Chateaurenard : Dos orejas y rabo

pour les La Quinta 

 

Avec sortie a hombros du ganadero et de son mayoral, qui n’aurait du être accompagnés que de Thomas Dufau qui toucha un lot exceptionnel (Indulto !! et vuelta) dont il obtint quatre oreilles. Six toros de La Quinta très joliment présentés, finissant tous bouche fermée, sans chutes, certes monopiqués à l’exception du dernier mais avec un fond de bravoure pour la plupart et donnant dans l’ensemble dans une noblesse du meilleur aloi, meilleur les 1er, 3°, indulté et 6° honoré d’une vuelta posthume…. Une corrida de toros intéressante de bout en bout et qui se positionnera dans les meilleures combattues cette année. Journée faste pour Thomas Dufau, Roman Perez et Thomas Joubert, qui toucha le lot le moins propice, ont bénéficie eux, plus des largesses d’un palco bradeur….

-Roman Perez (sang et or blanc) Oreille et oreille !!!! 

-Thomas Joubert (blanc et or) Oreille et oreille !!! 

-Thomas Dufau (ciel et or) Deux oreilles symboliques et deux oreilles.

2/3 d’arènes, soleil et cigales, Pst M. Vion plus que généreux. Indulto du 3° « Estornino » N°46 et vuelta posthume pour le 6° « Pajaro » N°35. Vuelta du ganadero et de son mayoral avec T. Dufau au 3°, sortie à hombros généralisée… Salut de M. Leal et Gomez au 4° mais la plupart des tercios de banderilles ont été écourtés. 

Le 1er s’emploiera assez peu au cheval après une réception décidée de R. Perez. L’entame de faena révèle la noblesse du toro que l’arlésien embarque sur trois superbes séries droitières. L’accord sera moins évident à gauche et le final sera ponctué d’une entière sin puntilla. Le 4° poussera dans le peto et y reviendra avec entrain. Il s’avéra noble mais manquant de transmission, ce que ne pourra compenser R. Perez qui alignera des muletazos sans âmes sur les deux bords avant une ½ lagartija suffisante. L’oreille ne s’imposait pas. 

La douceur et la quiétude de Thomas Joubert ont imprimé les 1ers capotazos à un toro cherchant querencia mais qui poussera dans le peto… Un violent choc contre un burladero, attiré par un banderillero, l’enverra au tapis et lui ôtera un peu de chispa mais pas sa caste. La toreria et la douce verticalité de l’arlésien nous permettront de partager une faena allurée sur les deux cornes, qui ira à mas et finira superbement. Une lame atravesada portée au recibir, mettra un bémol à l’ensemble. Pique legere pour le 5° mais prise avec entrain avant un quite par chicuelinas millimétré. Après un debut par statuaires, le La Quinta cherchera le terrain des tablas en rechignant et T. Joubert consacrera ses muletazos à le retenir, s’engageant avec son style personnel pour quelques séquences superbes. La mise à mort viendra d’une demi-lame au 3° essai…. N’empêchant pas l’octroi d’un trophée !!! que le torero ne brandira pas dans sa vuelta. 

Il y a des jours ou tout vous réussit. Thomas Dufau en a fait l’heureuse expérience avec son lot de La Quinta de haute note et qu’il ne laissa surtout pas passer. Son 1er s’emploiera sous le fer après un passage par le callejon en ayant fait voler moultes planches. De la présence, une noblesse idéale que le landais exploitera très bien, le citant de loin pour se l’enrouler avec classe essentiellement à droite, l’autre bord étant moins ajusté. La faena ira à mas et aurait finir par deux long redondos inversés avec émotion… Un premier « indulto » a fusé, Thomas a insisté, la faena a reprit sur un rythme entretenu comme la pétition publique jusqu’à l’apparition du mouchoir orange. Un de plus a ne pas faire l’unanimité, surtout coté pique ou une seule rencontre, certes appuyée, peut paraitre un critère un peu juste…. Même son avec le sixième d’un peu moins de présence mais qui poussera à la première et d’y retourner pour une seconde pique légère avant une faena de grande tenue, la noblesse et la classe du toro permettant à T. Dufau de doubler la mise alors que son adversaire était honoré d’un tour de piste posthume.


 St Vincent de Tyrosse. Du sérieux avec les Pedres. 

 

 Six toros de Hnos. Martínez Pedrés, très sérieux, physiquement et moralement. Broncos et violents ils furent même tres irréguliers lors de leurs charges. Un sobrero du même fer sera combattu en second.
-Juan Bautista (bleu petrole et or), silence et ovation et salut.
-Joselito Adame (violette et or), ovation et un avis et silence.
-Luis David Adame (rose et or), oreille et vuelta al ruedo après deux avis.
Salut des banderilleros Curro Roblés et Fernando Sanchez au second. Le banderillero Ismaël Gonzalez de la cuadrilla de Juan Bautista a été pris alors qu'il essayait de puntiller le second toro. Atteint de contusions multiples, il a été évacué vers une clinique pour des examens complémentaires


 Centaure d’Or pour Diego Ventura  

 

Il l’a obtenu sans discussion après avoir coupé les deux oreilles de son second toro, s’imposant aisément devant Lea Vicens pas vraiment sous son meilleur jour et Laury Tisser trop hésitant encore à se livrer. Ils combattirent un lot de toros de Fermin Bohorquez desigual physiquement, de 440 à 560 kgs affichés, de bon jeu dans l’ensemble, excepté le 1er très vite arrêté. 

-Diego Ventura Salut et deux oreilles 

-Lea Vicens Salut et vuelta 

-Laury Tisser Salut et silence 

Pst M. Magnani, 4/5 d’arènes, soleil et vent, pre-paseillo avec calèches, doma vaquera et Clémence Faivre, paseillo camargo-sevillan. Le trophée du Centaure d’Or fut remis en piste à l’issue du festejo par B. Chassain, maire des Saintes Maries et Marie Sara. 

Prestation torera efficace de D. Ventura devant un toro trop vite arreté avec une cuadra affuté et engagé aux quiebros comme Sueño, Nazari et Remate…. Face au tio de 4°, le rejoneador portugais mettra le feu aux tendidos avec un énorme Nazari, Fino, son égal et surtout Dollar pour une grande paire à deux mains sans brides. Public debout par deux fois et deux oreilles après un rejon un peu long d’effet. 

Excellente première actuaccion, brindée à Marie Sara, de Lea Vicens, surtout montée sur Betico. Peut être trop sollicité, l’excellent toro de F. Bohorquez arrivera complètement éteint pour l’ultime tercio, ce qui posera problèmes à la jeune nîmoise pour tuer. Sa seconde faena, très bien initiée avec Gacela, deviendra plus irrégulière et son adversaire de bon fond, finira éteint lui aussi à la mise à mort, un quart de rejon nécessitant l’usage du descabello. 

L. Tisser touchera deux bons toros. Face à son 1er il se mettra en évidence avec Caribel mais plus hésitant avec Nadau, alors qu’il aurait lui aurait fallut un peu plus de confiance en lui. Il tua en deux actions. Ce fut à peu prés le même scenario avec le dernier toro, réalisant le petit plus avec Zeus avant de retomber dans son travers, de nouveau sur Nadau…. Mete y saca d’entrée, le toro touché à mort restant debout, compromettant le final du jeune français.


 Tarascon : Le 1er Trophée Nimeño

pour Tibo Garcia 

 

Il lui fut remis en piste à l’issue de cette novillada de competencia et en mano à mano, qui ne tint pas toutes ses promesses. Bien qu’à égalité au score, une oreille chacun, Ce trophée a récompensé le novillero qui a le mieux toréé de l’après-midi et qui aurait, avec un meilleur maniement de l’épée, engranger au moins une oreille de plus. Andy Younes, bien disposé après sa blessure madrilène eut à souffrir une nouvelle cogida au 3° ou il perdit connaissance, un choc qui l’handicapera lors de son dernier combat. Il sera évacué en ambulance pour des examens plus approfondis. Coté betail, trois lots bien presentés chacun dans son type, deux Gallon nobles et justes de forces, plus fade le second, deux castaños de Cuillé, assez courts de charge et exigeants et deux San Sebastian, forts et typés, de belles qualités le second, vite arreté le 1er. 

-Andy Younes (lilas et or) Salut, silence et oreille ! après avis 

-Tibo Garcia (gris palobe et or blanc) Salut après avis, salut et oreille. 

Sobresaliente Victor Manuel Rodado, 4/5d’arenes, soleil et cigales, pst Mx Demissy, minute d’applaudissements pour Fandiño, Ramiro Celis, hommage à Philippe Cuillé et Nimeño II, remise des prix en piste à l’issue de la course : meilleur novillo desierto, meilleur novillero Tibo Garcia. L’ordre des deux derniers novillos a été inversé suite à la cogida d’Andy Younes. Actuaccion du recortador local Romain Aiguillon.

Le 1er Gallon poussera à la une et remettra ça après hésitation, A. Younes trouvera un bel accord sur la noble corne droite ou il embestit avec classe. L’autre corne le verra plus réservé et l’arlésien conclura de la dextre avant de perdre tout espoir de récompense avec l’épée. 

Après une pique de manière peu orthodoxe, le 2° Gallon révélera une belle noblesse mais entachée de fadeur. Tibo Garcia l’accueillera dans sa muleta par deux superbes séries droitières avant d’enchainer des muletazos allurés, précis et efficace sur les deux rives. Le peu de transmission du Gallon empêchera la faena de vraiment décoller et comme le tarasconnais s’égara épée main, l’oreille s’envola. 

Après un simulacre de pique, A.Younes attaqua sa faena les deux genoux à terre et comme le Cuillé était assez faible et court de charge, il cueillit l’arlésien à la 3° passe. Passé le KO, il revint terminer son trasteo en composant sur les deux bords, légèrement commotionné avant de conclure en 3 épisodes.

Le second Cuillé ne se livrera pas lors de ses deux rencontres et si à droite il offrit quelques opportunités, à gauche il restera violent. T Garcia composera une autre faena classique et appliquée, d’un intérêt soutenu avant à nouveau d’échouer les armes à la main. Avec son San Sebastian qui prendra deux piques sans éclat, il dut composer avec un novillo mansito, n’humiliant pas et qui s’éteindra vite. Il insistera pour essayer d’en tirer un petit quelque chose, en vain avant de porter l’estocade de l’après-midi. Elle valait à elle seule une oreille qui lui fut attribuée mais aussi pour l’ensemble de sa prestation. 

Revenu de l’infirmerie, A. Younes réceptionnera bien le second San Sebastian, très ajandillado qui s’emploiera bien lors de ses deux rencontres avec la cavalerie. La faena connecta avec le public, grâce aux qualités du novillo mais aussi par le toreo facile et porteur de l’arlésien qui avait débuté par cambiadas avant de lier de jolies series, se faisant parfois toucher la muleta, finissant par une entière très longue d’effet avec une longue attente pour pouvoir le descabeller… Le soufflet était retombé et l’oreille plutôt penista ne fit pas l’unanimité….


 Tarascon : Une oreille pour chacun 

 

Mais avec plus d’impact pour celle récoltée par l’élève de l’Ecole Taurine de Zaragoza devant le 1er becerro de la matinée. Des becerros bien présentés de Los Galos, avec du moteur et des possibilités pas toujours bien exploitées par les deux protagonistes, plus suave le dernier, plus entreprenant le 1er. Alfonso Ortiz remplaçait Sergio Diaz et c’est lui qui laissera la meilleure impression surtout face au novillo d’ouverture. Vincent Perez a montré une certaine progression mais manque encore d’engagement… 

-Alfonso Ortiz (lavande et or) Oreille et salut 

-Vincent Perez (nazareño et or) Oreille !! et silence après avis

Sobresaliente JA Valencia, Pst S. Hebrard. 1/5 d’arènes sous le soleil. Minute de silence au paseillo pour Ivan Fandiño et L. Nicollin. 

Réception allurée du 1er et A. Ortiz entame de la meilleure façon sa faena sur l’excellente mais incisive corne droite d’un novillo qui répétait sans cesse. Plus compliqué à gauche, il insista et finit par tirer d’excellents muletazos avant de conclure au 1er essai. Mansito, son second alla de mas à menos, et lui aussi en insistant à gauche et dans un terrain défavorable alors qu’en le sortant des tablas, el de Los Galos aurait surement eu un meilleur rendement. L’épée la aussi s’avéra incertaine. 

Le second aussi avait du moteur et quelques scories sur les antérieurs. V. Perez signa quelques jolies séquences sur les deux bords avant de conclure par deux lames basses…. Sa peña lui obtiendra un trophée. Il toucha pour finir le novillo le plus accessible par ses embestidas plus coulées. De nouveau l’istreen composera de jolies séries des deux mains mais en restant trop à distance. Un manque d’engagement qui lui jouera à nouveau des tours avec l’épée avant de s’attarder avec le descabello.


 Mauguio – Bonne prestation de Roman Perez 

mais grave blessure de Tomas Cerqueira 

 

29ème Romeria organisées de concert par la mairie de Mauguio et la pena taurine de Roman Perez. Corrida flamenca animée musicalement par le groupe « Dame la Mano ». A peine 1/5 d’entrée. A retenir, à la fin du paséo une minute de silence en mémoire de Ivan Fandino et de Louis Nicollin décédés récemment. Trois toreros en piste pour 6 toros de Luc et Marc Jalabert. Tous très bien présentés et demandant une attention de tous les instants. Le second ne se révéla pas très collaborateur. Les 5ème et 6ème très violents. Le 1er donnant des signes de faiblesse. Les poids variant de 480 à 530 kg. 11 rencontres avec la cavalerie. Pour les combattre, au cartel deux toreros français et un espagnol. 

-Roman Perez (malabar et or) – oreille et oreille

-Tomas Cerqueira (châtaigne ardéchoise et or) – silence et blessure 

-Emilio Huertas (bleu virginal et or) – silence et salut au tiers 

Roman Perez accueille le 1er de la tarde par d’élégants capotazo. Une seule pique levée car le toro ne s’emploie pas. La faena équilibrée sur les deux rives mais avec des dérechazos beaucoup plus artistiques nous permet de constater une évolution du toréo de l’arlésien. Une lame entière et la 1ère oreille de l’après midi lui est concédée. Son second lui procure une grande frayeur en le collant aux planches au capote de réception. Deux rencontres  bien poussées avec le cheval. Après un brindis au conclave, quelques passes de châtiments, de la difficulté à trouver la distance et des séries essentiellement droitières. A noter toutefois une belle série à gauche. Une mort en deux temps mais efficace. Malgré quelques mouchoirs épars une oreille est donnée par le palco. 

Tomas Cerqueira ne torée pas beaucoup et cela se ressent. Son premier adversaire ne voulait pas se laisser faire. Ceci entraîna une faena brouillonne car l’animal cherchait les zapatillas. Il toréa essentiellement la corne gauche avec quelques naturelles bien léchées. Certains risques en fin de prestation avec des molinettes très serrées et silence à causes des aciers. Le 5ème est dur à canaliser au capote. Puissant sous le fer il provoque une chute de la cavalerie. Sa faena de muleta devant un animal sur la défensive qui ne lui laissa que peu d’option est désordonnée et le manque de métier se fait largement sentir. Il se fait prendre dans l’aine en portant l’estocade. D’après nos informations l’artère fémorale aurait été touchée ce qui nécessita son transfert sur Montpellier. Roman Perez tua ce toro d’une entière d’effet rapide. 

