Bayonne : la grande tarde de Monsieur Daniel Luque

  qui triomphe pour son encerrona

 

L’évènement de la temporada annoncé, a eu lieu mercredi soir dans les arènes de Bayonne. Dans un décor unique avec le sable des arènes recouvert en bleu, en hommage au célèbre peintre catalan Joan Miro et dans une corrida en mode Goyesque, Daniel Luque a affronté en solitaire six toros de trois ganaderias différentes.  Torrestrella (1er et 4ème), Pedraza de Yeltes (2ème et 5ème) et Puerto de San Lorenzo (3ème et 6ème) et sobrero 6ème bis de la Ventana del Puerto. Un peu plus d’une ½ arène.

Il aura fallu un grand Daniel Luque pour tirer le maximum de ses adversaires, qui ne lui auront pas facilité la tâche dans sa conquête. Avec une muleta puissante, de l’envie, et une technique parfaite, il a pu soumettre tous ses adversaires.

Le 5ème toro de Pedraza de Yeltes, Mironcillo, N° 6, colorado, de 633 kilos, spectaculaire au tercio de varas fut crédité d’une vuelta posthume  Sobresialientes : Jérémy Banti et Miguel Angel Sanchez Pascual  Salut de Curro Robles au 1er, Marco Leal au 5ème, Juan Contreras au 6ème

 

-Daniel Luque (costume goyesque purissima y azabache) Oreille, salut, oreille, silence, deux oreilles et la queue après avis et silence

 

Dani, comme les gens l’appellent, reçut son premier adversaire de Torrestrella par des véroniques autoritaires qui donnèrent le ton de son après midi. Face à un noble mais fade adversaire, il tira le maximum, lui volant même des muletazos de grandes qualités mais isolés.
Avec le Pedraza de Yeltes qui ne s’employa pas sous le fer de Tito Sandoval lors de ses trois rencontres, il fallut toute son expérience pour donner des muletazos méritoires. Il fut moins à l’aise à bâbord. Il perdit un possible trophée à cause d’un vilain mete y saca sur le côté.
Face au troisième, un toro de Puerto de San Lorenzo sans grande qualité et désordonné, il fit le maximum avec une muleta très autoritaire pour faire avancer un adversaire peu combatif.
Il reçut le quatrième par des véroniques genoux pliés avec décision. Il essaya de le soumettre par le bas en début de faena mais le Torrestrella manqua de race et le sévillan abrégea le combat.
Mais ce fut pour mieux repartir face au cinquième, un Pedraza qui sortit bizarrement sur le ruedo, distrait et incertain. Il s’alluma sous la première pique et renversa la cavalerie. Il ira faire chuter l’équipage à la troisième rencontre où il fut placé à longue distance, assurant ainsi le spectacle par sa puissance. Le toro se livra sur les premières séries mais fut distrait et se décomposa peu à peu et finira aux planches et proche du toril. Mais Monsieur Luque réalisa un faenon, inventant une faena contre les planches après avoir lier des séries de grande classe. Il logea une épée en place et obtint les trophées maximum. Il partagea son tour de piste en compagnie du représentant de Pedraza, José Ignacio Sanchez. Vuelta généreuse pour le toro.
Ce fut compliqué de continuer après ce chef d’oeuvre, mais il reçut à genoux le sixième de Puerto de San Lorenzo qui se cassa par la suite la corne au cheval. Il fut remplacé par un sobrero de La Ventana del Puerto qui fut brave à la pique avant de s’arrêter au dernier tiers. Luque n’insista pas et profita au plus vite d’une sortie à hombros chaleureusement fêtée.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Millas : La seule oreille pour Miguel Aguilar...

 

 Novillada concours avec des élevages français. Malgré un temps frais et un vent gênant, l’après-midi fut intéressante notamment grâce à la disposition de Maxime Solera et la découverte de Miguel Aguilar. Les utreros venant tous du Sud’Est, ont été intéressants bien que aucun n’a réalisé un grand tiers de piques.

Le prix de la meilleure faena fut attribué à Miguel Aguilar, celui du novillo au Jalabert. Le prix du meilleur piquero étant décerné à l’ensemble des picadors pour leurs volontés de mettre en valeurs les novillos. Novillos de H. Yonnet, Turquay, Jalabert, C. Yonnet, Malaga et St Cécile pour

-Maxime Solera (encre violette et or) : Silence après deux avis et salut

-Antonio Grande (indigo et or) : Silence et silence

-Miguel Aguilar (vert olive et or) : Salut et oreille après avis

 

Maxime Solera a touché les deux Yonnet. Celui du fer d’Hubert en 1er, un novillo sérieux qui prit ses trois piques, la dernière du bout de la piste, et qui finira avisé. Le torero ne cedera rien mais pechera avec l’épée. Celui des Heritiers de Christophe ensuite. Trois piques aussi mais de moins d’intensité et tout autant, sinon plus compliqué au dernier tiers. M. Solera une nouvelle fois restera ferme face au danger mais aussi à nouveau il s’égarera avec l’épée.

 

Déception avec le novillo de Turquay fade et faible qui ne permettra pas grand-chose à un Antonio Grande anquant de recours. Ce qui se confirmera face au serieux Malaga (Callet) qui se montra à son avantage lors de ses trois piques et dont la caste débordera rapidement l’espagnol

 

Après s’en être prit aux burladeros, le sérieux novillo de Jalabert prendra ses trois piques en allongeant la distance avant de se livrer dans la muleta de Miguel Aguilar profonde et relâchée surtout à droite, une excellente faena helas mal rematée avec les aciers. Le jeune mexicain confirmera face au dernier, un novillo de Sainte Cecile (M. Megias), lors d’un trasteo de meilleure facture à droite avant une épée cette fois de meilleure efficacité

 

Reseña : Francine, photos : Jean-François


Parentis : … et des jours avec !

 

 -Juan Carlos Carballo (rose bonbon et blanc) : oreille et silence

-José Cabrera (bleu de France et or) : silence et vuelta

-Cristobal Reyes (cœur de bœuf et or) : salut et oreille

 

Quelle bonne idée de la part de l’ADA que de faire sortir en piste les ganaderias emblématiques de ces dernières années pour fêter comme il se doit les 100 ans de la première corrida donnée à Parentis. Les burladeros des portes du patio de caballos et de la Puerta Grande étaient d’ailleurs peints avec notamment un portrait de Roland Portallier, dont les arènes portent le nom. A l’inverse de la veille, ce fut une tarde entretenue et intéressante, avec de bons novillos, surtout le 1er Raso de Portillo, le Los Maños et des novilleros a l’entrega débordante et à la technique assurée.

Le (premier) Raso de Portillo bien réceptionné à la cape par Juan Carlos Carballo, s’illustra dès la première rencontre sous le fer, mais fut plus discret lors de la seconde. JCC sut profiter de la noblesse de son sérieux et exigeant Raso en trouvant le bon sitio et exploitant au mieux sa bonne corne droite. Entière. Avis. Face au Pablo Mayoral, faible et sans transmission, le protégé de Fernando Cruz s’appliqua mais la faena ne décolla pas, le novillo à la charge courte restant sur la défensive. Entière contraire.

Le Prieto de la Cal, à la robe cendrée, manqua de s’assommer dès sa sortie en piste, en rematant violement contre un burladero et réalisa de nombreux tours d’arène avant que Cabrera ne puisse le fixer capote en main. Il s’efforça en suite de la banderiller avec application. Malheureusement Escandaloso arriva au troisième tiers à bout de force, la charge courte et avisé. Cabrera écourta rapidement sa faena. Pinchazo, entière, quatre descabellos.

Segoviano de Los Maños fut le novillo de la tarde et marqua les esprits dès sa sortie du toril, avant d’humilier et répéter à merveille dans la cape de Cabrera. Ce fut incontestablement le meilleur tercio du pique de la Féria 2019 : le Maños s’employant sous le fer, lors de la première rencontre et revint à deux reprises supplémentaires avec bravoure. Et malgré une vuelta de campana lors d’un quite de Cristobal Reyes, le novillo entama le second tercio frais comme un gardon. Le novillo fut encasté et exigeant, Cabrera fit son maximum pour essayer de se mettre au niveau d’un tel opposant, baissant bien la main pour le faire humilier et profitant de la noble corne droite. On sentit tout de même que ce novillo permettait plus. Deux pinchazos, entière. Vuelta al ruedo pour le novillo, le novillero et la fille du ganadero.

Le Valdellan, juste de forces, fut finalement peu et mal piqué, notamment en raison du décrochage du diamant de la première pique. Cristobal Reyes s’illustra comme souvent banderilles en main, notamment lors d’un quiebro aux planches. Après une voltereta sans gravité lors de l’entame de faena, Cristobal se résolut à lidier son novillo dans sa querencia où il parvint avec succès à enchainer trois séries inespérées. Entière, deux descabellos.

Le Tabernero de Vilvis s’étant abimé dans les corales, il fut remplacé par un deuxième Raso de Portillo. Discret au cours du premier tercio, le novillo fut banderillé par la cuadrilla. La faena commença bien, mais très rapidement le Raso s’éteignit et Cristobal étira en longueur une faena sans fond. Après avoir pris l’épée de mort, et suite à un changement de terrain Cristobal Reyes dut endiguer une énergie aussi explosive qu’inattendue du Valdellan. Le novillero s’appliqua et s’engagea au moment de vérité. Entière en place et efficace.

 

¾ d’arènes Soleil revenu après les pluies diluviennes de la matinée. Hommage par une minute d’applaudissements pour Michel Benito

(Reseña : Vicente, photos Louise2z)


Les Stes Maries de La Mer : Les trois toreros à hombros

 

 Cette 1ère corrida provençale aura au moins eu le mérite de quasiment remplir les arènes et après un long paseillo aux couleurs camarguaises avec la Reine d’Arles, ses demoiselles d’honneurs, les arlésiennes, gardians et calèches, démarra cette courses au concept original par l’indulto de « Destocado » N°45 le toro desFreres Gallon par S. Castella qui doubla la mise en quantité de trophées au 4eme. On ne pouvait commencer mieux. Et l’on termina dans un tout autre registre avec Juan Leal qui coupa deux oreilles au sobrero de Cuillé et entretemps les séquences émotions et risques avec T. Joubert. Les trois toreros sont sortis en triomphe à l’issue de cette corrida marathon qui finit sous les projecteurs et un public à forte connotation touristique qui y trouva largement son compte.

-Sébastien Castella (habit goyesque gris/gris) Deux oreilles symboliques après avis et deux oreilles

-Thomas Joubert (habit goyesque paille et noir) Oreille et oreille

-Juan Leal (habit goyesque noir/noir) Oreille et deux oreilles

Pst G.Magnoni, salut des banderilleros R.Viotti et V. Herrera au 4eme et Marco Leal au 6eme. Ovation pour les toreros à l’issue du paseillo. Arènes décorées par Muriel Goro

Ont été, dans l’ordre, combattu sept toros de ganaderias françaises des Frères Gallon, de Bruno Blohorn, de Robert Margé, de Philippe Cuillé, Piedras Rojas (Patrick Laugier) et Los Galos (Marie Sara), plus un sobrero (6emebis) de Cuillé, fournissant un lot varié physiquement et moralement, meilleurs les 1er, gracié par S. Castella et 6eme bis mais l’ensemble donnant un jeu intéressant, tous ne prenant qu’une pique plus ou moins appuyée

 

De petite maille, juste de forces mais grand par la classe et la noblesse, « Destocado » tomba dans la muleta d’un torero au faîte de son toreo, l’exprimant relâché et tout en douceur. Le Gallon répondit jusqu’au bout aux sollicitations ajustées de S. Castella et ce jusqu’à l’apparition d’un mouchoir orange au palco. Le torero biterrois invitant les deux frères ganaderos à partager sa vuelta après la grâce du toro, une décision quelque peu contestée pour un tercio de pique limité et une tendance à lorgner vers le pourtour en fin de cycle. Il imposa à nouveau sa tauromachie devant un sérieux toro de Cuillé, noble mais juste de forces aussi qui l’obligea à un final rapproché approprié. Double récompense pour un tour de piste chaleureusement fêté après une épée sin puntilla.

 

Deux fois Thomas Joubert ira attendre ses toros à porta gayola. Enchainant de deux largas de rodilla devant un Blohorn qui poussa la cavalerie jusqu’à la chute avant une vuelta de campana. Mais une seconde rencontre n’aurait pas été de trop pour un toro qui resta violent et désordonné  jusqu’au bout. L’arlésien l’accepta sans essayer de le soumettre, se faisant accrocher lors d’un quite osé, restant stoïque jusqu’au bout, terminant d’une lame caida suffisante… Il aura un peu de mal à imposer sa cape devant le Piedras Rojas, s’y faisant même accrocher sans mal mais trouvera ensuite la bonne combinaison après un début faena à genoux qui lui vaudra à nouveau une sévère voltereta. Face à la bonne noblesse de son opposant, il alignera des séries de belles factures surtout à gauche mais dans un ensemble irrégulier conclut d’une media lagartija et d’un descabello après avoir repris l’épée en simulant une estocade.

 

Le Margé combattra plus qu’il ne s’employa au cheval ainsi qu’au dernier tiers et Juan Leal eu quelques difficultés à trouver la bonne carburation en début de faena. Et comme le toro se montra vite court de charge il se situera dans un toreo au près des cornes en fin de parcours avant une estocade autant efficace qu’engagée. Le toro de Los Galos frappa très fort dans une entrée de burladero, s’y cassant une corne. Il fut changé pour un Cuillé qui permit beaucoup à J. Leal, notamment un excellent début de faena les deux genoux en terre et lui aurait accordé encore plus si l’arlésien avait donné plus dans le fond que dans la forme, Mais son toreo exposé trouva encore de la matière dans un final de proximité d’intérêt croissant et une dernière série à genoux de haute intensité précédent une nouvelle estocade engagée et efficace..


Parentis : Il y a des jours sans …

 

 -Aquilino Giron (écume de l’Atlantique et argent) : double silence

-Emilio Silvera (lagon des mers du Sud et or) : double silence

-Hector Gutierrez (ocre de Roussillon et or) : silence et sifflets

 

Il y a des jours sans toros : les deux novillos de José Maria Aristrain (1er et 5ème) et les quatre d’Aguadulce sortirent bien présentés en piste où ils furent tous applaudis mais au fil de la lidia ils manquèrent cruellement de force, de race et s’éteignirent rapidement.   

Il y a des jours sans tercio de piques : les novillos étaient faibles mais ils ne furent pas arrangés par des premiers tiers sans mise en suerte, aux carriocas nombreuses et aux piques forts mal placées (batacazo à la toute première rencontre).    Il y a des jours sans novillero : les hommes en piste déçurent par leur manque d’engagement et d’envie.

Aquilino Giron, pourtant habitué aux corridas dures, n’a peut être pas encore retrouvé son niveau d’avant sa blessure à Grenade lors de la Féria du Corpus. Il ne put rien faire avec son premier, et laissa passer le 4ème pourtant celui qui permettait le plus.

On ne retiendra d’Emilio Silvera que sa bonne entame du premier à la cape, et une série de derechazos à son second, pour le reste il ne parvint jamais à trouver le bon sitio et à s’imposer.

Hector Gutierrez, dès son premier novillo ne parut pas à l’aise dans ses zapatillas, toujours sur le reculoir et dépassé face à un novillo qui donnait des coups de tête. Dès sa sortie en piste l’ultime Aguadulce fit forte impression, prenant rapidement possession de l’arène. Mal piqué, il commença par mettre en déroute les banderilleros avant de s’occuper du Mexicain. Le novillo tel un snipper fixa son regard sur Hector et ne l’en détacha plus. Le jeune novillero fut alors pris d’une crise de panique et ce fut Waterloo. A noter le soutien remarquable d’Aquilino Giron, en vrai de chef de lidia.

Il y a des jours où l’acier ne rentre pas : les trois novilleros repartirent de Parentis avec une collection de pinchazos, et de descabellos …

Il y a des jours sans public : non par le nombre (3/4 d’arènes) mais par l’attitude inadmissible d’une partie des tendidos qui manqua cruellement de respect pour le pauvre Hector Gutierrez en pleine débâcle qui risquait sa vie en piste.

Mañana es otro dia (Reseña : Vicente, photos Louise2z)


Châteaurenard : R. Perez et le mayoral a hombros. Triomphe moral pour S. Fernandez-Meca

 

 Trois oreilles !!! pour l’arlésien, un salut non pétitionné et une vuelta fêtée pour le nîmois, qu’il partagera avec toute sa cuadrilla et deux silences !! pour Javier Conde, le public du Nord (des Bouches du Rhône) n’ayant pas tout à fait les mêmes sensibilités culturelles en matière de tauromachie que celui du Sud. Si Roman Perez est le triomphateur comptable de cette intéressante corrida, pour son retour pour un jour, Stéphane Fernandez Meca a réalisé les prestations les mieux rematés de la tarde et pour sa première devant cette ganaderia, J. Conde a dessiné quelques belles séquences par naturelles surtout à son second.

Six toros de La Quinta bien présentés dans l’ensemble, intéressants et donnant un bon jeu, de moindre tenue le second, meilleurs les 1er, 5eme, et surtout le 3eme, Colmentience, N°21, honoré d’une vuelta quelque peu genereuse, brave, Bravito N°5, le 4eme qui hélas paya par la suite ses quatre rencontres, encasté et exigeant le dernier, tous finissant bouche fermée. 14 piques pour l’ensemble avec le bonus pour les 1er, sixième et surtout 4eme. Les 3eme et 4eme, ont combattus sous le regard de Juan Bautista, leur père, Golosino étant l’un des futurs semental de sa nouvelle ganaderia.

