arènes, et par les deux ganaderias qui ont plus que déçues, surtout celle de Barcial avec trois novillos decastés et très vite au point mort. Les Jara del Retamar, de superbes présentations, sont sortis manso, qui aurait mérité les banderilles noires le 1er, et vraiment peu enclins à se laisser leurrer à la muleta. Les meilleurs passages furent pour M. Solera à son second, le plus positif du lot fut le dernier, mais trop au dessus de Valencia.

Ce défi en noir et blanc avec trois novillos de Jara del Retamar (4°, 5° et 6°) et trois de Barcial (1er, 2° et 3°) fut plutôt gris et le prix est resté « desierto ». Le prix au meilleur novillero, trophée de l’Oreille d’Or, ne pouvait échapper à M. Solera, celui du meilleur picador, Pepe Aguado de sa cuadrilla tandis que celui du meilleur banderillero a été attribué à Julien Breton Merenciano pour ses banderilles au 3eme

-Aquilino Giron (blanc et or gris) Silence après deux avis et silence

-Maxime Solera (vert anglais et or) Silence après deux avis et vuelta après avis

-José Antonio Valencia (bleu et or) Silence après avis et silence après avis

Pst : Mr Cissé, soleil cigales et petit vent

 

Aquilino Giron restera assez prudent face à son 1er de peu de forces et de fond, tardo y comprit pour aller au cheval. Il se fit accrocher sans mal en portant la 1ere estocade avant deux pinchazos et x descabellos. Il tirera le pire du lot ensuite, un manso de gala, très compliqué à banderiller et auquel il volera quelques muletazos sur le passage devant le toril, lieu de prédilection du Retamar qu’il occit au 2eme essai

Le second se mettra en valeur lors de ses deux rencontres avec la cavalerie ou il s’employa. Par la suite, malgré les efforts de M. Solera il s’éteignit très vite. Le fosseen montra avec la cape le chemin au 5eme qui ira trois fois au cheval avec de belles arrancadas mais sans suite, la mansedumbre s’affichant comme dans la muleta ou il fallut toute l’expérience de M. Solera pour lui tirer quelques séries méritoires sur les deux bords, en offrant le maximum qu’avait le novillo. Peu aidé par celui-ci lors de la mise à mort, effective au 3eme essai, il vit l’oreille s’envoler.

Le 3eme Barcial fut manso en trois rencontre et après un bon tercio de banderilles, il offrit à JA Valencia une paire de série qui firent illusion, avant, comme ses congénères, de s’éteindre peu à peu et comme le vénézuélien est encore vert, cela se compliqua surtout à l’épée. Il toucha ensuite le plus beau de l’après-midi qu’il reçu de deux largas de rodilla avant un tercio de piques chaotiques avec un autre manso de catégorie. Avec volonté et envie il arracha quelques muletazos à l’ancienne mais sans peser sur son adversaire qui l’accrocha peu avant l’estocade, une suerte qui lui posa encore problèmes…


Une bonne corrida pour le retour des toros à Lunel

 

 Après deux années sans corrida à Lunel pour cause de réfection des arènes, une belle affluence pour la corrida mixte d’inauguration. Un cartel de luxe avec

-Léa Vicens : vuelta  et 1 oreille

-Sébastien Castella : (moka et or) – 1 oreille et salut

-Tonete : (bleu de sèvres et or) - vuelta après avis et silence

Deux toros pour le rejon de Fermin Bohorquez (1er et 4ième) deux de Jandilla (2ième et 6ième) et deux de Vegahermosa (3ième et 5ième)

 

Le premier adversaire de Léa Vicens est très coopératif ce qui permet à notre nîmoise de démontrer toute ses qualités tauromachiques. Mais une difficulté au rejon de mort ne lui permet pas d’obtenir un trophée. Son second fait 530 kgs il collabore plus facilement malgré sa corpulence. Après un travail bien élaboré et une conclusion par un bon rejon le palco lui octroie une oreille méritée.

La réception par véronique du premier Jandilla par Sébastien Castella est ordinaire. Une seule pique et le quite très serré par chicuelina soulève des rumeurs sur les gradins. La faena de muleta devant ce toro noble est bien sur les deux cornes avec une série de naturelles particulièrement profondes. Une lame entière lui permet de couper la première oreille de l’après midi. Son second de Vegahermosa poussa fort contre la cavalerie. Au quite il subit une vuelta de campana. Très bon début de faena toute en douceur pour compenser le manque de force du bicho. Les deux cornes sont bien exploitées et le travail se termine dans un mouchoir de poche. Malheureux aux aciers, tout espoir de trophée s'envole.

Le premier Vegahermosa de Tonete s’engouffre violemment dans le capote. Au  dernier tiers il réalisa une faena intéressante mais ne s’engagea pas vraiment. Quelques naturelles sont à retenir. Une entière caida ne permit pas une mort rapide et après l'avis il engagea une vuelta. Son second de Jandilla dévore volontiers la cape. Echappant à la cuadrilla il prend une pique sur le passage, il s’engage fort et procure la chute de la cavalerie. A la muleta la faena est assez superficielle. Quelques passes plus approfondies en fin de travail mais après une entière basse la mort un peu longue laisse le public sans réaction.

Le trophée de la peña Victor Mendés a été attribué à Sébastien Castella.

Le prix à la meilleure cuadrilla à celle de Sébastien Castella.

Le coup de cœur de l'après midi à Léa Vicens.