Emilio Huertas reçoit son premier par un jeu de capote violent. Dans le caparaçon il se défend plus qu’il ne combat en sortant seul. Après deux piques, la faena intéressante est équilibrée sur les deux cornes. Mais le public ne semble pas convaincu. Une excellente entière mais beaucoup de mal du puntillero qui fait relever le toro et le public reste de marbre. Le dernier de la course est très violent dés la sortie des chiqueros. Il joue beaucoup de la tête dans la cape. Il pousse bien dans la cavalerie. Toujours aussi violent pendant la faena il oblige le torero à se battre pour obtenir un travail méritant. A retenir quelque naturelles du meilleur goût. Après deux pinchazos une lame entière vient à bout de cet adversaire. Salut au tiers. 

 

Roberto El Sobresaliente 


 Istres 4° : Tous à hombros 

 

Au terme d’une agréable corrida avec le retour furtif d’El Fundi aux cotés de deux toreros au faite de leur art, Enrique Ponce qui répondit parfaitement à l’attente du public d’Istres après son mémorable solo de l’an passé et Juan Bautista a qui tout parait facile et qui en propose toujours plus et avec de la variété. Le madrilène les accompagna pour leur sortie par la grande porte mais il eut un peu de mal à re-rentrer dans l’habit du torero. 

Six toros de Juan Pedro Domecq, dont un sobrero du même fer (1er bis), le lot le plus sérieux physiquement de la feria et de comportement aussi bien que plus varié, manquant de forces dans l’ensemble. Comme les 12 toros précédents, les sept Juanpedro n’eurent droit qu’à la monopique légère en vigueur, le dernier se voyant même gratifier d’une vuelta posthume !!!! Après les neufs oreilles coupées dans l’après-midi il fallait bien un petit plus pour finir dans l’alegria…. Salut des banderilleros Ramón Moya et José Antonio Maqueda au 1er. 

-José Pedro Prados “El Fundi” (blanc et azabache) Salut et deux oreilles après avis 

-Enrique Ponce (bleu ciel et or) Deux oreilles et oreille 

- Jean-Baptiste Jalabert « Juan Bautista » (Canne et or) Deux oreilles et deux oreilles.  

Pst J. Teisseire, généreux, arènes pleines sous le soleil, remise de la médaille de la ville d’Istres aux trois toreros par Mr Bernardini, son maire avant que le public appelle El Fundi pour une chaleureuse ovation qu’il fit partager à ses compañeros. Le 6° toro, « Golfillo » fut honoré d’une vuelta posthume après être entré en piste sous les airs de «Vino griego», honneur fait au dernier toro de la Feria !!!! 

Sortant des chiqueros en mode destroy, le 1er Juan Pedro fut renvoyé aux corrales après un picotazo qui n’arrangea rien. Le sobrero se retrouva face à un Fundi plutôt sur la defensive, n’étant surement pas non plus le toro ideal pour un retour. Le madrilène se retrouva sur une série droitière alors que son adversaire avait progressivement rejoint les tablas. Demi-lame au 3° essai. El Fundi se montra plus entreprenant des la réception du 4° et profita des bonnes dispositions de celui-ci pour retrouver une partie de ses sensations avec parfois l’enthousiasme d’un débutant, insistant même un peu trop en fin de parcours. Entiere efficace au 2° essai. 

Commode, noble et tres juste de forces, le second trouva en E. Ponce le torero ideal qui distilla sur les deux cotés des muletazos templés, suaves et harmonieux avec cette toreria qui en a fait ce torero d’époque. Lame entière caida plutôt longue d’effet….  Après une joli pique de M. Quinta, le cinquième aux forces limitées et sans classe, n’a pas permit au valencian de trouver l’accord parfait, offrant toutefois quelques passages épurés à mi-hauteur, de peu de profondeur et de liant… 

Simulacre de pique avant vuelta de campana pour le 3° qui, faible se défendit de plus en plus, laissant à Juan Bautista le soin de tout proposer et d’arriver à mener à mas cette faena conclut d’un recibir d’école et d’un descabello qui ne l’était pas moins. Sortie en musique donc pour le 6° et réception par largas de rodilla, véroniques à genoux tout en gagnant le centre. Après le traditionnel picotazo, quite par crinolinas qui firent rugir les tendidos. Ovation aussi après un tercio de banderilles partagé avec El Fundi. Début de faena à genoux face à un toro juste en forces et légèrement handicapé de la main gauche mais que le fond de caste tint à flot tout au long d’un trasteo bien construit et varié aussi bien à droite qu’a gauche et qui sera d’un intérêt croissant. Luquesinas, naturelles de la main droite, redondos y manoletinas avant un nouveau recibir concluant.

 

Istres 3° : Corrida de rejon triomphale

 

 

 

Lea Vicens indulte "Culebrito" de la ganaderia d'El Capea, sorti en sixième position à l’ssue d’un mano à mano qui laissa dix oreilles et un rabo aux deux toreros à cheval.

 

Cinq toros du fer de "El Capea" et un de celui de "Carmen Lorenzo" (2ème) pour

 

-Pablo Hermoso de Mendoza: Oreille, deux oreilles et deux oreilles y rabo
-Léa Vicens : Oreille, deux oreilles et deux oreilles symboliques

 

Temps d’été avec vent, ¾ d’entrée. Le ganadero, Pedro Gutiérrez, partagea la vuelta de Lea Vicens au 6°

 Istres 2° : Jusqu’au bout de l’ennui…. 

 

Seule la seconde faena de Talavante relevera quelque peu l’impression d’ensemble d’une corrida complètement plombée par les toros. J del Alamo eut un bon passage à son second et G Marin ne put rien espérer de ses deux blocs de pierre…. Un toro de Carmen Lorenzo pour le rejón qui permettait mais qui resta inédit et six de Zalduendo correctement presentés mais n’offrant aucune reelle option aux trois toreros, seul le 4° tint la distance grâce à la muleta professionnelle de Talavante, les autres se défendant sur place par manque de forces et de fond ou se figeant littéralement comme les deux de Gines Marin… Sortant avec alegria, les six ont laissé leur peu de forces et de moral dans les mono-picotazos, le second recevant même sa piqure à …. genoux. 

-Laury Tisseur (Rejon) Salut !!! 

-Alejandro Talavante (bleu nuit et or) Oreille !!! et salut mérité 

-Jonathan Sanchez « Juan del Alamo » (bleu marine et or) Salut !! après avis et salut 

-Ginés Marín (praliné et or) Salut !! et silence.. 

4/5 d’arenes d’un gentil public avec salut minium garanti, pst JL Requena avec beaucoup d’imagination pour trouver une oreille pour A. Talavante à son 1er et pour faire jouer la musique au 3° alors que G. Marin s’évertuer à essayer de faire mouvoir son adversaire tandis que les tendidos réclamaient l’arrêt des jeux… Salut des banderilleros A.M. Punta au 3° et Martin Carrera au 5°. Bref pas grand-chose à retenir…. Si le 1er Zalduendo passa d’entrée aux travers des planches, semant un peu de panique dans le callejon….

 

 En ouverture et à cheval, Laury Tisseur posa un rejon de chatiment, deux fois deux banderilles et deux courtes entre de nombreux passages en faux… Un rejon necessitant le descabello… le gordito mais de bon fond toro de C. Lorenzo meritait mieux et fut applaudit. 

Le 1er de Talavante se défendit plus qu’il ne chargea et s’avisa de plus en plus malgré les bons soins de l’extremeño. Epée caida efficace en guise de conclusion. Son second, brindé à El Fundi, dura plus, Talavante ne l’obligeant jamais, la muleta à 20 cms du sable et terminant ses muletazos en remontant un peu. Cela permit quelques séries liées et élégantes sur les deux bords mais manquant forcement de profondeur. Hélas il pincha deux fois après un final plus enlevé… 

J. del Alamo eut à composer avec un 1er qui se défendait dans la muleta avec un peu de mieux à gauche. Il insista en vain avant de tuer à la 3° tentative. Le 5° lui reserva le même menu et son debut de faena fut plutôt haché avant qu’il trouve un meilleur echo à gauche en le toreant «en su aire» ce qui lui permit de lier quelques bons enchainements qu’il voulu multiplier…. Le toro finissant par se coucher sur le sable. Entiere au 2° essai 

Gines Marin ne put qu’offrir que quelques gestes au debut de ses deux faenas avant que ses deux Zalduendo ne tirent le rideau…


 Aire sur l’Adour : tarde tragique, Ivan Fandiño,

 un torero pour l’éternité 

 

Ce samedi 17 juin 2017, dans les arènes Maurice Lauche, en plein cœur des fêtes d’Aire sur l’Adour, il faisait beau, le ciel était bleu et les arènes étaient garnies à sa moitié. Ivan Fandiño, 36ans, né à Orduña, se présentait pour la première fois dans ces arènes et triompha à l’issue de son premier combat. Il fut récompensé d’un trophée et fut chaleureusement fêté par le public aturin. Durant son tour d’honneur, remerciant son public, il leva les yeux au ciel quelques instants. Anecdotique certes, mais qui aurait pensé qu’il rejoindrait si vite ce paradis. 

« Provechito » de la ganaderia de Baltasar Iban, numéro 53, fut le troisième toro de l’après midi. C’est le torero de Salamanque Juan del Alamo qui l’affronte. Après le tercio de piques, Ivan Fandiño fait un quite. Il trébuche, il est bousculé et se retrouve au sol. Le toro continue sa charge et le basque reçoit un coup de corne au thorax. Il est amené à l’infirmerie, vivant et conscient mais avec des fortes douleurs et des difficultés à respirer, comme cela arrive souvent et la course continue. Le toro inflige également une voltereta au banderillero de Juan del Alamo après la pose des banderilles.

Ce toro est sans doute le meilleur de l’après midi, encasté, Juan del Alamo le torée remarquablement bien et livra une faena vibrante, la meilleure de l’après midi. Il perdra le double trophée avec les aciers. Le toro est applaudie à l’arrastre. La tarde continua sans savoir ce qui se passait réellement dans l’infirmerie.

A la sortie des arènes, les aficionados s’inquiètent de l’état du torero, la blessure est qualifiée de sérieuse mais pas de là à imaginer la tragédie. Ivan Fandiño est un combattant hors pair, souvent impérial, dominateur, qu’importe l’origine du toro qu’il affronte, il prend très souvent le dessus. Il connaît le succès et les blessures. Mais cette fois ci, il ne se relèvera pas. Les organes vitaux sont touchés (poumon, foie) et fut transporté à l’hôpital de Mont de Marsan qui ne pourront que constater son décès. 

Une après midi tragique qui laisse sans mot.

 

Toros de Baltasar Iban de présentation correcte, discrets au premier tiers, mobiles avec un fond de caste 

-Ivan Fandiño (vieux rose et or) Oreille……

-Thomas Dufau (ciel et or) Salut après avis, silence après avis et silence après avis

-Juan del Alamo (tabac et or) Vuelta et oreille

 

Vuelta à los toros pour Toreria


 Ales : Oreille pour Sanchez Vara !! et Chacon. 

 

Et des toros du Curé qui semblent perdre la foi année après année pour la Feria de l’Ascension !!!!…. Un lot irréprochablement présenté, manso dans l’ensemble mais manquant de cette caste qui donnait du piquant à leur combat. Coté toreros seul Octavio Chacon a tenu son rôle comme on l’attendait, Sanchez Vara avait prit les distances de sécurité et A Lamelas, certes le plus mal servi, ne s’est pas montré des plus serein non plus…. Les Valverde dans l’ensemble ont beaucoup réfléchis avant de se mesurer avec la cavalerie, moins les deux premiers qui furent aussi les plus maniables. 

-Javier Francisco Sanchez Vara (vert rainette et or) Oreille !!! et silence après avis

-Octavio Chacon (gris palombe et or) Oreille et silence 

-Alberto Lamelas (bleu roi et or) Silence après avis et silence après avis 

Pst Mr Monnet, 4/5 d’arenes, soleil et partition musicale d’Al violin de Samadet.

Le toro d’ouverture ira trois fois et de plus en plus fort dans le peto avant d’offrir à Sanchez Vara un bon tercio de banderilles. Manquant de classe il possédait un fond de noblesse qu’exploita le torero de Guadalajara mais en restant à bout de bras et usant du pico de la muleta pour ne point salir son costume… L’épée, caida, portée en prenant le periph, ne l’empêchera pas d’obtenir une…. Oreille !!!!!! Son second ira, mais s’y employer, trois fois au cheval, avant de perturber Sanchez Vara qui ratera ses banderilles et qui restera à bonne distance d’un adversaire un peu plus violent et qui dura assez peu. Tentative de recibir à 10m avant épée tombée en guise de conclusion.

O. Chacon a confirmé son poste, coupant notamment une oreille méritée au second toro qu’il ira déloger des tablas avec une muleta élégante et efficace qui fera monter l’intérêt de la faena jusqu’à la mise à mort d’une entière efficace. Son deuxieme, juste en forces et court de charge ne lui offrira guere d’option et comme lui insista plus qu’il n’en fallait, tout s’est dilué.

Le public appela A Lamelas à saluer avant l’entrée en piste du 3° Valverde. Ovation pour le torero de Jaen et pour le toro pour sa présentation mais la coquille était creuse. Violent et réservé, se défendant sur place, il ne permit à Lamelas que d’afficher son courage face à quelques réactions pas très … catholiques. Le dernier ira de mas à menos au cheval avant de mettre en déroute la cuadrilla aux banderilles, réfléchissant au dernier tiers sans se livrer et en gagnant le pourtour prématurément…. Final difficile aussi mais les deux blessures consécutives dans ces arènes devant ces mêmes toros ont vraisemblablement influées sur la sérénité d’Alberto Lamelas….

 Ales : trois oreilles pour la despedida de

Manolo Vanegas. 

 

Une despedida de novillero qui nous a laissé quelque peu sur notre faim, le jeune vénézuélien en gardant surement sous le pied à quelques jours de son alternative vicoise. Devant un bon tiers d’arènes ensoleillé il reçu plusieurs prix en piste à l’issue du paseillo. Dans l’ordre il toréa un Valverde tres compliqué, un Cuillé excellent qui fut ovationné, un Escolar Gil devant lequel il s’arrima jusqu’à se faire accrocher sans mal et un Puerto San Lorenzo de bonne famille, ses meilleures figures étant celles réalisées face au Cuillé et au Puerto San Lorenzo mais le garçon paya content tout au long de la matinée. 

-Manolo Vanegas (Lilas et or) Salut, Oreille après avis, salut et deux oreilles. 

Sobresaliente : José David Cadavid et Victor Manuel Rodado Pst Mr Monnet. 

Pas clair d’entrée, le Valverde, armé large et fin, se montrera avisé et dangeureux sur les deux rives, M. Vanegas, insistant plus que de raisons. Le Cuillé fut applaudit des sa sortie et permis au venezuelien une belle reception avant une mise en suerte par chicuelinas marchées. Il prit deux piques de belles factures, la seconde en s’elançant de loin, confirmant ses qualités à la muleta. Celle-ci, tres bien initiée, verra par la suite, le novillero alterner entre le bon et le moyen, rallogeant même un peu trop son office. Il accueillit l’Escolar Gil d’une larga de rodilla avant de le conduire par deux fois à la cavalerie ou il s’eternisa mais sans trop s’employer. Se faisant accrocher le leurre à plusieurs reprises, il donna au felin novillo des raisons de le cueillir, ce dont il ne se priva pas, sans consequences, M. Vanegas revenant au combat sous l’ovation. Il coupera les deux oreilles du joli dernier qu’il banderilla fort bien et dont la faena fut variée et engagée avant de loger une entiere qui coucha rapidement le Puerto San Lorenzo

 Ales : « Penedor » de Cuillé, Gaben

et D. Lopez Chaves primés… 

 

…A l’issue de la corrida-concours qui ouvrait la Feria de l’Ascension 2017. Une corrida-concours superbement présentée et qui prévalue avec deux toros intéressants, le vainqueur, cité dans le titre et celui de Blohorn qui aurait put tout autant prétendre au prix si Michelito avait sut par quel bout le prendre…. L’expérience de D. Lopez Chaves lui a été fort utile face à deux adversaires totalement opposés, Juan Leal, rendant lui une copie presque blanche…. Dedié à la mémoire de Ph Cuillé, ce festejo verra celle-ci parfaitement honoré par son toro… 

-Domingo Lopez Chaves (bleu nuit et or) Silence et oreille 

-Michelito Lagravere (blanc et or) Silence après avis et silence

-Juan Leal (turquoise et or) Silence et silence après avis 

Pdt Mr Monnet, 2/3 d’arenes sous le soleil, hommage de D. Cabanis et salve d’applaudissements pour Ph. Cuillé à l’issue du paseillo, remise des prix en piste à la fin de la corrida.