-Stéphane Fernandez Meca (blanc sur blanc) Silence et vuelta

-Javier Conde (noir sur noir) Silence après avis et silence

-Romain Fluet ‘’Roman Perez’’ (vert provence et or blanc) Deux oreilles et oreille !!

Pst M. Vion, généreux, 3/5 d’entrée sous un ciel bleu, 20 mns de retard du paseillo pour cause de taquilla incompétente, minute de silence pour Jordan Boiselle, "P'tit Jo", gardian amateur décédé accidentellement et remise de tableaux souvenirs pour les

30, 20, 10…. Stéphane Fernandez Meca et ses 30 ans d’alternative, Javier Conde pour ses 20 ans de confirmation d’alternative à Madrid et Roman Perez pour  les 10 ans de son doctorat…. Salut de Mehdi Savalli au 1er et de Morenito d’Arles au 4eme avec Miguelito aux deux. Sortie par la grande porte de Roman Perez et du mayoral de La Quinta

 

Peu évident à la cape, le 1er, qui poussa surtout à la première pique, se laissa conduire par la muleta de Meca qui peu à peu trouva le bon rythme, surtout sur la corne droite, l’autre coté étant un peu moins allongé, Entière longue d’effet au 2eme essai plus un descabello ont fait oublier au public la bonne composition du nîmois… Galopant et chargeant franc, le 4eme fut très bien mis en valeur au premier tiers avec Gabin à la manœuvre. Quatre rencontres franches, de plus en plus loin et dans le sens long de la piste, l’ultime avec le regaton et le tout souligné par la musique et l’ovation du public. « Bravito » paiera ses efforts au dernier tiers. Brindé à Renaud Ripard, la faena débuta sous les meilleurs auspices mais en passant sur la corne gauche, le toro commença à bien baisser de pieds. S. Fernandez Meca fort justement n’insista pas avant de cafouiller avec l’épée en prelude à une vuelta fêtée.

Brindé à Ch. Rossi, la première faena de J. Conde ne le fut que par des détails et des gestes inspirés. Il faut dire que le toro accusa la lourde première pique, se couchant même avant les pinchazos, catastrophiques et après aussi… Le malagueño se sentit plus à l’aise avec le 5eme de meilleur son qui faillit prendre l’un de ses banderilleros et devant lequel il se laissa aller surtout à gauche, la muleta relâchée, concluant de ¾ de lame.

Sortie impétueuse et bris de planches avant deux piques légères bien prises. Nouveau bris de bois durant le brindis à Juan Bautista avant de charger avec engagement dans la muleta de Roman Perez qui débuta bien sa faena mais qui eut plus de mal par la suite a templer et à peser sur son adversaire qui rechargeait sans cesse, tout en ayant une petite attirance pour le pourtour. Estocade efficace à l’encuentro… Le dernier, annoncé à 590kgs !!!!!  poussa fort par deux fois avant de se montrer une caste exigeante dans la muleta de l’arlésien qui eut un peu de mal à le contenir et à le dominer, ce qui posa problème pour préparer l’estocade, en place plus un coup de descabello, l’oreille restant anecdotique, R. Perez invitant le mayoral à partager son tour de piste.


Villeneuve de Marsan : No hay billetes pour l’alternative  de Dorian Canton

 

Pour la traditionnelle corrida des fêtes patronales de Villeneuve de Marsan, le malheur des uns fait le bonheur des autres. L’alternative repoussée de Dorian Canton, programmée samedi dernier à Bayonne et annulée pour cause de pluie, a permis aux organisateurs du club taurin de Villeneuve de programmer à leur tour son alternative. L’évènement de l’alternative, jour très important pour un torero, a permis d’afficher le « No Hay Billetes » pour cette alternative historique pour les arènes de Villeneuve de Marsan. Malheureusement, il n’y aura rien d’autre à retenir de cette soirée gâchée par la faiblesse prononcée des toros de Patrick Laugier, n’offrant aucune possibilité hormis le noble second, malgré les monopiques et les tercios de banderilles abrégés à la limite du règlement…un petit fracaso comme on dit dans le jargon.

Ruben Pinar (bleu France et or) Deux oreilles et salut

Thomas Dufau (bleu ciel et or) Silence et silence après avis

Dorian Canton (blanc et or) Silence et silence

 

Dorian Canton : il semblerait que le mauvais sort continue de s’acharner sur le jeune torero béarnais. Même si son alternative fut annoncée très précocement, elle fut retardée par les événements. Bayonne annulée, il a choisi d’honorer son contrat suivant. Ce fut tout à son honneur, d’accepter de toréer pour son examen dans une arène de troisième catégorie, loin des paillettes et du bling bling. Au moment où la cérémonie d’examen allait débuter, le toro se cassa la patte avant et la présidence octroya avec sympathie le changement. Malgré ce nouvel incident, Dorian resta calme et serein. Il reçut le sobrero numéro 781 de Piedras Rojas qui fut faible et fade. Il fut appliqué, donna de bons muletazos avec douceur pour ne pas brusquer son adversaire, sans pouvoir les lier. Face à l’ultime, il essaya de provoquer la chance, larga et véroniques à genoux. Le béarnais tenta un quite mais son adversaire faible, effectua une petite vuelta de campana. Le toro est tellement faible et invalide qu’il se coucha quelques instants au milieu de la faena. Dorian partit déçu mais reçut une chaleureuse ovation à sa sortie. Il aura une autre cartouche fin août dans les arènes de Bayonne.

 

Ruben Pinar eut le bonheur de tomber sur le seul toro qui avait assez de force pour exprimer sa noblesse et ses qualités. Il put lier des séries rythmées sur les deux bords, conduisant la charge de l’animal avec profondeur mais tout en restant profilé. Il logea une bonne épée au second essai. Mais de là à avoir deux oreilles ! Même en troisième catégorie! Le quatrième fut très court de charge et Pinar tenta de lui arracher quelques passes avec autorité.

 

Thomas Dufau semble aller un peu mieux physiquement. Il fut sans option face à son premier adversaire fade et très court de charge. Face au cinquième, il débuta par des cambiadas au centre. Le bicho venant bien de loin avant de s’éteindre très rapidement malgré les efforts du landais.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Hagetmau : Oreille pour Manuel Diosleguarde et Diego San Roman

 

 Le soleil brillait une nouvelle fois pour la novillada piquée de la féria du novillo. Malgré le beau temps, il n’y avait pas assez de monde dans les gradins, à peine une ½ arène. Hagetmau, comme d’autres « petites arènes » ont du mal à attirer les aficionados qui se cantonnent malheureusement qu’aux grandes férias. Les novillos de Montealto furent très bien présentés, sérieux et armés. Ils imposaient le respect dès leur sortie en piste. Ils furent exigeants avec intérêt, se défendant avec une dose variée de mansedubre. Puissants au premier tiers, désarçonnant les cavaliers à plusieurs reprises.

-Rafael Gonzalez (bleu marine et or) Silence après deux avis et silence après avis

-Diego San Roman (rouge et or) Oreille et salut

-Manuel Diosleguarde (bleu France) Oreille et salut

 

Rafael Gonzalez, le triomphateur de Madrid fut décevant et peu engagé. Il fit piquer son premier adversaire qu’à une seule reprise, où le novillo désarçonna le cavalier. L’habitude sans doute de changer de tiers sans juger si le novillo méritait d’être plus piqué. Il resta en dessous de son adversaire qui montra un fond de noblesse tout en restant court de charge. Le quatrième fut le plus sérieux de trapio et d’armure. Il manqua ensuite de race. Gonzalez fut discret et long et connut comme à son premier passage des difficultés avec les armes.

 

Diego San Roman, le mexicain reçut discrètement le second novillo qui fléchit des antérieurs mais qui poussa son unique rencontre avec la cavalerie Garcia avec les pattes avant. Diego San Roman débuta par des statuaires bien rematées avec classe. Malgré un début intéressant avec une certaine toreria et citant de face, le novillo se dégonfla et partit aux planches. La fin de faena sera exécutée dans la querencia près des planches et conclue d’une entière. Face au sérieux cinquième qui reçut trois piques appuyées, il fut appliqué mais ses muletazos manquèrent de fluidité, se replaçant souvent. Il se fit déborder et accrocher. 

 

Manuel Diosleguarde reçut par véronique son adversaire qui vint avec puissance dans le capote. Il fut peu appliqué dans la lidia pour mettre en suerte le novillo face à la cavalerie. Par la suite le salmantin montra de l’envie, lia des séries rythmées mais profilées avant que son adversaire ne se dégonfla aussi en partant aux planches. Il s’engagea et logea une belle épée. Face au sérieux sixième qui se défendit dans le capote et au cheval avec puissance lors des trois rencontres, Manuel se montra vaillant et généreux face à l’exigence de son adversaire.

 

Le prix du meilleur geste taurin de la peña Muy Bien fut attribué à Manuel Diosleguarde. Le prix de la meilleure faena fut attribué à Diego San Roman. L’ordre des prix aurait tout aussi bien pu être inversé. (Vuelta a los toros pour Toreria)


Hagetmau : Solalito domine la tarde et sort en triomphe avec trois oreilles

 

La féria du novillo a débuté sous un beau et chaud soleil avec une novillada non piquée. Dans le passé, cette novillada fermait les fêtes mais depuis la suppression d’une novillada piquée pour des raisons budgétaires, les organisateurs ont du revoir leur programme. Petite entrée rassemblée à l’ombre.

Le vainqueur du Bolsin de Bougue 2019, Christian Parejo partageait le cartel avec le vainqueur de l’année 2018, Solal Calmet « Solalito » et le jeune Jean Baptiste Lucq.

Les erales des Frères Bats d’Alma Serena, de présentation variée, de bonne présentation les trois premiers, plus petits les deux derniers, ne furent pas au même niveau que ceux des années passées. Mansitos dans leurs comportements, cherchant souvent les planches, ils ont souvent posés des difficultés aux jeunes toreros avec leur mobilité désordonnée. Meilleur le second. Seul Solalito, aux portes du passage à l’étage supérieur, s’est imposé avec une certaine maîtrise technique et facilité.

 

-Christian Parejo (bleu EDF et or) Silence

-Solalito (bleu ciel et or) Deux oreilles et oreille

-Jean Baptiste Lucq (prune et or) Salut et salut après avis

 

Christian Parejo eut quelques difficultés à fixer son adversaire qui fuira à plusieurs reprises au toril ou aux planches. Il débuta par le bas et près des planches, mais ne parvint pas à le soumettre. Il réussit par moment à le garder dans sa muleta, en se croisant mais il fut brouillon par la suite et tarda à remater la faena.

 

Solalito reçut avec douceur le second bicho qui se montra violent dans ses charges et avec aussi une tendance à chercher les planches. Après un bon tercio de banderilles, Solalito parvint rapidement à le canaliser grâce à sa technicité et la souplesse de son poignée. Il profita par la suite de la mobilité de son adversaire pour lier des séries dominatrices, essentiellement droitières et reçut deux pavillons après une entière efficace. Il affronta un second adversaire après délibération de la commission taurine où il partagea les banderilles avec Mehdi Savalli. Le novillo moins bien présenté que les trois premiers montra un fond de noblesse et permit à Solal de toréer avec douceur et de lier les muletazos avec profondeur.

 

Jean Baptiste Lucq montra de l’envie et du courage malgré un manque de pratique. Souvent brusque, il reçut plusieurs accrochages heureusement sans gravité et sans le décourager. Il enchaîna trop rapidement des séries irrégulières sans laisser le temps au novillo de souffler. Qualifié pour affronter le cinquième, il montra une nouvelle fois de l’envie. Sa faena manqua de construction et reçut une impressionnante voltereta lors de l’estocade.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Soustons : El Rafi a hombros

 

 Très bonne novillada de Bruno Blohorn avec un lot bien présenté et encasté. Les novillos, exigeants, ont mis les piétons en difficultés tout au long de la tarde. C’est El Rafi qui s’en sort le mieux notamment face à son second qu’il torée avec précision et engagement. El Galo et Yon Lamothe sont restés en dessous de leur lot, certes exigeant mais avec un fond de caste bien présent. La mobilité et les fortes charges des novillos, ont mis les deux novilleros en difficulté. 
Six novillos de Bruno Blohorn, correctement présentés, nobles, encastés et donnant du jeu pour :

-André Lagravere El Galo (prune et or blanc) : vuelta et salut après avis
-Raphael Raucoule El Rafi (bleu ciel et or) : Oreille après avis et oreille après avis
-Yon Lamothe (violette et or) : salut et silence


Riscle, déception ganadera

 

Six novillos du Lartet, dont un sobrero, 3eme bis, du même fer remplaçant le titulaire qui s'etait cassé une patte, dans l’ensemble mansos et décastés pour :

-Cristian Perez (nazareño et or) : un avis et silence, silence
-Hector Guttierez (praline et or) : silence, silence
-Diego San Roman (violette de Toulouse et or) : silence, silence

 

Riscle, novillada non piquée matinale


Avec quatre erales de Turquay, bien présentés, nobles mais manquant de forces les deux premiers, excellent le troisième, compliqué le dernier pour :

-Guillermo Garcia (nazareño y oro) : Silence après deux avis et vuelta après avis
-Nino Julian (sangre y oro) : Oreille et silence après deux avis


Orthez le 28 juillet..

 

 Trois toreros sur une planche savonneuse …

 

Cette course de Prieto de la Cal était très attendue tant les sorties des pupilles de la Marquise sont rares. Derniers vestiges du sang Veragua, les six toros sortis en piste étaient jabonero, de belle présentation, avec du trapio mais souvent aux cornes abimées, voire suspectes … Mansos et décastés dans l’ensemble, toréables les 2 et 3, plus dangereux 4 et 5.

-Alberto Lamelas (lagon et or) : silence et sifflets

-Jesus Enrique Colombo (pastel et or) : silence et sifflets

-Angel Sanchez (lilas et or) : double silence

 

Alberto Lamelas, pourtant habitué des corridas dures, mais pas des Prieto eut du mal tout au long de la tarde. ‘’Castañero’’ toro aux cornes en pince de crabe fit grand effet à sa sortie en piste. Malheureusement en rématant à un burladero, il se cassa le bout d’un piton, ce qui ne le rendant pas impropre à la lidia, ne fut pas une raison suffisante pour le changer, mais quelle horreur que ce bout de corne sanguignolant. Ce 62 vint se défendre par trois fois sous le fer, avant qu’Alberto ne brinde sa faena à Alain Lartigue. Tant sur la droite, que sur la gauche, le Prieto donna de forts coups de tête tout au long du combat annihilant tout espoir de muletazos enchainés. Alberto dont les fans garnissaient abondement les tendidos, et qu’il gratifia de desplantes hors sujet, fit preuve de courage mais ne parvint jamais à dominer son toro au cours d’une faena qu’il étira bien plus qu’il ne le fallait. Entière caida.  Malchanceux au sorteo, Lamelas hérita en suite d’un autre toro violent qui après trois piques sans s’employer mit en déroute des banderilleros dépassés. Arrivant peu confiant face à un tel opposant, aux coups de têtes intempestifs et aux retournements rapides, le chouchou du Sud Ouest abrégea une faena à peine entamée. Entière caida.

 

Jesus Enrique Colombo se montra très habile capote en main lors de la réception de son Prieto, et excella lors de la pose des banderilles ! Après avoir brindée sa faena au public des Arènes du Pesqué, JEC débuta la main sur les planches une faena qui ira à menos, la faute des deux protagonistes : l’un restant superficiel et l’autre s’effaçant. Pinchazo, media, deux descabellos. Avis.

‘’No hay quinto malo’’ cet adage fera surement grincer de ses belles dents le jeune vénézuelien. Son toro réalisa un tour complet de callejon, et il fallut l’intervention d’Ivan Garcia pour l’en déloger. Courageusement Colombo prit à sa charge la réalisation du second tercio à ce manso, mais ne brilla pas autant qu’à son premier toro. Muleta en main, les choses se compliquèrent de plus en plus, Limpiabotas n’a pas de charge et la tête chercheuse : faute de recours efficaces, Jesus abdiqua (très) rapidement. Trois pinchazos, media.

 

Angel Sanchez fut le plus chanceux en croisant sur sa route Novaton qui mit d’entrée la tête dans la cape, s’employa lors des deux rencontres équestres et permit quelques belles séries de muletazos allant même jusqu’à déclencher une tardive musique. Toutefois on resta sur notre faim avec ce Prieto qui dans d’autres mains plus expertes aurait certainement perdu ses oreilles … Trois pinchazos, entière.  A l’issue des premiers tercios, Comilon se figea tout simplement au milieu du ruedo, et Angel ne put que l’expédier ad patrem. Entière.

 

Casi lleno, surement une des plus belles affluences depuis longtemps Soleil-soleil

Prix à la meilleure pique: Jesus Manuel Vicente Garcia qui piqua le 3ème Prix spécial à Ivan Garcia de la cuadrilla d'Angel Sanchez pour ses banderilles et sa brega

‘’Heureusement qu’il n’y en avait que quatre …’’

 

 -Cristobal Reyes (brique de Toulouse et or) : double silence

-Manuel Diosleguarde (ciel andalou et or) : double silence

 

Voilà, malheureusement, ce que l’on entendit à de nombreuses reprises à l’issue de cette novillada d’ouverture de la journée taurine orthézienne. Superbes de présentation, peut être même un peu trop bodybuildés, les novillos de Pablo Mayoral ont globalement déçu par leur manque de force, leur absence d’engagement sous le fer et leur soseria dans la muleta.