 

A noter aux abords des arènes une forte concentration de force de police et gendarmerie pour quelques énergumènes fanatiques, enragés et braillards. (Roberto El Sobresaliente)


Tyrosse, Triomphe de T. Dufau pour la corrida des Fêtes 2019

 

Six toros de José Luis Pereda hétérogènes de présentation, commodes d’armures mansos et manquant de race pour :

-Daniel Luque (vert sapin or) Silence et salut après avis et pétition d’oreille

-Thomas Dufau (bleu ciel et or) Oreille et oreille

-Tomas Campos (vert drapeau du Mexique et or) oreille après avis et silence

Tres peu d’option pour D. Luque qui pourtant à fait un bel effort pour tirer un maximum du 4eme

Thomas Dufau, à peine remis d’une infection, sortira à hombros après avoir coupé une oreille à chacun de ses adversaires.  Un manso de gala en 1er  et un qui avait sorti les freins dont il arracha peu à peu une faena, tuant bien les deux fois.

Les plus beaux muletazos on les doit à  Tomas Campos qui obtiendra l’oreille de son 1er mais sans récompenses malgré ses efforts au dernier, à cause surtout de l’épée.


Le Rejon d’Or 2019 pour Duarte Fernandes

 

 D. Ventura, invité d’honneur, hors concours, c’est Duarte Fernandes, le neveu de Ruy Fernandes qui a remporté sans contestation le 48eme Rejon d’Or, un prix qu’il reçut en piste à la fin de la course des mains de Michele Ricard en presence de la Reine d’Arles et de ses demoiselles d’honneur.

En effet seuls les quatre « invités » du maestro portugais de La Puebla del Rio, étaient en lices pour le prestigieux trophée qui s’est déroulé dans le cadre du 80eme anniversaire du domaine de Méjanes. Une corrida de rejon qui est allée a mas, autant coté cavalier que betail et qui s’est terminé en apothéose avec un septième toro offert et qui, après un saut dans le callejon, a été magistralement lidié ensemble par Diego Ventura, Antonio son père et Ruy Fernandes, un ultime novillo qui voyait des chevaux partout et qui a répondu présent jusqu’au bout se laissant aller même dans la muleta del de La Puebla qui l’occit d’une entière en place…. Vuelta au novillo, comme au sixième toro et presque au 5eme, le meilleur jusque là… et deux oreilles pour les toreros

Quatre novillos et trois toros (1er, 2eme et 6eme pour D. Ventura et J.M. Munera) de la ganaderia de Diego Ventura, élevage formé avec des vaches de Luis Terrón et de Los Espartales, des étalons de ces même fers et des herederos de Conde de Cabral tous d’encaste Murube. Une ganaderia qui faisait sa presentation en France. « Je suis certes satisfait, surtout avec les novillos qui ont permis aux jeunes rejoneadors de s’exprimer, mais ce n’est pas encore le toro que je rêve de présenter pour permettre de triompher pleinement… » Ainsi s’exprimait Diego Ventura le ganadero, pourtant avec deux vueltas et presque une pour ses pupilles..

Diego Ventura hérita d’un 1er peu enclin a se livrer et malgré Nazari ou Fino, ce fut surtout le rejon final qui aida pour l’octroi d’un premier pavillon. Le sixième s’avéra excellent et après des farpas approximatives, le maestro de La Puebla trouva la bonne carburation, allant a mas sur Sueño, puis Lio et surtout Dolar debridé pour des poses à deux mains spectaculaires avant une mise à mort efficace sur Remate le bien nommé

Juan Manuel Munera, se fit souvent un peu dépasser par un toro qui manquait un peu de tout, l’albaceteño se faisant toucher plusieurs légèrement sa cavalerie et tuant d’un rejon bien bas.

Antonio Prates alterna le bon et plus approximatif devant un novillo assez incertain, brillant particulièrement avec Daviche mais s’égarant avec les descabellos

Paco Velasquez, matador de toros qui réalise son rêve d’enfant, devenir rejoneador a su mettre le public dans son esporton malgré des poses plutôt approximatives mais sachant finir de meilleure manière devant un novillo donnant du jeu malgré un peu de distraction, pour couper une oreille

Duarte Fernandes est le neveu de Ruy Fernandes qui vient de remporter le Centaure d’Or aux Saintes Maries et avec la cavalerie du tonton, il s’en est donné à cœur joie, toréant très bien d’entrée son excellent novillo, et dont le palco hesitant pour sortir le mouchoir bleu fut privé d’un tour de  piste, le blond portugais brillant avec Artista pour une faena superbe et magistralement conclut d’un rejon sin puntilla… Deux oreilles et le trophée indiscutable.

Novillos et toros (1er, 2° et 6°) de la ganaderia de Diego Ventura, meilleurs les 4eme, 5eme, 6eme et 7eme Vuelta au deux derniers

-Diego Ventura (Oreille et deux oreilles)

-Juan Manuel Munera (Vuelta)

-Antonio Prates (Silence)

-Paco Velasquez (Oreille)

-Duarte Fernandes (Deux oreilles)

Palco féminin présidé par A. Gueyraud, 1/3 d’arènes sous un chaud soleil, un public compréhensif et bon enfant, sauf en cas de petits accrocs sur les chevaux.


Les Saintes Maries de la Mer : Ruy Fernandes enlève le Centaure d’Or

 