 

Applaudit de salida, le Concha y Sierra fut un manso faible et complètement decasté. D. Lopez Chaves le conduira au mieux avec metier avant de loger une entière habile. 

« Koni » de Bruno Blohorn sera tres bien reçu par Michelito qui saura le mettre parfaitement en suerte pour quatre rencontres, l’ultime avec le regaton, le toro et Gaben allant a mas avec ovation pour le piquero. Avec la muleta, malgré ses bonnes intentions, le jeune franco-mexicain restera tres en dessous du potentiel du toro, sa petite taille n’arrangeant rien à l’affaire pour porter l’estocade 

Invalide des son entrée en piste, « Sevillano » des Freres Jalabert fut economisé au fer et protesté par le public qui obligea Juan Leal à abréger après que le toro eut perdu ses sabots, ce qu’il fit d’une demi lame. 

Aplaudit lors de son entrée, le Cuillé ira avec forces faire rouler au sol le groupe équestre après une forte poussée, y retournant avec franchise par deux fois. « Penedor » se montrera d’une bonne noblesse sur les deux cornes, tres bien mené par Lopez Chaves bien que toréé assez marginalement, de meilleur son à gauche. Oreille pour le salmantino qui l’avait brindé à Ph. Cuillé et vuelta, tout de même assez généreuse pour le toro 

Trois jolies arrancadas, grattant entre chaque pour « Aguariteo » de Pages-Mailhan qui se montrera maniable et coopératif au dernier tiers mais sans inspirer Michelito qui ne pourra que donner des passes sans consistances avant de conclure de ¾ de lame. 

« Tafallero » de JL Darré (Camino de Santiago) ira trois fois au cheval avec style mais en manquant de fond, ce qui se confirmera dans la muleta de Juan Leal. Les enganchones dans la cape et en début de faena n’ont pas aidé à améliorer le comportement du toro, l’arlésien s’y montrant assez emprunté, se faisant soulever lors de sa tentative de toreo encimista qui tourna court, finalisant le tout de plusieurs redondos inversés avant une lame défectueuse au 2° essai.


 Vauvert – Les Prieto… a la calle 

 

La fête n’a pas été à la hauteur des espérances. Un tiers d’arène avec un temps très ensoleillé pour l’encerronada de Francisco Javier Sanchez Vara devant six exemplaires de la ganaderia de Prieto de la Cal en présence du ganadero et de sa mère. Bien présentés mais manquant de force ce qui impliqua de nombreuses chutes. 

-Francisco Javier Sanchez Vara  (gris plomb et or) - salut 1/3 - silence - silence - 1 oreille - silence - 1 oreille 

Sobresalientes – Enrique Chapura et Pedro Marin 

Le premier de l’après midi est plutôt réservé à la réception au capote. Un contact avec la cavalerie et un picotazo seront le seul châtiment. Une faena essentiellement droitière en économisant son adversaire pour éviter les chutes. Une entière un peu basse mais efficace lui permet de saluer. Son second sort très vif des chiqueros mais baisse de régime rapidement après ses deux rencontres avec le lancier en chutant à chaque reprise sous le cheval. Quelques passes et le bicho confirme sa grande faiblesse. La faena se termine rapidement par une entière. Le troisième donne dés la sortie du toril des signes de mansedumbre en fuyant systématiquement la cape. Par contre avec la cavalerie il s’emploie bien par trois fois. Sans option pour exécuter une faena liée, quelques naturelles, une corne droite à éviter et une estocade en plusieurs essais viennent à bout de cet adversaire. e quatrième de la tarde est reçu par une larga de rodilla. Par précaution, Sanchez Vara demande le changement après la première et unique pique. Après le brindis à sa cuadrilla française composée de Rafaël Canadas, El Santo et José Gomez il entame une faena par doblones puis de bonnes passes sur les deux rives d’ou ressortent quelques naturelles du meilleur goût. Une tentative de récibir échoué puis une lame entière lui permettent de couper sa première oreille. Son cinquième, magnifique, est le plus charpenté de la tarde. Il est lui aussi très faible et s’ankylose du train arrière après une demie vuelta de campana. Il ne se livre pas totalement dans la muleta du maestro de Guadalajara. Malheureux aux aciers, un nouveau silence s’installe sur les gradins. Le dernier de l’après midi est plus léger. Apres réception par larga et quelques capotazos intéressants l’animal est mené au cheval ou il fait tinter les étriers car il se défend plus qu’il ne combat. L’atmosphère se réchauffe avec le deuxième tiers par le saut à la garrocha de son péon El Peque suivi d’une paire de banderilles au quiebro de la chaise. La faena plutôt droitière est intéressantes mais le bicho ne tiens pas la cadence. Quelque desplantes et une mort en deux temps lui font engranger une deuxième oreille synonyme de sortie par la grande porte. 

 

Roberto El Sobresaliente


 Feria de La Crau 

 

Excellente entrée avec le J Giraud et O. Chacon…. 

 

La suite du menu s’avérant bien plus insipide, seul le Jalabert ressortant de cette corrida de competencia mais qu’un accident de lidia rendit handicapé, l’empêchant de s’exprimer en toute plenitude… Des quatre autres ont retiendra les tercios de piques du Tardieu et du Yonnet mais qui finiront éteint au dernier tiers, le Granier et le Pages-Mailhan manquant de pas mal de chose…. Coté torero, Octavio Chacon se montrera à son avantage tout comme Javier Cortes, decidé et appliqué mais qui ne tue toujours pas. Quant à Perez Mota il était aux abonnés absents…. Sont sortis dans l’ordre un Jacques Giraud, un Granier, un Tardieu Frères, un Jalabert Frères, un Pages-Mailhan et un Yonnet, tous très bien présentés, avec moins de tamaño chez le 3°, le dernier ressortant du lot…. 

-Octavio Chacon (blanc cassé et or) Vuelta et silence après avis 

-Manuel Jesús Pérez Mota (papier buvard et azabache) Silence et silence 

-Javier Cortes (rouge et or) Timide salut et timide vuelta après avis 

Pst J. Boyer, grosse demi-arene, temps ensoleillé puis frisquet sur la fin. Salut de Marco Leal au 3° et ovation pour les picadors Rubito (3°) et Gaben (6°) 

Jacques Giraud présentait pour la première fois un toro en corrida et ce fut la bonne surprise du jour. Il prit deux belles rations de fer sans se faire prier, poussant certes sur une seule corne. O. Chacon l’entreprit de la meilleure des manières pour lier d’excellentes séries sur le deux cornes, profitant de la noblesse allurée de son adversaire, le gardant dans sa muleta malgré une légère tendance à la querencia. L’épée, basse et arrière lui ôtant tout espoir de trophée… Superbe réception du Jalabert qui ira au cheval par trois fois mais avec une tendance à le contourner, sortant du premier assaut en claudiquant de la main droite. Montera vissée sur la tête, O. Chacon tentera de lui faire oublier son handicap, mais les génuflexions et les charges forcement désordonnées ont contrarié la « trop » longue faena du gaditano qui de plus tua approximativement…. 

Perez Mota ne fut pas le plus heureux au sorteo mais il ne montra pas en cette 1ere corrida de feria de réelles prétentions pour s’y imposer. Le Granier ira trois à la cavalerie mais sans s’y attarder et ne s’emploiera jamais, par manque de race, dans la muleta, les deux allant vite à menos. Le Pages-Mailhan s’affichera par trois belles arrancadas au cheval mais sans suite avant d’errer deslucido et decasté dans le leurre distant du torero d’El Bosque dont on retiendra seulement l’estocade du jour

Le Tardieu s’emploiera par trois fois sous des piques parfaitement ajustées vant aux deux protagonistes une belle ovation… Hélas au dernier tiers et malgré l’implication et les efforts appliqués de J. Cortes, il s’éteint progressivement… Le tercio de pique le plus spectaculaire est à mettre au crédit du tio de Yonnet qui poussera, s’élança de loin et avec forces sur le cheval par trois fois….faisant douter les banderilleros avant que le madrilène ne se retrouve dans le même cas de figure, muleta en main… Ses efforts étant aussi annihilé par un mauvais maniement des armes….

 Oreille et trophées pour D. Canton 

 

Le protégé de Richard Milian, qui remplaçait C. Hardoux, jugé trop vert par son professeur, s’est vu attribué la seule oreille de cette novillada de l’ACCM et a remporté les prix mis en jeu, dont une muleta offerte par l’UCTPRicard…. Devant une entrée familiale, les quatre becerros des Frères Granier, ont remis, si l’on peut dire, les choses à leur place, meilleurs les deux premiers, mansito et distrait le 3°, plus compliqué le dernier, applaudis les deux premiers…. 

-Geoffray Chastel « El Père » (alu et réglisse) Salut 

-Lucas Minaña (rouge et or) Silence après 3 avis

-Dorian Canton (vert et or) Oreille 

-Antoine Saroul (vert olive et or) Salut !!!!! 

Pste G. Bortollin, temps gris et froid, remise des prix en piste à l’issue de la novillada. 

El père de C.F. de Tauromachie de Nîmes, hérita d’un eral noble et mobile qui aurait mérité une muleta plus affirmée, au lieu d’un accompagnement qui eu de plus en plus de mal à contenir les charges du Granier. 

L. Minaña de l’Ecole Taurine de Béziers, dessina les plus jolies séquences en début de cycle mais sans peser sur l’excellent becerro qui lui échut, ce qui lui valut un final beaucoup plus décousu avant de sombrer les armes à la main… 

D. Canton, d’Adour Aficion, se montra à son avantage des les capotazos initiaux, arrivant, surtout à gauche à intéresser et à canaliser son adversaire avant un final par luquesinas, l’épée dressé sur le sable, une épée dont un tiers suffira a venir à bout de son Granier.. 

Le 4° sortit allumé, A. Saroul (Ecole Taurine d’Arles), qui remplaçait El Azabache blessé, lui était branché sur le 380 volt, toute connexion s’avérant dans ses conditions impossible, le becerro apprenant vite, dans ces conditions le Cossio et ses annexes, ce qui valut au jeune nîmois une sévère cogida sans conséquences avant de pincher al recibir et de conclure d’un bajonazo….

 1er prix de physique…. 

 

Le lot de cinqueños des Freres Gallon avait un physique irréprochable. Des toros bien faits, astifinos, mais la corrida n’est pas un concours de beauté et hier, derrière une présentation exceptionnelle, ce fut le vide…. Un manque de forces, de fond qui éteignirent l’option noblesse et générèrent de l’ennui durant toute la course, la seule séquence d’émotion étant du à la partition de toreo encimista de Juan Leal face au 2°…… Le temps gris et un vent glacial n’arrangeant rien à l’affaire pour le public qui garnissait au 3/5 les arènes….. Six toros qui sortirent sous les applaudissements, qui allèrent tous par deux fois au cheval par de jolies arrancadas, seul le 5° y mettant moins de cœur, et ou ils furent piqués à l’économie…. Morenito de Aranda put distiller quelques séries devant le 1er, J. Leal appliqua son toreo au 2° mais ne put récidiver devant le 5° qui tricotait et F.J. Espada, sans option, se montra plus qu’insuffisant avec l’espada… 

-Jesús Martínez Barrios « Morenito de Aranda » (sparadrap et or) Silence après avis et silence après avis 

-Steven Groul « Juan Leal » (Bleu électrique et or) Salut après avis et silence après avis 

-Francisco José Espada (bleu Gordini et or) Silence après avis et silence après avis 

Pst Ph Kugener. Salut de Marco Leal au 2° 

Morenito de Aranda s’appliqua pour tirer le meilleur parti du toro d’ouverture, usant d’une muleta efficace et allurée qui fit illusion, mais l’opposant ôta toute emotion a une faena conclue en deux temps. Le 4° chuta entre ses deux rencontres avant de s’avérer invalide pour la suite des opérations. A nouveau le torero d’Aranda del Duero mit beaucoup d’application à son travail pour tenter de faire oublier l’handicap au cours d’un trasteo homéopathique…. Mise à mort en 2 temps… 

J. Leal était décidé à briller, il reçut son 1er par delanteras et initia sa faena les deux genoux en terre…. Le Gallon montrant vite ses limites, l’arlésien se justifia par un toreo de proximité sur les aigus de Turronero, apportant un peu d’émotion au public déjà transit… Ses mises à mort lui ôtèrent toutes possibilités de trophée… Il voulut récidiver avec le 5°, le plus compliqué du lot et jouant les escrimeurs, et forcement la connexion ne se fit pas et tout ira à menos, terminant d’une belle épée au 2° essai. 

Espada hérita d’un Gallon qui flancha très vite sur la main gauche et arriva fort handicapé au dernier tiers, le madrilène s’essayant à jouer les infirmiers avant un bajonazo final… Encore plus invalide, le dernier ne lui proposait aucune possibilités de succès et il insista plus que de raison devant des gradins en partie désertés avant de s’éterniser les armes à la main….. 


 Mugron : Baptiste Cissé et Angel Sanchez coupent une oreille chacun 

 

Le soleil fut une nouvelle fois au rendez-vous pour la traditionnelle novillada de la peña taurine mugronnaise. Les arènes de Condrette furent remplies aux 9/10. Avant le paseo, le jury constitué de personnalités de la corrida et de la course landaise ont remis les prix du 17ème concours des nouvelles taurines. Paseo retardé de 5min afin de laisser rentrer tout le monde. Une minute de silence fut respectée en la mémoire d’Henri Emmanuelli. L’organisation annonça au micro que des novillos se sont escobillés au débarquement. La présidence écourta trop souvent les tercios de banderilles à deux paires seulement. 

Les novillos d’El Añadio, d’origine Santa Coloma de la lignée de Coquilla et Buendia, ne sont pas venus en collaborateur. Leur comportement exige beaucoup de techniques. De présentation correcte, costauds, les novillos ne se livrèrent pas et manquèrent de caste, exigeants et compliqués, posant des difficultés aux jeunes piétons. Ils se défendirent sous le fer sans bravoure. 

- Angel Sanchez (rouge et or) ovation et oreille 

- Jésus Enrique Colombo (bleu gitane et or) silence et silence 

- Baptiste Cissé (magenta et or) oreille et ovation

Angel Sanchez  reçoit discrètement le premier novillo qui tenta de rejoindre le callejon sans succès. Il met la tête dans la cape mais ne s’emploie pas sous le fer. Exigeant, Angel Sanchez fait front mais sa faena est irrégulière, parfois le novillo rentre bien dans le leurre en humiliant mais, à la passe suivante, coupe vite sa trajectoire. Face au quatrième qui effectua une vuelta de campana entre les deux piques, sans conséquence, le madrilène entame bien sa faena mais manque un peu de domination. Le novillo va à menos et réduit considérable ses charges. Il conclut d’une entière tombée récompensé d’un trophée généreux. 

Jésus Enrique Colombo dut attendre de longue minute avant de voir sortir son premier adversaire, peu emballé à rentrer dans le ruedo. Après deux piques mal administrées, le vénézuélien reste approximatif aux banderilles. Le novillo est avisé et ne se livre pas. Colombo essaye de le soumettre à bâbord mais sans conviction. Face au cinquième, il resta sur la défensive comme son adversaire et abrégea sans combattre. 