 

Après deux piques on ne retiendra de la première actuation de Cristobal Reyes que son tercio de banderilles, sa faena brindée au public ne décollant jamais en raison du manque de charge de son novillo. Trois pinchazos, une demi, quatre descabellos. Avis

Le premier tercio du troisième Pablo Mayoral, fut catastrophiquement exécuté par le castoreño. Le Pablo Mayoral mit en suite en déroute le reste de la cuadrilla. Cristobal Reyes, montera vissée sur la tête, fit preuve d’entrega mais étira en longueur une faena sans transmission. Deux pinchazos, entière. Avis

 

Le second novillo fit preuve dès son entrée en piste de faiblesse, et restera très discret lors des deux rencontres dans le peto. Manuel Diosleguarde torea avec temple et classicisme notamment sur de bonnes séries de naturelles. Il se contenta toutefois un peu trop de le toréer sur le passage. Pinchazo, entière.  Lors de la première rencontre le dernier Pablo Mayoral s’employa sous une pique trasera, avant de réaliser une demi-vuelta de campana. D’entrée de faena le novillo mit en difficultés Manuel qui eut du mal à trouver le bon sitio et la bonne hauteur de muleta pour en conduire la charge. Deux pinchazos, entière.

 

Demi-arènes Matinée ensoleillée

Prix au meilleur picador : Alberto Sandoval au 4eme novillo
Prix au meilleur novillero : desierto


Beaucaire : M. Solera au dessus du lot

 

Une seule vuelta dans l’après-midi et elle fut pour lui, omniprésent y comprit comme chef de lidia, rôle qui était celui d’A. Giron, bien transparent. Difficile de faire un constat pour J.A. Valencia qui débutait avec picadors, dans un contexte vraiment pas facile. Les efforts des responsables de l’Aficion Taurine Beaucairoise n’ont pas été récompensés. Par les entrées tout d’abord, à peine un tiers d’arènes, et par les deux ganaderias qui ont plus que déçues, surtout celle de Barcial avec trois novillos decastés et très vite au point mort. Les Jara del Retamar, de superbes présentations, sont sortis manso, qui aurait mérité les banderilles noires le 1er, et vraiment peu enclins à se laisser leurrer à la muleta. Les meilleurs passages furent pour M. Solera à son second, le plus positif du lot fut le dernier, mais trop au dessus de Valencia.

Ce défi en noir et blanc avec trois novillos de Jara del Retamar (4°, 5° et 6°) et trois de Barcial (1er, 2° et 3°) fut plutôt gris et le prix est resté « desierto ». Le prix au meilleur novillero, trophée de l’Oreille d’Or, ne pouvait échapper à M. Solera, celui du meilleur picador, Pepe Aguado de sa cuadrilla tandis que celui du meilleur banderillero a été attribué à Julien Breton Merenciano pour ses banderilles au 3eme

-Aquilino Giron (blanc et or gris) Silence après deux avis et silence

-Maxime Solera (vert anglais et or) Silence après deux avis et vuelta après avis

-José Antonio Valencia (bleu et or) Silence après avis et silence après avis

Pst : Mr Cissé, soleil cigales et petit vent

 

Aquilino Giron restera assez prudent face à son 1er de peu de forces et de fond, tardo y comprit pour aller au cheval. Il se fit accrocher sans mal en portant la 1ere estocade avant deux pinchazos et x descabellos. Il tirera le pire du lot ensuite, un manso de gala, très compliqué à banderiller et auquel il volera quelques muletazos sur le passage devant le toril, lieu de prédilection du Retamar qu’il occit au 2eme essai

Le second se mettra en valeur lors de ses deux rencontres avec la cavalerie ou il s’employa. Par la suite, malgré les efforts de M. Solera il s’éteignit très vite. Le fosseen montra avec la cape le chemin au 5eme qui ira trois fois au cheval avec de belles arrancadas mais sans suite, la mansedumbre s’affichant comme dans la muleta ou il fallut toute l’expérience de M. Solera pour lui tirer quelques séries méritoires sur les deux bords, en offrant le maximum qu’avait le novillo. Peu aidé par celui-ci lors de la mise à mort, effective au 3eme essai, il vit l’oreille s’envoler.

Le 3eme Barcial fut manso en trois rencontre et après un bon tercio de banderilles, il offrit à JA Valencia une paire de série qui firent illusion, avant, comme ses congénères, de s’éteindre peu à peu et comme le vénézuélien est encore vert, cela se compliqua surtout à l’épée. Il toucha ensuite le plus beau de l’après-midi qu’il reçu de deux largas de rodilla avant un tercio de piques chaotiques avec un autre manso de catégorie. Avec volonté et envie il arracha quelques muletazos à l’ancienne mais sans peser sur son adversaire qui l’accrocha peu avant l’estocade, une suerte qui lui posa encore problèmes…


Une bonne corrida pour le retour des toros à Lunel

 

 Après deux années sans corrida à Lunel pour cause de réfection des arènes, une belle affluence pour la corrida mixte d’inauguration. Un cartel de luxe avec

-Léa Vicens : vuelta  et 1 oreille

-Sébastien Castella : (moka et or) – 1 oreille et salut

-Tonete : (bleu de sèvres et or) - vuelta après avis et silence

Deux toros pour le rejon de Fermin Bohorquez (1er et 4ième) deux de Jandilla (2ième et 6ième) et deux de Vegahermosa (3ième et 5ième)

 

Le premier adversaire de Léa Vicens est très coopératif ce qui permet à notre nîmoise de démontrer toute ses qualités tauromachiques. Mais une difficulté au rejon de mort ne lui permet pas d’obtenir un trophée. Son second fait 530 kgs il collabore plus facilement malgré sa corpulence. Après un travail bien élaboré et une conclusion par un bon rejon le palco lui octroie une oreille méritée.

La réception par véronique du premier Jandilla par Sébastien Castella est ordinaire. Une seule pique et le quite très serré par chicuelina soulève des rumeurs sur les gradins. La faena de muleta devant ce toro noble est bien sur les deux cornes avec une série de naturelles particulièrement profondes. Une lame entière lui permet de couper la première oreille de l’après midi. Son second de Vegahermosa poussa fort contre la cavalerie. Au quite il subit une vuelta de campana. Très bon début de faena toute en douceur pour compenser le manque de force du bicho. Les deux cornes sont bien exploitées et le travail se termine dans un mouchoir de poche. Malheureux aux aciers, tout espoir de trophée s'envole.

Le premier Vegahermosa de Tonete s’engouffre violemment dans le capote. Au  dernier tiers il réalisa une faena intéressante mais ne s’engagea pas vraiment. Quelques naturelles sont à retenir. Une entière caida ne permit pas une mort rapide et après l'avis il engagea une vuelta. Son second de Jandilla dévore volontiers la cape. Echappant à la cuadrilla il prend une pique sur le passage, il s’engage fort et procure la chute de la cavalerie. A la muleta la faena est assez superficielle. Quelques passes plus approfondies en fin de travail mais après une entière basse la mort un peu longue laisse le public sans réaction.

Le trophée de la peña Victor Mendés a été attribué à Sébastien Castella.

Le prix à la meilleure cuadrilla à celle de Sébastien Castella.

Le coup de cœur de l'après midi à Léa Vicens.

 

A noter aux abords des arènes une forte concentration de force de police et gendarmerie pour quelques énergumènes fanatiques, enragés et braillards. (Roberto El Sobresaliente)


Tyrosse, Triomphe de T. Dufau pour la corrida des Fêtes 2019

 

Six toros de José Luis Pereda hétérogènes de présentation, commodes d’armures mansos et manquant de race pour :

-Daniel Luque (vert sapin or) Silence et salut après avis et pétition d’oreille

-Thomas Dufau (bleu ciel et or) Oreille et oreille

-Tomas Campos (vert drapeau du Mexique et or) oreille après avis et silence

Tres peu d’option pour D. Luque qui pourtant à fait un bel effort pour tirer un maximum du 4eme

Thomas Dufau, à peine remis d’une infection, sortira à hombros après avoir coupé une oreille à chacun de ses adversaires.  Un manso de gala en 1er  et un qui avait sorti les freins dont il arracha peu à peu une faena, tuant bien les deux fois.

Les plus beaux muletazos on les doit à  Tomas Campos qui obtiendra l’oreille de son 1er mais sans récompenses malgré ses efforts au dernier, à cause surtout de l’épée.


Le Rejon d’Or 2019 pour Duarte Fernandes

 

 D. Ventura, invité d’honneur, hors concours, c’est Duarte Fernandes, le neveu de Ruy Fernandes qui a remporté sans contestation le 48eme Rejon d’Or, un prix qu’il reçut en piste à la fin de la course des mains de Michele Ricard en presence de la Reine d’Arles et de ses demoiselles d’honneur.

En effet seuls les quatre « invités » du maestro portugais de La Puebla del Rio, étaient en lices pour le prestigieux trophée qui s’est déroulé dans le cadre du 80eme anniversaire du domaine de Méjanes. Une corrida de rejon qui est allée a mas, autant coté cavalier que betail et qui s’est terminé en apothéose avec un septième toro offert et qui, après un saut dans le callejon, a été magistralement lidié ensemble par Diego Ventura, Antonio son père et Ruy Fernandes, un ultime novillo qui voyait des chevaux partout et qui a répondu présent jusqu’au bout se laissant aller même dans la muleta del de La Puebla qui l’occit d’une entière en place…. Vuelta au novillo, comme au sixième toro et presque au 5eme, le meilleur jusque là… et deux oreilles pour les toreros

Quatre novillos et trois toros (1er, 2eme et 6eme pour D. Ventura et J.M. Munera) de la ganaderia de Diego Ventura, élevage formé avec des vaches de Luis Terrón et de Los Espartales, des étalons de ces même fers et des herederos de Conde de Cabral tous d’encaste Murube. Une ganaderia qui faisait sa presentation en France. « Je suis certes satisfait, surtout avec les novillos qui ont permis aux jeunes rejoneadors de s’exprimer, mais ce n’est pas encore le toro que je rêve de présenter pour permettre de triompher pleinement… » Ainsi s’exprimait Diego Ventura le ganadero, pourtant avec deux vueltas et presque une pour ses pupilles..

Diego Ventura hérita d’un 1er peu enclin a se livrer et malgré Nazari ou Fino, ce fut surtout le rejon final qui aida pour l’octroi d’un premier pavillon. Le sixième s’avéra excellent et après des farpas approximatives, le maestro de La Puebla trouva la bonne carburation, allant a mas sur Sueño, puis Lio et surtout Dolar debridé pour des poses à deux mains spectaculaires avant une mise à mort efficace sur Remate le bien nommé

Juan Manuel Munera, se fit souvent un peu dépasser par un toro qui manquait un peu de tout, l’albaceteño se faisant toucher plusieurs légèrement sa cavalerie et tuant d’un rejon bien bas.

Antonio Prates alterna le bon et plus approximatif devant un novillo assez incertain, brillant particulièrement avec Daviche mais s’égarant avec les descabellos

Paco Velasquez, matador de toros qui réalise son rêve d’enfant, devenir rejoneador a su mettre le public dans son esporton malgré des poses plutôt approximatives mais sachant finir de meilleure manière devant un novillo donnant du jeu malgré un peu de distraction, pour couper une oreille

Duarte Fernandes est le neveu de Ruy Fernandes qui vient de remporter le Centaure d’Or aux Saintes Maries et avec la cavalerie du tonton, il s’en est donné à cœur joie, toréant très bien d’entrée son excellent novillo, et dont le palco hesitant pour sortir le mouchoir bleu fut privé d’un tour de  piste, le blond portugais brillant avec Artista pour une faena superbe et magistralement conclut d’un rejon sin puntilla… Deux oreilles et le trophée indiscutable.

Novillos et toros (1er, 2° et 6°) de la ganaderia de Diego Ventura, meilleurs les 4eme, 5eme, 6eme et 7eme Vuelta au deux derniers

-Diego Ventura (Oreille et deux oreilles)

-Juan Manuel Munera (Vuelta)

-Antonio Prates (Silence)

-Paco Velasquez (Oreille)

-Duarte Fernandes (Deux oreilles)

Palco féminin présidé par A. Gueyraud, 1/3 d’arènes sous un chaud soleil, un public compréhensif et bon enfant, sauf en cas de petits accrocs sur les chevaux.


Les Saintes Maries de la Mer : Ruy Fernandes enlève le Centaure d’Or

 

 Le portugais s’est imposé assez facilement pour avoir su s’adapter aux qualités de ses deux opposants et en se montrant sûr avec le rejon de mort. Trois oreilles et le trophée du Centaure d’Or qui lui fut remis en piste à la fin de la course par Mr Chasseing maire des Saintes, accompagné de Marie Sara, de Marie-Pierre Callet…..  Sergio Galan aurait pu couper au moins une oreille au 5eme mais il a faillit avec l’épée. Quant à Oscar Borjas, trop impétueux il est passé un peu hors sujet face à ses deux Gallon Frères. Un lot de toros de cinq ans, de tamaño varié, dépointés réglementairement, qui donnèrent un jeu excellent, quatre sur six applaudis à l’arrastre, meilleurs les 1er et 5eme, supérieurs les 4eme et 6eme, R. Fernandes invitant les deux ganaderos de Mas Thibert à partager sa vuelta triomphale avec les deux oreilles du quatrième.
-Rui Fernandes : Oreille et deux oreilles
-Sergio Galan : Silence et silence
-Oscar Borjas : Silence et salut
Pst G. Magnani, un tiers d’arenes sous un soleil estival
Le 1er Gallon fut infatigable et d’un galop bien régulier,  permettant à Ruy Fernandes de se mettre en valeur aux banderilles, que ce soit sur El Dourado et son temple, ou avec H quiebro et ses pirouettes, le tout avec justesse et précision. Après trois banderilles courtes liées, un rejon efficace mit un terme au combat. Brindée à Marie Sara, sa seconde actuaccion se fit essentiellement sur Artista, qu’un excès de confiance lui valut une bousculade fort heureusement sans conséquences. Une faena parfaitement en adéquation avec son excellent adversaire, applaudit à l’arrastre comme son premier. Final sur Izai avec des courtes enchainées et un rejon fulgurant lui valant une double récompense.
Sergio Galan appuya un peu trop sur la 1ere farpas et le toro s’en ressentit en cours de la faena, malgré les cites ajustés d’Embroque ou de Titan, le madrilène s’embrouillant ensuite avec le descabello. Il réalisa devant son second, le plus pastueño de l’encierro, une faena d’oreille à Madrid. Toréant classiquement pour amener son adversaire à se livrer, sur Capote d’abord, et surtout avec Ojeda, une véritable muleta torera, clouant une superbe paire à deux mains sur Capricio avant les roses et un rejon un peu décalé avec Oleo… Une mort un peu longue, deux descabellos et un public de vacanciers en majorité, ont fait que de pétition, point il n’y eu..Le 3eme aussi fut un peu trop châtié et avec en plus une lidia plutôt chaotique du bouillant Oscar Borjas, il finit en tablas avant de se casser malencontreusement une patte, ce qui mit un terme prématuré a son combat… Il attendit le dernier à la porte des chiqueros, un Gallon qui se blessa à une main mais qui fut, pour les rejoneadors, le meilleur de la course… Avec Whisky et ses cabrades, Londoño ou Giralda, le cavalier de Burgos, trop en mouvement, alterna le bon et le plus approximatif, brillant sur des poses al violin mais au final, s’égarant avec le rejon de mort…


Plaisance du Gers

 

 Novillada non piquée des fêtes 2019 avec trois erales du Camino de Santiago (2eme, 3ème et 4ème) et trois de L’Astarac bien présentés et donnant du jeu,  pour

-Christian Parejo (bleu et or) : salut, un avis et une oreille

-Miguel Polope (blanc et or) : un avis et silence, un avis et vuelta

-Solalito (vert et or) : une oreille, deux avis et silence

Vuelta au cinquième « San Salvador »

Le matin tienta de l’eleveur Jean-Louis Darré (deux vaches du Camino de Santiago et une de l’Astarac) par Marc Serrano et Thomas Cerqueira , piquero Laurent Langlois


Tarascon : 5eme Feria de la Jouvenço

 

Fabien et les Durand

 

Sortie en triomphe, le premier, pour le plus jeune de la terna qui coupa les deux oreilles du dernier eral d’un excellent lot de R. Durand dont le second, N°48, fut primé d’une vuelta posthume… Les trois autres novilleros restant un peu trop marginaux et de plus tuant à l’a peu prêt…

Cette novillada non piquée avec mise à mort organisée par l’École Taurine du Pays d’Arles en partenariat avec l’ACCM et la Ville de Tarascon, n’avait pas attiré suffisamment de monde sur les gradins ombragés et bercés par le chant des cigales. Quatre jolis et excellents erales de Roland et Rafi Durand, meilleur le dernier pour le torero, avec de la noblesse et de la bonne caste, ce qui a pimenté en bien cette matinale

-Santiago Espín, de la Escuela Taurina de Navas del Rey (bleu nuit et or) Vuelta après avis

-Tristan de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (fushia et or) Vuelta

-Borja Escudero de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (blanc et or gris) Vuelta après avis

-Fabien Castellani de l’Ecole Taurine du Pays d’Arles (blanc et or gris) Deux oreilles

Pst : R Del Testa. R. Durand aurait du saluer à la fin, mais pour un problème de timing avec les novillos de la tarde, il venait juste de quitter les arènes. A retenir deux superbes paires de banderilles de T. Ubeda

 

Deux premiers tercios embrouillés pour S. Espin qui se retrouva un peu en début de faena devant un noble jabonero qui le fit se désunir en passant par la gauche et qui tua sans s’engager.