 Le portugais s’est imposé assez facilement pour avoir su s’adapter aux qualités de ses deux opposants et en se montrant sûr avec le rejon de mort. Trois oreilles et le trophée du Centaure d’Or qui lui fut remis en piste à la fin de la course par Mr Chasseing maire des Saintes, accompagné de Marie Sara, de Marie-Pierre Callet…..  Sergio Galan aurait pu couper au moins une oreille au 5eme mais il a faillit avec l’épée. Quant à Oscar Borjas, trop impétueux il est passé un peu hors sujet face à ses deux Gallon Frères. Un lot de toros de cinq ans, de tamaño varié, dépointés réglementairement, qui donnèrent un jeu excellent, quatre sur six applaudis à l’arrastre, meilleurs les 1er et 5eme, supérieurs les 4eme et 6eme, R. Fernandes invitant les deux ganaderos de Mas Thibert à partager sa vuelta triomphale avec les deux oreilles du quatrième.
-Rui Fernandes : Oreille et deux oreilles
-Sergio Galan : Silence et silence
-Oscar Borjas : Silence et salut
Pst G. Magnani, un tiers d’arenes sous un soleil estival
Le 1er Gallon fut infatigable et d’un galop bien régulier,  permettant à Ruy Fernandes de se mettre en valeur aux banderilles, que ce soit sur El Dourado et son temple, ou avec H quiebro et ses pirouettes, le tout avec justesse et précision. Après trois banderilles courtes liées, un rejon efficace mit un terme au combat. Brindée à Marie Sara, sa seconde actuaccion se fit essentiellement sur Artista, qu’un excès de confiance lui valut une bousculade fort heureusement sans conséquences. Une faena parfaitement en adéquation avec son excellent adversaire, applaudit à l’arrastre comme son premier. Final sur Izai avec des courtes enchainées et un rejon fulgurant lui valant une double récompense.
Sergio Galan appuya un peu trop sur la 1ere farpas et le toro s’en ressentit en cours de la faena, malgré les cites ajustés d’Embroque ou de Titan, le madrilène s’embrouillant ensuite avec le descabello. Il réalisa devant son second, le plus pastueño de l’encierro, une faena d’oreille à Madrid. Toréant classiquement pour amener son adversaire à se livrer, sur Capote d’abord, et surtout avec Ojeda, une véritable muleta torera, clouant une superbe paire à deux mains sur Capricio avant les roses et un rejon un peu décalé avec Oleo… Une mort un peu longue, deux descabellos et un public de vacanciers en majorité, ont fait que de pétition, point il n’y eu..Le 3eme aussi fut un peu trop châtié et avec en plus une lidia plutôt chaotique du bouillant Oscar Borjas, il finit en tablas avant de se casser malencontreusement une patte, ce qui mit un terme prématuré a son combat… Il attendit le dernier à la porte des chiqueros, un Gallon qui se blessa à une main mais qui fut, pour les rejoneadors, le meilleur de la course… Avec Whisky et ses cabrades, Londoño ou Giralda, le cavalier de Burgos, trop en mouvement, alterna le bon et le plus approximatif, brillant sur des poses al violin mais au final, s’égarant avec le rejon de mort…


Plaisance du Gers

 

 Novillada non piquée des fêtes 2019 avec trois erales du Camino de Santiago (2eme, 3ème et 4ème) et trois de L’Astarac bien présentés et donnant du jeu,  pour

-Christian Parejo (bleu et or) : salut, un avis et une oreille

-Miguel Polope (blanc et or) : un avis et silence, un avis et vuelta

-Solalito (vert et or) : une oreille, deux avis et silence

Vuelta au cinquième « San Salvador »

Le matin tienta de l’eleveur Jean-Louis Darré (deux vaches du Camino de Santiago et une de l’Astarac) par Marc Serrano et Thomas Cerqueira , piquero Laurent Langlois


Tarascon : 5eme Feria de la Jouvenço

 

Fabien et les Durand

 

Sortie en triomphe, le premier, pour le plus jeune de la terna qui coupa les deux oreilles du dernier eral d’un excellent lot de R. Durand dont le second, N°48, fut primé d’une vuelta posthume… Les trois autres novilleros restant un peu trop marginaux et de plus tuant à l’a peu prêt…

Cette novillada non piquée avec mise à mort organisée par l’École Taurine du Pays d’Arles en partenariat avec l’ACCM et la Ville de Tarascon, n’avait pas attiré suffisamment de monde sur les gradins ombragés et bercés par le chant des cigales. Quatre jolis et excellents erales de Roland et Rafi Durand, meilleur le dernier pour le torero, avec de la noblesse et de la bonne caste, ce qui a pimenté en bien cette matinale

-Santiago Espín, de la Escuela Taurina de Navas del Rey (bleu nuit et or) Vuelta après avis

-Tristan de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (fushia et or) Vuelta

-Borja Escudero de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (blanc et or gris) Vuelta après avis

-Fabien Castellani de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (blanc et or gris) Deux oreilles

Pst : R Del Testa. R. Durand aurait du saluer à la fin, mais pour un problème de timing avec les novillos de la tarde, il venait juste de quitter les arènes. A retenir deux superbes paires de banderilles de T. Ubeda

 

Deux premiers tercios embrouillés pour S. Espin qui se retrouva un peu en début de faena devant un noble jabonero qui le fit se désunir en passant par la gauche et qui tua sans s’engager.

Meilleur début de lidia pour Tristan mais lui aussi après une entame de trasteo prometteuse, ne put maintenir ses bonnes prédispositions face à un adversaire, mansito con casta qu’il tua en hésitant..

B. Escudero a la planta torera, c’est sûr et tous ses gestes le transmettent mais pas toujours au moment de la colocation avec son adversaire, excellent celui là aussi. L’alicantino dessinera quelques séquences très allurées, surtout à gauche, mais l’épée lui fit perdre tout espoir de récompenses.

Bien qu’en phase d’apprentissage, F. Castellani, sut d’entrée mettre son eral dans son capote et le conduire avec douceur, confirmant avec la muleta ou il profita au mieux des qualités de son opposant, à droite d’abord, par un petit bouquet de naturelles splendides ensuite avant de tuer, cerise sur le gâteau, d’une superbe épée… Deux oreilles et sortie à hombros..

Tibo Garcia et les Durand, maitres chez eux....

 

 Le novillero remporte le trophée Nimeño II qui lui fut remis en piste à la fin de la course tandis que les éleveurs étaient appelés à saluer pour la qualité du lot combattu. Physiquement de trois et trois, les derniers plus sérieux de physique, mais tous avec de la race, de la noblesse et de la bravoure plus affirmée chez les 3eme et surtout 4eme, « Jabalino » N°42, honoré d’un tour de piste posthume.