Baptiste Cissé fut appliqué toute l’après midi pour sa première prestation en novillada piquée, écoutant les nombreux conseils de son mentor. Il y a bien sûr plus facile pour débuter. Il construit petit à petit sa faena face à un adversaire sans fond. Son épée engagée et en place lui valut un trophée de sympathie et d’encouragement. Il reçoit l’ultime par une belle série de véroniques. Mal piqué, le novillo donna de nombreux coups de tête au peto montrant son manque de bravoure. Compliqué et avisé à droite, Baptiste Cissé tentera de le soumettre à gauche mais son toque manque un peu de persuasion. Pinchazo suivi d’une entière d’effet rapide.

 

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


 Triomphe de L. Hernandez : 3 oreilles 

 

Une pour le portugais Joao Moura et journée sans pour L. Vicens 

 

Première bonne surprise, une superbe entrée pour voir les figuras del rejoneo de demain, et, si cela peut être considéré comme une surprise, la grosse actuacion de Leonardo Hernandez, surtout face à son 1er. Joao Moura repartira avec un juste trophée tandis que la jeune nîmoise connaitra une matinée sans éclats… Pour cette corrida de rejon, six toros de Fermin Bohorquez, arreglés pour une corrida à cheval, homogènes de type, donnant du jeu, plus ou moins intéressant selon leurs forces, meilleurs les 1er, 2°, 5° et 6° 

- Joao Moura hijo : Oreille et salut 

-Leonardo Hernandez : Deux Oreilles et oreille 

-Lea Vicens : Salut et silence 

Pste: A. Gueyraud, trois gros quarts d’arènes sous le soleil et un vent peu gênant pour le rejoneo 

Face à l’excellent 1er, J Moura se montrera à un tres bon niveau, brillant particulièrement aux banderilles avec « Aquiles » et « Kleber » avec des poses ajustées, des courtes dans le berceau et des adornos pour faire grimper l’impact. Et comme il tua bien…. Son second, plus juste de forces avec quelques génuflexions ne lui permit pas le desquite malgré l’excellent tercio sur Colombo… 

L. Hernandez fit d’entrée monter l’adrénaline avec « Xarope » et un temple millimétré à faire pâlir tous les métronomes de la planète avant d’y ajouter le spectaculaire et le poder avec un énorme « Sol » et ses sauts à la Saumur, avec lequel il clouera un rejon sin puntilla au second essai…. Il faillit se faire surprendre par le 5° aux charges moins régulières, ses tercios de banderilles étant entrecoupés d’une glissade spectaculaire à la tête du toro, sans conséquences si ce n’est de couper l’élan de sa prestation. Il y revint en forces avec de nouveau « Sol » pour un final enlevé… 

Difficile pour Léa Vicens de passer dernière L. Hernandez et face à un adversaire moins coopératif. Elle connut donc une première actuaccion en demi-teinte, avec quelques bonnes séquences éparses. Compliqué d’entrée, le sixième, tardo et distrait, entrera peu à peu dans le jeu de la jeune nîmoise qui saura le régler au poil, le menant même a mas au cours de sa faena, culminant avec « Gacela » et « Betico »…. Quelques maladresses avec le rejon de mort lui ôteront tout espoirs de récompenses. 


 Le triomphe d’A. Salenc 

 

Oreille pour A Younes et salut pour Tibo Garcia

  

 

Hyper motivé et très novillero dans l’âme, le protegé d’O. Barratchar à sans ambigüité, conquit les arènes d’Arles avec trois oreilles dans son esporton. A. Younes aurait pu l’accompagner dans sa sortie à hombros, mais un novillo exigeant de San Sebastian et une épée sans sitio ont mis un terme à ses espoirs. Quant à T Garcia, le sorteo lui avait réservé son mauvais lot. Et parmi les bonnes nouvelles, une superbe entrée pour une novillada, du jamais vu depuis longtemps. Avec une saine competencia entre les trois avec échange de quite et expressions sur leur visage qui en disait long…. On en redemande.  

Six novillos de six ganaderias françaises, tirés au sorteo de Santa Ana (2°) – Gallon (6°) – San Sebastian (4°) – Los Galos (3°) – Cuille (5°) – Fernay (1er), meilleurs les 1er, 3° et 6°, le prix de la CTEM d’Arles allant au novillo de Los Galos (Marie Sara) mais le Fernay et le Gallon aurait put y prétendre, tous trois ovationnées à l’arrastre, les quatre derniers l’étant à leur sortie en piste. Coté novillero, c’est fort justement A Salenc qui emportera le trophée du meilleur novillero, décerné par la Jeunesse du Pays d’Arles.  

- Andy Younes (châtaigne et or) Oreille et silence  

-Tibo Garcia (nazareño et or) Silence après avis et salut  

- Adrien Salenc (sorbet orange et or) Oreille et deux oreilles 

Pst : C. Rey. Minute d’applaudissements pour les nombreux taurins disparus depuis peu. Ciel bleu mais un vent souvent très gênant pour les trois novilleros. Salut de Marco Leal au 5°, applaudissements aux picadors M. Forestier (3°) et Gaben Rehabi (5°)  

Andy Younes hérita d’entrée d’un excellent novillo d’O. Fernay, économisé au cheval, dont il tira un très bon parti, surtout à droite, affichant son potentiel actuel, Eole lui compliquant la tache à gauche mais l’arlésien offrant des enchainements de belles factures avant de conclure au second envoi… Il accueillit le San Sebastian par deux largas de rodillas avant qu’il n’affiche de bonnes dispositions face à la cavalerie, bien qu’économisé lui aussi. Il s’avéra plus exigeant pour l’arlésien qui fut dans l’obligation d’ajuster ses muletazos avec quelques accrocs passagers, offrant un meilleur penchant pour la gauche dont il tira deux superbes séries avant de conclure dans le berceau et par manoletinas serrés et de connaitre un calvaire épée en main…

Tibo Garcia sera le plus déçu du lot. Son 1er du fer de Santa Ana sorti en réfléchissant et accentua ce défaut tout au long de sa lidia, ne permettant pas au tarasconnais de briller, connaissant en plus une faillite avec le descabello. Son 2° de Ph. Cuillé fit impression à sa sortie et tout au long du 1er tercio… avant de passer en mode défensif au dernier tiers, laissant toutefois à Tibo la possibilités de composer des muletazos parfaitement aboutis avant de loger une entière en place..

Des la sortie du novillo de Los Galos on comprit l’état d’esprit qui animait A Salenc, bénéficiant des excellentes dispositions de son adversaire. Sa faena débuta de la meilleure des manières avant de baisser d’un peu de ton. Le nîmois voulant revenir au niveau initial prit des risques, lui valant même un spectaculaire accrochage, sans conséquence. Mise à mort en deux épisodes et même décision des la sortie du Gallon qui lui offrit une noblesse du meilleur aloi avec un léger manque de forces. Début à genoux en gagnant le centre avant de lier d’excellentes séries, de plus de classe de la gauche, avec envie et de long parcours, concluant d’une entière, le novillo mourant spectaculairement à ses pieds… 


 Feria d’Arles : Ouverture en demi-teinte 

 

Deux oreilles pour Juan Bautista, une pour Roca Rey 

 

Alors que JM Manzanares était venu en detente aux portes de la Camargue, le péruvien lui était venu pour poursuivre sa conquête et l’a partiellement réussie sur un seul toro. Quant à l’arlésien qui hérita d’un premier trop faible pour s’exprimer, il le fit devant le 4° mais avec quelques petites scories qui firent se protester les deux oreilles un peu vite accordées, Juan Bautista quittant même le ruedo à pieds…. 

-Six toros de Matilla, cinq du fer de Garcia Jiménez et un de celui d’Olga Jimenez, le 5°, correctement présentés avec un peu plus de sérieux pour les deux « noirs » (2 et 4), noble dans l’ensemble mais manquant plus ou moins de forces, surtout le 1er, le dernier sortant handicapé de l’avant train des chiqueros, meilleurs pour les toreros les 3°, 4° et 5°. Ils affichèrent un fond de mansedumbre généralisé, les tercios de piques réalisées dans leur plus simple expression même si les deux derniers s’y employèrent un poil plus. 

 

-Jean Baptiste Jalabert « Juan Bautista » (Bordeaux et or) Silence après avis et deux oreilles après avis, protestée la seconde 

-Jose Maria Manzanares (bleu nuit et or) Silence après avis et silence 

-Andres Roca Rey (argile toulousain et or) Oreille et silence 

-Pst :Ph Kugener. Quasi plein, ciel bleu et nuages, 10 mn de retard pour problèmes aux portes d’entrée… 

 

Faible et fade, le toro d’ouverture obligea Juan Bautista a user de sa technique pour lui faire oublier son grand manque de forces, ce à quoi il parvint en partie, arrivant même à faire monter l’intérêt de sa faena sur quelques séquences allurées avant une double conclusion à recibir…. Le 4° sorti bien vite de ses deux rencontres mais s’affirma plus dans la muleta de l’arlésien qui débuta à genoux avant de lier des séries qui iront à mas avec des changements de mains et des muletazos arrondis mais parsemés de légers accrocs dus à l’envie de triompher…. Mais ceci plus une estocade à recibir en deux épisodes ont mis un petit bémol à l’ensemble… 

Manso et bronco, le second ne rompit jamais et la faena de Manzanares ne put jamais décollée et ce, sur les deux cotés. Entière caida en guise de conclusion…. La mèche encore sur le front, l’alicantino avait vraisemblablement la tête plus au sud…. Et aligna des passes stéréotypées, à distance et sans émotions, le toro, même pas mal faible méritait un meilleur traitement. Le public aussi. 

D’entrée à la cape, Roca Rey annonça ses prétentions avec notamment un quite serré. Il débuta sa faena par des cambiadas ajustées, embarquant son adversaire sur de belles séries, meilleures à droite, l’autre piton s’avérant moins clair, ce qui n’empêcha pas le péruvien d’y revenir au cours d’un ensemble autant efficace qu’enthousiaste, mais le toro eut un peu de mal à tenir la distance. Entiere en place et suffisante. D’entrée le sixième afficha un handicap du train avant, ce qui se confirmera par la suite, le Garcia Jiménez se montrant désordonné avec des chutes régulières… Roca Rey tenta d’en tirer un bon parti, mieux sur la gauche, mais à l’impossible nul n’est tenu. 


 Nîmes –El Rafi remporte le 24° trophée Nimeno II 

 

Une jolie entrée pour la clôture de ces 3èmes rencontres en Terre d’aficion avec un temps très chaud. A l’issue du paséo une minute de silence observée à la mémoire de Jean Lafont, Philippe Cuillé et Hadrian l’enfant qui voulait devenir torero. En piste, six erales de Los Galos très bien présentés, de la présence en piste et donnant du jeu. Le 1er plus difficile, supérieurs les 3ème et 6ème qui fut honoré d’une vuelta posthume. A noter le salut de Marie Sara, ganadera à l’issue de la course. Coté piétons, deux élèves du centre français de tauromachie et un madrilène. 

-Alvaro Sesena (picholine des baux et or) silence après 2 avis et vuelta 

-El Pere (marron glacé et or) oreille et vuelta après avis 

-El Rafi (moutarde et or) deux oreilles et deux oreilles 

Alvaro Sesena accueille le premier de la tarde en hésitant beaucoup au capote. Sa faena essentiellement droitière ne lui permet pas de peser sur l’animal. De l’incertitude dans ses muletazos et une mort embrouillée conclues son travail. Son second plus maniable n’est pas utilisé non plus à sa juste valeur. A retenir quelques gestes méritoires très isolés mais sans transmission vers le public. Une lame entière un peu arrière conclue sa prestation. 

El Pere pour son 1er adversaire et après des lances de capote élégants orchestre une faena bien équilibrée sur les deux cotés. Quelques naturelles bien composées et surtout des séries droitières très enchaînées font le plaisir des aficionados. Une entière efficace achève le travail. Une oreille lui est accordée. Il reçoit son second par une série de capotazos al limon avec El Rafi. L’animal coupant les terrains donne beaucoup de difficultés pour le tiers de banderilles. Le manque de métier se fait sentir devant une bête demandant beaucoup d’attention. Le Nîmois sort tout de même la tête haute après avoir servi une faena méritoire. 

El Rafi  après la réception par larga de rodilla enchaîne par un bon tiers de banderilles. Quelques séries droitières mais surtout des naturelles toutes en douceur qui ravissent le public. Fin de faena par luquecina et une entière très engagée et d’effet instantané. Deux oreilles tombent du palco. Avec l’ultime de l’après midi la faena débute à genoux au fil des planches. Il trouve très vite la bonne distance et profite des bonnes dispositions de son adversaire. Le toro s’enroule autour de sa ceinture et sa faena est un réel plaisir. Une grande entière engagée et d’effet instantané lui permet de récolter deux nouvelles oreilles synonymes d’une sortie par la porte des consuls. Le trophée Nimeno lui est décerné en toute logique.   

Roberto El sobresaliente


 Vergèze : Une seule vuelta pour A. Salenc 

 

Les aficionados qui garnissaient pour plus de la moitié des arènes de Vergèze, ne garderont pas un souvenir impérissable de cette novillada. Le temps frais et gris avec quelques rafales, après les pluies de veille et de la matinée qui avaient contraint le club taurin Fiesta Brava a tout annuler en piste, avait refroidit les bêtes et surtout les hommes…. Si les novillos des frères Jalabert manquaient d’allant pour la plupart, trois avait un excellent  potentiel mais restèrent inexploités. Bien présentés, bien que formant un lot desigual, ils se laissèrent conduire avec noblesse excepté le decasté second, meilleur les 3°, 4° qui hélas se cassa une patte et le 5°…. Question pique les 3° et 4° y mettront le plus de cœur… A noter que le 3° s’abima une corne lors du debarquement, ce qui fut annoncé avant la course. 

-Miguel Angel Pacheco (blanc et or) Silence et silence 

-Adrien Salenc (Bordeaux et or) Silence et vuelta 

-Andres Lagravere « El Galo » (sparadrap et or) Silence après avis et silence 

Pst C Carpentier. Une minute d’applaudissements en mémoire de Philippe Cuillé. Le prix au meilleur novillero a été logiquement déclaré desierto…

 

M.A. Pacheco n’arriva pas a s’imposer d’entrée à la cape devant un novillo qui montra bien vite des signes de faiblesse et qu’un violent choc au burladero fit s’accentuer ce problème. Noble mais insipide de fait, il n’inspira pas l’ibère qui resta plus que marginal… Son second s’employa à la 1ere rencontre, la 2° donnée pour la forme et au cours du tercio de banderilles, le Jalabert se cassa la main droite…. Pacheco le brinda au conclave !!! ce qui lui valut sa réprobation… La caste du novillo lui permit d’aller au bout de la faena en s’employant mais à nouveau Pacheco resta en retrait et laissa tout le monde dans l’indifférence…. 

Le second se montrera incertain d’entrée avec peu de forces et le confirmera par la suite, se montrant andarin et decasté. A. Salenc fera tout et avec quelques belles séquences pour donner du volume à la faena, essentiellement à droite, mais le novillo gardera ses défauts et la tête à mi-hauteur avant d’être occis en deux temps. Il reçu le 5° d’une larga de rodilla avant deux rencontres anodines au cheval. Court de voyage, le nîmois voulut l’animer mais souvent dans la précipitation, ou il se fit maintes fois accrocher la muleta, ce qui n’arrangea pas les choses et tout ira a menos avant une entière au 3° essai. 