Meilleur début de lidia pour Tristan mais lui aussi après une entame de trasteo prometteuse, ne put maintenir ses bonnes prédispositions face à un adversaire, mansito con casta qu’il tua en hésitant..

B. Escudero a la planta torera, c’est sûr et tous ses gestes le transmettent mais pas toujours au moment de la colocation avec son adversaire, excellent celui là aussi. L’alicantino dessinera quelques séquences très allurées, surtout à gauche, mais l’épée lui fit perdre tout espoir de récompenses.

Bien qu’en phase d’apprentissage, F. Castellani, sut d’entrée mettre son eral dans son capote et le conduire avec douceur, confirmant avec la muleta ou il profita au mieux des qualités de son opposant, à droite d’abord, par un petit bouquet de naturelles splendides ensuite avant de tuer, cerise sur le gâteau, d’une superbe épée… Deux oreilles et sortie à hombros..

Tibo Garcia et les Durand, maitres chez eux....

 

 Le novillero remporte le trophée Nimeño II qui lui fut remis en piste à la fin de la course tandis que les éleveurs étaient appelés à saluer pour la qualité du lot combattu. Physiquement de trois et trois, les derniers plus sérieux de physique, mais tous avec de la race, de la noblesse et de la bravoure plus affirmée chez les 3eme et surtout 4eme, « Jabalino » N°42, honoré d’un tour de piste posthume.

Six novillos de Roland et Rafi Durand, pour la première novillada piquée de leur origine Miranda de Pericalvo, face à trois novilleros de corte différents, classique et impeccable pour T. Garcia, combattif  et engagé pour M. Solera et de la personnalité et de l’originalité chez El Galo qui signera la faena la plus aboutie de l’après-midi face au 3eme. Deux oreilles seulement de coupées, la faute surtout à des mises à mort souvent défaillantes..

-Tibo Garcia (prune et or) Oreille et salut après avis

-Maxime Solera (vert et or) Vuelta et oreille

-André Lagravère "El Galo" (ciel et azabache) Salut après deux avis et silence après deux avis

Pst B. Pujol, chaud et ombragé, ¾ d’arènes et chant des cigales. Minute de silence pour les aficionados dernièrement disparus dont le vétérinaire Maurice Priaulet. Hommage du maire et la CTEM à Stéphane Fernandez-Meca qui torea la 1ere novillada en 1989 et aux ganaderos Roland et Rafi Durand, originaires de Tarascon, en présence de la reine d’Arles et de ses demoiselles d’honneur.

 

T. Garcia reçu joliment le 1er, juste de forces qui fut économisé au cheval avant de se livrer avec noblesse dans la muleta soyeuse et élégante du tarasconnais qui mena à mas sur les deux bords, son largo trasteo jusqu’aux redondos finals avec changement de main, précédents une belle estocade. La grande porte s’ouvrait à lui après avoir réalisé la meilleure faena du festejo face à l’excellent 4eme, applaudit de salida, brave en deux piques, une faena vibrante des deux bords et d’un intérêt croissant. Voulant y rajouter une touche plus personnelle et créative, T. Garcia de désunit un peu en fin de parcours avant de reprendre la main par des manoletinas serrées mais se fermant la sortie a hombros avec l’épée.

M. Solera attendit au centre du "ruedo" son 1er par une longue série de gaoneras avec une voltereta en prime. Manseando au cheval, le Durand afficha une pointe de genio qui ne fit jamais reculer le protegé d’E. Guillen qui s’arrima avec cet esprit novillero, aguante et une certaine efficacité, se faisant à nouveau bousculer au passage. L’épée défaillante lui ôta tout espoir d’oreille. Une oreille qu’il obtiendra au 5eme après une demi-lame à l’encuentro qui mit un terme à un nouvel effort conséquent devant un novillo combattif et encasté. Après six largas de rodillas, le Durand fonça sur la cavalerie avec forces, rompant le palo, envoyant bouler le piquero au sol, sans mal. Le tercio de banderilles ne fut pas de tout repos pour la cuadrilla avant que M. Solera n’entame sa faena par doblones, se montrant ferme, sans reculer sur les deux pitons du plus sérieux novillo de la course.

 El Galo se montra à son avantage à la cape avant deux jolies piques bien prises et un tercio de banderilles face à un adversaire qui calculait. Tardo, mais prenant bien la muleta allurée et poderosa du franco-mexicain, le novillo peu à peu céda de sa retenu, embestissant de mieux en mieux sur des muletazos allurés, un ensemble qui perdit l’espoir d’oreille avec le mauvais maniement des armes… El Galo partagea les banderilles avec son banderillero David Adalid devant un novillo reservon qui avait accusé la morsure du fer. Face à un adversaire tardo aussi, le cadet des Lagravere arriva peu à peu a tirer de méritoires muletazos mais sans possibilité de les lier, tirant tout ce qu’avait a offrir le dernier Durand, y comprit des bernardinas serrées avant une entière très longue d’effet, nécessitant l’usage du descabello…


Castelnau : le prix pour le Lartet

 

….pour la novillada non piquée concours de Castelnau Rivière Basse qui avait à l’affiche six erales d’elevages français, de belles présentations, et donnantdans l’ensemble, du jeu. Dans l’ordre, novillo de Gallon Frères, Turquay, l’Astarac (JL Darré), Le Lartet (P. et J. Bonnet), Alma Serena (Bats) et Sainte Cécile (M. Mejias)

-Isaac Fonseca : Silence après avis et oreille
-Cristian Parejo : Salut après avis et oreille
-Jean Baptiste Lucq : Silence après deux avis et oreille après avis

Vuelta au novillo du Lartet Le prix François Fortassin est attribué au novillo du Lartet, avec un accessit à celui de Sainte Cécile. Les trois novilleros se partagent celui des organisateurs du Sud-Ouest. Photo Alain Sabathier


Eauze : déception ganadera

 

 ‘El Fandi’, J. Galdós et  A. Salenc se sont montrés professionnels devant un lot de toros manquant de forces, deslucidos et descastés un lot de Camino de Santiago de JL Darré, bien présenté mais sans options.

-El Fandi (bleu et or) : Silence et salut
-Joaquim Galdos (violette et or) : Silence et silence
-Adrien Salenc (caramel et or) : Salut après avis et silence après avis

En matinée, novillada non piquée des Fêtes 2019 avec quatre erales du Lartet, bien présentés avec du fond et du jeu, meilleurs le second et le quatrième.

-Miguel Polope (sangre y oro) : Silence après avis et oreille
-Solalito (bleu ciel et or) : Oreille et salut après avis
Solalito a reçu le prix de la ville d'Eauze, Polope celui du club taurin. Les deux toreros se sont partagé le prix des organisateurs du Sud-Ouest. Photo C. Lamoulie


Boujan 3 : Le monde des silences…

 

 Et pourtant malgré un cartel novillero plus expérimenté, on aurait pu espérer mieux, mais les trois n’ont pas put superer aux manque flagrant de caste des novillos portugais, des garçons vaillants qui sont plus habitués aux combats qu’au manque de fond de leurs opposants…. Six novillos de Veiga Teixeira trés bien présenté, plus sérieux les trois derniers, mais qui ne firent même pas illusion au cheval. Certains y furent trop ou mal piqués mais cela n’explique pas tout et du coup le prix au meilleur picador fut fort logiquement déclaré « desierto »

-Abel Robles (rose et or) Silence après avis et silence après avis

-Maxime Solera (vert anglais et or) Silence et silence après avis

-Cristobal Reyes (blanc et or gris) Silence et silence après avis

Palco S.E. Laurent Burgoa. 2/3 d’arènes sous un tres chaud soleil, prix pour la meilleure faena à Cristobal Reyes !! remis en piste par V. Mendes.

Trois piques et pas bien données au 1er, c’était peut-être un peu trop et la faena de muleta s’en ressentie même si le catalan resta marginal malgré quelques passages plus méritoires sur les deux bords. Media lagartija et un descabello pour conclure. Son second fut celui qui offrit le plus d’options et qu’il reçu avec décision. Après deux piques sans grand relief, il se montra mobile surtout en début de faena, permettant à Robles de lier quelques séries correctes avant que les deux n’aillent a menos et que le natif d’Olot s’égare les armes à la main.

Bien réceptionné mais mal piqué, le second se montra court, s’arrêtant à mi-passe de pire manière à gauche et malgré les efforts de M. Solera, tout resta en l’etat, le Veiga Teixeira, se figeant pour la suerte suprême, n’aidant jamais le protégé d’E. Guillen. Le 5eme s’avéra un manso de gala qui prit un banderillero au passage, sans mal, et se laissa faire sans transmission aucune, après de bons doblones initiaux mais s’éteignant peu à peu dans des demi charges violentes, le fosseen, sans grandes ressources en terminant d’une lame basse…

Le 3eme fit deux demi vuelta de campana avant que C. Reyes,qui l’avait reçu d’une larga de rodilla, ne le banderille irrégulièrement et ne le brinde au ganadero… Sur la réserve, mettant les freins au 3eme temps de chaque série, le novillo n’offrit guère de possibilités au protégé de C. Lamoulie qui tua assez mal. Sortie impétueuse du dernier et réception décidée avant un tercio de banderille moyen et un debut de faena assez enlevé qui fit sonner la musique. Son envie de triompher l’amena à être plus vaillant que torero et comme le novillo portugais se lassa vite, tout ira à menos avant un nouvel échec lors la mise à mort..

Boujan 2 : Pas grand choses à retenir…

 

 Même si les pupilles de JL Couturier ne se livrèrent pas avec candeur, il y avait beaucoup mieux à faire pour des aspirants novilleros plus prêts du redoublement que du passage en classe supérieure… Certes il faisait très chaud, mais cela n’explique pas totalement que la moitié des gradins se soit vidée après la mort du petit Fernay…  Quatre erales de Concha y Sierra, joliment présentés, plus sérieux les deux dernier, aux robes variées dans le type de l’encaste, intéressants et qui permettaient des trasteos mieux composés, et un noble eralito de Fernay (3eme) pour

-Sergio Nuñez (prune et or) Silence après deux avis et silence

-Nino Julian (rouge et or) Silence après deux avis et silence

-Lucas Miñana (noir et or blanc) Silence, eralito de Fernay

Palco barcelonais Joan Adell. Le portugais S. Nuñes remplaçait Guillermo Garcia, également de l’Ecole Taurine Yiyo de Madrid. Le prix au meilleur novillero, décerné par le club taurin local " Le Poulpe ", lui fut attribué !!!! les becerristas allant au quite à tour de rôle…

S. Nunes hérita d’un 1er manquant d’un peu de tout et qu’il banderilla tant bien que mal… avant d’aligner des passes sans grande conviction et un adorno plutôt malvenu. Les mises à mort furent plutôt laborieuses. Il invita Nino Julian à partager les palos avant de répéter le même scenario mais devant le meilleur eral de la matinée qui finit par se layer et qu’il occit d’une lame basse efficace

N. Julian banderilla son 1er qu’il avait brindé à M. Bouisseren mais resta prudent face à un becerro sans difficulté, s’arrimant un peu plus en seconde partie d’où l’on retiendra quelques muletazos mieux construit. Il s’essaya au julipié avant d’en finir laborieusement d’une demi-lame. Il rendit l’invitation de S. Nunes aux banderilles et devant un eral un peu juste de forces le nîmois manqua de fermeté pour estomper le coté un peu bronco de son jabonero, même le contraire sauf sur quelques séries un peu mieux ajustées avant d’en finir d’un demi bajonazo en mode « julipé »

Entre temps, le biterrois Lucas Miñana lidia un petit exemplaire d’O. Fernay noble mais manquant de forces et de presence, essayant de composer la figure mais sans véritables fondements. Après une 1ere lame façon brochette, il conclut d’une épée basse

Boujan 1 : Déception générale…

 

 Ouverture caniculaire le samedi 29 juin avec paseillo reporté d’une heure puis decalé d’une demi-heure pour cause de contrôle de sécurité et la seconde moitié de la novillada se passa en nocturne… Hommage à Manolo Vanegas, parrain de cette édition avec Victor Mendes….

Six novillos portugais d’António Silva de superbe présentation dont deux avec des cornes abimées au débarquement et annoncées avant la course…. Des novillos qui sortirent tous avec du pétard, frappant avec violence aux burladeros, mais la plupart feintant les capes d’entrée, mansos avec des tercios de piques assez spectaculaires pour le 1er et surtout le 3eme qui promena en rond le groupe équestre… Et pour la suite, ils recherchèrent soit la tranquillité des tablas à l’ombre, soit d’ignorer les cites…

-Alberto Pozo (vert lagon et or) Silence et salut

-Cristian Perez (bleu nuit et or) Silence après avis et silence

-Francisco Montero (blanc et or gris) Vuelta après avis et salut

Palco S.O. Pascal Darquié. 2/3 d’entrée. A. Pozo remplaçant A. Giron et F. Montero M. Ponce. Prix à Gabin pour la meilleure pique et à F. Montero pour la meilleure faena. Salut des banderilleros El Merenciano et M.A. Ramirez au second.

Alberto Pozo apparut très peu confiant devant le 1er novillo qui ne voulu jamais voir sa muleta fuyante. Le 4eme ira bousculer la cavalerie à la porte du patio de caballos, peu tenu il est vrai par une cuadrilla fantomatique avant ses deux piques… Montera sur la tête, A. Pozo se montra un peu plus serein et volontaire face à un adversaire fade qui avançait sans envie dans le leurre, le tuant habilement.

Cristian Perez hérita du plus mauvais de l’encierro certes, un novillo arrêté et réfléchissant face à la muleta, mais le protégé de D. Loré se mit d’entrée en position recul avant de connaitre une débâcle avec le descabello… Et son comportement sera confirmé devant son second A. Silva, peu évident non plus avec sa tête haute mais sans fond, le doute le poursuivant jusqu’à une épée basse.

Larga de rodilla et capotazos décidés pour accueillir le 3eme qui vit Gabin être applaudit après un tercio de piques spectaculaire. Francisco Montero ne l’obligea jamais et lui déroba quelques séries bien amenées entre deux recherches de fuite, parvenant même à lier deux naturelles de catégories. Il s’arrima avec beaucoup d’envie mais l’épée trahit ce garçon plus habitué aux capeas de village que de se vêtir de lumières… Il montra aussi beaucoup de gana devant le dernier, un novillo manquant d’un peu de forces et d’allant avant de sécher à nouveau avec la ferraille.


St Sever : Thomas Dufau et Sébastien Castella en triomphe

 

 C’était la quatrième année que la commission taurine de Saint Sever proposait une corrida pour les fêtes de la Saint Jean. Il semblerait que ce fut ce dimanche une des meilleures entrées enregistrées. 9/10 d’arènes sous un temps caniculaire. Un cartel 100% français a donc convaincu les aficionados à venir encourager Castella, la figura du moment, et les deux toreros de la région Thomas Dufau et Clemente, l’espoir oublié depuis son alternative. La présidence technique dirigea la tarde de manière trop festive et sans cohérence. Vuelta posthume du quatrième exemplaire, imméritée et effectuée sous les sifflets.

Les toros de Victoriano del Rio et Cortés (3ème,5ème et 6ème) furent juste de présentation et variée dans l’ensemble. De comportement varié également, manquant de forces, ils furent tous économisés sous le fer pour un premier tiers souvent anecdotiques sauf l’ultime qui poussa fort sa seule rencontre. Faibles et fades les deux premiers, nobles mais manquant de fond les suivants, bon et encasté le supérieur dernier.

Sébastien Castella (bleu ciel et or) Oreille et oreille

Thomas Dufau (bleu marine et or) Deux oreilles et oreille

Clemente (sangre y oro) Silence et oreille après avis

Sébastien Castella reçut avec douceur le premier toro de la tarde qui montra rapidement des signes de faiblesses des antérieurs. Le biterrois toréa avec douceur sans brusquer son adversaire, servit une faena essentiellement droitière en liant des séries douces mais qui manquèrent de transmission. Il fut récompensé d’un trophée qu’il renvoya rapidement à sa cuadrilla. Il reçut le quatrième plus volumineux mais peu armé par des véroniques ajustées. Il mit en suerte le toro au centre pour une première petite pique avant d’esquiver complètement le cheval à la seconde qui n’a pas eu lieu. Après un brindis à Richard Milian, Castella débuta par des cambiadas en marchant données avec justesse. Il s’imposa rapidement mais l’animal va manquer de fond et l’obligea à finir sa faena sur des courtes distances entre les cornes.