Six novillos de Roland et Rafi Durand, pour la première novillada piquée de leur origine Miranda de Pericalvo, face à trois novilleros de corte différents, classique et impeccable pour T. Garcia, combattif  et engagé pour M. Solera et de la personnalité et de l’originalité chez El Galo qui signera la faena la plus aboutie de l’après-midi face au 3eme. Deux oreilles seulement de coupées, la faute surtout à des mises à mort souvent défaillantes..

-Tibo Garcia (prune et or) Oreille et salut après avis

-Maxime Solera (vert et or) Vuelta et oreille

-André Lagravère "El Galo" (ciel et azabache) Salut après deux avis et silence après deux avis

Pst B. Pujol, chaud et ombragé, ¾ d’arènes et chant des cigales. Minute de silence pour les aficionados dernièrement disparus dont le vétérinaire Maurice Priaulet. Hommage du maire et la CTEM à Stéphane Fernandez-Meca qui torea la 1ere novillada en 1989 et aux ganaderos Roland et Rafi Durand, originaires de Tarascon, en présence de la reine d’Arles et de ses demoiselles d’honneur.

 

T. Garcia reçu joliment le 1er, juste de forces qui fut économisé au cheval avant de se livrer avec noblesse dans la muleta soyeuse et élégante du tarasconnais qui mena à mas sur les deux bords, son largo trasteo jusqu’aux redondos finals avec changement de main, précédents une belle estocade. La grande porte s’ouvrait à lui après avoir réalisé la meilleure faena du festejo face à l’excellent 4eme, applaudit de salida, brave en deux piques, une faena vibrante des deux bords et d’un intérêt croissant. Voulant y rajouter une touche plus personnelle et créative, T. Garcia de désunit un peu en fin de parcours avant de reprendre la main par des manoletinas serrées mais se fermant la sortie a hombros avec l’épée.

M. Solera attendit au centre du "ruedo" son 1er par une longue série de gaoneras avec une voltereta en prime. Manseando au cheval, le Durand afficha une pointe de genio qui ne fit jamais reculer le protegé d’E. Guillen qui s’arrima avec cet esprit novillero, aguante et une certaine efficacité, se faisant à nouveau bousculer au passage. L’épée défaillante lui ôta tout espoir d’oreille. Une oreille qu’il obtiendra au 5eme après une demi-lame à l’encuentro qui mit un terme à un nouvel effort conséquent devant un novillo combattif et encasté. Après six largas de rodillas, le Durand fonça sur la cavalerie avec forces, rompant le palo, envoyant bouler le piquero au sol, sans mal. Le tercio de banderilles ne fut pas de tout repos pour la cuadrilla avant que M. Solera n’entame sa faena par doblones, se montrant ferme, sans reculer sur les deux pitons du plus sérieux novillo de la course.

 El Galo se montra à son avantage à la cape avant deux jolies piques bien prises et un tercio de banderilles face à un adversaire qui calculait. Tardo, mais prenant bien la muleta allurée et poderosa du franco-mexicain, le novillo peu à peu céda de sa retenu, embestissant de mieux en mieux sur des muletazos allurés, un ensemble qui perdit l’espoir d’oreille avec le mauvais maniement des armes… El Galo partagea les banderilles avec son banderillero David Adalid devant un novillo reservon qui avait accusé la morsure du fer. Face à un adversaire tardo aussi, le cadet des Lagravere arriva peu à peu a tirer de méritoires muletazos mais sans possibilité de les lier, tirant tout ce qu’avait a offrir le dernier Durand, y comprit des bernardinas serrées avant une entière très longue d’effet, nécessitant l’usage du descabello…


Castelnau : le prix pour le Lartet

 

….pour la novillada non piquée concours de Castelnau Rivière Basse qui avait à l’affiche six erales d’elevages français, de belles présentations, et donnantdans l’ensemble, du jeu. Dans l’ordre, novillo de Gallon Frères, Turquay, l’Astarac (JL Darré), Le Lartet (P. et J. Bonnet), Alma Serena (Bats) et Sainte Cécile (M. Mejias)

-Isaac Fonseca : Silence après avis et oreille
-Cristian Parejo : Salut après avis et oreille
-Jean Baptiste Lucq : Silence après deux avis et oreille après avis

Vuelta au novillo du Lartet Le prix François Fortassin est attribué au novillo du Lartet, avec un accessit à celui de Sainte Cécile. Les trois novilleros se partagent celui des organisateurs du Sud-Ouest. Photo Alain Sabathier


Eauze : déception ganadera

 

 ‘El Fandi’, J. Galdós et  A. Salenc se sont montrés professionnels devant un lot de toros manquant de forces, deslucidos et descastés un lot de Camino de Santiago de JL Darré, bien présenté mais sans options.

-El Fandi (bleu et or) : Silence et salut
-Joaquim Galdos (violette et or) : Silence et silence
-Adrien Salenc (caramel et or) : Salut après avis et silence après avis

En matinée, novillada non piquée des Fêtes 2019 avec quatre erales du Lartet, bien présentés avec du fond et du jeu, meilleurs le second et le quatrième.

