Bougue : le jeune Cristian Parejo remporte la 25ème édition du Bolsin

 

 Le club taurin Soledad organisait ce dimanche 5 mai la 25ème édition du Bolsin de Bougue. Une belle journée ensoleillée, a accompagné cette édition. Dès le matin, 10 vaches de Camino de Santiago, de Jean Louis Darré ont été tientées. Une matinée toujours longue dans la durée mais essentielle afin de pouvoir qualifier les trois finalistes qui auront la chance de toréer en costume de lumière l’après midi. Cette tienta fut intéressante grâce au bétail du gersois Jean Louis Darré. Braves et nobles à divers degrés, toutes ont permis au jeune torero d’exprimer leurs qualités. Excellentes et braves la 4ème et 7ème qui ont démontré toute la définition de la bravoure en images. 

Dans l’ordre de passage : Anais Taillade (école taurine de Béziers), Alejandro Contreras Tarin (école taurine de Valencia), Miguel Uceda Vargas (école taurine de Camas), Leonardo Dos Santos Passeira (école taurine de Salamanca), David Martinez (école taurine de Guadalajara), Cristian Parejo (école taurine de Chiclana), Borja Escudero Gosalbez (école taurine d’Arles), Jésus Garcia Iglesias (Fondation El Juli), Tristan Espigue (école taurine Rhône Aficion), Nino Julian (centre français de tauromachie)

Après le comptage des votes, répartis en trois groupes : le jury des cinq villes organisatrices qui offrent un contrat au vainqueur (Mont de Marsan, Bayonne, Dax, Vic Fezensac et Plaisance du Gers), le second groupe constitué des membres du cercle taurin Soledad et le public en troisième.

La matinée intéressante sous un temps ensoleillé et frais. Après le repas, les trois finalistes sélectionnés Alejandro Contreras Tarin, Miguel Uceda Vargas et Cristian Parejo ont affronté des erales de Jean Louis Darré de comportement et présentation variés. Très faibles les deux premiers, sur la défensive et exigeant le troisième. Les deux derniers pour les finalistes ont montré de la noblesse et de la mobilité. Meilleur le dernier.

- Alejandro Contreras Tarin (bleu ciel et or) timide ovation

-Miguel Uceda Vargas (capucine et or) ovation et oreille

-Cristian Parejo (bleu France et or) ovation et oreille

Alejandro Contreras Tarin reçut discrètement le premier novillo qui montra rapidement des signes inquiétants de faiblesses. Souvent profilé, le jeune torero de l’école taurine de Valencia laissa une timide prestation. Il lia des séries sans transmission. Il conclut d’une entière efficace au deuxième essai.

Miguel Uceda Vargas avait laissé une des meilleures prestations de la matinée. Il reçut par de bonnes véroniques son adversaire. Après un quite de Parejo et répondu par Uceda, son opposant montra lui aussi des signes prononcés de faiblesses. Il toréa avec douceur mais sans transmission par la faute au manque de force de son adversaire. Sa faena fut trop longue.

Christian Parejo reçut le troisième exemplaire bisco d’une larga de rodillas. Le novillo se défendit, et donna des coups de têtes qui ne gênèrent pas le novillero qui parvint à s’imposer malgré la complexité de son adversaire.

Après délibération des membres du jury, c’est Miguel Uceda Vargas et Christian Parejo qui furent logiquement qualifiés pour la finale.

Miguel Uceda Vargas accueillit son second opposant par des véroniques. Après un bon début de faena avec rythme et maîtrise, sa seconde partie de faena baissa d’intensité et le novillo se décomposa. Il tarda une nouvelle fois à prendre les armes et conclut d’une entière efficace puis obtiendra le premier trophée de la tarde.

Christian Parejo, le favori du jury dut se montrer rapidement à son meilleur niveau après le trophée de son compañero. Par chance, il affronta un noble exemplaire de Camino qui sera le meilleur de la tarde. Il débuta au centre par des cambiadas avant de lier de belles séries dominatrices et avec une certaine douceur dans ses muletazos. Il conclut d’une lame un peu basse après un pinchazo qui ne le priva pas d’un trophée mérité. La vuelta finale en compagnie du ganadero fut quelque peu exagérée.

Sans grande surprise, le petit protégé de Tomas Cerqueira, Christian Parejo fut déclaré vainqueur de la 25ème édition du Bolsin de Bougue.

 

Vuelta a los toros pour Toreria

 

Le vainqueur est assuré d’avoir 5 contrats offerts en novillada sans picador par les villes de Bayonne, Dax, Mont de Marsan, Plaisance du Gers et Vic Fezensac.


Aire sur l’Adour : Juan Carlos Carballo séduit et coupe une oreille à un Juan Luis Fraile

 

 Après avoir fait l’objet de multiples discussions cet hiver, la traditionnelle novillada de la peña des Arsouillos a retrouvé un nouvel élan alors que celle-ci était en danger. Désormais en charge de l’organisation complète, la peña a souhaité mettre en avant les deux thèmes qui leurs sont chers : la musique et les toros. Pendant une heure jusqu’au paseo, le desafio des bandas « Lous Pegaillous », « Los Calientes », « Les Biberons », « Lous Faïences » et « Los Arsouillos » et « Les Armagnacs » a fait monter l’ambiance dans les gradins tout en respectant la tenue et les codes du spectacle par la suite. Plus de monde dans les gradins, un soleil agréable pour une première semble-t-il réussit. Plus de demi-arène environ. La cuadra Bonijol fut remplacée par la cuadra Garcia de Madrid pour des raisons sanitaires.  A la mort du troisième toro, un hommage au maestro Ivan Fandiño fut une nouvelle fois très émouvant avec l’interprétation de son pasodoble.