Thomas Dufau a connut une belle après midi. Le montois reçut son premier torito par une larga de rodillas. Après deux petits picotazos, le petit toro va montrer de la mobilité. Dufau commença par des cambiadas au centre de la piste puis enchaina par des séries droitières en laissant de la distance. Faena avec douceur et templée sous l’air de « Granada » de l’harmonie du Cap de Gascogne mais conclue d’une lame basse. Face au cinquième économisé sous le fer, il débuta à genoux et lia des séries rythmées mais c’est à bâbord qu’il servit des naturelles de qualités et templées sous l’air du film « La légende de Zorro »

Clemente, qui n’avait pas eu l’occasion de toréer depuis un grand moment, a montré qu’il n’avait rien perdu de sa classe torera. Dans le contexte de la tarde, il aurait pu accompagner ses deux compañeros en triomphe sans son échec avec les armes. Très bon capeador, il reçut son premier adversaire avec classe mais son quite par chicuelinas ne sera pas dominateur par la suite. Il réalisa une faena irrégulière mais saupoudrée de gestes talentueux. Il eut la chance d’affronter pour finir le meilleur toro de la tarde, brave sous l’unique rencontre qu’il poussa fortement et encasté dans ses charges. Il débuta parfaitement sa faena qui connecta rapidement avec les tendidos avant un final moins abouti qu’il dut conclure au descabello. La présidence l’encouragea par l’octroi d’un trophée.

En matinée, devant une petite chambrée, la commission taurine de Saint Sever organisait une petite fiesta campera avec deux erales des frères Bats d’Alma Serena.

 Christian Parejo, le récent vainqueur du Bolsin de Bougue débuta avec un eral faible et violent dans le capote. Il fut irrégulier et laissa des passages plus intéressants à tribord. Il reçut plusieurs petits accrochages sans gravité et tua en deux temps.

Jean Baptiste Lucq, l’élève de l’école taurine Adour Aficion reçut avec détermination un exemplaire mobile qui répéta avec force dans le capote. Il fut dominateur, provoqua avec autorité son adversaire qui chargea avec du fond. Après un final par bernadinas et une épée efficace il fut récompensé d’un trophée. La vuelta au novillo fut généreuse. 

Arènes de Saint Sever : Fiesta Campera des Fêtes de la Saint Jean
Deux erales d'Alma Serena avec vuelta au second

-Christian Parejo : salut
-Jean Baptiste Lucq : oreille

Vuelta a los toros pour Toreria


Mauguio 31ème Romeria - Surplus d'oreilles … !!

 

 Pour sa Romeria annuelle la ville de Mauguio reprogrammait dimanche une corrida des frères Gallon dont un toro avait été indulté l’an dernier. Chaleur caniculaire et une petite entrée avec moins d'un quart de plaza. Bon encierro très bien présenté, joli trapio pour une arène de cette catégorie. Le 2ème présentant quelques signes de faiblesse. Le 6ème honoré d’une vuelta posthume. Tous ne recevant qu’une seule pique. Au cartel trois toreros qui faisaient leur présentation à Mauguio.

-Antonio Nazaré – glycine et or - Oreille et oreille !

-Damian Castano – agapanthe et or blanc - Oreille ! et silence

-El Adoureno – rouge muleta et or - Deux oreilles ! et vuelta après avis

Le premier toro de la tarde est accueilli avec des véroniques fleuries par Antonio Nazaré. Une seule rencontre au cheval et un quite élégant par chicuelinas. Après un brindis à Tibo Garcia la faena, devant cet animal noble est complète. D’agréables séries sur les deux rives permettent de mettre en valeur la noblesse de l'animal. Quelques naturelles du plus bel effet terminent la prestation puis une lame entière lui permettent de se voir octroyer une oreille. Son second est reçu lui aussi par un joli et agréable jeu de cape. Une légère pique vite relevée. Brindis au public et travail honnête sur les deux cornes mais une supériorité sur la gauche. Son volontarisme joue sur les tendidos, une oreille est réclamée et le palco sort le mouchoir un peu rapidement.

Damian Castano joue beaucoup avec le public plus qu’il ne toréait. Après un brindis à Roman Pérez la faena devant ce toro faible est brouillonne et ne permet pas de peser sur l'animal. La faena n'est en aucun cas liée, et ceci se ressent au moment suprême. Quelques « supporters » s'égosillent et le président très généreux accorde une oreille. Son second rencontre volontiers la cavalerie mais ne subi lui aussi qu'une seule pique. La faena est débutée au centre par des déréchazos à genou. Devant cet adversaire rempli de noblesse sans aucun vice, Damian exécute un travail correct sans jamais atteindre les sommets. Une demi-lame en avant avec forte hémorragie conclue la besogne.   

El Adoureno reçoit son premier toro par un intéressant jeu de capote. Très mal piqué lors de l'unique rencontre le bicho s'engage difficilement lors du tiers de banderilles. La faena est agréable mais majoritairement sur la corne droite. Le ton monte d'un cran en fin de travail avec quelques redondos et passes de pecho. Une entière un peu plate et le public (surtout sa pena) réclame un trophée. Le palco encore très généreux sort rapidement deux mouchoirs excessifs. Il reçoit et amène jusqu’au centre par véroniques de classe son second et magnifique exemplaire. Apres une pique très légère, le torero du Gers entame sa faena avec volonté en profitant des charges longues. Le toro très collaborateur met bien la tête et s'engouffre volontiers dans le drap. Le travail sur les deux cornes est plaisant mais sa malchance aux aciers le prive de tout trophée. Un tour de piste posthume est accordée in extremis au toro qui sortait de l'arène. Sa vuelta lui permet de faire participer Jean Pierre et Michel Gallon les ganaderos.

 

Roberto El sobresaliente


Aire sur l’Adour : grand triomphe de Daniel Luqueface aux toros de Valdefresno

 

La junta des peñas aturines organisait ce dimanche la corrida des fêtes d’Aire sur l’Adour. Malgré une météo estivale et un cartel attractif, les aficionados ne furent que peu nombreux à se rendre aux arènes Maurice Lauche. Environ ½ arènes. Daniel Luque était très attendu après son grand triomphe à Vic Fezensac lundi dernier. Il a confirmé tous les espoirs placés en lui, c’est l’homme à suivre cette temporada. Il toréa avec tellement de bonheur qu’il partagea ensuite trop son triomphe en demandant la vuelta au toro, aux alguazils de venir faire le tour de piste et au mayoral de sortir en triomphe avec lui. Un résultat comptable généreux. Mais le seul triomphateur de la tarde est bel et bien Daniel Luque. A l’issue du troisième toro, le pasodoble d’Ivan Fandiño résonna pour un hommage toujours poignant.

-Fernando Robleño (chocolat et or) Ovation et oreille

-Octavio Chacon (bleu ciel et or) Vuelta et oreille

-Daniel Luque (violette et or) Deux oreilles après avis et deux oreilles

Les Atanasios et Lisardo Sanchez de Valdefresno de bonne présentation dans l’ensemble, ont surtout déçu par leur manque de force. Ils furent économisés sous le fer pour un tercio réduit dans l’ensemble et ont manqué de transmission malgré un fond de caste et une noblesse suave dans la muleta.

 

Fernando Robleño accueillit son premier adversaire par des véroniques dans lesquelles le toro montra des qualités sur la corne droite. Après une seule pique poussée avec la tête haute, le toro fut noble mais aussi fade. Faena bien construite sur les deux bords mais sans transmission. Il tua d’un bajonazo qui le priva d’un gentil possible trophée. Le quatrième fut compliqué à fixer, mansito, il alla au cheval en essayant de le contourner. Juste de force, le toro montra de la noblesse qui permit pour une fois au petit Fernando de toréer avec douceur. Il livra une faena essentiellement droitière, donna des muletazos templées. A gauche, le toro fut moins évident et Robleño n’insista pas sur ce côté. Il logea une belle épée et reçut un trophée.

 

Octavio Chacon dut s’employer pour parvenir à fixer le second toro qui fit le tour de la piste à plusieurs reprises. Après deux picotazos, Luque s’illustra cape en main pour un quite donné avec douceur. Le toro fut juste de force et chargea uniquement à mi hauteur sans mettre la tête. Faena appliquée de Chacon, qui ne parvint pas à s’imposer réellement et finissant par des circulaires. Il conclut d’une entière basse au second essai. Le cinquième fut protesté à sa sortie, peu valide, il montra des signes de faiblesses. Chacon eut l’intelligence de le toréer à mi hauteur afin de ne pas le brusquer.

 

Daniel Luque est le torero du moment. Aucun toro ne lui résiste. Dès qu’il foule le sable, c’est lui qui commande et qui impose à tous ce qu’il veut faire. Parfait lidiador, il mit en suerte ses adversaires avec précision. Il dirigea ses hommes et commanda la charge de ses adversaires. Face au troisième toro juste de force, Luque réalisa une grande faena pleine de douceur et de classe, toréant avec relâchement dans ses muletazos. Les manoletinas finales furent ajustées au millimètre. Epée engagée mais en arrière. Face à l’ultime, il se montra très à l’aise cape en main. Il guida d’entrée avec précision la charge de son adversaire qui fut le plus intéressant de la tarde. Bravito sous le peto, il montra par la suite une belle noblesse. Luque débuta par des trincheras de luxe, donna des naturelles templées qu’il exécuta avec classe. Il fit arrêter la musique pour mieux déguster sa fin de faena. Il concocta pour finir des luquesinas made in Luque. Daniel Luque pouvait savourer son triomphe mais la vuelta au toro et la sortie à hombros du mayoral furent eux exagérées.

 

Vuelta à los toros pour Toreria


Istres: Triomphe final à la mexicaine

 

S. Castella coupe les trophées maximum au toro de regalo et sort en triomphe avec El Juli et Luis David Adame qui avaient auparavant coupé trois oreilles chacun… « Comunero », le meilleur toro de ce lot de Victoriano del Rio, mais qui avait été placé en réserve, eu droit à une vuelta posthume…. Scenario idéal certes mais qui ne doit pas faire oublier une corrida qui fut loin de tenir toutes ses promesses en grande partie par le manque de fond des toros de Victoriano del Rio, la plupart des trophées obtenus étant surévalués.

-Six toros de Victoriano del Rio Correctement présentés, faisant leur devoir au cheval lors de leur unique rencontre la plupart en s’y employant, manso de gala le 3eme, meilleur en tout le 7eme offert par S. Castella, de bonnes compositions les 1er et 6eme… le reste sans.

-Julian Lopez « El Juli » (costume charro noir) Deux oreilles !! et oreille !

-Sébastien Castella (costume charro gris souris) Salut après avis, silence et deux oreilles y rabo au toro de regalo

-Luis David Adame  (costume charro marron) Deux oreilles !! et oreille !

Une corrida “Charra” avec tout le cérémonial mexicain : costumes, musiques, cavaliers, décorations, y compris les vueltas à l’envers… et animée musicalement par la Pena Chicuelo et les Mariachis "Corazon de Mexico".

Pst : A. Cervantes aussi large que les bords des sombreros mexicains, arènes pleines sous le soleil et un vent léger. A l’issue du paseillo, un trophée souvenir fut remis aux trois toreros et Hector Guttierez reçu son prix «Camino hacia la Mexico» Salut de Rafael Viotti et V. Herrera au 5eme

 

Face au toro d’ouverture de bonne composition El Juli composa une faena de bonnes factures, enchainant les séries avec rythme et justesse avant un final recentré et plus enlevé, le tout conclut d’une estocade maison efficace. Son second manquait de forces, de fond et de classe, violent même parfois. Le madrilène arriva peu à peu à le canaliser et à le guider plus avec sa technique qu’avec son engagement. Nouvelle démonstration d’efficacité du julipié en guise de conclusion.

S. Castella avait tiré le pire sorteo, deux toros manquant de fond qui se laissaient plus ou moins faire mais sans aucune épices ni intérêt majeur pour les leurres. Son 1er mobile au départ réduisit très vite ses pauvres charges et son second, juste aussi de forces passa rapidement en mode défensif… A la mode mexicaine, il offrit un toro de regalo. Bien lui en prit et face au meilleur toro de l’après-midi, il connecta d’entrée avec le public par une superbe réception à la cape… Cambiadas initiales et enchainements liés et esthétiques sous les Ole ! du public, faena maison ajutée sur les deux bords allant a mas jusqu’au final encimista qui précéda un estocade sin puntilla sous les cris de Torero ! torero !

Le 3eme après la pique s’offrit une vuelta de campana et gagna très vite les tablas. Luis David ne put le sortir que sur sa corne droite pour lui imposer de bonnes séries rythmées avant un retour sustematique à la case départ et ce, plusieurs fois avant les redondos final et une épée canon…Le dernier, officiel, fut bien reçu à la cape et gratifié d’un beau quite par zapopinas. Au dernier tiers il se montra mobile avec un fond de noblesse sur les deux bords mais le mexicain se fit plus volontaire que dominateur, mieux à droite avec quelques bonnes sequences, mais l’ensemble eu du mal a décoller. Il conclut d’une demi-lame efficace…

El Camino hacia la Mexico pour H. Guttierez

 

En route pour le Mexique et sa capitale Mexico mais pas vraiment avec l’un des objectifs annoncés puisque finalement c’est le novillero mexicain Hector Guttierez qui en est, et c’est logique sur le vu de la novillada matinale, le bénéficiaire. La Mexico il la connait et il y a même déjà indulté un novillo…. S’il avait mieux tué, Carlos Olsina aurait pu préparer ses valises mais l’histoire est ainsi… M. Solera s’est montré à son avantage, C. Perez, courageux mais trop brouillon, fut victime de son engagement avec une clavicule durement touchée, A.Ortiz est passé sans peine ni gloire tandis qu’El Rafi, assez mal servit, n’a pas trouvé le bon compromis..

-Six novillos de Jalabert Frères joliment présentés, de robes variées, de bons principes au cheval lors d’une monopique généralisée, seul les 1er et 6eme y mettant moins d’entrain. Fade le 1er, manquant de fond les 5eme et 6eme, excellent les 3eme et 4eme, rendu compliqué, en plus de sa pointe de genio, le second par les approches assez brouillonnes de C. Perez…

-Maxime Solera (vert et or) Oreille après avis

-Cristian Perez (violette et or) Oreille après avis

-Carlos Olsina (bleu France et or) Vuelta

-Hector Gutierrez (bleu EDF et or) Oreille, forte pétition de la seconde, deux vueltas et bronca au palco

-Alfonso Ortiz (fushia et azabache) Silence

-Raphael Raucoule “El Rafi”  (bleu piscine et or) Salut après avis

Pst : O. Yvon. 1/3 d’arenes sous le soleil mais avec un vent souvent gênant.

 Le triomphateur, le mexicain H. Guttierez a gagné un contrat pour une novillada dans la “Monumental de Mexico”, tandis que le trophée Pierre Pouly décerné à la meilleure estocade a été attribué à C. Perez, et c’est Denis Loré qui la reçu, le novillero ayant été évacué pour des examens de sa clavicule…

 

M. Solera attendra a porta gayola son Jalabert pour enchainer des faroles à genoux d’abord, debout ensuite. Il mettra beaucoup d’application et d’envie face à un novillo noblote et fade, qui avait planté deux fois ses cornes dans le sable, pour en tirer le meilleur parti possible, tuant d’une épée de la main gauche sin puntilla au 2eme essai…

 

Saltilleras serrées en ouverture mais C. Perez aura bien du mal à se poser devant un adversaire mobile, encasté avec une pointe de genio qui aurait mérité un travail moins brouillon. Son engagement et son courage lui vaudront d’être souvent dépassé avec plusieurs volteretas, dont la dernière avec un petit KO avant de porter une épée engagée et efficace.

 

Héritant du meilleur novillo de la matinée, C. Olsina réalisa l’une des prestations les plus abouties de la matinée, alternant sur les deux rives avec justesse et élégance. Après un pinchazo, il s’y remit, sans la muleta cette fois pour une demie lame et une voltereta en prime.

 

H. Guttierez toucha aussi un novillo qui lui permit d’exprimer son répertoire choisi et varié avec beaucoup de maitrise, de très belle facture à droite, allongeant à l’extrême à gauche avant un final ajusté en se faisant passer et repasser l’astado sur la ceinture, une ultime série gauchère qui lui valut une cogida sans mal. L’épée portée avec engagement aurait pu lui valoir une double récompense.

 

A. Ortiz ne montra pas une envie débordante, donnant plus l’impression de réciter une leçon, devant il est vrai un novillo de peu de fond et qu’il occit sans s’engager non plus d’une lame basse.

 

Héritant d’un novillo de petite maille et de peu de répondant, El Rafi aura beaucoup de mal a trouver le sitio, se faisant souvent accrocher le leurre, sa faena débutée à genoux proposera quelques sequences allurées mais ne décollera jamais et sera conclue d’une entiere caidita

Istres : Deux oreilles et sortie en triomphe pour J. Cortes

 

 A l’issue d’un mano a mano qu’aurait aimé bien voir le tendido 7 de Madrid avec ces deux toreros et cet élevage qui y trouva sa réputation, les « Curé de Valverde » mais qui tint en grande partie ses promesses grâce à Javier Cortes qui hérita du meilleur sorteo, notamment avec le dernier mais surtout le 4eme »Carafea ». Octavio Chacon, pas non plus vraiment dans une bonne passe, toucha lui le pire lot, les 1er et surtout 3eme n’étant pas vraiment des enfants de chœur.    Six toros serieux de JL Couturier, du fer du « Curé de Valverde » superbement armés mais au tamaño assez desigual et certains avec un manque de forces, un lot annoncé de 485, le 3eme à 580 kgs le dernier. Pas vraiment de grandes envolées face à la cavalerie, seul le 4eme y affichant les meilleures dispositions.