-Miguel Polope (sangre y oro) : Silence après avis et oreille
-Solalito (bleu ciel et or) : Oreille et salut après avis
Solalito a reçu le prix de la ville d'Eauze, Polope celui du club taurin. Les deux toreros se sont partagé le prix des organisateurs du Sud-Ouest. Photo C. Lamoulie


Boujan 3 : Le monde des silences…

 

 Et pourtant malgré un cartel novillero plus expérimenté, on aurait pu espérer mieux, mais les trois n’ont pas put superer aux manque flagrant de caste des novillos portugais, des garçons vaillants qui sont plus habitués aux combats qu’au manque de fond de leurs opposants…. Six novillos de Veiga Teixeira trés bien présenté, plus sérieux les trois derniers, mais qui ne firent même pas illusion au cheval. Certains y furent trop ou mal piqués mais cela n’explique pas tout et du coup le prix au meilleur picador fut fort logiquement déclaré « desierto »

-Abel Robles (rose et or) Silence après avis et silence après avis

-Maxime Solera (vert anglais et or) Silence et silence après avis

-Cristobal Reyes (blanc et or gris) Silence et silence après avis

Palco S.E. Laurent Burgoa. 2/3 d’arènes sous un tres chaud soleil, prix pour la meilleure faena à Cristobal Reyes !! remis en piste par V. Mendes.

Trois piques et pas bien données au 1er, c’était peut-être un peu trop et la faena de muleta s’en ressentie même si le catalan resta marginal malgré quelques passages plus méritoires sur les deux bords. Media lagartija et un descabello pour conclure. Son second fut celui qui offrit le plus d’options et qu’il reçu avec décision. Après deux piques sans grand relief, il se montra mobile surtout en début de faena, permettant à Robles de lier quelques séries correctes avant que les deux n’aillent a menos et que le natif d’Olot s’égare les armes à la main.

Bien réceptionné mais mal piqué, le second se montra court, s’arrêtant à mi-passe de pire manière à gauche et malgré les efforts de M. Solera, tout resta en l’etat, le Veiga Teixeira, se figeant pour la suerte suprême, n’aidant jamais le protégé d’E. Guillen. Le 5eme s’avéra un manso de gala qui prit un banderillero au passage, sans mal, et se laissa faire sans transmission aucune, après de bons doblones initiaux mais s’éteignant peu à peu dans des demi charges violentes, le fosseen, sans grandes ressources en terminant d’une lame basse…

Le 3eme fit deux demi vuelta de campana avant que C. Reyes,qui l’avait reçu d’une larga de rodilla, ne le banderille irrégulièrement et ne le brinde au ganadero… Sur la réserve, mettant les freins au 3eme temps de chaque série, le novillo n’offrit guère de possibilités au protégé de C. Lamoulie qui tua assez mal. Sortie impétueuse du dernier et réception décidée avant un tercio de banderille moyen et un debut de faena assez enlevé qui fit sonner la musique. Son envie de triompher l’amena à être plus vaillant que torero et comme le novillo portugais se lassa vite, tout ira à menos avant un nouvel échec lors la mise à mort..

Boujan 2 : Pas grand choses à retenir…

 

 Même si les pupilles de JL Couturier ne se livrèrent pas avec candeur, il y avait beaucoup mieux à faire pour des aspirants novilleros plus prêts du redoublement que du passage en classe supérieure… Certes il faisait très chaud, mais cela n’explique pas totalement que la moitié des gradins se soit vidée après la mort du petit Fernay…  Quatre erales de Concha y Sierra, joliment présentés, plus sérieux les deux dernier, aux robes variées dans le type de l’encaste, intéressants et qui permettaient des trasteos mieux composés, et un noble eralito de Fernay (3eme) pour

-Sergio Nuñez (prune et or) Silence après deux avis et silence

-Nino Julian (rouge et or) Silence après deux avis et silence

-Lucas Miñana (noir et or blanc) Silence, eralito de Fernay

Palco barcelonais Joan Adell. Le portugais S. Nuñes remplaçait Guillermo Garcia, également de l’Ecole Taurine Yiyo de Madrid. Le prix au meilleur novillero, décerné par le club taurin local " Le Poulpe ", lui fut attribué !!!! les becerristas allant au quite à tour de rôle…

S. Nunes hérita d’un 1er manquant d’un peu de tout et qu’il banderilla tant bien que mal… avant d’aligner des passes sans grande conviction et un adorno plutôt malvenu. Les mises à mort furent plutôt laborieuses. Il invita Nino Julian à partager les palos avant de répéter le même scenario mais devant le meilleur eral de la matinée qui finit par se layer et qu’il occit d’une lame basse efficace

N. Julian banderilla son 1er qu’il avait brindé à M. Bouisseren mais resta prudent face à un becerro sans difficulté, s’arrimant un peu plus en seconde partie d’où l’on retiendra quelques muletazos mieux construit. Il s’essaya au julipié avant d’en finir laborieusement d’une demi-lame. Il rendit l’invitation de S. Nunes aux banderilles et devant un eral un peu juste de forces le nîmois manqua de fermeté pour estomper le coté un peu bronco de son jabonero, même le contraire sauf sur quelques séries un peu mieux ajustées avant d’en finir d’un demi bajonazo en mode « julipé »

Entre temps, le biterrois Lucas Miñana lidia un petit exemplaire d’O. Fernay noble mais manquant de forces et de presence, essayant de composer la figure mais sans véritables fondements. Après une 1ere lame façon brochette, il conclut d’une épée basse

Boujan 1 : Déception générale…

 

 Ouverture caniculaire le samedi 29 juin avec paseillo reporté d’une heure puis decalé d’une demi-heure pour cause de contrôle de sécurité et la seconde moitié de la novillada se passa en nocturne… Hommage à Manolo Vanegas, parrain de cette édition avec Victor Mendes….