Les novillos de Juan Luis Fraile bien présentés, sérieux, furent compliqués et de comportements variés. Mansos et violents les premiers, noblons mais manquant de fond les suivants. Ils furent décevants au cheval, violents, donnant des coups de têtes et sans bravoure.

- Juan Carlos Carballo (bleu ciel et or) Silence après avis et oreille

- Maxime Solera (encre violette et or) Silence et silence après avis

- Dorian Canton (vert et or) Silence et oreille après avis

Juan Carlos Carballo Le jeune novillero, apodéré par Fernando Cruz, avait été éloigné des circuits pendant deux ans après une très grave blessure avant de revenir l’an passé à Parentis où il avait séduit. Hier, il fut sérieux, très bon chef de lidia, allant chercher le picador à l’entrée, il fit preuve d’une belle maturité du haut de ses 160cm environ. Son premier novillo fut violent et manso sous le fer de Félix Majada. Compliqué et désordonné dans la muleta, il donna sans cesse des coups de têtes malgré les efforts de Carballo pour le corriger. Le quatrième tardo fut amené calmement vers le centre. Il fut violent au cheval lors de ses trois rencontres où il fut mal piqué. Carballo débuta sa faena par le bas avec autorité. Volontaire et sincère, il lia des séries courtes avec une certaine autorité, toreria et parfois avec relâchement malgré une adversité piquante. Il s’engagea et logea une grande estocade, légèrement contraire où il reçut une voltereta impressionnante. Grosse oreille pour le torero de Cacérès avant de rejoindre l’infirmerie pour une forte contusion interne.

Maxime Solera qui avait du déclarer forfait l’an passé, tenait à honorer son contrat de cette année. Il reçut son premier adversaire à porta gayola qui sauta dans le capote. Manso et violent lors de ses quatre rencontres avec la cavalerie, il fut compliqué et dangereux dans la muleta incertaine du provençal, qui ne put que subir sans solution. Le cinquième répéta dans le capote avec une certaine classe. Par la suite, il fut très mal piqué et il en ressortit amoindri. Face à cet exemplaire noblon à droite mais fade, Maxime fut appliqué, donna des muletazos de bonnes factures mais sans domination et avec hésitation. Il sécha complètement avec les armes, essaya de tuer de la main gauche sans y parvenir.

Dorian Canton. Le second montra quelques signes de faiblesse, il prit deux petits puyasos sans pousser et en freinant avant le contact au peto à la seconde. Bon tercio de banderilles où Mathieu Guillon et Manolo de los Reyes furent invités à saluer. Le novillo et le novillero restèrent sur la réserve. La faena fut irrégulière, de meilleure facture à tribord mais accrochée à bâbord. Face à l’ultime, le plus léger du lot mais le plus noble, le béarnais ne fut pas convainquant, faisant les bordures. Il donna trop de passes sur le passage sans dévier la charge de son adversaire qui l’emmena petit à petit sur son terrain. Après une estocade placée en avant, le public demanda trop généreusement un petit trophée qui n’a pas la même saveur que celui de Carballo.

 

Vuelta a los toros pour Toreria.


Mugron : Yon Lamothe sort en triomphe

  pour ses débuts en novillada piquée

 

 La peña taurine mugronnaise organisait dans les arènes de Condrette leur traditionnelle journée des Pâques taurines. Avant le paseo, le jury constitué de personnalités de la corrida et de la course landaise ont remis les prix du 19ème concours des nouvelles taurines. 8/10ème d’arène environ sous un ciel nuageux.

Les novillos de Baltasar Iban de présentation hétérogène, furent compliqués dans l’ensemble, brusques et désordonnés, manquant de race, allant a menos mais ils furent également mal lidiés et pas bien exploités. Les novilleros du jour sont souvent restés prudents, et ont manqué d’autorité dans leurs muletas respectives, sans trouver de solution aux équations posées par leurs opposants. Ce qui fut décevant pour les deux maestros aguerris Francisco de Manuel et Dorian Canton aux portes de l’alternative. Paradoxalement c’est Yon Lamothe qui faisait sa présentation en novillada piquée qui tira le mieux son épingle du jeu.

-Francisco de Manuel (violette et or) silence après avis et silence)

-Dorian Canton (rouge et or) ovation et silence)

-Yon Lamothe (vert et or) 1 oreille après avis et 1 oreille après avis)

Francisco de Manuel reçut discrètement le premier novillo qui poussa fort sa première rencontre avant d’aller à menos à la seconde. Le toro s’assomme avant le début de faena, reste groggy quelques instants avant de repartir au combat avec un fond de caste. Francisco de Manuel resta discret tandis que son adversaire commença à se défendre de plus en plus. Le quatrième répéta fort dans la cape du torero de Colmenar Viejo. Deux piques prises avec puissance mais poussant uniquement avec la corne gauche. Le novillo continua à être brusque et désordonné dans ses charges. La faena de De Manuel fut elle sans domination ni liaison. Il échoua avec les armes lors de ses deux passages.