- Octavio Chacon (rose et or) Silence, salut et salut après avis

-Javier Cortes (sangre y oro) Salut, vuelta fêtée et deux oreilles

 Sobresaliente : Jérémy Banti (espuma y oro) Pst : C. Roche. Casi Lleno, ciel variable. J. Cortes sortit a hombros du Palio après avoir fait partager son tour de piste avec J.P. Odet le mayoral  Les associations des aficionados et les areneros istréens n’ont pas remis le prix du meilleur picador, déclaré « Desierto ». Le Toro Club a décerné le prix Denis Gouin à Javier Cortes le triomphateur de l'après midi.

 

Face au manso qui ouvrit la course, O. Chacon commença par réguler le piton droit avant d’éviter une torpille venue de la gauche mais rien n’empêcha le Valverde de s’aviser sur ses deux bords malgré ses efforts plus que meritoires. Il ne fut guère mieux servit avec le 3eme qui s’agenouilla plusieurs fois donnant des coups de tête au passage, plus félin encore à gauche, le gaditano tenta de corriger ses écartades. Face à un toro qui jouait des cornes y compris lors de la suerte suprême, et malgré les derrotes defensifs, il resta devant jusqu’à la 3eme tentative à l’épée, la bonne. Son dernier fut un peu moins compliqué mais Chacon ne sut pas trouver le bon placement, gardant parfois une certaine marge de sécurité, tout en utilisant le poder de sa muleta pour amener le toro a se livrer sur ses deux bords. Partition musicale pas adaptée et demie lame habile en guise de conclusion…

 

Juste de forces le second, sera de meilleures compositions à gauche, corne dont se servit majoritairement J Cortes pour aller au bout d’une faena bien construite, d’intérêt croissant, mais une première fois il s’égara avec les épées… Même conclusion pour le madrilène face au 4eme mais après  une faena d’une tout autre tenue avec des séries liées avec toreria et engagement… Un toro qui s’employa par deux fois au cheval et qui se revela d’une excellente composition au dernier tiers, surtout à droite. L’épée trois fois hélas ne sera pas au rendez-vous final… Une estocade qu’il finit par mettre au 1er coup, certes un peu tombée, au dernier de l’après-midi et qui libera le public qui fêta le torero qui venait de lui offrir une seconde actuaccion avec des enchainements engagés et belles conceptions, avec temple et liant face à un Valverde qui se livra sur ses deux cotés… Une vuelta finale triomphale qu’il fit partager un peu généreusement avec le mayoral, un salut de l’homme du campo aurait suffit …

Istres : Oreille pour A. Salenc et Roca Rey

 

Celle du jeune français obtenu devant son toro d’alternative, ayant un peu plus de poids que celle du péruvien. Une belle histoire pour celui qui est devenu le 66ème torero de l’histoire de la tauromachie française et ce n’est que le début de son histoire ! Une histoire commencée à Arles au Collège Saint Charles ou un certain Andy Younes lui refila le virus des toros…. Et qui avec un second toro plus propice au succès et une épée plus affirmée aurait pu connaitre un second chapitre plus enjoué.

Le lot du, entre autre ganadero mexicain Alberto Baileres, present au Palio, n’offrit pas grand-chose de positif mais aussi un vent parfois très violent n’ont pas favorisé le déroulement attendu au vu du cartel proposé.

Six toros de Zalduendo de peu de présence et de prestance, nobles mais sans fond et donnant peu de jeu, le pire, decasté grave échouant à Roca Rey en 3eme position, sifflé à l’arrastre. Sept piques légères, 500kgs de moyenne !!!!…

- Julian Lopez « El Juli » (bleu nuit et or) Salut du callejon et salut

-Andrès Roca Rey (argile et or) Silence et oreille protestée

-Adrien Salenc (ciel délavé et or) Oreille et silence

Pst : K.  Kehiha. Plein apparent, temps tournant à l’orage avec vent violent. Adrien Salenc a reçu l’alternative à 18h22, toro Zafarrancho N°110 de 498kgs, des mains d’El Juli avec Roca Rey pour témoin

Ovation aux trois toreros à l’issue du paseillo.

Le toro de l’alternative, qui fit rouler au sol la cavalerie, se laissa faire avec un fond de noblesse et sans complication. A. Salenc qui l’avait brindé à son père, lui offrit une faena bien construite sur les deux cotés et tua d’une épée logue d’effet nécessitant le descabello. Il fit un bel effort face à un dernier peu enclin à coopérer, lui arrachant quelques muletazos tres méritoires mais l’épée et le verduguillo le trahirent.

C’était le retour d’El Juli au Palio après 4 ans d’absence et gêné par le vent qui faisait son apparition il ne put qu’enchainer que quelques séries espacées, de meilleur son à gauche mais sans réelle transmission et comme il cafouilla avec les épées…. Il passa à la vitesse supérieure face à son second, alternant les deux mains pour tirer un parti le plus intéressant d’un Zalduendo sans grande condition et qui alla à menos. L’oreille s’envola à nouveau avec ses julipies défaillants …

Roca Rey ne put rien espérer de son 1er decasté et qui cherchait l’abri des barrières et dont il se débarrassa avec difficultés. Son second, pas du tout piqué en ayant bousculé le groupe équestre, lui permit un joli quite et deux, trois bonnes séries sur chaque coté en début de faena mais le toro, qui, en plus fit deux fortes vueltas de campana, finit par mettre un bémol à l’ouvrage et malgré une belle épée, l’oreille ne fit pas l’unanimité…


Captieux : Borja Collado coupe l’unique oreille de la novillada

 

 Les novillos d’El Freixo décevants. Sous un temps caniculaire, la novillada de Rugby y Toros ne fut pas un grand cru. Un public avait répondu présent une nouvelle fois dans les arènes Jean Sango qui ont commencé un nouveau lifting grâce aux bénévoles qui furent chaleureusement applaudis à l’issue du paseo qui lui a débuté avec quelques minutes de retard. 4/5ème d’arènes environ.Pas grand-chose à dire et à retenir des novillos d’El Freixo, propriété du maestro El Juli qui ont fortement déçu par leur comportement. Bonitos de présentation, supérieur le dernier, ils ont tous été économisés sous le fer. Parfois une simple piqûre fut simplement administrée. Ils furent fades et sans fond, possédant souvent une demi-charge qui ne rendit pas la chose facile aux trois novilleros du jour.

- Dorian Canton (encre bleu et or) Silence et silence

- José Fernando Molina (saumon et or) Silence et silence

- Borja Collado (fushia et or) Oreille et silence après avis

Dorian Canton débuta à genoux la faena de son premier adversaire. Il essaya de toréer avec douceur, sans brusquer l’animal qui resta fade et sans fond. Il accueillit le quatrième par deux largas de rodillas puis enchaîna par de belles véroniques. Il débuta par des cambiadas au centre de la piste et eut ensuite un bon passage de la main droite. A gauche, le novillo se montra tardo et le béarnais tenta de le provoquer avant de revenir sur la corne droite. La faena fut quelque peu longue à cause de la présidence qui mit tardivement la musique et qui obligea en quelques sortes Dorian à prolonger inutilement. Il fut en échec avec les armes.

José Fernando Molina reçut discrètement ses deux adversaires cape en main. Face au second qui poussa quelque peu son unique rencontre, il servit une faena irrégulière sur les deux bords mais qui fut plus aboutie à tribord. Il reçut une voltereta sans gravité lors de l’estocade. Le petit protégé de Manuel Caballero, présent au callejon, fut sans option face au cinquième, qui s’arrêta à mi charge et chercha plutôt les chevilles du torero d’Albacete.

Borja Collado le troisième poussa légèrement avec la corne gauche uniquement. A la muleta le Freixo se défendit et mit en difficulté le jeune valencien qui montra du courage après avoir reçu deux volteretas et obtiendra pour cela un trophée malgré un lame basse. Face à l’ultime, le mieux présenté du lot, il fut appliqué, et profita du fond de noblesse de son adversaire qui malheureusement va baisser de régime. Il conclut par des manoletinas en essayant de finir fort pour couper la seconde oreille.

Malheureusement, il pincha et repartit à pieds comme ses compañeros.

-Le prix Fernando Dominguez à la meilleure estocade fut desierto

-Le prix André Durantau du triomphateur fut lui aussi desierto

-Seul, le prix à la meilleure cuadrilla fut remporté par celle José Fernando Molina

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Ales : Oreille pour Gomez Del Pilar, vuelta pour J. Cortes

 

Le madrilène faisant un tour de piste après la mort du second toro, le plus intéressant du lot, le toledano coupant celle du dernier pour sa composition esthétique devant un adversaire plutôt absent…

Six toros portugais de Couto de Fournilhos, superbement présentés mais une mansada à la portugaise, un lot bien décevant dans l’ensemble…. J Castaño plus à l’aise devant son premier se montra plus discret à son second, comme le furent par manque de matériel J. Cortes au 5° et Del Pilar au 3°. A l’issue du paseillo, hommage fut rendu en piste à Manolo Vanegas.

-Javier Castaño (praline et or) Salut et silence

-Javier Cortés (nazareño etor) Vuelta et salut

-Gómez del Pilar (violet et or) Silence apres avis et oreille apres avis

Salut du banderillero Joao Ferreira au 1er et au 4eme  Pst Ph Lalanne, ¾ d’entrée sous le soleil

 

Désintéressé par l’arène, le tio armé long d’ouverture s’alluma après les piques, deux en poussant la 3eme peleando en manso. J. Castaño soigne les mises en suerte et offre des opportunités à ses banderilleros, Joao Ferreira saluant sur ses deux Couto après de superbes poses des bâtonnets. Après trois séries prometteuses sur la droite, « Giron » se mit à réfléchir et le salmantino à être moins offensif, l’ensemble baissa peu à peu en intérêt avant une belle conclusion avec l’épée. Trois fois le 4eme sortit seul de ses rencontres avec la cavalerie et s’il se laissa faire sur les prémices droitiers, le passage à gauche le vit jouer félin et plus avisé, Castaño assurant l’essentiel mais sans s’imposer, à douter même au final. Entière difficile à loger, réussie au 2eme essai.

Le meilleur du jour est à mettre au crédit de J. Cortes qui rattrapa une lidia chaotique en imposant d’entrée sa muleta avec décision. Efficace et dominateur sur la droite, il eut moins de répondant sur l’autre corne de « Ganhador », reprenant le meilleur bord pour lier d’autres enchainements poderosos accompagnés par la musique. Une épée caida limita la récompense à une vuelta fêtée. Le lourd 5eme, manso au cheval, mis à la peine les banderilleros mais se laissant faire en decasté dans la muleta du madrilène qui conclut d’une lame caidita suffisante.

Reçu d’une larga de rodilla, le 3eme s’avera un manso de gala face au picador et fut compliqué à banderiller et tandis que Gomez Del Pilar demandait le « permiso » au président il fit une incursion inattendue dans le callejon. Incertain du cote droit, le toledano parvint à l’intéresser un peu mieux à gauche et finalement l’améliorer quelque peu à tribord. Allongeant un peu trop et une lame plus habile qu’engagée ne lui vaudront aucun retour des tribunes…. A genoux il receptionna le lourd dernier (582kgs affichés) qui ira au cheval mais sans s’y employer, comme il ne s’emploiera pas dans la muleta de G. Del Pilar qui en profitera pour composer les figures, certaines de belle conception, mais émotion du fait d’un toro amorphe…. L’épée par contre, fut celle de la feria et peu à elle seule justifier l’oreille accordée et quelque peu protestée…

 

En matinée, devant des becerros de R. Durand et M. Barcelo Solalito a remporté le 1er Trophée du Tempéras “Souvenir Philipe Cuillé”, s’imposant, même sans couper d’oreille devant Nino Julian, les deux becerristas se partageant les tercios de banderilles

-Deux becerros de Michel Barcelo et deux de Roland et Raphael Durand, bien présentés, plus sérieux les 3 et 4, offrant un jeu varié.

-Solalito (vert et or) : ovation et ovation

-Nino Julian (blanc et or gris) : palmas et palmas

Ales : Honneurs aux Alberto

 

Honneur à Alberto Lamelas pour son engagement et l’oreille qu’il a coupé au 6eme toro et à Alberto Parron ovationné avec salut pour ses piques au 5eme de l’après-midi. En effet seul le torero de Jaen fut en mesure de mettre le bleu de chauffe devant des toros peu enclin à se livrer, lui aux instruments et T. Campuzano à la baguette, de meilleure façon face à son Concha y Sierra mais l’épée, moins critiquable au dernier lui permit de couper la seule oreille du jour.

Ce desafío des encastes minoritaires, mettant face à face les ganaderias de Concha y Sierra (1er, 2° et 3°) et celle du Marquis d’Albaserrada, hormis en irréprochable présentation, s’est avéré bien décevant, decastés et mansos les premiers, âgés et volumineux les seconds mais sans plus de race, excepté le 5eme pour sa bravoure. Satisfaction par contre au niveau des entrées qu’il avait succité.

M. Serrano hérita des deux plus mansos et se trouva particulièrement en difficulté, F. J. Palazon fit montre d’une certaine finesse à la cape et en tout début de sa 1ere faena, ne trouvant jamais d’accord avec l’impressionnant 5eme

-Marc Serrano (lilas et or) Silence après deux avis et silence

-Francisco Javier Palazón (argile et or) Silence après avis et silence après avis

-Alberto Lamelas (turquoise et or) Salut après avis et oreille

Pst N. Petriat, 4/5 d’arenes sous le soleil, démarrage avec 10mn de retard. Presence de Manolo Vanegas auquel Marc Serrano brinda son 1er toro

Le 1er passa le plus clair de son temps à gratter, poussa deux fois avec forces la cavalerie pour la chasser de son terrain, grattant, se montrant violent et incertain devant un M. Serrano peu à l’aise. Il hérita en suite d’un tio lourd et massif qui fit rouler au sol le groupe équestre par deux fois. Gabin qui resta coincé sous son cheval du laisser la place pour une 3eme rencontre à J.L. Aillet, l’Albasserrada partant à l’autre bout de la piste après chaque pique… Tardo et réservé au dernier tiers, il mit le nîmois en très inconfortable position, ne trouvant jamais un semblant de solution…

Réception raffinée pour le second, anodin au cheval et qui laissera à F. J. Palazon montrer une partie de ses possibilités sur deux séries d’entame avant que le Concha y Sierra ne s’éteigne progressivement, offrant un enchainement gaucher au passage.  Le tio armé long et large s’employa avec force et bravoure sous le fer d’A. Parron qui finit au sol avec son cheval à la 1ere poussant sur les deux autres, surtout lors de la 2eme pique. Ovation, salut et musique pour le varilarguero. D’entrée l’alicantino dut éviter deux uppercuts gaucher et après une série et demi « Jerezano » se mit en mode défensif et les deux finissant par se chercher sans jamais se trouver…

Alberto Lamelas reçut le 2eme d’une larga cambiada de rodilla, un Concha y Sierra court et violent, manseando au cheval et qui se défendit d’entrée dans le leurre. Avec beaucoup d’engagement le torero de Jaen parvint à lui arracher, sous la contrainte, des muletazos plus que méritoires, une belle partition de gladiateur hélas ternie par une lame assez basse. Il ira à nouveau au charbon face au dernier, sans éclat particulier au cheval mais qui se montrera court, violent, sortant de la muleta la tête haute…. Il finira par améliorer un peu ces comportements avec accompagnement musical !!!!  et s’en défaira d’une lame de coté efficace, lui valant le trophée du jour.


St Etienne du Grés : El Adoureño, l’invité surprise qui triomphe

 

Un torero qui toréait avec son fils, c’est relativement courant. Mais un matador de toros à l’affiche avec deux de ses enfants, c’aurait put exceptionnel, voire inédit… Malheureusement Michelito n’a pas pu être de la fête dans  les arènes du Gres pour la commémoration des 30 ans d’alternative de Michel Lagravere.  Proposé sous la forme d’une fiesta campera, cet anniversaire s’est fait avec un autre matador de toros gersois, El Adoureño qui s’est imposé, coupant les deux oreilles d’un novillo de vuelta et remportant le trophée mis en jeu. Autre satisfaction de l’après-midi, le lot de novillos de F. André, encastés, donnant du jeu, meilleurs les 2eme, honoré d’une vuelta, 4eme et 5eme, qui aurait put aussi, dans ce contexte, y prétendre. Fréderic Lautier faisant un tour de piste avec M. Lagravere et avec El Adoureño avant de saluer à la fin.

-Michel Lagravere : Deux oreilles -Yannis Djeniba «El Adoureño» : Deux oreilles avec vuelta au novillo  -André Lagravere « El Galo » : Silence après avis  -Adam Samira : Oreille !  -Tristan Espigue : Oreille

Cinq novillos des Héritiers de François André d’excellentes notes, un plus pour ce festival, seul le 3eme s’avérant un peu moins évident. Tous piqués par Gabin, Mehdi Savalli se mettant en évidence aux banderilles. Pst Mr Mangion. Soleil et vent parfois très gênant, belle entrée et remise des prix après la course à la bodega des arènes.

Ambiance bonne enfant mais M. Lagravere n’était pas venu simplement fêter ses 30 ans d’alternative et faire le paseo. Brindé à Paquito, R. Del Testa et M. Segura, sa faena se déroula sur un bon rythme avec des séquences très bien agencée en adéquation avec les qualités du F. André. Demi lagartija efficace et double récompense pour le toujours jeune franco-mexicain.