Six novillos portugais d’António Silva de superbe présentation dont deux avec des cornes abimées au débarquement et annoncées avant la course…. Des novillos qui sortirent tous avec du pétard, frappant avec violence aux burladeros, mais la plupart feintant les capes d’entrée, mansos avec des tercios de piques assez spectaculaires pour le 1er et surtout le 3eme qui promena en rond le groupe équestre… Et pour la suite, ils recherchèrent soit la tranquillité des tablas à l’ombre, soit d’ignorer les cites…

-Alberto Pozo (vert lagon et or) Silence et salut

-Cristian Perez (bleu nuit et or) Silence après avis et silence

-Francisco Montero (blanc et or gris) Vuelta après avis et salut

Palco S.O. Pascal Darquié. 2/3 d’entrée. A. Pozo remplaçant A. Giron et F. Montero M. Ponce. Prix à Gabin pour la meilleure pique et à F. Montero pour la meilleure faena. Salut des banderilleros El Merenciano et M.A. Ramirez au second.

Alberto Pozo apparut très peu confiant devant le 1er novillo qui ne voulu jamais voir sa muleta fuyante. Le 4eme ira bousculer la cavalerie à la porte du patio de caballos, peu tenu il est vrai par une cuadrilla fantomatique avant ses deux piques… Montera sur la tête, A. Pozo se montra un peu plus serein et volontaire face à un adversaire fade qui avançait sans envie dans le leurre, le tuant habilement.

Cristian Perez hérita du plus mauvais de l’encierro certes, un novillo arrêté et réfléchissant face à la muleta, mais le protégé de D. Loré se mit d’entrée en position recul avant de connaitre une débâcle avec le descabello… Et son comportement sera confirmé devant son second A. Silva, peu évident non plus avec sa tête haute mais sans fond, le doute le poursuivant jusqu’à une épée basse.

Larga de rodilla et capotazos décidés pour accueillir le 3eme qui vit Gabin être applaudit après un tercio de piques spectaculaire. Francisco Montero ne l’obligea jamais et lui déroba quelques séries bien amenées entre deux recherches de fuite, parvenant même à lier deux naturelles de catégories. Il s’arrima avec beaucoup d’envie mais l’épée trahit ce garçon plus habitué aux capeas de village que de se vêtir de lumières… Il montra aussi beaucoup de gana devant le dernier, un novillo manquant d’un peu de forces et d’allant avant de sécher à nouveau avec la ferraille.


St Sever : Thomas Dufau et Sébastien Castella en triomphe

 

 C’était la quatrième année que la commission taurine de Saint Sever proposait une corrida pour les fêtes de la Saint Jean. Il semblerait que ce fut ce dimanche une des meilleures entrées enregistrées. 9/10 d’arènes sous un temps caniculaire. Un cartel 100% français a donc convaincu les aficionados à venir encourager Castella, la figura du moment, et les deux toreros de la région Thomas Dufau et Clemente, l’espoir oublié depuis son alternative. La présidence technique dirigea la tarde de manière trop festive et sans cohérence. Vuelta posthume du quatrième exemplaire, imméritée et effectuée sous les sifflets.

Les toros de Victoriano del Rio et Cortés (3ème,5ème et 6ème) furent juste de présentation et variée dans l’ensemble. De comportement varié également, manquant de forces, ils furent tous économisés sous le fer pour un premier tiers souvent anecdotiques sauf l’ultime qui poussa fort sa seule rencontre. Faibles et fades les deux premiers, nobles mais manquant de fond les suivants, bon et encasté le supérieur dernier.

Sébastien Castella (bleu ciel et or) Oreille et oreille

Thomas Dufau (bleu marine et or) Deux oreilles et oreille

Clemente (sangre y oro) Silence et oreille après avis

Sébastien Castella reçut avec douceur le premier toro de la tarde qui montra rapidement des signes de faiblesses des antérieurs. Le biterrois toréa avec douceur sans brusquer son adversaire, servit une faena essentiellement droitière en liant des séries douces mais qui manquèrent de transmission. Il fut récompensé d’un trophée qu’il renvoya rapidement à sa cuadrilla. Il reçut le quatrième plus volumineux mais peu armé par des véroniques ajustées. Il mit en suerte le toro au centre pour une première petite pique avant d’esquiver complètement le cheval à la seconde qui n’a pas eu lieu. Après un brindis à Richard Milian, Castella débuta par des cambiadas en marchant données avec justesse. Il s’imposa rapidement mais l’animal va manquer de fond et l’obligea à finir sa faena sur des courtes distances entre les cornes.

Thomas Dufau a connut une belle après midi. Le montois reçut son premier torito par une larga de rodillas. Après deux petits picotazos, le petit toro va montrer de la mobilité. Dufau commença par des cambiadas au centre de la piste puis enchaina par des séries droitières en laissant de la distance. Faena avec douceur et templée sous l’air de « Granada » de l’harmonie du Cap de Gascogne mais conclue d’une lame basse. Face au cinquième économisé sous le fer, il débuta à genoux et lia des séries rythmées mais c’est à bâbord qu’il servit des naturelles de qualités et templées sous l’air du film « La légende de Zorro »

Clemente, qui n’avait pas eu l’occasion de toréer depuis un grand moment, a montré qu’il n’avait rien perdu de sa classe torera. Dans le contexte de la tarde, il aurait pu accompagner ses deux compañeros en triomphe sans son échec avec les armes. Très bon capeador, il reçut son premier adversaire avec classe mais son quite par chicuelinas ne sera pas dominateur par la suite. Il réalisa une faena irrégulière mais saupoudrée de gestes talentueux. Il eut la chance d’affronter pour finir le meilleur toro de la tarde, brave sous l’unique rencontre qu’il poussa fortement et encasté dans ses charges. Il débuta parfaitement sa faena qui connecta rapidement avec les tendidos avant un final moins abouti qu’il dut conclure au descabello. La présidence l’encouragea par l’octroi d’un trophée.

En matinée, devant une petite chambrée, la commission taurine de Saint Sever organisait une petite fiesta campera avec deux erales des frères Bats d’Alma Serena.

 Christian Parejo, le récent vainqueur du Bolsin de Bougue débuta avec un eral faible et violent dans le capote. Il fut irrégulier et laissa des passages plus intéressants à tribord. Il reçut plusieurs petits accrochages sans gravité et tua en deux temps.