Dorian Canton, le torero béarnais connut une tarde difficile. Son premier opposant poussa par à-coup sa première rencontre. Dorian se fit accrocher la muleta tout au long de la faena, sans parvenir à trouver le bon rythme face à un adversaire qui se défendait plus qu’il n’attaquait et qui infligea à deux reprises une voltereta au béarnais sans gravité apparente malgré un second accrochage sérieux lors de l’estocade. Face au cinquième, il sembla accuser légèrement le coup, en perdant du terrain et en se faisant désarmé.  

Yon Lamothe,  le tarusate faisait sa présentation en piquée. Il fut appliqué à son premier passage sans parvenir à corriger les coups de têtes de son adversaire qui lui accrocha la muleta à plusieurs reprises. Il rallongea inutilement sa faena où il reçut une voltereta sans gravité et obtint un trophée généreux, soutenu par sa peña. Il reçut l’ultime aux cornes abîmées, mais qui fut annoncé au micro avant le paseo, en montrant une certaine aisance cape en main. Il donna une faena sans transmission avant de conclure d’une demi-lame au second essai. Oreille d’encouragement.

Yon Lamothe reçut le prix Jean Lestage du triomphateur de la novillada.

 

En matinée, trois erales d'Alma Serena bien présentés et donnant du jeu pour
-Niño Julian (rouge et or) : Salut
-Jean Baptiste Lucq (sangre y oro) : Oreille et oreille

Le prix des organisateurs du Sud-Ouest est réparti entre les deux novilleros
Jean Baptiste Lucq reçoit le prix attribué par l'UCTPR au triomphateur de la matinée

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Aignan : Deux oreilles pour Alberto Lamelas

 

 La 27ème corrida de Pâques de Toros y Aignan s’est déroulée hier sous un ciel nuageux et venteux mais sans pluie. Le public a certainement eu peur de l’arrivée de celle-ci car les gradins affichaient un remplissage d’environ 6,5/10ème. Ce qui n’est pas habituel. Le cartel réunissait pourtant trois maestros et lidiadors aguerris.

La ganaderia de Lora Sangran était elle moins bien connue avec son origine José Benitez Cubero. Celle-ci a déçu par son comportement. Pourtant bien présentés, les toros ont manqué de race et de moteur, plutôt discret sous le fer puis fade et sans fond au dernier tiers. 

Domingo Lopez Chavès (framboise et or) ovation et ovation après avis)

Octavio Chacon (bleu piscine et or) 1 oreille et palmas après avis)

Alberto Lamelas (bleu turquoise et or) 2 oreilles et silence après avis)

Domingo Lopez Chavès fut volontaire et appliqué comme à son habitude dans la lidia. Il hérita du lot le plus mauvais mais fut professionnel toute la tarde. Le premier toro mit de très longues minutes avant de sortir en piste. Ce sera le seul à s’employer quelque peu sous le fer de Tito Sandoval. Il fut par la suite violent et brusque dans ses charges. Lopez Chavès essaya de le canaliser en débutant par le bas mais ne parviendra pas à le maintenir dans sa muleta malgré sa volonté. Il reçut le quatrième avec des véroniques pieds joints. Le Lora Sangran resta noblon mais fade et sans fond. Malgré quelques bonnes séquences mais irrégulières en début de faena, il finira avec plus d’approximation.

Octavio Chacon,  le torero révélation de la temporada passée est resté prudent, faisant les bordures face à un adversaire noblon et sans piquant. Il reçut un trophée sans raison valable après une épée en place au second essai. Il fut un peu plus impliqué à son second passage mais sans être totalement le maître en piste.

Alberto Lamelas, le chouchou des gersois, fut généreux comme à son habitude. Il se donne à 100% dans ce qu’il entreprend mais montre aussi quelques lacunes techniques en toréant de façon irrégulière et sans parvenir à s’imposer réellement. Il reçut comme trop souvent un léger accrochage lors des manoletinas finales. Son épée légèrement basse aurait du le récompenser que d’un seul trophée. Ce qui aurait été le cas, si la présidence n’avait pas cédé rapidement au toro précédent. Mais face à la popularité du maestro, elle dut concéder les deux pavillons. Face au dernier faible et sans charge qui reçut qu’un seul picotazo, Lamelas donna un par un les muletazos sans transmission.

 

En matinée : Quatre erales de la ganaderia du Lartet, bien présentés, le meilleur le dernier

-Alvaro Burdiel (nuit d’encre et or) : Silence et oreille
-Solalito (vert et or) : Oreille après avis oreille après avis
Avant la course, le trophée Occitanie 2018 a été remis à la ganaderia du Lartet
A l'issue de la course, Solalito a reçu le prix des organisateurs du Sud-Ouest et de la communauté de communes d'Aignan. Le prix du club taurin Aignan y Toros a été attribué à Alvaro Burdiel

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Garlin : les novillos de Pedraza de Yeltes déçoivent

 après la remise des prix

 

 Les années se suivent et ne se ressemblent pas à Garlin. Après le triomphe de la saison passée, les novillos de Pedraza de Yeltes n’ont pas été à la hauteur des attentes du public. Les gradins étaient remplis totalement affichant le No Hay Billetes. Une récompense pour tous les bénévoles qui œuvrent sans relâche pour cette journée. A l’issue du paseo, les critiques taurins et les clubs taurins Paul Ricard du Sud Ouest ont remis leur prix de meilleure novillada de la temporada 2018 au ganadero Luis Uranga. Il est dommage de remettre ces prix avant une course plutôt que pendant une soirée hivernale.

Lors de la fiesta campera matinale, c’est Manuel Diosleguarde qui fut sélectionné au détriment d’Hector Gutierrez pour la novillada de la tarde face à deux bons novillos de Pedraza de Yeltes avec beaucoup de caste.