El Adoureño sut parfaitement composer sa faena avec l’excellent second, noble et encasté, variant la composition sur la fin après avoir maitrisé son sujet, concluant d’une entière après un pinchazo hondo..

Plus court à droite, le 3eme se laissa un peu plus sur la corne gauche, coté sur lequel El Galo réalisa les meilleurs passages de sa partition. Hélas les épées lui ôteront tout espoir de récompense…

Adam Samira, manquant d’oficio, eut quelques difficultés à s’entendre avec l’excellent 4eme, s’en tirant mieux sur le piton gauche dans un ensemble un peu décousu avant de pécher lui aussi avec l’épée.


Raphele : Avec le temps…..

 

Avec un temps gris d’automne, peu de volontaires pour assister à cette novillada sans picadors ou, ont defilé au paseillo, un élève de l’ET de Béziers, L. Miñana, un de celle de Madrid, R. Puebla et deux de celle du Pays d’Arles, B. Escudero et F. Castellani. Seul le madrilène apportera un plus à cette course tandis qu’une blessure privera le second «arlésien» d’une opportunité. Quatre erales d’Alain et Frédérique Tardieu, de présentation et de jeux variés, meilleur le dernier, certes mansito mais hélas inédit, manquant de forces les deux premiers.

S’il avait mieux tué, R. Puebla aurait pu couper la seule oreille de l’après-midi. Gêné en début par le vent et les génuflexions de son adversaire, il composa une faena, après qu’il ait banderillé son Tardieu, qui trouvera peu à peu le bon compromis surtout à gauche, les deux allants à mas…. Hélas son manque d’engagement à l’épée limitera la récompense…

L. Miñana s’appliquera devant un eral noblon mais manquant de forces et de classe, cafouillant à l’épée, tandis que devant un adversaire certes bronco mais avec option, B. Escudero aura bien du mal à imposer sa cape puis sa muleta, juste sur quelques détails avant d’en finir d’une épée de gendarme… Le tour de piste paraissant plutôt superflu… Quant à F. Castellani, quasi débutant, il passera par la case infirmerie juste après avoir débuté sa faena….C’est le biterrois qui enverra ad patres son novillo en plusieurs tentatives

-Lucas Miñana (noir et or gris) Salut

-Raul Puebla (bleu ciel et or) Vuelta

-Borja Escudero (sangre y azabache) Vuelta !!!!!

-Fabien Castellani (bleu roi et or) Blessure

Pst N. Del Testa, petite chambrée sur les gradins, temps de novembre avec rafales de vent du sud et petites averses. On retiendra deux superbes paires de banderilles de T. Ubeda. Blessure pour F. Castellani, coup de corne sans pénétration derrière le genou droit, examens complémentaires en cours.


Bougue : le jeune Cristian Parejo remporte la 25ème édition du Bolsin

 

 Le club taurin Soledad organisait ce dimanche 5 mai la 25ème édition du Bolsin de Bougue. Une belle journée ensoleillée, a accompagné cette édition. Dès le matin, 10 vaches de Camino de Santiago, de Jean Louis Darré ont été tientées. Une matinée toujours longue dans la durée mais essentielle afin de pouvoir qualifier les trois finalistes qui auront la chance de toréer en costume de lumière l’après midi. Cette tienta fut intéressante grâce au bétail du gersois Jean Louis Darré. Braves et nobles à divers degrés, toutes ont permis au jeune torero d’exprimer leurs qualités. Excellentes et braves la 4ème et 7ème qui ont démontré toute la définition de la bravoure en images. 

Dans l’ordre de passage : Anais Taillade (école taurine de Béziers), Alejandro Contreras Tarin (école taurine de Valencia), Miguel Uceda Vargas (école taurine de Camas), Leonardo Dos Santos Passeira (école taurine de Salamanca), David Martinez (école taurine de Guadalajara), Cristian Parejo (école taurine de Chiclana), Borja Escudero Gosalbez (école taurine d’Arles), Jésus Garcia Iglesias (Fondation El Juli), Tristan Espigue (école taurine Rhône Aficion), Nino Julian (centre français de tauromachie)

Après le comptage des votes, répartis en trois groupes : le jury des cinq villes organisatrices qui offrent un contrat au vainqueur (Mont de Marsan, Bayonne, Dax, Vic Fezensac et Plaisance du Gers), le second groupe constitué des membres du cercle taurin Soledad et le public en troisième.

La matinée intéressante sous un temps ensoleillé et frais. Après le repas, les trois finalistes sélectionnés Alejandro Contreras Tarin, Miguel Uceda Vargas et Cristian Parejo ont affronté des erales de Jean Louis Darré de comportement et présentation variés. Très faibles les deux premiers, sur la défensive et exigeant le troisième. Les deux derniers pour les finalistes ont montré de la noblesse et de la mobilité. Meilleur le dernier.

- Alejandro Contreras Tarin (bleu ciel et or) timide ovation

-Miguel Uceda Vargas (capucine et or) ovation et oreille

-Cristian Parejo (bleu France et or) ovation et oreille

Alejandro Contreras Tarin reçut discrètement le premier novillo qui montra rapidement des signes inquiétants de faiblesses. Souvent profilé, le jeune torero de l’école taurine de Valencia laissa une timide prestation. Il lia des séries sans transmission. Il conclut d’une entière efficace au deuxième essai.

Miguel Uceda Vargas avait laissé une des meilleures prestations de la matinée. Il reçut par de bonnes véroniques son adversaire. Après un quite de Parejo et répondu par Uceda, son opposant montra lui aussi des signes prononcés de faiblesses. Il toréa avec douceur mais sans transmission par la faute au manque de force de son adversaire. Sa faena fut trop longue.

Christian Parejo reçut le troisième exemplaire bisco d’une larga de rodillas. Le novillo se défendit, et donna des coups de têtes qui ne gênèrent pas le novillero qui parvint à s’imposer malgré la complexité de son adversaire.

Après délibération des membres du jury, c’est Miguel Uceda Vargas et Christian Parejo qui furent logiquement qualifiés pour la finale.

Miguel Uceda Vargas accueillit son second opposant par des véroniques. Après un bon début de faena avec rythme et maîtrise, sa seconde partie de faena baissa d’intensité et le novillo se décomposa. Il tarda une nouvelle fois à prendre les armes et conclut d’une entière efficace puis obtiendra le premier trophée de la tarde.

Christian Parejo, le favori du jury dut se montrer rapidement à son meilleur niveau après le trophée de son compañero. Par chance, il affronta un noble exemplaire de Camino qui sera le meilleur de la tarde. Il débuta au centre par des cambiadas avant de lier de belles séries dominatrices et avec une certaine douceur dans ses muletazos. Il conclut d’une lame un peu basse après un pinchazo qui ne le priva pas d’un trophée mérité. La vuelta finale en compagnie du ganadero fut quelque peu exagérée.

Sans grande surprise, le petit protégé de Tomas Cerqueira, Christian Parejo fut déclaré vainqueur de la 25ème édition du Bolsin de Bougue.

 

Vuelta a los toros pour Toreria

 

Le vainqueur est assuré d’avoir 5 contrats offerts en novillada sans picador par les villes de Bayonne, Dax, Mont de Marsan, Plaisance du Gers et Vic Fezensac.


Aire sur l’Adour : Juan Carlos Carballo séduit et coupe une oreille à un Juan Luis Fraile

 

 Après avoir fait l’objet de multiples discussions cet hiver, la traditionnelle novillada de la peña des Arsouillos a retrouvé un nouvel élan alors que celle-ci était en danger. Désormais en charge de l’organisation complète, la peña a souhaité mettre en avant les deux thèmes qui leurs sont chers : la musique et les toros. Pendant une heure jusqu’au paseo, le desafio des bandas « Lous Pegaillous », « Los Calientes », « Les Biberons », « Lous Faïences » et « Los Arsouillos » et « Les Armagnacs » a fait monter l’ambiance dans les gradins tout en respectant la tenue et les codes du spectacle par la suite. Plus de monde dans les gradins, un soleil agréable pour une première semble-t-il réussit. Plus de demi-arène environ. La cuadra Bonijol fut remplacée par la cuadra Garcia de Madrid pour des raisons sanitaires.  A la mort du troisième toro, un hommage au maestro Ivan Fandiño fut une nouvelle fois très émouvant avec l’interprétation de son pasodoble.

Les novillos de Juan Luis Fraile bien présentés, sérieux, furent compliqués et de comportements variés. Mansos et violents les premiers, noblons mais manquant de fond les suivants. Ils furent décevants au cheval, violents, donnant des coups de têtes et sans bravoure.

- Juan Carlos Carballo (bleu ciel et or) Silence après avis et oreille

- Maxime Solera (encre violette et or) Silence et silence après avis

- Dorian Canton (vert et or) Silence et oreille après avis

Juan Carlos Carballo Le jeune novillero, apodéré par Fernando Cruz, avait été éloigné des circuits pendant deux ans après une très grave blessure avant de revenir l’an passé à Parentis où il avait séduit. Hier, il fut sérieux, très bon chef de lidia, allant chercher le picador à l’entrée, il fit preuve d’une belle maturité du haut de ses 160cm environ. Son premier novillo fut violent et manso sous le fer de Félix Majada. Compliqué et désordonné dans la muleta, il donna sans cesse des coups de têtes malgré les efforts de Carballo pour le corriger. Le quatrième tardo fut amené calmement vers le centre. Il fut violent au cheval lors de ses trois rencontres où il fut mal piqué. Carballo débuta sa faena par le bas avec autorité. Volontaire et sincère, il lia des séries courtes avec une certaine autorité, toreria et parfois avec relâchement malgré une adversité piquante. Il s’engagea et logea une grande estocade, légèrement contraire où il reçut une voltereta impressionnante. Grosse oreille pour le torero de Cacérès avant de rejoindre l’infirmerie pour une forte contusion interne.

Maxime Solera qui avait du déclarer forfait l’an passé, tenait à honorer son contrat de cette année. Il reçut son premier adversaire à porta gayola qui sauta dans le capote. Manso et violent lors de ses quatre rencontres avec la cavalerie, il fut compliqué et dangereux dans la muleta incertaine du provençal, qui ne put que subir sans solution. Le cinquième répéta dans le capote avec une certaine classe. Par la suite, il fut très mal piqué et il en ressortit amoindri. Face à cet exemplaire noblon à droite mais fade, Maxime fut appliqué, donna des muletazos de bonnes factures mais sans domination et avec hésitation. Il sécha complètement avec les armes, essaya de tuer de la main gauche sans y parvenir.

Dorian Canton. Le second montra quelques signes de faiblesse, il prit deux petits puyasos sans pousser et en freinant avant le contact au peto à la seconde. Bon tercio de banderilles où Mathieu Guillon et Manolo de los Reyes furent invités à saluer. Le novillo et le novillero restèrent sur la réserve. La faena fut irrégulière, de meilleure facture à tribord mais accrochée à bâbord. Face à l’ultime, le plus léger du lot mais le plus noble, le béarnais ne fut pas convainquant, faisant les bordures. Il donna trop de passes sur le passage sans dévier la charge de son adversaire qui l’emmena petit à petit sur son terrain. Après une estocade placée en avant, le public demanda trop généreusement un petit trophée qui n’a pas la même saveur que celui de Carballo.

 

Vuelta a los toros pour Toreria.


Mugron : Yon Lamothe sort en triomphe

  pour ses débuts en novillada piquée

 

 La peña taurine mugronnaise organisait dans les arènes de Condrette leur traditionnelle journée des Pâques taurines. Avant le paseo, le jury constitué de personnalités de la corrida et de la course landaise ont remis les prix du 19ème concours des nouvelles taurines. 8/10ème d’arène environ sous un ciel nuageux.

Les novillos de Baltasar Iban de présentation hétérogène, furent compliqués dans l’ensemble, brusques et désordonnés, manquant de race, allant a menos mais ils furent également mal lidiés et pas bien exploités. Les novilleros du jour sont souvent restés prudents, et ont manqué d’autorité dans leurs muletas respectives, sans trouver de solution aux équations posées par leurs opposants. Ce qui fut décevant pour les deux maestros aguerris Francisco de Manuel et Dorian Canton aux portes de l’alternative. Paradoxalement c’est Yon Lamothe qui faisait sa présentation en novillada piquée qui tira le mieux son épingle du jeu.

-Francisco de Manuel (violette et or) silence après avis et silence)

-Dorian Canton (rouge et or) ovation et silence)

-Yon Lamothe (vert et or) 1 oreille après avis et 1 oreille après avis)

Francisco de Manuel reçut discrètement le premier novillo qui poussa fort sa première rencontre avant d’aller à menos à la seconde. Le toro s’assomme avant le début de faena, reste groggy quelques instants avant de repartir au combat avec un fond de caste. Francisco de Manuel resta discret tandis que son adversaire commença à se défendre de plus en plus. Le quatrième répéta fort dans la cape du torero de Colmenar Viejo. Deux piques prises avec puissance mais poussant uniquement avec la corne gauche. Le novillo continua à être brusque et désordonné dans ses charges. La faena de De Manuel fut elle sans domination ni liaison. Il échoua avec les armes lors de ses deux passages.

Dorian Canton, le torero béarnais connut une tarde difficile. Son premier opposant poussa par à-coup sa première rencontre. Dorian se fit accrocher la muleta tout au long de la faena, sans parvenir à trouver le bon rythme face à un adversaire qui se défendait plus qu’il n’attaquait et qui infligea à deux reprises une voltereta au béarnais sans gravité apparente malgré un second accrochage sérieux lors de l’estocade. Face au cinquième, il sembla accuser légèrement le coup, en perdant du terrain et en se faisant désarmé.  

Yon Lamothe,  le tarusate faisait sa présentation en piquée. Il fut appliqué à son premier passage sans parvenir à corriger les coups de têtes de son adversaire qui lui accrocha la muleta à plusieurs reprises. Il rallongea inutilement sa faena où il reçut une voltereta sans gravité et obtint un trophée généreux, soutenu par sa peña. Il reçut l’ultime aux cornes abîmées, mais qui fut annoncé au micro avant le paseo, en montrant une certaine aisance cape en main. Il donna une faena sans transmission avant de conclure d’une demi-lame au second essai. Oreille d’encouragement.

Yon Lamothe reçut le prix Jean Lestage du triomphateur de la novillada.

 

En matinée, trois erales d'Alma Serena bien présentés et donnant du jeu pour
-Niño Julian (rouge et or) : Salut
-Jean Baptiste Lucq (sangre y oro) : Oreille et oreille

Le prix des organisateurs du Sud-Ouest est réparti entre les deux novilleros
Jean Baptiste Lucq reçoit le prix attribué par l'UCTPR au triomphateur de la matinée

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Aignan : Deux oreilles pour Alberto Lamelas

 

 La 27ème corrida de Pâques de Toros y Aignan s’est déroulée hier sous un ciel nuageux et venteux mais sans pluie. Le public a certainement eu peur de l’arrivée de celle-ci car les gradins affichaient un remplissage d’environ 6,5/10ème. Ce qui n’est pas habituel. Le cartel réunissait pourtant trois maestros et lidiadors aguerris.

La ganaderia de Lora Sangran était elle moins bien connue avec son origine José Benitez Cubero. Celle-ci a déçu par son comportement. Pourtant bien présentés, les toros ont manqué de race et de moteur, plutôt discret sous le fer puis fade et sans fond au dernier tiers. 

Domingo Lopez Chavès (framboise et or) ovation et ovation après avis)

Octavio Chacon (bleu piscine et or) 1 oreille et palmas après avis)

Alberto Lamelas (bleu turquoise et or) 2 oreilles et silence après avis)

Domingo Lopez Chavès fut volontaire et appliqué comme à son habitude dans la lidia. Il hérita du lot le plus mauvais mais fut professionnel toute la tarde. Le premier toro mit de très longues minutes avant de sortir en piste. Ce sera le seul à s’employer quelque peu sous le fer de Tito Sandoval. Il fut par la suite violent et brusque dans ses charges. Lopez Chavès essaya de le canaliser en débutant par le bas mais ne parviendra pas à le maintenir dans sa muleta malgré sa volonté. Il reçut le quatrième avec des véroniques pieds joints. Le Lora Sangran resta noblon mais fade et sans fond. Malgré quelques bonnes séquences mais irrégulières en début de faena, il finira avec plus d’approximation.

Octavio Chacon,  le torero révélation de la temporada passée est resté prudent, faisant les bordures face à un adversaire noblon et sans piquant. Il reçut un trophée sans raison valable après une épée en place au second essai. Il fut un peu plus impliqué à son second passage mais sans être totalement le maître en piste.

Alberto Lamelas, le chouchou des gersois, fut généreux comme à son habitude. Il se donne à 100% dans ce qu’il entreprend mais montre aussi quelques lacunes techniques en toréant de façon irrégulière et sans parvenir à s’imposer réellement. Il reçut comme trop souvent un léger accrochage lors des manoletinas finales. Son épée légèrement basse aurait du le récompenser que d’un seul trophée. Ce qui aurait été le cas, si la présidence n’avait pas cédé rapidement au toro précédent. Mais face à la popularité du maestro, elle dut concéder les deux pavillons. Face au dernier faible et sans charge qui reçut qu’un seul picotazo, Lamelas donna un par un les muletazos sans transmission.