Jean Baptiste Lucq, l’élève de l’école taurine Adour Aficion reçut avec détermination un exemplaire mobile qui répéta avec force dans le capote. Il fut dominateur, provoqua avec autorité son adversaire qui chargea avec du fond. Après un final par bernadinas et une épée efficace il fut récompensé d’un trophée. La vuelta au novillo fut généreuse. 

Arènes de Saint Sever : Fiesta Campera des Fêtes de la Saint Jean
Deux erales d'Alma Serena avec vuelta au second

-Christian Parejo : salut
-Jean Baptiste Lucq : oreille

Vuelta a los toros pour Toreria


Mauguio 31ème Romeria - Surplus d'oreilles … !!

 

 Pour sa Romeria annuelle la ville de Mauguio reprogrammait dimanche une corrida des frères Gallon dont un toro avait été indulté l’an dernier. Chaleur caniculaire et une petite entrée avec moins d'un quart de plaza. Bon encierro très bien présenté, joli trapio pour une arène de cette catégorie. Le 2ème présentant quelques signes de faiblesse. Le 6ème honoré d’une vuelta posthume. Tous ne recevant qu’une seule pique. Au cartel trois toreros qui faisaient leur présentation à Mauguio.

-Antonio Nazaré – glycine et or - Oreille et oreille !

-Damian Castano – agapanthe et or blanc - Oreille ! et silence

-El Adoureno – rouge muleta et or - Deux oreilles ! et vuelta après avis

Le premier toro de la tarde est accueilli avec des véroniques fleuries par Antonio Nazaré. Une seule rencontre au cheval et un quite élégant par chicuelinas. Après un brindis à Tibo Garcia la faena, devant cet animal noble est complète. D’agréables séries sur les deux rives permettent de mettre en valeur la noblesse de l'animal. Quelques naturelles du plus bel effet terminent la prestation puis une lame entière lui permettent de se voir octroyer une oreille. Son second est reçu lui aussi par un joli et agréable jeu de cape. Une légère pique vite relevée. Brindis au public et travail honnête sur les deux cornes mais une supériorité sur la gauche. Son volontarisme joue sur les tendidos, une oreille est réclamée et le palco sort le mouchoir un peu rapidement.

Damian Castano joue beaucoup avec le public plus qu’il ne toréait. Après un brindis à Roman Pérez la faena devant ce toro faible est brouillonne et ne permet pas de peser sur l'animal. La faena n'est en aucun cas liée, et ceci se ressent au moment suprême. Quelques « supporters » s'égosillent et le président très généreux accorde une oreille. Son second rencontre volontiers la cavalerie mais ne subi lui aussi qu'une seule pique. La faena est débutée au centre par des déréchazos à genou. Devant cet adversaire rempli de noblesse sans aucun vice, Damian exécute un travail correct sans jamais atteindre les sommets. Une demi-lame en avant avec forte hémorragie conclue la besogne.   

El Adoureno reçoit son premier toro par un intéressant jeu de capote. Très mal piqué lors de l'unique rencontre le bicho s'engage difficilement lors du tiers de banderilles. La faena est agréable mais majoritairement sur la corne droite. Le ton monte d'un cran en fin de travail avec quelques redondos et passes de pecho. Une entière un peu plate et le public (surtout sa pena) réclame un trophée. Le palco encore très généreux sort rapidement deux mouchoirs excessifs. Il reçoit et amène jusqu’au centre par véroniques de classe son second et magnifique exemplaire. Apres une pique très légère, le torero du Gers entame sa faena avec volonté en profitant des charges longues. Le toro très collaborateur met bien la tête et s'engouffre volontiers dans le drap. Le travail sur les deux cornes est plaisant mais sa malchance aux aciers le prive de tout trophée. Un tour de piste posthume est accordée in extremis au toro qui sortait de l'arène. Sa vuelta lui permet de faire participer Jean Pierre et Michel Gallon les ganaderos.

 

Roberto El sobresaliente


Aire sur l’Adour : grand triomphe de Daniel Luqueface aux toros de Valdefresno

 

La junta des peñas aturines organisait ce dimanche la corrida des fêtes d’Aire sur l’Adour. Malgré une météo estivale et un cartel attractif, les aficionados ne furent que peu nombreux à se rendre aux arènes Maurice Lauche. Environ ½ arènes. Daniel Luque était très attendu après son grand triomphe à Vic Fezensac lundi dernier. Il a confirmé tous les espoirs placés en lui, c’est l’homme à suivre cette temporada. Il toréa avec tellement de bonheur qu’il partagea ensuite trop son triomphe en demandant la vuelta au toro, aux alguazils de venir faire le tour de piste et au mayoral de sortir en triomphe avec lui. Un résultat comptable généreux. Mais le seul triomphateur de la tarde est bel et bien Daniel Luque. A l’issue du troisième toro, le pasodoble d’Ivan Fandiño résonna pour un hommage toujours poignant.

-Fernando Robleño (chocolat et or) Ovation et oreille

-Octavio Chacon (bleu ciel et or) Vuelta et oreille

-Daniel Luque (violette et or) Deux oreilles après avis et deux oreilles

Les Atanasios et Lisardo Sanchez de Valdefresno de bonne présentation dans l’ensemble, ont surtout déçu par leur manque de force. Ils furent économisés sous le fer pour un tercio réduit dans l’ensemble et ont manqué de transmission malgré un fond de caste et une noblesse suave dans la muleta.