Deux novillos de Pedraza de Yeltes pour Hector Guiterrez (palmas) et Manuel Diosleguarde (Saluts)

Les six novillos de la tarde ne furent pas à la hauteur de leurs frères du matin. Sérieux de trapio, haut et long mais pauvres d’armures pour les premiers. Ils furent discrets au cheval malgré le fait de s’élancer sans se faire prier, nobles et juste de force les deux premiers, les suivant restèrent sans fond ni caste.

-Dorian Canton (vert et or) vuelta et deux oreilles

-Manuel Diosleguarde (bleu marine et or)  Oreille et silence après avis

-Alejandro Mora (bleu electrique et or) Oreille et palmas après deux avis

Dorian Canton, le local de l’étape soutenu par un nombreux public a montré une certaine maturité pour la première novillada de la saison. Toutes ses sorties seront importantes jusqu’au 27 juillet, date de son alternative. Le premier novillo hésita et s’arrêta avant d’entrer dans le peto dans lequel il ne poussa pas par manque de force. Le béarnais servit une faena sérieuse et douce face à un adversaire noble mais court de charge. Il logea une entière basse au second essai et dut se contenter d’une simple vuelta. Face au quatrième, sans grande qualité, qui se défendit sur place, il fut appliqué mais sans transmission. Après une épée certes en place, il reçut, sans raison valable, deux oreilles de la présidence qui furent très protestées dans les gradins. 

 Manuel Diosleguarde montra de l’envie et de l’application dans sa lidia face au second qui s’abîma la corne droite à sa sortie puis qui tenta un saut sur le burladero. Il fut généreux mais sa faena fut irrégulière. Après un bon début droitier, il perdit ensuite du terrain en prenant la corne gauche. Le final fut plus brouillon mais qui ne l’empêcha pas de couper le premier trophée de la tarde. Le cinquième s’élança de loin au cheval mais sortit aussi vite qu’il n’y partit. Manuel ne put dominer son adversaire qui chargeait de façon désordonné et avec mansedumbre.

 Alejandro Mora, le triomphateur de l’an passé, revenait dans le Béarn avec envie. Face au troisième compliqué à fixer et plus violent que brave au cheval, il servit quelques détails sans parvenir à s’imposer face à un opposant sans classe et combativité. Mais la classe du torero séduit le public qui lui offrira une petite oreille avec une entière efficace. Face au dernier, bien fait mais sans bravoure et qui ne se livra pas, le neveu de Juan Mora toréa avec beaucoup de classe et d’élégance, séduisant de nouveau les aficionados. Sa faena fut valeureuse mais manquant de liaison par la faute du novillo tardo. Il fut long avec les armes et coucha son adversaire sur le gong.

Le prix mis au jeu au meilleur picador fut attribué au français Jean Loup Aillet.  Dorian Canton reçut le prix du triomphateur.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


St Martin : Une sérieuse feria de La Crau

 

Elle s’est finalement déroulée sur la seule journée du dimanche à cause du mauvais temps de la veille. Les six Yonnet en matinée et la corrida de competencia l’après-midi. Tous les toros ont été applaudis à leur sortie pour leur présentation sérieuse, leur comportement s’avérant bien plus variés. Malgré des cartels « toristas » bien rematés, guère plus d’une demie entrée pour la matinale et deux tiers pour voir les six toros français avec F. Robleño et O. Chacon !!!!

1ere de feria. Des toros….

 

 Six toros de Yonnet, quatre du fer de Christophe et deux de celui d’Hubert les 4eme et 6eme, superbement présentés, spectaculaires plus que braves au cheval, seul le dernier s’y employant vraiment, le 3eme étant honoré assez généreusement d’un tour de piste posthume pour ses vibrantes arrancadas face au piquero, la dernier de l’autre bout de la piste, mais ne les confirmant que moyennement sous le fer. J. Cortes, pas dans son meilleur jour, touchera les deux toros les moins intéressants dans la muleta, T. Dufau héritera du meilleur sorteo, ne lui manquant qu’un eu d’empaque pour couper une oreille et G. Del Pilar, le plus déterminé avec deux portas gayolas aura à combattre les deux les plus compliqués

-Javier Cortes (violette et or) Salut et salut après avis

-Thomas Dufau (fushia et or) Vuelta après avis avec forte petition et silence après deux avis

-Gomez del Pilar (bleu et or) Vuelta et silence après avis.

Vuelta au 3eme Yonnet « Mermoso » N°56. Pst Ph Kugener. Soleil frisquet, un peu plus d’une demi-entrée.

Joliment réceptionné par J. Cortes, le 1er ira trois fois au cheval de mas à menos avant de bien se livrer à droite puis de réduire assez vite ses embestidas… Le 4eme sera celui de moins bon impact sur ses deux rencontres et s’agenouillera plusieurs fois en début de faena. Le madrilène profitera des bonnes dispositions initiales sur les deux cornes, lui allongeant les charges  en fin de parcours pour en tirer le maximum avant de conclure d’une lame caida au 2eme essai

Le second s’allumera sous le fer en trois occasions et offrira à T. Dufau une corne droite de bonne composition. Le landais réalisera quelques séries bien construites sur ce coté, manquant toutefois d’un peu de fond. Une courte tentative à gauche avant de  porter une superbe estocade qui à elle seule aurait pu lui valoir un trophée…. Belle réception du 5eme avant deux piques bien prises et à nouveau un excellent coté droitier qui profitera, surtout en début à T. Dufau mais sans l’exploiter à fond, l’ensemble se  diluant en fin de cycle…. Le descabello anéantissant tout espoir de récompenses