El Galo hérita du plus sérieux et intéressant novillo de l’après-midi qu’il banderilla correctement sans plus. Après une première série plus que prometteuse, le jeune franco-mexicain qui faisait sa présentation en France en piquée, se diluera en se contentant de donner des passes pas toujours ajustées et efficaces, laissant passer un succès à portée, manquant aussi d’engagement avec l’épée. Il débuta sa deuxième faena à genoux après avoir réalisé un bon tercio aux banderilles et vu son adversaire laisser du potentiel à la longue 1ere pique…. Le Jalabert resta bien vite sur la défensive, se couchant même en cours de battue avant de finir arrêté et avisé… El Galo liant quelques series avant de conclure efficacement. 

 

Désolé pour la qualité des photos mais mon appareil a tilté sans me prévenir….


 Orthez : 2h55 d'intérêt 

 

A l'issue du paseo une minute d'applaudissements fut effectuée en mémoire d'Ivan Fandiño qui le 25 juillet 2010 avait affronté dans ce ruedo les toros de Dolores Aguirre (en compagnie de Julien Miletto et d'Alberto Lamelas). 

Pour fêter les 90 ans des arènes du Pesqué, les organisateurs orthéziens avaient mis toute leur confiance entre les mains de Jean Luc Couturier et de son élevage de Valverde. 

-Octavio Chacon (étain et or) : silence et oreille 

-Tomas Campos (ciel et or) : oreille et oreille 

-Manolo Vanegas (alternative et or) : silence et deux oreilles 

Pourtant peu connu du grand public Octavio Chacon faisait office de vétéran dans ce cartel. Après avoir marqué les esprits du Sud Est en début de temporada à Alès face à ces mêmes Valverde, et à Saint Martin de Crau, il démarra sa conquête de l'aficion du Sud Ouest par Vic Fezensac puis fit une étape à Orthez. Octavio a trouvé sa place dans le peloton des toreros valientes, et à cœur vaillant, rien d'impossible ! 

C'est ce qu'il montra dès son premier toro qu'il accueillit con firmeza, avant que ce dernier ne vienne par trois fois sous le fer. Alors que la corne gauche est redoutable et que son Valverde se retourne très vite et très fort, peu à peu Chacon sans céder le moindre centimètre parvient à arracher quelques courtes séries liées. Entière. L'impressionnant quatrième, applaudi à sa sortie en piste, lors de la seconde rencontre va puissamment soulever le lourd cheval de la cavalerie Heyral et provoquer un violent batacazo dont Juan Melgar sortira miraculeusement indemne. Le Valverde est puissant et sa charge imposante, Chacon ne se dégonfle pas et l'emporte dans son étoffe. A droite ça passe fort, mais ça passe, sur la corne gauche c'est plus accroché, son toro donnant des coups de tête. En fin de faena le toro se réfugia aux planches. Mais quel combat ! Pinchazo. Entière. Avis. A noter que le maestro de Cadiz tint parfaitement son rôle de chef de lidia. 

Le jeune Tomas Campos eut fort à faire avec son premier Valverde, qui par trois fois vint violement batailler dans le peto. Tomas comprit rapidement que la corne gauche était absolument infumable, et il s'évertua avec maestria à canaliser la charge de son toro et à lier de précieux derechazos. Entière efficace. Le Valverde donna raison une fois encore à l'adage : no hay quinto malo ! Tomas Campos hérita du plus ''collaborateur'', ce qui lui permit d'entrée de jeu de s'exprimer à la cape avec de belles véroniques et une media. Après deux piques suffisantes, au cours d’une faena ambidextre, Tomas étala avec succès son toreo tout en sobriété et efficacité. Final par manoletinas qui pèsent sur le public orthézien. Entière. Forte pétition d'oreille : une peut être deux ? Mais sûrement pas une vuelta au toro. 

Le très jeune Manolo Vanegas ne laissa pas échapper l'opportunité qui lui était donnée de faire sa place à l'échelon supérieur, après son alternative prise le mois dernier à Vic Fezensac. Le jeune vénézuélien au sourire enjôleur, abrégea sa faena après que son Valverde se soit vidé de ses forces lors des trois puissantes rencontres sous le fer. Avec l'ultime, Manolo joua le tout pour le tout dans tous les registres : un brin de folie à la cape avec deux largas, véroniques et une media de clôture. Le public du Pesqué est (déjà) en ébullition. Manolo n'hésita pas à en rajouter une couche en prenant à son compte le tercio de banderilles. Même s'il n'y excella pas, le public l'accompagna et s'enflamma. Son Valverde n'avait que peu de charge : peu importe ! Vanegas s'adapta et se joua des cornes dans un registre tremendiste qui provoqua quelques cris dans l'assemblée. Entière caïda. Deux oreilles (dont une généreuse). Il avait brindé ce toro à Diego Urdiales extrêmement ému. 

-3/4 d'arène, temps agréable, prix de la meilleure pique pour Juan Melgar (cuadrilla d'Octavio Chacon), prix du meilleur geste taurin de la Peña Sol pour Manolo Vanegas, prix de l'émotion pour Tomas Campos

 La matinée n'avait pourtant pas bien commencé avec des novillos de Valverde sans force, et juste de présentation (1 et 4). Ils ne permirent à Tibo Garcia et Baptiste Cissé, venu au pied levé remplacer Adrien Salenc, blessé la veille au soir lors de la novillada nocture de Mont de Marsan que de glaner un salut chacun. 

-Tibo García (violette et or), silence et ovation et saluts;
-Baptiste Cissé (ciel et or), palmas après avis et ovation et saluts après avis.
Baptiste Cissé remplaçait Adrien Salenc, blessé la veille à Mont de Marsan.
Le prix au meilleur tiers de varas a été déclaré désert. Baptiste Cissé a été récompensé par La Lidia et lapeña Sol pour le meilleur geste taurin.

 

Textes Vicente, Photos www.photoslouise2z.com


 Pablo Hermoso de Mendoza remporte le 46° Rejon d’Or 

 

Mais attention, un Mendoza peut en cacher un autre. Le coté événementiel était bien entendu la présentation en France de Guillermo, le fils de Pablo Hermoso de Mendoza, qui malgré tout était hors concours pour cette compétition qui se déroula en un mano a mano entre le centaure navarrais et Lea Vicens. Agé de 17 ans il a tout d’un grand et marche sans complexe sur les traces de son torero de père. Et s’il avait mieux réussi la mise à mort de son second adversaire, il aurait pleinement triomphé en solitaire. P Hermozo de Mendoza a remporté ce Rejon d’Or lors de sa seconde prestation, dominant les débats devant Lea Vicens qui aura surtout montré ses qualités face au 5°, son 1er toro se couchant avant d’être estoqué…

Quatre toros de la ganaderia Hermanos Sampedro de peu de présence physique, justes de forces et de moral, meilleurs les deux derniers, et deux novillos de celle de El Capea, un San Pelayo et un Carmen Lorenzo, meilleur en tout et de la course le dernier, pour le nouveau venu, qui a frappé un grand coup

 -Pablo Hermoso de Mendoza : Salut et deux oreilles

-Lea Vicens : Silence et oreille 

-Guillermo Hermoso de Mendoza Tardienta : Deux oreilles et salut 

Arenes pleines, Pst : DJ Valade, Remise du trophée en piste à l’issue de cette 46° corrida du Rejon d’Or par Ph Savinel et Anais Lesbros, la reine d’Arles, le rejon d’or pour P. Hermoso de Mendoza qui sortira à hombros avec son fils des arenes de Mejanes. Avant le paseillo presentation des vainqueurs des Etoiles de Mejanes et actuaccion de gala de Clemence Faivre sur son cheval « Fuego »

PHDM brindera à Luc Jalabert son 1er toro. Après un bon début aux banderilles avec Berlin et Greco, le Sampedro baissera de pieds et la faena ira à menos et comme le rejon tardera à faire office…. Le navarrais trouvera meilleure matiere avec son second toro, chiche de presentation mais avec plus de moteur. Ranou puis Dali se montreront au faite de leur toreria avant une conclusion par trois courtes, une paire à deux mains et un rejon fulgurant et spectaculaire, le public obtenant les deux oreilles pour le torero.

 Mansito et distrait le 2° montrera rapidement des signes de faiblesse que la cavalerie de Lea Vicens ne pourra resorber, le toro s’affalant de plus en plus avant de se coucher sans avoir été estoqué. La jeune nîmoise se rattrapera en partie devant le 5° grace à ses chevaux vedettes, Gacela, Betico et surtout Bazuka avant de clouer deux roses sur Greco. Le rejon long d’effet, necessitant l’usage du descabello, limitera l’octroi des recompenses.

Après sa présentation en public, le 7 aout dernier à Estella (Navarra) et celle en Amérique, au Mexique le 15 avril 2017 à San Miguel de Allende (Guanajuato), Guillermo Mendoza se présentait en France. Deux oreilles pour sa 1ere actuaccion qui ne doivent rien à personne d’autant que son novillo chercha tres vite les tablas dont il fallut le deloger à cite rapprochés, ce qu’il fit à la perfection sur Disparate et Paco, concluant superbement avec Pirata d’un rejon efficace au second essai. Autre actuaccion de haut niveau face au 6°, le meilleur de la tarde. Disparate à nouveau puis Donatelli feront monter l’interet d’un combat qui ira à mas, conclut avec trois courtes enchainées, un paire à deux mains avec Pirata, avant un final un peu plus cafouillé qui lui fera perdre deux autres appendices.


 Raphele : Six oreilles pour les arlésiens 

 

Les arènes de Raphèle-les-Arles ouvraient leurs portes à une novillada sans picador pour celebrer le retour des novilladas après 30 ans d'arrêt. Les élèves de l’Ecole Taurine d’Arles ont repartis de ces arènes avec deux oreilles chacun, deux pour El Azabache, Vincent Pérez et José Antonio Valencia devant des erales des Héritiers de François André de bon jeu en général. Seul l’invité espagnol, Hector Edo est reparti bredouille. rènes de Raphéle, 1/3 d’entrée.

-El Azabache, de l’Ecole Taurine d’Arles, deux oreilles 

-Héctor Edo, de l’Ecole Taurine de Castellón, silence

-Vincent Pérez, de l’Ecole Taurine d’Arles, deux oreilles

-José Antonio Valencia, de l’Ecole Taurine d’Arles, deux oreilles 

Le matin, la tienta de deux superbes vaches de Patrick Laugier que le maestro Thomas Dufau mit parfaitement en valeur permit aux plus jeunes élèves de l'Ecole Taurine (Saskia, Miguelín, Eva et Vincent) de montrer leurs progrès. 

El Azabache ouvrit l'après-midi de la meilleure des manières en ravissant les deux pavillons du bon François André. Il réalisa une prestation des plus abouties tant au capote qu'à la muleta, faisant valoir son temple et sa délicate conception du toreo, et tuant d'une épée décidée et efficace.

L'espagnol, Hector Edo gâcha avec les aciers une faena méritoire et templée face à un novillo plus compliqué que ses frères.

Brillant et varié au capote, Vincent Perez (véroniques, demies, chicuelinas, tafalleras, lopecinas, largas, ...) livra une faena intéressante, sûre et maîtrisée, pleine d'envie et détermination conclue d'une belle épée à l'encuentro, lui valant les deux oreilles de son opposant.

Jose Antonio Valencia a illustré avec une grande envie une tauromachie venue d'ailleurs, capote varié, pose de banderilles risquées, muleta joyeuse et une épée engagée entraînant l'obtention logique des deux oreilles. 


 Plaisance du Gers : Oreille pour A. Adame

et D. Canton 


Six erales de L’Astarac bien présentés et avec des possibilités à condition de savoir  pour
-Alejandro Adame (blanc et or) : salut au tiers, une oreille
-Manuel Diosleguarde (bleu et or) : salut au tiers avec un avis, silence
-Dorian Canton (vert et or) : silence, une oreille
A l’issue du paseo, minute de recueillement à la mémoire de deux membres du club taurin récemment décédés et à Ivan Fandiño, trois quarts d’arène environ
 

Alejandro Adame a laissé la meilleure impression, présent aux trois tiers, surtout face à son second. Manuel Diosleguarde, trop prudent, est passé sans peine ni gloire. Quant à Dorian Canton, en progrès, il réalisera deux faenas de bonne tenue, meilleure celle au sixième mais tua mal.


 Eauze 

 

Por la tarde, six toros de José Luis Pereda, aux comportements divers, les trois derniers de peu de jeu, le premier dangereux, meilleurs les second et troisième
-Juan José Padilla (vert et or), silence et deux oreilles;
-Juan Bautista (encre noire et or blanc), deux oreilles salut au tiers.
-Thomas Dufau (purissima et or), oreille et silence avec un avis.
Pluie à partir du troisième Entrée: deux tiers. Sortie à hombros du mayoral non justifiée. Corrida «populaire» avec un Padilla pueblerino qui connecte sous l’orage, avec le public devant un toro handicapé, public qui lui fait un triomphe et qui verra sa pétition majoritaire pour Juan Bautista au 5° non retenue par le palco après la séquence la plus torera de l’après-midi, l’arlésien ayant déjà coupé deux oreilles à son 1er après une faena cumbre et un recibir d’école. Le 1er manso et faible n’inspirera pas le cyclone de Jerez.  
Thomas Dufau coupe une oreille après une faena essentiellement droitière et un bon coup d'épée à son 1er  adversaire, le meilleur du lot. Le landais ne pourra pas realiser le desquite avec le dernier, un toro sans options.
 

 

Eauze, novillada non piquée matinale
Quatre erales du Lartet, bien présentés, donnant du jeu. Excellent le troisième, très noble le quatrième pour
-Ismaël Jiménez : silence, une oreille
-Dorian Canton : salut, une oreille après un avis
Prix de la ville d’Eauze : Ismaël Jiménez
Prix du club taurin : Dorian Canton
Le prix des organisateurs du Sud Ouest est partagé entre les deux toreros.


 Boujan : Une seule vuelta pour M. Solera 

 

Le jeune torero de Fos, afincado en Cataluña, réalisa une fort intéressante « présentation » en France, perdant un succès plus conséquent avec les épées. Dommage. Mais la vedette du jour sera Gabin Rehabi pour son tercio de piques au 5° novillo au cours d’une décevante novillada de Dolores Aguirre manquant de race et de forces. De belles présentation, applaudit les 1er, 5° et 6°, ils ne seront que l’ombre de ce que l’on attend des pupilles de cet élevage, y comprit au cheval ou le 5° profitant de l’esprit Gabin, fit illusion, le plus impliqué dans ce tercio étant le dernier. Le piquero arlésien fut ovationné et salua certes mais il y eu aussi « Belisama » la jument torera de Bonijol qui avait déjà fait étalage de ses qualités au 4° novillo, montée par I. Rubio Martinez. Quant à MA Pacheco et LM Castillanos ils passèrent sans peine ni gloire…. 

-Miguel Angel Pacheco (rose et or) Silence et silence après avis 

-Luis Miguel Castellanos (bleu France et or) Silence après deux avis et silence après deux avis 

-Maxime Solera (bleu roi et or) Vuelta après avis et silence après avis

Pst L Burgoa, soleil et vent, casi lleno, les prix prévus pour les novilleros n’ont pas été attribués, un l’a été au dernier moment et décerné à Gabin pour sa prestation. 

Le 1er ira trois fois au cheval pour cariocas avant de de se laisser faire sans brio ni forces dans la muleta de Pacheco. A gauche il fut bien plus reservé et le gaditano l’expedia au 3° essai. Il restera tres prudent face au serieux 4° se contentant d’aligner des passes sans saveur à un adversaire du même tonneau et de l’estoquer en 4 temps.