 

Fernando Robleño accueillit son premier adversaire par des véroniques dans lesquelles le toro montra des qualités sur la corne droite. Après une seule pique poussée avec la tête haute, le toro fut noble mais aussi fade. Faena bien construite sur les deux bords mais sans transmission. Il tua d’un bajonazo qui le priva d’un gentil possible trophée. Le quatrième fut compliqué à fixer, mansito, il alla au cheval en essayant de le contourner. Juste de force, le toro montra de la noblesse qui permit pour une fois au petit Fernando de toréer avec douceur. Il livra une faena essentiellement droitière, donna des muletazos templées. A gauche, le toro fut moins évident et Robleño n’insista pas sur ce côté. Il logea une belle épée et reçut un trophée.

 

Octavio Chacon dut s’employer pour parvenir à fixer le second toro qui fit le tour de la piste à plusieurs reprises. Après deux picotazos, Luque s’illustra cape en main pour un quite donné avec douceur. Le toro fut juste de force et chargea uniquement à mi hauteur sans mettre la tête. Faena appliquée de Chacon, qui ne parvint pas à s’imposer réellement et finissant par des circulaires. Il conclut d’une entière basse au second essai. Le cinquième fut protesté à sa sortie, peu valide, il montra des signes de faiblesses. Chacon eut l’intelligence de le toréer à mi hauteur afin de ne pas le brusquer.

 

Daniel Luque est le torero du moment. Aucun toro ne lui résiste. Dès qu’il foule le sable, c’est lui qui commande et qui impose à tous ce qu’il veut faire. Parfait lidiador, il mit en suerte ses adversaires avec précision. Il dirigea ses hommes et commanda la charge de ses adversaires. Face au troisième toro juste de force, Luque réalisa une grande faena pleine de douceur et de classe, toréant avec relâchement dans ses muletazos. Les manoletinas finales furent ajustées au millimètre. Epée engagée mais en arrière. Face à l’ultime, il se montra très à l’aise cape en main. Il guida d’entrée avec précision la charge de son adversaire qui fut le plus intéressant de la tarde. Bravito sous le peto, il montra par la suite une belle noblesse. Luque débuta par des trincheras de luxe, donna des naturelles templées qu’il exécuta avec classe. Il fit arrêter la musique pour mieux déguster sa fin de faena. Il concocta pour finir des luquesinas made in Luque. Daniel Luque pouvait savourer son triomphe mais la vuelta au toro et la sortie à hombros du mayoral furent eux exagérées.

 

Vuelta à los toros pour Toreria


Istres: Triomphe final à la mexicaine

 

S. Castella coupe les trophées maximum au toro de regalo et sort en triomphe avec El Juli et Luis David Adame qui avaient auparavant coupé trois oreilles chacun… « Comunero », le meilleur toro de ce lot de Victoriano del Rio, mais qui avait été placé en réserve, eu droit à une vuelta posthume…. Scenario idéal certes mais qui ne doit pas faire oublier une corrida qui fut loin de tenir toutes ses promesses en grande partie par le manque de fond des toros de Victoriano del Rio, la plupart des trophées obtenus étant surévalués.

-Six toros de Victoriano del Rio Correctement présentés, faisant leur devoir au cheval lors de leur unique rencontre la plupart en s’y employant, manso de gala le 3eme, meilleur en tout le 7eme offert par S. Castella, de bonnes compositions les 1er et 6eme… le reste sans.

-Julian Lopez « El Juli » (costume charro noir) Deux oreilles !! et oreille !

-Sébastien Castella (costume charro gris souris) Salut après avis, silence et deux oreilles y rabo au toro de regalo

-Luis David Adame  (costume charro marron) Deux oreilles !! et oreille !

Une corrida “Charra” avec tout le cérémonial mexicain : costumes, musiques, cavaliers, décorations, y compris les vueltas à l’envers… et animée musicalement par la Pena Chicuelo et les Mariachis "Corazon de Mexico".

Pst : A. Cervantes aussi large que les bords des sombreros mexicains, arènes pleines sous le soleil et un vent léger. A l’issue du paseillo, un trophée souvenir fut remis aux trois toreros et Hector Guttierez reçu son prix «Camino hacia la Mexico» Salut de Rafael Viotti et V. Herrera au 5eme

 

Face au toro d’ouverture de bonne composition El Juli composa une faena de bonnes factures, enchainant les séries avec rythme et justesse avant un final recentré et plus enlevé, le tout conclut d’une estocade maison efficace. Son second manquait de forces, de fond et de classe, violent même parfois. Le madrilène arriva peu à peu à le canaliser et à le guider plus avec sa technique qu’avec son engagement. Nouvelle démonstration d’efficacité du julipié en guise de conclusion.

S. Castella avait tiré le pire sorteo, deux toros manquant de fond qui se laissaient plus ou moins faire mais sans aucune épices ni intérêt majeur pour les leurres. Son 1er mobile au départ réduisit très vite ses pauvres charges et son second, juste aussi de forces passa rapidement en mode défensif… A la mode mexicaine, il offrit un toro de regalo. Bien lui en prit et face au meilleur toro de l’après-midi, il connecta d’entrée avec le public par une superbe réception à la cape… Cambiadas initiales et enchainements liés et esthétiques sous les Ole ! du public, faena maison ajutée sur les deux bords allant a mas jusqu’au final encimista qui précéda un estocade sin puntilla sous les cris de Torero ! torero !

Le 3eme après la pique s’offrit une vuelta de campana et gagna très vite les tablas. Luis David ne put le sortir que sur sa corne droite pour lui imposer de bonnes séries rythmées avant un retour sustematique à la case départ et ce, plusieurs fois avant les redondos final et une épée canon…Le dernier, officiel, fut bien reçu à la cape et gratifié d’un beau quite par zapopinas. Au dernier tiers il se montra mobile avec un fond de noblesse sur les deux bords mais le mexicain se fit plus volontaire que dominateur, mieux à droite avec quelques bonnes sequences, mais l’ensemble eu du mal a décoller. Il conclut d’une demi-lame efficace…