Attendu à porta gayola, l’agressif 3eme désarmera Del Pilar puis son lidiando avant de galoper quatre fois avec alegria vers le cheval, de plus en plus loin et a mas mais vraiment s’employer sous la pique. Superbe tercio souligné par la musique et ovation pour J.F. Aguado. A la muleta ce ne fut pas la même partition, mobile mais court il se montrait plus félin à gauche, le toledano ne rompant pas, parvenant à glisser quelques gestes d’école devant un toro qui s’avisait de plus en plus et qui finit impossible à bâbord. Entière caida à la conclusion. Brindé à T. Cerqueira, le sixième fut celui qui s’employa le plus au cheval par trois fois. Il y laissa tout ce qu’il avait, regardant plus les tendidos que la muleta, s’arrêtant à mi-parcours avec violence et négligeant de plus en plus les cites…. Del Pilar l’occira d’une lame plate et de descabellos…

2eme de feria. Oreille pour Chacon et Robleño….

 

…Face à un lot de très belle présentation et au comportement forcement variés…. La palme revient au R. Durand (5°) devant le Jalabert (4°) et le Barcelo (6°), seul les Giraud (1er) et Fano (3°) posant plus de problèmes, le Tardieu (2°) mettant du temps a récupérer une forte vuelta de campana…. Mano à mano sans competencia entre deux lidiadors avérés, F. Robleño ne s’impliquant guère sur ses deux premiers combats avant de couper un trophée face à l’excellent Durand, O. Chacon fut plus présent mais les épées mirent un bémol à ses actuacciones après avoir coupé l’oreille du Tardieu…

-Fernando Robleño (Blanc et or gris) Silence après avis, silence après avis et oreille après avis

-Octavio Chacon (piscine et or) Oreille, salut et salut après deux avis.

Sobresaliente : Jeremy Banti. Pst Ph. Kugener. Deux tiers d’entrée sous le soleil….

Le Jacques Giraud sera assez mal piqué par trois fois avant de se montrer tardo, court et assez violent et comme F. Robleño resta très distant et inexistant à gauche, le final se fit par bajonazo au second essai…. Il ne fut guère plus inspiré par le Vieux Sulauze (Fano) qui ira fort par deux fois à la pique mais qui se montrera assez réservé au dernier tiers avant une mise à mort en plusieurs chapitres…. Protesté pour quelques problèmes de pattes, Le R. Durand s’avérera le meilleur de la course, du moins à la muleta par sa mobilité et la transmission de ses charges, d’autant que Robleño trouva la bonne carburation, corne gauche d’abord, l’autre ensuite avant un final tout en rondeur à bâbord….

Le superbe colorado des Frères Tardieu s’offrit une grosse vuelta de campana dans la cape de Chacon avant de prendre deux piques avec intérêt. Handicapé par sa roulade, le toro sera peu contraint en début de faena, s’exprimant bien sur les deux cotés au court d’un long trasteo allant a mas avant une épée sin puntilla… Le Jalabert s’élancera de loin sur la seconde pique bien prise avant s’accrocher le banderillero de Chacon. Commencé sur un rythme lent le dernier tiers prendra peu à peu du rythme et de l’entrain jusqu’à ce que « Milagro », qui baissait de ton,  ne cueille le gaditano sur un muletazo. Le toro fléchissant au moment de l’épée, celle-ci s’avéra très à peu près… Pour son 1er toro en corrida, Barcelo a justifié sa présence. Deux piques bien prises, d’une bonne noblesse surtout à droite, bien que manquant d’un peu de transmission, plus court à gauche mais répondant toujours aux sollicitations ajustées de Chacon qui avait offert un quite à J. Banti…. Les épées une nouvelle fois priveront le torero d’une sortie à hombros…


Le Sambuc (Arles) : le prix spécial pour Lucas Spagna

 

 Le jeune arlésien de la Fondation El Juli est sorti en triomphe des arènes Cyril Colombeau du Sambuc après avoir coupé les deux oreilles du dernier becerro, N°13,  qui lui fut honoré d’une vuelta posthume….  Organisées par le CTPRicard d’Arles, cher à José Caparros, ces 2emes rencontres nationales des Ecoles Taurines étaient placées à la mémoire de Jean-Marie Drome aficionado, membre et trésorier du club, décédé cette année. Soleil radieux pour une journée de convivialité et de sérieux pour la partie taurine avec prés de 200 personnes autour du ruedo… Quelques exposants taurins étaient là dès le matin et à 11h00 trois becerras en capea et de vaches à la cocarde pour les élèves des écoles taurines ont débuté la partie taurine. Après le repas, une véritable et très intéressante classe pratique pour les élèves des cinq écoles participantes…

Cinq erales de Cyril Colombo sérieux, bien présentés, permettant à chaque aspirant novillero de s’exprimer chacun avec ses moyens, le 1er s’avérant le plus compliqué, le 4eme, le plus fort, le dernier de meilleure composition pour le torero…

-Gauthier Lopez (E.T. de Béziers) Salut

-Fabien Castellani (E.T. du Pays d’Arles) Oreille

-Lucas Brousse-Quentin (CFT Nîmes) Oreille

-Jean-Baptiste Lucq (Adour Aficion) Oreille

-Lucas Spagna (Fondation El Juli) Deux oreilles.