Le 2° s’endort deux fois dans le peto, chutant entre temps comme il le fit tous les trois muletazos lors de la faena au cours de laquelle Castellanos pour grappiller quelques allants noblotes, tuant en deux temps et d’épées basses. Musique et salut pour Gabin qui fit venir quatre fois, et en augmentant les distances « Burgales », les deux dernieres pour la beauté du geste… Manso et fuyard, mettant la cuadrilla en deroute, il avait aussi un bon fond de noblesse qui, s’il avait été exploité en le retenant, par le mexicain, aurait permit de voir autre chose. Il en fut incapable et frola le troisieme avis à l’épée… 

Astifino mais de petite maille, le 3° n’accepta que deux rencontres avant de ne penser qu’à s’échapper de la muleta de M. Solera qui fit bien les choses pour le garder un maximum avec un meilleur rendu à gauche. L’épée atravesada lui ôta tout espoir de récompense. Quatre piques aussi pour le dernier qui en paiera peut être le prix en fin de parcours. Son banderillero frôlera la cornada en glissant devant le novillo et l’Aguirre se mit à se réserver de plus en plus, obligeant le français à lui arracher les muletazos au prix d’un bel effort, arrivant même à lier quelques passes. L’épée, hélas à nouveau lui fut fatale…

 Boujan : Le triomphe d’El Rafi 

 

Quatre becerros con tamaño de Dolores Aguirre mansos avec de la caste, allant dans l’ordre, de la mauvaise à la bonne, les deux derniers de moins de forces, offrant le festejo le plus intéressant de la Feria, surtout qu’en face d’eux les novilleros ont tenu leur place, la palme au nîmois El Rafi, triomphateur de la matinée qui fit partager sa vuelta avec le mayoral. 

-Cristian Montoro (corail et or) Salut après trois avis 

-Carlos Carmona (sorbet orange et or blanc) Vuelta 

-Geoffrey Chastel «El Père» nazareño y oro) Vuelta 

-Raphael Raucoule «El Rafi» (caña y oro) Deux oreilles 

Pst P. Picard, Vent et nuages, 1/3 d’entrée, le 1er sera puntillé en piste après le troisième avis fatidique, le trophée Ph. Castelbon à été attribué à El Rafi, le 4° becerro, N° 54 a été honoré d’une vuelta posthume !!!! 

Le 1er affichera ses intentions peu catholiques d’entrée d’autant que le vent n’arrangera rien et prendra très vite le dessus sur C. Montoro qui bien du mal à surnager même en posant les banderilles. Avisé, félin et retord, il mettra en difficulté un becerrista vert et de peu de recours qui séchera complètement avec les épées… Le public l’appellera à saluer pour son merite malgré les 3 avis. 

Tout aussi encasté et aux idées aussi peu claire, le sérieux 2° tombera sur un novillero déjà plus aguerrit qui le réceptionnera d’une larga de rodilla. La muleta est plus ferme mais l’Aguirre reste à l’affut, réussissant même à l’accrocher en cours de faena. Une épée concluante au 5° ôtera tout espoir de trophée tandis que le becerro ira mourir au toril. 

El Père touchera le plus lourd de l’envoi, applaudit de salida mais avec du mou dans les pattes avants. Le nîmois mettra beaucoup d’application dans son trasteo, réussissant quelques jolis enchainement surtout à droite avant de recevoir un uppercut au visage en découvrant l’autre bord. Il reviendra d’ailleurs sur cette corne pour y imposer sa muleta certes encore irrégulière. Demi-lame qu’il retire à la main avant de loger une entière après pinchazo. 

El Rafi s’était déjà mis en évidence lors d’un quite au novillo précédent. Il soignera sa réception à la cape avant de banderiller de fort belle manière. Noble et de bonne convenance, le Dolores Aguirre, bien cherchant le pourtour en permanence, lui permettra de réaliser une excellente et élégante faena sur les deux bords, toreant à gusto avant de conclure d’une superbe épée. Deux oreilles et trophées pour le jeune nîmois qui invita le mayoral à partager ce moment… La vuelta au novillo, querencioso, s’averant plus anecdotique…

 Boujan : Naufrage aragonais. 

 

On attendait les novillos de Los Maños mais pas pour voir un lot complètement decastés, n’offrant aucune option aux trois jeunes français, même si le 3° avec un peu plus de potentiel. Formant un lot des plus hétérogènes avec trois aux cornes plus que douteuses dont le second imprésentable….Tous sortirent ventre à terre avant de s’eteindre à la premiere rencontre, certains accusant même un manque de forces. Pour la première fois de son histoire, la Feria de Boujan affichait un presque plein dans les gradins. Dommage. 

-Andy Younes (violette et or) Silence et silence 

-Tibo Garcia (violette et or) Salut et silence 

-Adrien Salenc (Bordeaux et or) Silence après avis et silence 

Pst A. Roques, 10’ de retard pour contrôles, ciel menaçant et vent froid sur la fin. Minute d’applaudissements pour I Fandiño. Salut d’El Santo au 5°. Les trophées prevus ne furent pas attribués. 

Triste de tête et faible, le 1er verra la cavalerie aller au sol avant d’errer sans allant devant la muleta d’Andy Younes, se laissant faire un peu à gauche mais toujours en cherchant les chevilles au sortir du muletazo. 2pée concluante au 3° essai. Applaudit à sa sortie, le 4° se montrera sur deux jolies arrancadas au cheval mais s’y employer. A la muleta il s’arrêtera d’entrée à mi-passe aussi bien à droite qu’à gauche, l’arlesien s’embrouillant avec la ferraille à la conclusion. 

Les séquences les plus abouties de l’après-midi sont à mettre au crédit de Tibo Garcia devant le second, playero, protesté fortement pour ses cornes en pinceaux. Trois jolies arrancadas, irrégulières en intensité, la dernière faisant basculer et chuter Gabin. Novillo de peu de fond, avisé à gauche, il gagnera peu à peu le pourtour malgré la muleta ferme du tarasconnais qui perdra les bénéfices avec l’épée. Faible et avisé d’entrée le 5° gagnera tres vite les barrières pour se soustraire au combat 

Reçu un genou fléchit, le 3° proposera un tercio de piques intéressant avec chute de la cavalerie à la 1ere. Il offrira aussi des possibilités à Adrien Salenc qui saura en profité un peu sur trois séries, deux sur la corne droite et une sur l’autre bord, le reste restant plus dans l’à peu-prés. La mise à mort en 4 épisodes refroidira les tendidos. Il recevra le dernier aux armures de triste mine d’une larga de rodilla avant deux rencontres à l’arrachée, précédant une fin de non recevoir du novillo qui n’avait rien à donner et qui parti d’un bajonazo au second essai….


 Saint Sever : Miguel Angel Perera sort en triomphe 

 

Pour la deuxième année consécutive, la commission taurine extra-municipale proposait une corrida de toros pour les fêtes de la Saint Jean, en lieu et place de la novillada et en proposant au public de voir une figura au cartel. A l’issue du paseo, une minute de silence fut respectée à la mémoire du maestro Ivan Fandiño. 2/3 d’arène environ. Temps lourd et nuageux. oros d’El Pilar de présentation correcte du point de vue trapio mais aux cornes souvent abîmées voire…manquant de force dans l’ensemble, fades. Tous furent monopiqués et de façon très légère. Meilleurs les deux derniers nobles avec du fond. 

-Curro Diaz (bleu et or) oreille et salut

- Miguel Angel Perera (sangre y oro) silence et 2 oreilles

- José Garrido (violette et or) silence et silence après avis 

Curro Diaz est le torero qui fera sans doute le plus de paseo cette saison dans le sud ouest. Mais cela ne l’empêche de toréer toujours avec la même classe quelque que soit la ganaderia qu’il affronte. Il reçut son premier adversaire, possédant une corne droite plus qu’abîmée, avec douceur et toreria. Mais le Pilar est faible et permet peu malgré la précision et l’élégance du torero de Linares qui s’y repris à deux fois pour loger une lame entière et obtint à la surprise générale l’oreille plus que généreuse de la présidence et non celle du public qui ne demandait pas grand-chose. Face au quatrième, il fut discret cape en main. Après la monopique du jour, sa faena fut allurée, parsemée de gestes de classes mais qui ira a menos. Son adversaire manqua de force et de fond. Il fut déficient avec les armes et perdit le bénéfice du travail effectué. 

Miguel Angel Perera  affronta d’abord un adversaire d’une extrême faiblesse. Son picador parvint même à le piquer tout en regardant son maestro pour le dosage. Il s’essaya dans la chirurgie réparatrice afin de maintenir son opposant sur ses quatre pattes. Face au cinquième qu’il brinda au public, il fut appliqué et dominateur mais toréant toujours de profil et distant en gardant la jambe en retrait. Ce qui lui permet certes de donner de la profondeur à ses muletazos mais sans dévier la charge du toro qui reste rectiligne et non incurvée. Son estocade d’effet rapide lui fallut deux trophées généreux. 

José Garrido triomphateur l’an passé et la veille à Badajoz, ne montra pas son meilleur visage malgré des séquences de qualités. Le troisième toro est faible et fade et la faena ne put pas décoller malgré le soutient de la présidence qui fit jouer la musique (par ailleurs excellente hier) en fin de faena sans justification. L’ultime toro, un burraco, sortit avec vivacité, auquel José Garrido servit une grande série de véroniques avec classe, profondeur et temple. Le Pilar fut intéressant sous le fer mais on ne put vérifier sa bravoure par la suite. Le début de faena à genoux du torero de Badajoz laissa envisager le meilleur. Mais par la suite il perdit du terrain, fut brusque et passa quelque peu à côté de son adversaire et laissa envoler le triomphe.  

 

Vuelta à los toros pour Toreria


La Brede matinale 

 

Deux erales d’Alma Serena (1er et 4°) et deux de la ganaderia de l’Espera qui faisait ses débuts en public Bien présentés, encastés et souvent exigeants pour
-Dorian Canton : vuelta et salut au tiers
-Yon Lamothe : une oreille après un avis, salut au tiers après deux avis
Vuelta du second eral (La Espera)

 La Brède : triomphe minuscule 

 

-Curro Diaz (rose de Grasse et or) : silence et deux oreilles 

-Roman Collado (tomate de Marmande et or) : salut au tiers et silence 

-Tomàs Campos (fèves de cacao du Pérou et or) : silence et deux oreilles 

 

Malheureusement pour les piétons en piste et les aficionados girondins, le ramage de ces Fuente Ymbro ne fut pas à la hauteur de leur plumage. Ils étaient bien présentés, de trapio homogène, remarquable hechura du premier, mais tous sans race ni caste ce qui gâcha sensiblement la tarde. 

Curro Diaz est désormais un habitué des lieux, et du triomphe. Zarino, le Fuente Ymbro d’ouverture, a une attirance magnétique pour les planches. Dès qu’il n’a plus l’étoffe du maestro de Linares sous les yeux, il fuit. La faena se résuma à une course poursuite taurine sans grand intérêt ni transmission. Entière caida. 

Le deuxième toro de Curro Diaz se brisa les vertèbres dès sa sortie en piste en rematant violement contre le premier burladero et dut être puntillé en piste. Sorti alors en sobrero, Valdivia, finalement le seul du lot à permettre un tant soit peu et à s’être employé sous la pique. Le Maestro déroula une faena profilée sans grande saveur parsemée de quelques trop rares gestes élégants. Ce ne fut pas le Curro Diaz des grands jours, mais ce dernier assura avec roublardise une mise à mort efficace de son toro d’un bajonazo éhonté. Le Président de la course attribua aussitôt deux oreilles généreuses. 

La faena de Roman à Vistoso commença par une belle série de derechazos, malheureusement toutes les illusions s’envolèrent vite, le Fuente Ymbro fuit aux planches. Très volontaire, Roman parvint à lui arracher une poignée de passes suplémentaires. Avis. Pinchazo. ¾ de lame. 

Le quinto est comme ses frères, sans race et attiré par les tablas. Roman s’efforça de le maintenir au centre, avant de terminer sa fade faena au bord des planches. Avis. 

Frambuesa guère plus vaillant que les autres vint par trois fois au cheval où il fut durement châtié. Tomas Campos fit preuve d’une certaine maturité et alla affronter son Fuente Ymbro dans sa querencia. Ce dernier lui fit subir une sérieuse voltereta dont il sortit indemne le costume déchiré par la corne à l’entrejambe. La mise en suerte finale fut difficile, le toro ne se fixant pas. Deux pinchazos. Entière. 

Le meilleur de la tarde furent les cinq dernières minutes. Après avoir subi les coups de tête de Vivero sur la corne droite, Tomas Campos nous offrit des naturelles de face pieds joints de haute volée avant un estoconazo foudroyant. Là encore la deuxième oreille est de trop. Nous reverrons avec plaisir Tomas Campos à Orthez au mois de juillet face aux Valverde. 

Minute d’applaudissements en l’honneur d’Ivan Fandiño à l’issue du paseo. ¾ d’arène Temps gris 

 

Textes Vicente, Photos www.photoslouise2z.com


 Istres 1ere : Trois oreilles pour S. Castella 

 

Une pour Manzanares et Thomas Joubert pour l’ouverture de la Feria 2017 qui s’est déroulée devant des arènes quasiment pleines. Le torero biterrois au faite de son art caracola en tête devant ses deux adversaire, José Mari Manzanares, mal servi avec son 1er resta conventionnel sans plus avec son second, appuyant un peu sur la fin, quant à T. Joubert toujours aussi sincère et engagé, il fut irrégulier sur ses deux actuacciones 

Cinq toros de Domingo Hernandez et un, le 5° de Garcigrande, nobles dans l’ensemble, affichant de bonnes intentions dans les six mono-picotazos de l’après-midi, manso et decasté le 2°, meilleurs les 4° et 5° mais de présentation variée et laissant à désirer, plus que commode le 1er, guère mieux les autres….. 

-Sébastien Castella (rouge et or) Oreille et deux oreilles après avis 

-José Mari Manzanares (violette et or) Salut et oreille après avis 

-Thomas Joubert (braise et or) Salut après avis et oreille. 

-Pst K Kehiha, ¼ heure de retard au paseillo qui s’arrêta pour une minute de silence pour les aficionados istreens disparus et pour les toreros Gregorio Sanchez et Ivan Fandiño, auquel S. Castella brinda son 1er toro. Soleil et vent léger. Sortie par la grande porte pour Castella. 

Le 1er fut très bien reçu par des véroniques lissées avant une légère rencontre ou il s’employa. Castella etala son toreo devant un adversaire idéalement noble mais sans grande transmission et forces, de meilleure tenue à droite avant de rompre, le final en tablas en toreo rapproché avant une lame tombée. Le torero biterrois toucha ensuite un excellent toro, qui, après une vuelta de campana fut juste présenté au varilarguero avec un quite qui éveilla les tendidos. Faena débutée par des cambiadas avec changement de mains et à partir de là, ce fut un Castella en démonstration devant un toro capté par le leurre, toujours au ras du sol et avec lenteur sur les deux rives. Il agrandit les distances en fin de parcours avant de loger une entiere au centre de la piste. 

Le second montra quelques désagréments à gauche avant d’etre torchonné sur une unique rencontre. Manzanares le consentit par derechazos avant de commencer à retenir un adversaire qui lorgnait les pourtours, offrant trois jolies series. Manquant de race il s’échappa de plus en plus avant de fuir. Le 5°, s’employa à la pique après une joli réception de l’alicantino qui débuta sa faena sans grande conviction, profitant simplement des excellentes dispositions du Garcigrande sur les deux cotés…. S’impliquant un peu plus sur les dernières séries et l’intérêt s’en trouva requinqué avant un recibir en place au 2° essai et au sixième appel…

Superbes capotazos de T. Joubert au 3° avant une mise en suerte par gaoneras marchées et un puyazito ou le toro s’emploiera… Superbe aussi l’entame de faena, surtout par la droite laissant présager le meilleur pour l’arlésien qui peu à peu perdit un peu ses repères en même temps que son adversaire baissait de ton. Le final cafouillé aux épées ota tout espoir de récompenses. Excellents débuts avec le sixième qui poussa la cavalerie mais qui s’avéra un peu plus exigeant au dernier tiers… Débutée par la gauche le trasteo de T. Joubert avait tendance a s’empêtrer jusqu’à ce qu’il trouve l’ouverture par la droite pour lier enfin des séries ajustées qui le mirent dans le bon ton. Retour à bâbord pour des naturelles de face sur le fil du rasoir, frôlant même l’accrochage avant ¾ de lame en place.