 

En matinée : Quatre erales de la ganaderia du Lartet, bien présentés, le meilleur le dernier

-Alvaro Burdiel (nuit d’encre et or) : Silence et oreille
-Solalito (vert et or) : Oreille après avis oreille après avis
Avant la course, le trophée Occitanie 2018 a été remis à la ganaderia du Lartet
A l'issue de la course, Solalito a reçu le prix des organisateurs du Sud-Ouest et de la communauté de communes d'Aignan. Le prix du club taurin Aignan y Toros a été attribué à Alvaro Burdiel

 

Vuelta a los toros pour Toreria


Garlin : les novillos de Pedraza de Yeltes déçoivent

 après la remise des prix

 

 Les années se suivent et ne se ressemblent pas à Garlin. Après le triomphe de la saison passée, les novillos de Pedraza de Yeltes n’ont pas été à la hauteur des attentes du public. Les gradins étaient remplis totalement affichant le No Hay Billetes. Une récompense pour tous les bénévoles qui œuvrent sans relâche pour cette journée. A l’issue du paseo, les critiques taurins et les clubs taurins Paul Ricard du Sud Ouest ont remis leur prix de meilleure novillada de la temporada 2018 au ganadero Luis Uranga. Il est dommage de remettre ces prix avant une course plutôt que pendant une soirée hivernale.

Lors de la fiesta campera matinale, c’est Manuel Diosleguarde qui fut sélectionné au détriment d’Hector Gutierrez pour la novillada de la tarde face à deux bons novillos de Pedraza de Yeltes avec beaucoup de caste.

Deux novillos de Pedraza de Yeltes pour Hector Guiterrez (palmas) et Manuel Diosleguarde (Saluts)

Les six novillos de la tarde ne furent pas à la hauteur de leurs frères du matin. Sérieux de trapio, haut et long mais pauvres d’armures pour les premiers. Ils furent discrets au cheval malgré le fait de s’élancer sans se faire prier, nobles et juste de force les deux premiers, les suivant restèrent sans fond ni caste.

-Dorian Canton (vert et or) vuelta et deux oreilles

-Manuel Diosleguarde (bleu marine et or)  Oreille et silence après avis

-Alejandro Mora (bleu electrique et or) Oreille et palmas après deux avis

Dorian Canton, le local de l’étape soutenu par un nombreux public a montré une certaine maturité pour la première novillada de la saison. Toutes ses sorties seront importantes jusqu’au 27 juillet, date de son alternative. Le premier novillo hésita et s’arrêta avant d’entrer dans le peto dans lequel il ne poussa pas par manque de force. Le béarnais servit une faena sérieuse et douce face à un adversaire noble mais court de charge. Il logea une entière basse au second essai et dut se contenter d’une simple vuelta. Face au quatrième, sans grande qualité, qui se défendit sur place, il fut appliqué mais sans transmission. Après une épée certes en place, il reçut, sans raison valable, deux oreilles de la présidence qui furent très protestées dans les gradins. 

 Manuel Diosleguarde montra de l’envie et de l’application dans sa lidia face au second qui s’abîma la corne droite à sa sortie puis qui tenta un saut sur le burladero. Il fut généreux mais sa faena fut irrégulière. Après un bon début droitier, il perdit ensuite du terrain en prenant la corne gauche. Le final fut plus brouillon mais qui ne l’empêcha pas de couper le premier trophée de la tarde. Le cinquième s’élança de loin au cheval mais sortit aussi vite qu’il n’y partit. Manuel ne put dominer son adversaire qui chargeait de façon désordonné et avec mansedumbre.

 Alejandro Mora, le triomphateur de l’an passé, revenait dans le Béarn avec envie. Face au troisième compliqué à fixer et plus violent que brave au cheval, il servit quelques détails sans parvenir à s’imposer face à un opposant sans classe et combativité. Mais la classe du torero séduit le public qui lui offrira une petite oreille avec une entière efficace. Face au dernier, bien fait mais sans bravoure et qui ne se livra pas, le neveu de Juan Mora toréa avec beaucoup de classe et d’élégance, séduisant de nouveau les aficionados. Sa faena fut valeureuse mais manquant de liaison par la faute du novillo tardo. Il fut long avec les armes et coucha son adversaire sur le gong.

Le prix mis au jeu au meilleur picador fut attribué au français Jean Loup Aillet.  Dorian Canton reçut le prix du triomphateur.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


St Martin : Une sérieuse feria de La Crau

 

Elle s’est finalement déroulée sur la seule journée du dimanche à cause du mauvais temps de la veille. Les six Yonnet en matinée et la corrida de competencia l’après-midi. Tous les toros ont été applaudis à leur sortie pour leur présentation sérieuse, leur comportement s’avérant bien plus variés. Malgré des cartels « toristas » bien rematés, guère plus d’une demie entrée pour la matinale et deux tiers pour voir les six toros français avec F. Robleño et O. Chacon !!!!

1ere de feria. Des toros….

 

 Six toros de Yonnet, quatre du fer de Christophe et deux de celui d’Hubert les 4eme et 6eme, superbement présentés, spectaculaires plus que braves au cheval, seul le dernier s’y employant vraiment, le 3eme étant honoré assez généreusement d’un tour de piste posthume pour ses vibrantes arrancadas face au piquero, la dernier de l’autre bout de la piste, mais ne les confirmant que moyennement sous le fer. J. Cortes, pas dans son meilleur jour, touchera les deux toros les moins intéressants dans la muleta, T. Dufau héritera du meilleur sorteo, ne lui manquant qu’un eu d’empaque pour couper une oreille et G. Del Pilar, le plus déterminé avec deux portas gayolas aura à combattre les deux les plus compliqués

-Javier Cortes (violette et or) Salut et salut après avis

-Thomas Dufau (fushia et or) Vuelta après avis avec forte petition et silence après deux avis

-Gomez del Pilar (bleu et or) Vuelta et silence après avis.

Vuelta au 3eme Yonnet « Mermoso » N°56. Pst Ph Kugener. Soleil frisquet, un peu plus d’une demi-entrée.

Joliment réceptionné par J. Cortes, le 1er ira trois fois au cheval de mas à menos avant de bien se livrer à droite puis de réduire assez vite ses embestidas… Le 4eme sera celui de moins bon impact sur ses deux rencontres et s’agenouillera plusieurs fois en début de faena. Le madrilène profitera des bonnes dispositions initiales sur les deux cornes, lui allongeant les charges  en fin de parcours pour en tirer le maximum avant de conclure d’une lame caida au 2eme essai

Le second s’allumera sous le fer en trois occasions et offrira à T. Dufau une corne droite de bonne composition. Le landais réalisera quelques séries bien construites sur ce coté, manquant toutefois d’un peu de fond. Une courte tentative à gauche avant de  porter une superbe estocade qui à elle seule aurait pu lui valoir un trophée…. Belle réception du 5eme avant deux piques bien prises et à nouveau un excellent coté droitier qui profitera, surtout en début à T. Dufau mais sans l’exploiter à fond, l’ensemble se  diluant en fin de cycle…. Le descabello anéantissant tout espoir de récompenses

Attendu à porta gayola, l’agressif 3eme désarmera Del Pilar puis son lidiando avant de galoper quatre fois avec alegria vers le cheval, de plus en plus loin et a mas mais vraiment s’employer sous la pique. Superbe tercio souligné par la musique et ovation pour J.F. Aguado. A la muleta ce ne fut pas la même partition, mobile mais court il se montrait plus félin à gauche, le toledano ne rompant pas, parvenant à glisser quelques gestes d’école devant un toro qui s’avisait de plus en plus et qui finit impossible à bâbord. Entière caida à la conclusion. Brindé à T. Cerqueira, le sixième fut celui qui s’employa le plus au cheval par trois fois. Il y laissa tout ce qu’il avait, regardant plus les tendidos que la muleta, s’arrêtant à mi-parcours avec violence et négligeant de plus en plus les cites…. Del Pilar l’occira d’une lame plate et de descabellos…

2eme de feria. Oreille pour Chacon et Robleño….

 

…Face à un lot de très belle présentation et au comportement forcement variés…. La palme revient au R. Durand (5°) devant le Jalabert (4°) et le Barcelo (6°), seul les Giraud (1er) et Fano (3°) posant plus de problèmes, le Tardieu (2°) mettant du temps a récupérer une forte vuelta de campana…. Mano à mano sans competencia entre deux lidiadors avérés, F. Robleño ne s’impliquant guère sur ses deux premiers combats avant de couper un trophée face à l’excellent Durand, O. Chacon fut plus présent mais les épées mirent un bémol à ses actuacciones après avoir coupé l’oreille du Tardieu…

-Fernando Robleño (Blanc et or gris) Silence après avis, silence après avis et oreille après avis

-Octavio Chacon (piscine et or) Oreille, salut et salut après deux avis.

Sobresaliente : Jeremy Banti. Pst Ph. Kugener. Deux tiers d’entrée sous le soleil….

Le Jacques Giraud sera assez mal piqué par trois fois avant de se montrer tardo, court et assez violent et comme F. Robleño resta très distant et inexistant à gauche, le final se fit par bajonazo au second essai…. Il ne fut guère plus inspiré par le Vieux Sulauze (Fano) qui ira fort par deux fois à la pique mais qui se montrera assez réservé au dernier tiers avant une mise à mort en plusieurs chapitres…. Protesté pour quelques problèmes de pattes, Le R. Durand s’avérera le meilleur de la course, du moins à la muleta par sa mobilité et la transmission de ses charges, d’autant que Robleño trouva la bonne carburation, corne gauche d’abord, l’autre ensuite avant un final tout en rondeur à bâbord….

Le superbe colorado des Frères Tardieu s’offrit une grosse vuelta de campana dans la cape de Chacon avant de prendre deux piques avec intérêt. Handicapé par sa roulade, le toro sera peu contraint en début de faena, s’exprimant bien sur les deux cotés au court d’un long trasteo allant a mas avant une épée sin puntilla… Le Jalabert s’élancera de loin sur la seconde pique bien prise avant s’accrocher le banderillero de Chacon. Commencé sur un rythme lent le dernier tiers prendra peu à peu du rythme et de l’entrain jusqu’à ce que « Milagro », qui baissait de ton,  ne cueille le gaditano sur un muletazo. Le toro fléchissant au moment de l’épée, celle-ci s’avéra très à peu près… Pour son 1er toro en corrida, Barcelo a justifié sa présence. Deux piques bien prises, d’une bonne noblesse surtout à droite, bien que manquant d’un peu de transmission, plus court à gauche mais répondant toujours aux sollicitations ajustées de Chacon qui avait offert un quite à J. Banti…. Les épées une nouvelle fois priveront le torero d’une sortie à hombros…


Le Sambuc (Arles) : le prix spécial pour Lucas Spagna

 

 Le jeune arlésien de la Fondation El Juli est sorti en triomphe des arènes Cyril Colombeau du Sambuc après avoir coupé les deux oreilles du dernier becerro, N°13,  qui lui fut honoré d’une vuelta posthume….  Organisées par le CTPRicard d’Arles, cher à José Caparros, ces 2emes rencontres nationales des Ecoles Taurines étaient placées à la mémoire de Jean-Marie Drome aficionado, membre et trésorier du club, décédé cette année. Soleil radieux pour une journée de convivialité et de sérieux pour la partie taurine avec prés de 200 personnes autour du ruedo… Quelques exposants taurins étaient là dès le matin et à 11h00 trois becerras en capea et de vaches à la cocarde pour les élèves des écoles taurines ont débuté la partie taurine. Après le repas, une véritable et très intéressante classe pratique pour les élèves des cinq écoles participantes…

Cinq erales de Cyril Colombo sérieux, bien présentés, permettant à chaque aspirant novillero de s’exprimer chacun avec ses moyens, le 1er s’avérant le plus compliqué, le 4eme, le plus fort, le dernier de meilleure composition pour le torero…

-Gauthier Lopez (E.T. de Béziers) Salut

-Fabien Castellani (E.T. du Pays d’Arles) Oreille

-Lucas Brousse-Quentin (CFT Nîmes) Oreille

-Jean-Baptiste Lucq (Adour Aficion) Oreille

-Lucas Spagna (Fondation El Juli) Deux oreilles.

A noter aussi l’originalité de l’arrastre avec Bamboche aux commandes et à cheval…

Ce fut assez compliqué pour le biterrois G. Lopez, manquant d’experience devant un eral exigeant qui demandait du poder….

Le second posa problèmes à Dylan aux banderilles mais permis à F. Castellani de lier d’excellentes naturelles relâchées, l’autre bord s’averant moins facile. L’arlésien conclura d’un recibir efficace….

Les plus belles séquences de la tarde sont à mettre à l’actif de Q. Brousse sur la corne droite plus accessible que la gauche. Le nîmois banderilla en plus fort bien son adversaire et le dernier de l’après-midi mais dommage qu’il se précipita un peu au moment de l’estocade…. 

J.B. Lucq tuait là son 1er becerro en public… Il hérita du plus fort qui le prit deux fois sans degats apparents et dont il prit progressivement la mesure, de meilleur son à gauche…. Avant de porter une lame engagée, il aligna plusieurs bernardinas serrées et autoritaires.

L. Spagna, avec beaucoup d’envie, réalisera les meilleures séquences de sa partition avec la main gauche et il la conclura d’une superbe épée qui influencera surement pour l’octroi des récompenses… Le jeune arlésien invitera Emma Colombaud à partager son tour de piste….

Les cinqs becerristas ont reçu chacun une muleta avec estaquillador et ayuda, le « vainqueur », en plus un prix spécial, un capote de brega, prix remis en piste à la fin du festejo


Vauvert : Clément Hargous remporte le XIIeme Printemps

  des jeunes aficionados

 

Avec 1/3 de plaza et une température clémente les arènes de Vauvert accueillaient une compétition de jeunes toreros. Quatre ganaderias au programme. François André (1er - bonne noblesse pour le rejon et 3° - un peu compliqué) Turquay (2° - noble) Cuillé (4° - intéressant) Alain Tardieu (5° - de la faiblesse et ne s'engage pas) pour :  -Mickaël Toubas (rejon) – salut

-Clément Hargous (bleu de France et or) Oreille après avis

-Borja Escudero (rubis et azabache) Vuelta !! après avis

-Solalito (vert batavia et or) Salut au tiers après avis

Nino Julian (muleta et or) Vuelta après avis

Mickaël Toubas trouve avec le premier François André un adversaire collaborateur. Il fait état de sa bonne cavalerie mais les résultats de son travail sont assez inégaux. La faena est un peu longue et après plusieurs passages le rejon de mort est concluant.

Clément Hargous (CFT Nîmes) reçoit par un joli jeu de capote son adversaire de Turquay. Son travail de muleta est intéressant, bien construit et des passages très serrées. Une faena variée, bien dosée et efficace. Une entière engagée et une oreille bien méritée tombe du palco.   

Borja Escudero (E.T. du Pays d’Arles) accueille son François André dans un jeu de capote violent. L’animal très vif  ne permet aucune faute et Borja ne prend pas le dessus. Quelques passes sur les deux rives et malgré toute sa volonté il n’arrive pas à dominer. Une lame atravesada et plusieurs descabello ne lui laissent aucune option pour un trophée. Une vuelta un peu surfaite. 

Solalito (Nîmes) nous sert de très agréables véroniques dés la réception de son exemplaire de Cuillé. De bonnes séries de muleta particulièrement à gauche enchantent le public. Une faena intelligemment menée mais en fin de travail le bicho prend querencia aux planches et la mort plus délicate avec la sortie contraire se fait en plusieurs temps. Salut mérité.

Nino Julian (CFT Nîmes) s’entend fort bien dés la sortie des chiqueros avec le bicho d’Alain Tardieu. Le novillo donnant quelques signes de faiblesse est bien lidié par le nîmois malgré son peu de métier. Une faena agréable et bien orchestrée mais malheureux aux aciers il perd tout espoir de trophée. Seule une vuelta l'encourage  (Roberto El Sobresaliente)


Gamarde : Pablo Aguado sort a hombros

 

Le sevillan est le triomphateur de la tarde gamardaise et sort par la grande porte grâce à l’octroi d’une oreille de chacun de ses adversaires.

Six  toros de Castillejo de Huebra avec un fond de noblesse mais manquant de forces
-David Galvan (encre violette et or) Oreille avec divisions d’opinions et silence après avis
-José Garrido (Alu et or blanc) Silence et oreille
-Pablo Aguado (lie de vin et or)  Oreille et oreille

David Galvan coupe une oreille controversée à son 1er toro, restant superficiel sur ses deux actuacciones, actuacciones manquant de transmission.

José Garrido est récompensé par l’oreille de son second après une faena volontaire où il fait d’abord face aux difficultés de l’animal sur le piton gauche avant de tirer le meilleur à droite avec deux bonnes séries en fin de faena et une entière efficace. Son premier bis s’éteindra rapidement après avoir fait illusion au cheval

Pablo Aguado laisse deux faenas de qualité, même si la première reste supérieure grâce à un adversaire plus coopératif. Avec un toreo aux essences andalouses, Aguado torée tout en douceur ses deux opposants pour finir par s’imposer y ajoutant la conquête du public.


Béziers : Deux oreilles pour Tomas Cerqueira et Nino Julian

 

 Les arènes de Béziers ont accueilli le Xème Grand Gala de Printemps organisé par le CTPR "El Mundillo" et son président  Christian Coll. Retour gagnant pour le matador de toros biterrois et confirmation pour le jeune becerrista nîmois…

En ouverture, le rejoneador Michael Toubas afficha de l