A noter aussi l’originalité de l’arrastre avec Bamboche aux commandes et à cheval…

Ce fut assez compliqué pour le biterrois G. Lopez, manquant d’experience devant un eral exigeant qui demandait du poder….

Le second posa problèmes à Dylan aux banderilles mais permis à F. Castellani de lier d’excellentes naturelles relâchées, l’autre bord s’averant moins facile. L’arlésien conclura d’un recibir efficace….

Les plus belles séquences de la tarde sont à mettre à l’actif de Q. Brousse sur la corne droite plus accessible que la gauche. Le nîmois banderilla en plus fort bien son adversaire et le dernier de l’après-midi mais dommage qu’il se précipita un peu au moment de l’estocade…. 

J.B. Lucq tuait là son 1er becerro en public… Il hérita du plus fort qui le prit deux fois sans degats apparents et dont il prit progressivement la mesure, de meilleur son à gauche…. Avant de porter une lame engagée, il aligna plusieurs bernardinas serrées et autoritaires.

L. Spagna, avec beaucoup d’envie, réalisera les meilleures séquences de sa partition avec la main gauche et il la conclura d’une superbe épée qui influencera surement pour l’octroi des récompenses… Le jeune arlésien invitera Emma Colombaud à partager son tour de piste….

Les cinqs becerristas ont reçu chacun une muleta avec estaquillador et ayuda, le « vainqueur », en plus un prix spécial, un capote de brega, prix remis en piste à la fin du festejo


Vauvert : Clément Hargous remporte le XIIeme Printemps

  des jeunes aficionados

 

Avec 1/3 de plaza et une température clémente les arènes de Vauvert accueillaient une compétition de jeunes toreros. Quatre ganaderias au programme. François André (1er - bonne noblesse pour le rejon et 3° - un peu compliqué) Turquay (2° - noble) Cuillé (4° - intéressant) Alain Tardieu (5° - de la faiblesse et ne s'engage pas) pour :  -Mickaël Toubas (rejon) – salut

-Clément Hargous (bleu de France et or) Oreille après avis

-Borja Escudero (rubis et azabache) Vuelta !! après avis

-Solalito (vert batavia et or) Salut au tiers après avis

Nino Julian (muleta et or) Vuelta après avis

Mickaël Toubas trouve avec le premier François André un adversaire collaborateur. Il fait état de sa bonne cavalerie mais les résultats de son travail sont assez inégaux. La faena est un peu longue et après plusieurs passages le rejon de mort est concluant.

Clément Hargous (CFT Nîmes) reçoit par un joli jeu de capote son adversaire de Turquay. Son travail de muleta est intéressant, bien construit et des passages très serrées. Une faena variée, bien dosée et efficace. Une entière engagée et une oreille bien méritée tombe du palco.   

Borja Escudero (E.T. du Pays d’Arles) accueille son François André dans un jeu de capote violent. L’animal très vif  ne permet aucune faute et Borja ne prend pas le dessus. Quelques passes sur les deux rives et malgré toute sa volonté il n’arrive pas à dominer. Une lame atravesada et plusieurs descabello ne lui laissent aucune option pour un trophée. Une vuelta un peu surfaite. 

Solalito (Nîmes) nous sert de très agréables véroniques dés la réception de son exemplaire de Cuillé. De bonnes séries de muleta particulièrement à gauche enchantent le public. Une faena intelligemment menée mais en fin de travail le bicho prend querencia aux planches et la mort plus délicate avec la sortie contraire se fait en plusieurs temps. Salut mérité.

Nino Julian (CFT Nîmes) s’entend fort bien dés la sortie des chiqueros avec le bicho d’Alain Tardieu. Le novillo donnant quelques signes de faiblesse est bien lidié par le nîmois malgré son peu de métier. Une faena agréable et bien orchestrée mais malheureux aux aciers il perd tout espoir de trophée. Seule une vuelta l'encourage  (Roberto El Sobresaliente)


Gamarde : Pablo Aguado sort a hombros

 

Le sevillan est le triomphateur de la tarde gamardaise et sort par la grande porte grâce à l’octroi d’une oreille de chacun de ses adversaires.

Six  toros de Castillejo de Huebra avec un fond de noblesse mais manquant de forces
-David Galvan (encre violette et or) Oreille avec divisions d’opinions et silence après avis
-José Garrido (Alu et or blanc) Silence et oreille
-Pablo Aguado (lie de vin et or)  Oreille et oreille

David Galvan coupe une oreille controversée à son 1er toro, restant superficiel sur ses deux actuacciones, actuacciones manquant de transmission.

José Garrido est récompensé par l’oreille de son second après une faena volontaire où il fait d’abord face aux difficultés de l’animal sur le piton gauche avant de tirer le meilleur à droite avec deux bonnes séries en fin de faena et une entière efficace. Son premier bis s’éteindra rapidement après avoir fait illusion au cheval

Pablo Aguado laisse deux faenas de qualité, même si la première reste supérieure grâce à un adversaire plus coopératif. Avec un toreo aux essences andalouses, Aguado torée tout en douceur ses deux opposants pour finir par s’imposer y ajoutant la conquête du public.