 Captieux: Trois oreilles pour Andy Younes 

 

Après une féria de Pentecôte à Vic sous la pluie le week end dernier, le soleil de plomb a accompagné, sans transition, la 25ème féria Rugby y toros de Captieux. Inversement et sans transition également, les novillos des Frères Jalabert ont plombé la tarde par leur manque de force. Les chevaux de la cuadra Bonijol ont du se demander si ce n’était pas un entrainement au « bélier ou joug ». Comme au rugby, la puissance et la force physique sont indispensables en tauromachie. Pour cette 25ème édition, les organisateurs ont fait appel à trois novilleros qui sont dans les premiers de l’escalafon et qui ont un certain métier maintenant. Ce qui laissait présager une autre issue. 3/4 d’arènes. Novillos des Frères Jalabert de présentation correcte, manquant de force, fades et sans transmission avec un fond de noblesse. Ils montrèrent de la fixité sous le peto, mais sans pouvoir s’employer et supportant à peine la monopique. Ils fléchirent souvent des antérieurs dès la sortie du cheval. 

-Pablo Aguado (bleu et or): Silence après avis et silence
-Diego Carretero (rouge et or): Silence et silence
-Andy Younes (violette et or): Oreille et deux oreilles
 

Pablo Aguado  reçut avec douceur son premier adversaire. Il vit très vite qu’il ne fallait pas le brusquer. Il essaya de toréer avec douceur mais son adversaire n’a que peu de charge. Faena sans transmission, mal conclue avec les armes. Le quatrième jeta les pattes avants dans le capote du sévillan et répéta de suite. Mais ce fut de courte durée, car l’animal fléchira rapidement des antérieurs le rendant invalide et Aguado ne put rien en faire. L’épée est un point qu’il devra par ailleurs travailler. 

Diego Carretero passa une après midi compliquée et inhabituelle. Dès les premières passes de cape, il perdit du terrain. Le novillo fut fixe au peto mais son manque de force l’empêcha de s’employer. Court de charge, il infligea deux volteretas au torero d’Albacete sur la corne droite. A gauche, le novillo se donna plus et il essaya de tirer quelques naturelles aidées. Face au faible cinquième, il fut un peu brouillon et se fit accrocher la muleta à plusieurs reprises, ce qui ne lui permit pas de donner du rythme malgré quelques passes de qualité et de la sincérité.

Andy Younes  reçut son premier opposant avec douceur. Il l’économisa sous le fer. Malgré la musique, la faena ne décolla pas car l’arlésien se contenta de faire passer son adversaire en restant distant. Ses faenas pourraient porter plus sur le public s’il parvenait à entrer sur le terrain du toro. L’entière tombée d’effet rapide réveilla le public et obtient un trophée généreux. Face à l’ultime, il débuta par un cambio au centre de piste. Le novillo a un fond de noblesse qu’exploita l’arlésien, dessinant quelques muletazos de qualités en étant un peu plus centré. Il se fit désarmé lors des manoletinas finales avant de loger une bonne épée et d’obtenir les deux trophées dont un en trop.
Prix à la meilleure estocade : Andy Younes. Prix à la meilleure pique : Tomas Copete «Tomasete» de la cuadrilla de D. Carretero. Casi lleno sous un temps d’été.

Vuelta a los toros pour Toreria


 St Etienne du Grés : Intéressante fiesta campera 

 

Organisée par la peña taurine El Galo, elle avait attirée une belle demi-entrée sous les platanes des arènes du Grés, par une après-midi enfin estivale. Présidée par le maire du village, Mr J. Mangion en présence de la nouvelle reine d’Arles Nais Lesbros, cette fiesta campera a été intéressante d’un bout à l’autre, grâce notamment aux pupilles des Frères Tardieu. Dans l’ordre un novillo, trois toros et un becerro, nobles mais juste de forces les deux premiers, compliqué le 3° mais une pique de plus aurait surement facilité la tache de Tibo Garcia, meilleur le 4° tandis que le dernier changea de comportement après avoir accroché par surprise deux fois T Espigue. Les deux derniers toreros ont perdu leur trophée avec l’épée.. 

-Charly Laloé « El Lobo » : Oreille, Jeremy Banti : Oreille, Tibo Garcia : Oreille, André Lagravere « El Galo » : Vuelta, Tristan Espigue : Vuelta 

El Lobo toucha en ouverture un adversaire très bien calibré en forces et noblesse pour lui permettre de retrouver ses sensations, avec plus de fond à gauche, concluant d’une entière après un pinchazo. 

J Banti dessina les muletazos les plus aboutis de l’après-midi, devant un toro, le plus sérieux du lot, mais manquant de forces pour donner un peu plus d’importance à la faena de l’arlésien qui ira tout de même a mas avant une entière caidita. 

Bravito et encasté le 3° a été économisé aux piques au vu des deux précédents Tardieu, mais cela compliqua la tache de Tibo Garcia qui en tira un bon parti en insistant à gauche ou il finit par l’améliorer… 

Allant allégrement par deux fois à la cavalerie, le 4° sera banderillé par El Galo mais avec difficulté avant de bafouiller son début de faena…. C’est sur le piton gauche qu’il finira par trouver le sitio et le rythme pour aligner d’excellents muletazos sur les deux cornes, certains avec profondeur, donnant un intérêt croissant à son ouvrage. Après une tentative à recibir, la mise à mort lui fit s’envoler tout espoir de récompense. 

Même final pour T Espigue qui afficha en plus de sa toreria naissante, un courage du meilleur aloi en restant devant son adversaire qui le prit en quatre occasion, les deux premières plutôt en surprenant le jeune tarasconnais, les deux autres en avisé… La réception par véronique est superbe, le début de faena du même tonneau et ensuite, ce fut plus à l’arraché devant un Tardieu qui avait vite comprit….


 Bougue : Manuel Diosleguarde  remporte

le 23ème bolsin 

 

Le club taurin Soledad organisait ce dimanche 7 mai la 23ème édition du Bolsin. Les aficionados ont répondu présent malgré la concurrence du match de rugby et bien sûr les élections. Le soleil et les températures agréables incitaient à se rendre aux arènes. Les jeunes novilleros n’ont pas exploité la totalité des capacités qu’offrait le bétail de José Cruz. 

En matinée, les 10 jeunes novilleros sélectionnés, ont affronté chacun leur tour les 10 vaches de Camino de Santiago de Jean Louis Darré. ndres Manuel Alcantud (Albacete), Miguel Angel Nuñez de Molina (Jerez de la Frontera) Lucas Miñana (ET Béziers), Manuel Diosleguarde (ET Salamanque), Dylan Raimbaud (ET Arles), Cristobal Ramos Martinez (Murcie), Raphaël Raucoule « El Rafi » (CFT), Miguel Senent Marcos (E.T. Valence), Dorian Canton (ET Adour Aficion), Borja Collado (ET Valencia). C’est le jeune torero de Salamanque Manuel Diosleguarde qui domina la matinée lors de ses deux passages. Il sortit à la troisième vache après son compañero Lucas Miñana, une vache brave, mettant les reins sous le peto, partant de loin sans se faire prier et montrant une grande noblesse à la muleta sur laquelle il s’imposa avec classe. Face à son adversaire, la quatrième vache, qui montra une certaine fixité au leurre mais qui ne se livra pas entièrement, le salmantino se montra autoritaire dans son toque parvenant à prendre le dessus avec élégance. Cristobal Ramos Martinez, hérita lui d’une vache faible, pas piquée, mais parvint à lui redonner du moral en toréant à mi hauteur et l’amènera a mas. Borja Collado passa en dernière position, se montra appliqué, mais sa tauromachie manque de transmission. A noter la prestation du nîmois El Rafi qui montra de la douceur et de l’élégance et qui aurait très bien pu être qualifié pour la tarde. anuel Diosleguarde, Cristobal Ramos Martinez et Borja Collado ont été sélectionné par le jury composé d’un représentant des arènes de Mont de Marsan, Bayonne, Dax et Plaisance du Gers, ainsi que le public qui a été invité à voter.

 L’après midi, Rafael Iribarren Basaguren, représentant de la ganaderia José Cruz, a une nouvelle fois amené un lot intéressant, noble et mobile à divers degrés. Meilleur l’excellent premier noble et encasté. Salut du ganadero à l’issue de la course. 

-Manuel Diosleguarde (bleu celeste et or) vuelta après avis et ovation après avis 

-Cristobal Ramos Martinez (bleu marine et blanc) silence après avis et silence 

-Borja Collado (blanc et or) silence après avis 

 

-Manuel Diosleguarde reçut le premier eral par de belles véroniques, puis répondit au quite de Cristobal Ramos par des chicuelinas bien ajustées. Son adversaire à une grande noblesse et de la mobilité. Son début de faena par le bas est très intéressant. Puis il lia des séries rythmées sur les deux bords avec une certaine personnalité mais avec parfois des gestes brusques. Sa fin de faena est plus brouillonne et profilée. Il échoua avec les armes et se contenta d’une simple vuelta. Forte ovation pour son opposant. Il fut logiquement qualifié. Il affronta un autre noble novillo, avec du fond. Nouvelle faena appliquée et rythmée, assaisonnée de quelques gestes de classes mais ne parvenant pas à dominer totalement son adversaire encasté. Nouvel échec avec les aciers. Ovation au José Cruz. 

-Cristobal Ramos Martinez hérita d’un fade adversaire, le moins propice au triomphe. Il tira les muletazos un à un sans transmission. Epée contraire suffisance. Qualifié par le jury, il resta discret face au cinquième eral, ne réussissant pas à construire de faena et conclut d’une entière tombée.

-Borja Collado se montra à l’aise avec le capote, recevant par véroniques son adversaire et servit des quites variés. Il mit un peu de temps à rentrer dans sa faena mais elle ira a mas comme son adversaire, parvenant à sortir de bonnes naturelles mais le tout resta sans transmission et finira sa faena à genoux pour essayer de pousser le public. 

Vuelta a los toros pour Toreria


 Aire sur l’Adour : oreille de poids pour Adrien Salenc

 

Comme cela devient presque une coutume, la météo est venue perturber l’organisation de la traditionnelle novillada des Arsouillos. Même si la pluie n’est pas tombée pendant la course, le temps maussade a refroidi les aficionados qui ne garnissaient à peine qu’un ¼ d’arène. 

Les Atanasio Fernandez de Maria Cascon, appartenant à la famille de Juan Luis Fraile, valaient cependant le déplacement. La présidence sérieuse fut également appréciable, les tercios furent respectés, notamment ceux des banderilles dont ils sont trop souvent abrégés. Le paseo fut retardé de 15min afin que les employés municipaux puissent finir de mettre la piste en bon état. Le prix au meilleur tiers de piques ne fut pas remis, les piques ont trop souvent été placées en arrière. Six novillos de Maria Cascon Martin, de bonne présentation, sérieux, puissants sous le fer, encastés, manquant parfois de force pour certain notamment le second qui avait pourtant de la noblesse à revendre. 

-Mario Palacios (vert et or) silence et silence après avis

-Léo Valadez (blanc et or) silence après avis et silence après avis

-Adrien Salenc (Bordeaux et or) vuelta après avis et 1 oreille 

Mario Palacios revenait en piste après sa grave blessure à Madrid dimanche dernier. Il fut discret, sûrement pas à 100% physiquement. Son premier adversaire partit du centre à deux reprises à la cavalerie sans se faire prier mais sans s’employer totalement. Le torero de Cacéres fut appliqué mais son adversaire ne se livra pas et la faena resta sans transmission malgré une entière concluante. Le quatrième montra de la violence à l’impact mais également un manque de force. Palacios se montra volontaire, essayant de bien faire les choses mais sans réussite et manqua de confiance dans ce qu’il entreprenait. 

Léo Valadez reçut par de belles véroniques le second novillo qui montra de la fixité sous le peto mais fléchira des antérieurs à plusieurs reprises. Léo Valadez l’entreprend avec douceur à mi hauteur, parvenant à lier des séries de belles tenues avec classe. Le novillo va à mas et montra sa noblesse. Malheureusement il sécha avec les armes et perdit le trophée qu’il s’était gagné. Le cinquième a le comportement de l’Atanasio à sa sortie en piste, courant beaucoup, difficile à fixer. Intelligemment, le mexicain le réceptionne par le bas et le soumet dans le capote. Puissant au cheval, il poussa avec force avant de le lever et de mettre au sol le picador. Il sera tardo à la seconde. Compliqué et se livrant pas au dernier tiers, Valadez mit du temps à trouver le bon sitio, avant de parvenir à lier deux belles séries sur la droite mais ne trouva pas la solution à bâbord. L’épée lui fera encore défaut.  

Adrien Salenc hérita du meilleur lot de l’après midi. Le troisième novillo « Botanero » est sérieux et vient avec puissance dans le capote du français. Il ira à trois reprises avec force à la cavalerie. Le novillo est encasté, Salenc débuta parfaitement sa faena par des doblones autoritaires puis lia des séries vibrantes mais manquant un peu de douceur. Sa fin de faena fut plus brouillonne et peut être trop longue. L’épée tombée après un pinchazo lui fera perdre l’oreille. Ovation au novillo pour sa caste. Face à l’ultime qu’il reçut d’une larga de rodillas, il se montra appliqué dans la lidia, avec à la clé, deux bonnes mises en suerte. Le novillo ne s’emploiera pas sous le fer. Salenc débuta sa faena à genoux puis l’entreprend à tribord avec autorité. Il fut combatif et généreux dans l’affrontement mais ne parvient pas à dominer complètement son adversaire. L’entière efficace le récompensera d’un trophée mérité.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


 Importante corrida de Pedraza de Yeltes 

 

Deux oreilles pour I. Fandiño et une pour Morenito de Aranda 

 

Avec un tel lot de toros, on aurait put vivre une après midi de plus grande allure, mais les hommes au cartel en sont globalement restés en dessous, malgré le toreo alluré de Morenito de Aranda, qui tue bassement et les efforts de Fandiño,Roman ayant plus de mal à se situer avec le sorteo le moins avantageux. Six toros de Pedraza de Yeltes, hauts, charpentés (de 540 à 585 kgs), armés avec de la presence, tous de comportement puissant face à la cavalerie, brave pour les 4° et 6°, plus spectaculaire le second, manso con casta et de jeu plus varié au dernier tiers, meilleurs les 1er et 4°, important le 2°, les 3° et 6° de moins de forces, le 5° s’abimant quelque peu lors d’une vuelta de campana au 1er muletazo.. La plupart applaudis à leur entrée en piste, les 2° et 4° pétitionnés pour une vuelta posthume !!!! que le palco fort justement ne valida pas. Salut du mayoral à la fin de la course 

-Jesús Martínez Barrios « Morenito de Aranda » (violette et or) Vuelta d’avis divisé et oreille 

-Ivan Fandiño (rose et or) Oreille après avis et oreille 

-Román Collado Gouinguenet  « Romàn » (argile et or) Salut et silence après avis 

Pst : G Mas, soleil et vent, demie entrée, ovation pour José Quinta qui piqua le 4° et applaudissement pour le sxieme piquero, les tercios de piques de faisant dans la longueur de la piste. 