Béziers : Deux oreilles pour Tomas Cerqueira et Nino Julian

 

 Les arènes de Béziers ont accueilli le Xème Grand Gala de Printemps organisé par le CTPR "El Mundillo" et son président  Christian Coll. Retour gagnant pour le matador de toros biterrois et confirmation pour le jeune becerrista nîmois…

En ouverture, le rejoneador Michael Toubas afficha de l’oficio face à un bon Fano mais le final fut moins convainquant. Saluts.  Tomás Cerqueira à affiché envie, temple et quiétude devant un noble Gallon avant une conclusion efficace. Deux oreilles.  Manuel Ponce de Chiclana se montra volontaire devant un novillo de Barcelo qui finit un peu éteint avec une conclusion par entière fulgurante. Oreille. Tibo García se mit en évidence face à un Tardieu encasté auquel il coupa une solide oreille. Même récompense pour Baptiste Cissé devant un B. Blohorn qui finit en cherchant le pourtour. Yon Lamothe attentif et appliqué face à un becerro de Jalabert pécha lors de l’ultime suerte. Ovation.  Nino Julián a confirmé son jeune statut prometteur lors de la conclusion du festejo devant un bon Margé auquel il coupa les deux oreilles (Photo J.L. Jouet)


Le 2eme Trophée Terre d’Argence pour Tristan

 

Le prix au meilleur novillo a été attribué à celui de la ganaderia Pages-Mailhan, mobile encasté et inusable. Des prix remis en piste à la fin du festejo par M. Barcelo à Pascal Mailhan et par Juan Bautista à Tristan.

Avec deux oreilles obtenues grace à sa fin de faena, le jeune becerrista tarasconnais de Rhône Aficion enlève pour la 2eme année consécutive ce trophée, C. Hargous du CFT de Nîmes, Solalito qui remplaçait Yon Lamothe blessé et A. Rivero de l’Ecole Taurine de Badajoz coupant chacun une oreille. Une novillada sans picadors entretenue et par l’engagement des quatre toreros et par le potentiel des erales combattus.

-Clément Hargous (bleu et or) Oreille

-Solal Calmet « Solalito » (purissima y oro) Oreille

-Alejandro Rivero (vert et or) Oreille après deux avis

-Tristan Espigue « Tristan » (Carmin et or gris) Deux oreilles

Ont été combattus, dans l’ordre, des erales des Héritiers de F. André, L et M Jalabert, Pages-Mailhan et J. Giraud.

Casi lleno sur les tendidos, soleil, minute de silence durant le paseillo, remerciement du président de Rhône Aficion pour tous ceux qui ont permit d’organiser cette journée. Pst C. Bernardi.

Reçu d’une larga de rodilla, le 1er offrira un bel échange de quite et un joli tercio de banderilles entre C. Hargous et Solalito. Mobile mais bronco, cherchant les extérieurs, le F. André avertira plusieurs fois le nîmois qui y laissera même son gilet…. Son arrimon et une demi lagartija efficace lui vaudront la 1ere oreille de la tarde

D’excellentes qualités mais bien trop faible pour les exprimer, le Jalabert permettra quand même à Solalito de dessiner des muletazos tout en douceur, suavité et toreria, lui faisant même un peu oublier sur la fin sa faiblesse avant une superbe épée.

A. Rivero se fit un peu serrer d’entrée par le Pages-Mailhan avant de brinder sa faena à Juan Bautista. Faisant preuve d’oficio, le recent vainqueur du Bolsin de Ciudad Rodrigo finit par prendre la mesure de son infatigable adversaire qui repetait sur les deux bords malgré une tendance à la querencia… Hélas les aciers ne furent pas au même niveau et l’espoir du 1er prix s’envola.

C’est en s’accrochant jusqu’au bout que Tristan s’est imposé. Face d’un becerro qui fit une incursion animée dans le callejon, cherchant à accéder aux gradins, un J. Giraud, plus qu’incertain à droite, prenant sévèrement C. Hargous au quite puis Tristan en reprise de quite. Mais finalement c’est sur l’excellente corne gauche que tout s’est joué, le protégé de Tino Lopes prenant peu à peu la mesure de son adversaire pour finir par lier quatre naturelles de catégorie avant de se jeter entre les cornes pour l’estocade finale…..


Gimeaux : Deux oreilles pour A. Lamelas et Solalito

 

Un seul trophée pour F.J. Palazon et A. Samira à l’issue d’une fiesta campera intéressante et entretenue grâce aussi aux excellents et encastés novillos du fer de Françoise Yonnet… C’était les quatre derniers à être combattus en public, vuelta posthume au second et vuelta hommage au dernier…. C’est sous un temps plus que printanier que c’est déroulé cette journée taurine. En matinée Lou Miguelin et Lucas ont combattu et tué respectivement un eral de Pages-Mailhan et un d’El Campo (Voir le post-it). Lleno sur les tendidos à l’heure du paseillo.

F. J. Palazon réceptionna de belle manière le 1er avant une seule légère rencontre à charge de Gabin (qui piqua les quatre Yonnet). Peu fixé et brusque le novillo finira par suivre la muleta de l’alicantino qui en avait élégamment prit la mesure. La conclusion ne fut pas de la même veine, n’empêchant pas l’octroi d’un pavillon.

Pelea initiale serrée entre le second et A. Lamelas qui le trois fois au cheval ou il ne s’employa pas vraiment. Il fallut tout le potentiel du torero de Jaen pour canaliser les charges combattives du Yonnet, tête à mi-hauteur avec une pointe de distraction, rendant la faena, brindée à Hermine la compagne du président du Fourmigo, un peu plus compliquée avant une conclusion à l’encuentro au second essai libérant deux mouchoirs blancs du palco.