Noble et mobile après une certaine discrétion au cheval, le 1er s’avéra tardo mais se laissant conduire avec du fond par la muleta de Morenito. Le citant de loin pour l’embarquer dans de jolis enchainements, il profitera de plus de classe et de profondeur sur le piton gauche avant un bajonazo fatal… Superbe tercio de varas en trois épisodes ovationnés pour le 4° avec des piques de catégorie… Court et désordonné à droite, le bon compromis viendra de la corne gauche que Morenito de Aranda captera pour lier des séries allurées et bâtir l’essentiel de sa faena de ce coté… Final à nouveau dans le bas du tableau mais d’effet fulgurant !!!! 

Le second ira fort deux fois frapper dans le peto mais sans s’y employer si ce n’est pour chasser spectaculairement la cavalerie avec forces. Manso mais avec beaucoup de caste, il mit Fandiño dans une position delicate à la limite de la rupture mais le basque résistant aux assauts à repetion sur les deux bords au prix d’un bel effort, arrivant même à lier des séries de bonne facture. Entiere caidita pour conclure… Le 5° ira fort deux fois au cheval mais en ne s’y attardant point, lorgnant du coté du toril…. Une roulade sèche en tout début de faena déréglera quelque peu la machine et Fandiño devra s’employer pour lui allonger la charge et lui donner un peu plus d’importance en enchainant des deux mains avant une conclusion engagée + 1 descabello. 

Applaudit pour son apparition le 3° s’emploiera bien à la premiere rencontre mais baissera de ton à la seconde, mal piqué il est vrai. Romàn debutera sa faena à genoux, profitant de la bonne noblesse de son adversaire mais le Pedraza, juste de forces baissera d’intensité et l’ensemble s’en ressentira. Le valencian logeant une entière au deuxième essai. Le sixième ira trois fois au cheval, la derniere du centre du ruedo et s’emploiera dans le peto, valant une belle ovation au deux protagonistes avant qu’il ne chasse les poseurs de banderilles jusqu’à la limite. Hélas au dernier tiers, Romàn aura du mal a trouver le sitio et mal sollicité, le toro finira par s’éteindre quelque peu…


 Les sucreries pour Talavante et T Joubert 

 

E. Ponce assumant son statut pour le public arlesien  

 

Il fut reçu par une standing ovation, faisant partager ce moment fort à ses compañeros du jour. Thomas Joubert s’offrant lui une nouvelle sortie à hombros tandis qu’A. Talavante ne put réellement s’exprimer que sur un toro, tout comme le valencian qui vit son 1er de casser une patte pendant les préliminaires de la faena.  

Six toros de Juan Pedro Domecq, dont un, le 5° du fer de Parladé, bien présentés dans l’ensemble avec de bonnes dispositions face à la cavalerie, certains s’y employant plus, les 1er, 2°, 3° et 4° notamment. Coté noblesse se fut pour la plupart, ce pourquoi ils sont choisis, les 2° et 3° de véritables carretons mais avec un manque de sel pour épicer un peu les plats, Talavante et Joubert y trouvant leur compte de fort belle manière.  

-Enrique Ponce (argile et or) Silence et salut après avis  

-Alejandro Talavante (rouille et or) Oreille après avis et silence après avis 

-Thomas Joubert (rouge et or) Oreille avec avis et oreille avec avis  

Pste S Monteils. Beau ¾ d’entrée, soleil et vent parfois gênant  

L’excellent 1er, un peu lourd, se cassera la main droite en tout début de faena. Ponce ne pourra que l’expédier ad patres… Son second poussera par deux fois sous le fer mais s’en ressentira par la suite, se montrant un peu tardo et sans trop de moteur. Le valencian composera avec avant de faire monter l’intérêt de sa faena en fin de parcours, s’égarant ensuite un peu avec les aciers.  

Le second, protesté pour boiterie, s’avèrera un modèle de douceur dès les premiers capotazos suaves de Talavante. Devant tant de sucreries, il commença à genoux, variant ensuite les styles, alternant le classique et l’inventif pour un ensemble qui alla à mas et conclut d’un recibir en place.  

Son second, lui aussi protesté mais à plus juste raisons, compliquera la tache de l’extremeño par sa propension à se défendre entre quelques génuflexions avant de connaitre de sérieux problèmes avec l’épée.  

T Joubert dessinera face à son premier, un toro parfaitement en harmonie avec la toreria de l’arlesien, l’une de ses faenas les plus abouties, toujours en limite de rupture mais toréant avec style, engagement, dessinant de superbes arabesques sur le fil de la corne, parfois au ralenti…. Il frôlera la cornada lors de l’estocade, M. Martin lui faisant un quite salvateur avant de loger une lame caida. Le sixième aura moins tendance à se livrer mais l’arlésien n’en tiendra pas compte, imposant son toreo avec des chicuelinas serrées et un quite osé à genoux. Il débutera sa faena de 4 statuaires enchainées mais le juanpedro, se réservera dans les muletazos, l’arlésien à force de patience lui allongera un peu les charges mais l’ensemble manquera de rythme avant un final un peu plus enlevé, la mise à mort en deux essais, recibir et media lagartija fulgurante, ne l’empêchant pas d’obtenir sa seconde oreille du jour


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aignan : Manuel Escribano coupe les deux oreilles d’un noble Camino de Santiago 

 

Pour sa traditionnelle corrida de Pâques et pour fêter leur 25ème anniversaire, les arènes d’Aignan avaient programmé un cartel attractif. Pour la troisième fois consécutive, le soleil a illuminé les arènes André Ladouès. 9/10 d’arène environ. A l’issue du paseo, une minute d’applaudissements fut observée en hommage à un aficionado de la Peña La Montera de Gimont décédé subitement le midi à la salle des fêtes 

Les toros français étaient à l’honneur avec une competencia entre Jean Louis Darré et Aimé Gallon. Sur ses terres gersoises, la ganaderia de Camino de Santiago a dominé la ganaderia Bucco-Rhodanienne. Toutes les oreilles coupées le furent avec les toros de Camino de Santiago d’origine Marquis de Domecq. 

3 toros de Camino de Santiago (2ème, 4ème et 6ème) lourds, aux cornes peu développées, nobles mais manquant de force. Le 4ème « Tenero » n°92 fut honoré d’une vuelta posthume généreuse pour sa noblesse. 3 toros de Gallon, homogène de trapio, s’abîmant trop vite les cornes en rematant, fades et faibles. 

Les 6 toros n’ont pas fait preuve de bravoure au cheval, très peu piqués, une tarde calme pour les picadors et la cuadra d’Alain Bonijol. 

-Manuel Escribano (bleu marine et or) silence et 2 oreilles 

- Ivan Fandiño (bleu nuit et or) oreille et silence 

- Emilio de Justo (blanc et or) silence et 1 oreille 

Manuel Escribano revenait en France après sa grae blessure de l’an passé. Il semblerait devoir lui laisser un peu de temps pour retrouver toutes ses sensations. Ses tercios de banderilles furent moins aériens et plutôt approximatifs hormis une paire al violin au second. Il reçut discrètement son Gallon qui remata aux burladeros et montra de la fixité au cheval mais aussi son manque de force. Fade et sans fond au dernier tiers, Manuel resta discret et un poil long. Il reçut par une larga de rodillas son Camino de Santiago « Tenero » qui recevra deux picotazos sans bravoure. Mais par la suite, il montra une belle noblesse avec du fond sans baisser de ton. Le torero de Gerena enchaîne les séries avec douceur aussi bien à bâbord qu’à tribord et conclut par une entière tombée. La présidence accorda deux oreilles sympathiques et donna une vuelta posthume très généreuse. 

Ivan Fandiño est en perte de vitesse, le basque doit revenir dans les arènes modestes afin de reprendre confiance. Il reçut en premier le lourd et grassouillet Camino de Santiago qui ne s’employa pas sous le fer. Fandiño est appliqué et déterminé mais sa faena manque de transmission. Entière engagée et contraire. Face au cinquième, il resta sans option, le Gallon, manquant de force, ira à deux reprises au contact du picador sans être piqué. 

Emilio de Justo la révélation de la temporada passée espère démontrer son talent tarde après tarde. Il reçoit le Gallon avec élégance par de douces véroniques. Malheureusement son opposant n’a pas la même classe mais on devine le potentiel qu’à ce garçon. Il torée avec sincérité mais échoua avec les armes. Face à l’ultime, un Camino manquant de force, Emilio construit une faena propre, sans fioriture, parsemé de détails de bon goût comme ses naturelles de faces pieds joints. Il s’engagea et logea une belle épée et fut récompensé d’une oreille méritée. 

 

En matinée, 4 erales du Lartet compliqués 

-Juan Collado Dias (ovation après blessure et 1 oreille) 

-Carlos Dominguez Cabrera (silence et silence) 

Vuelta à los toros pour Toreria 


 Garlin

 

  Pedraza de déception

 

A l’issue de la fiesta campera matinale, la démocratie taurine sélectionna pour la novillada à suivre Jorge Isiegas. Ce dernier prit capote en main une rouste qui n’altéra en rien sa volonté et son courage. Un peu vert, l’aragonais déroula un torero assez brusque et tua d’une vilaine épée. Carlos Ochoa (‘’8a’’) rencontra un Pedraza qui impressionna lors de sa première rencontre avec le fer de Gabin Rehabi en mettant les reins et en poussant droit. La seconde pique fut moins intense mais du même tonneau. Son novillo transmettait peu, Carlos s’efforça de se mettre en valeur mais un final délicat aux aciers le privèrent de tarde (455 voix pour Isiegas / 324 voix pour Ochoa).  

-Jorge Isiegas (ciel de printemps et or) : silence et oreille 

-Adrien Salenc (framboise et or) : silence et oreille

-Marcos Perez ‘’Marcos’’ (igloo et plata) : oreille et silence  

Pour cette cinquième sortie à Garlin, les Pedrazas de Yeltes ont globalement déçu dans leur présentation et leur comportement. Tous plus ou moins laids, légers de trapio les premiers,  aux cornes bizcos, le 6ème avec une pince de homard sur la tête fut sifflé à sa sortie du toril. La noblesse était là, mais la fadeur également.  

Le maigre premier fut discret au premier tiers et arriva limite soso dans la muleta de Jorge Isiegas. Ce dernier volontaire ne sut exploiter le fond de noblesse de son Pedraza et étira à une faena sans consistance. Pinchazos – Entière.

Le quatrième, typé Aldanueva, se fit remarquer lors d’un batacazo au cours duquel la jambe de Nicolas Bertoli resta coincée sous le cheval pendant de longues secondes. Gabin Réhabi dut venir la deuxième pique. Ce Pedraza noble mais assez encasté exigea d’Isiegas le maximum. Bien que limité techniquement, l’aragonais tenta de compenser par sa vaillance. Pinchazo – Media. Vuelta généreuse au novillo.  

Le premier Pedraza d’Adrien Salenc poussa bien lors de la première rencontre. Après les banderilles de hauts niveaux de Manolo de los Reyes, Adrien brinda sa faena au public et par sa technique domina rapidement son adversaire, avant une fin plus brouillonne d’autant que ce dernier se réfugia aux planches. Pinchazos – Media – descabello. Le quinto fut le Pedraza qui réalisa le premier tercio le plus complet, soulevant la monture sous la première pique et poussant en brave sous la seconde. Le novillo sortit éprouvé de cet effort et cela se ressentit en arrivant dans la muleta d’Adrien. Le nîmois réalisa des séries de haute facture et d’autres plus décousues. Malheureusement novillo et faenas allèrent à menos. Pinchazos - Entière 

Tant avec son premier novillo tardo et soso sur lequel il se fit octroyer une oreille plus que contestée, qu’avec le faible et laid dernier sur lequel il s’éternisa, Marcos se montra technique mais sans aucun transmission. 

 

Le bail entre les Pedrazas et les arènes des Portes du Béarn a semble t il trouvé sa fin. Salut des banderilleros : Miguelito et El Santo (brega remarquable de Marco Leal). Prix de la meilleure pique : Oscar Bernal. Prix du meilleur novillo : desierto /10 d’arène. Temps printanier. 

 

Textes Vicente, Photos www.photoslouise2z.com


 Un Diaz trop facile 

 

-Curro Diaz (bleu nuit et or) : salut, deux oreilles 

-Thomas Dufau (ciel et or) : un avis et une oreille, un avis et une oreille 

-Joaquín Galdos (brique et or) : silence, une oreille. 

 

Alors que d’importants giboulées de mars sévissaient les aficionados s’étaient donné rendez vous en nombre dans les arènes couvertes de Gamarde-les bains pour honorer la troisième édition de cette féria qui ouvre la temporada dans le Sud Ouest. Si l’on retrouva la noblesse et le fond de bravoure que l’on s’est habitué à voir chez les novillos de José Cruz, ses toros là firent preuves d’une grande faiblesse, de bien peu d’opposition, et manquèrent cruellement de transmission. Dommage ! 

 

Le sorteo attribua en première position à Curro Diaz le plus faible de l’envoi. Sa faena se composa d’un toreo de salon de naturelles face à un carreton à la roue dégonflée. On frôla l’ennui et l’inquiétude pour la suite … Entière. Heureusement il en fut tout autre avec son second toro de José Cruz qui poussa fort dans le peto. Curro Diaz fut contraint de toréer à mi hauteur afin que son opposant ne s’affale pas. Avec une facilité déconcertante, le maestro de Linares se mit en mode représentation, enchainant les séries avec son temple et son élégance légendaires notamment des derechazos avec le bras gauche ‘’mort’’. Mete-y-saca. Entière (très) caida. 

 

Certes nous étions en terre de courses landaises, mais le mélange des genres n’est pas une bonne idée : toutes les tauromachies doivent cohabiter mais pas se mélanger. Le second toro de la tarde devait être sauté par l’écarteur landais Fabien Napias, et lors de son placement il heurta violement un burladero où il se cassa une corne. Après de longues minutes de tergiversations, Thomas Dufau se décida épée en main à le tuer. Le second bis ira par deux fois au cheval. Le landais entama sa faena genoux en terre. Son toro ne faisant preuve d’aucune opposition Thomas n’eut de cesse que de le faire passer, et repasser … ‘’voyage, voyage’’. Avis. Entière. Le quinto se fit d’entrée remarquer en manquant de peu de crucifier un banderillero sur une talanquère, et laissa le peu de force qu’il avait dans la bataille contre la cavalerie Bonijol. Thomas commença à réciter sa leçon, mais dès le milieu de la faena son toro préféra partir se réfugier devant les portes des torils des coursières où il parvint tout de même à lui arracher quelques séries de plus. Avis. Entière. 

 

Le troisième José Cruz est faible comme ses congénères et peut être même un peu boiteux. Joaquim Galdos, jeune mais déjà très expérimenté, sut s’adapter à son toro, mais ne put rien faire de transcendant. Entière. L’ultime applaudi dès sa sortie pour son trapio, et sa présence en piste permis enfin le déroulement d’un bon premier tercio avec deux rencontres à la clef. Le péruvien est puesto et dominateur en début de faena avec des passes par le bas. Puis peu à peu, Joaquim est sur le reculoir et ne parviendra pas à reprendre le dessus. Demi - descabello 

 

Lleno. Au dernier toro salut des banderilleros de Joaquín Galdós. Une poignée d’anti sous la pluie.

 En matinée, devant un quart d’arène nous avons eu le plaisir de retrouver ‘’Serranito’’ dans un ruedo tientant deux vaches de José Cruz. Même si la seconde s’avéra meilleure que la première, elles nous permirent de constater que le torero de Zaragoza n’a rien perdu de sa maestria et reste prêt à revêtir le traje de luz.

 Textes Vicente, Photos www.photoslouise2z.com