Le 3eme s’employa moins à la 2eme pique qu’à la 1ere et s’avéra excellent sur le piton droit pour A. Samira qui distilla de tres bons enchainement. Moins à l’aise à gauche devant un adversaire moins évident sur ce coté, l’arlésien se fit avertir puis accrocher violemment. Il reprit les affaires en main par la droite avant de revenir sur l’autre rive mais l’ensemble avait perdu en intensité. ½ lame verticale suffisante pour une oreille.

Le colorado de clôture manquait d’un peu de forces mais pas de qualités, ce dont s’aperçut de suite Solalito qui lui servit les capotazos appropriés, l’économisa au cheval avant de le brinder à Tomas Campuzano et Alberto Lamelas. La faena s’etira avec douceur et élégance sur les deux cotés, le nîmois profitant au mieux du potentiel de son adversaire qu’il occis d’une entière en place, lui valant une double récompense.

Quatre novillos de Françoise Yonnet pour

-Francisco José Palazon : oreille

-Alberto Lamelas : deux oreilles

-Adam Samira : oreille

-Solal Calmet "Solalito”: deux oreilles
Vuelta aux 2eme et 4eme  Pst JY Planell

Post-it : Après un samedi "studieux" au Sambuc avec un bétail exigeant de Pascal Mailhan et malgré un vent gênant, Lou "Miguelin", accompagné d'Axel et Hassad "Perla Morena", affrontait sa deuxième épée, le dimanche à Gimeaux, dans la Monumentale chère à Francis Espejo et au Fourmigo. Pour l'occasion, son aîné Fabien Castellani, lui servait de "peon de lujo". Examen réussi! "Miguelin" tuera d'une entière engagée au deuxième essai, un becerro plus commode à droite qu'à gauche, faisant valoir son envie et ses progrès. En poursuivant cet effort se profile un possible passage en NSP en cours d'année, une fois l'âge atteint. De ce week-end on retiendra le potentiel d'Axel et Hassad, mais aussi celui de Luca, pourvu qu'ils continuent dans la voie du travail que leur indiquent leurs professeurs.


Samadet : Dorian Canton coupe deux oreilles à un novillo de Los Espejos

 

 La peña Al Violin de Samadet, avec l’aide de Marc Serrano et Didier Cabanis, organisait leur troisième festival caritatif au profit du service pédiatrie de l’hôpital de Mont de Marsan. Pour rappel, ce festival a pour but de reverser les bénéfices au service de pédiatrie afin de pouvoir offrir aux enfants atteints de maladies graves un confort de vie.  Mais malheureusement le public était peu nombreux dans les tendidos. Victor Mendes, blessé au campo a été remplacé par le novillero dacquois Juan Molas. Tous les novillos furent offerts par les éleveurs. Novillos de Marquis de Quintanar (1er et 5ème), Gallon Frères (2ème), Virgen Maria (3ème), Pagès-Mailhan (4ème et 7ème), Los Espejos (6ème) et eral d’Alma Serena (8ème)  A l’issue du paseo, un hommage fut (enfin) rendu à Alberto Aguilar pour son dernier paseo dans le sud ouest, lui l’oublié de la temporada pour ses adieux, malgré le soutient et l’amour des aficionados à son égard.

Rafael Perea « El Boni » (silence) hérita en premier d’un exemplaire du Marquis de Quintanar, manso au cheval et cherchant les planches par la suite. L’ancien torero et banderillero d’El Cid fut volontaire mais sans véritable option.

Davila Miura (1 oreille) reçut par des véroniques autoritaires l’exemplaire des Frères Gallon. Le novillo s’employa bien sous le fer, poussant avec bravoure sa seule rencontre. Davila Miura brinda la faena à son ami et actuel entraîneur de Toulouse, le rugbyman montois Régis Sonnes. Faena appliqué face à un adversaire noble et intéressant mais manquant un peu de fond.

Marc Serrano (vuelta) accueillit le Virgen Maria par une larga de rodillas, puis enchaîna par une belle série de véroniques avec un novillo répétant avec force. Un petit picotazo mal administré où le novillo se défendit et qui se décomposera par la suite, sans grande race. Le protagoniste de cette tarde essaya sans succès de le corriger.

Alberto Aguilar (1 oreille) effectuait son dernier paseo. Toujours très souriant, jovial, il hérita d’un exemplaire de Pagès Mailhan qui se montra puissant sous le fer. Alberto fut volontaire à l’image de sa carrière et encaissa les charges violentes mais encastées de son opposant, sans parvenir à le dominer.

Antonio Nazaré (palmas) passa de façon discrète avec le second novillo du Marquis de Quintanar, fade, court de charge, il donna une faena irrégulière et sans transmission.

Dorian Canton (2 oreilles) affronta un joli exemplaire de la jeune ganaderia de Los Espejos d’origine Buendia, dirigée par Céline Jacquet. Discret sous le fer, il fut noblon avec une certaine classe mais fade et juste de force qui ne le permit pas d’exprimer toutes ses qualités. Le jeune béarnais le toréa avec douceur et justesse mais sans réelle transmission.

Juan Molas (ovation) l’invité de dernière minute reçut discrètement le novillo de Pagès Mailhan. Malgré quelques gestes avec toreria et classe, il ne put dominer son adversaire qui se réserva petit à petit.

Juanito (palmas) Jean Larroquette « Juanito » affronta sans mise à mort un eral des Frères Bats. C’est un autre torero béarnais qui débutait, l’élève de l’école taurine d’Adour Aficion montra une certaine classe dans ses muletazos et se montra très à l’aise cape à main.