Les Saintes : Pablo Hermoso de Mendoza remporte le trophée Pommery 

 

Trois quart d’arène pour l’édition 2018 du centaure d’or « trophée Pommery ». En prélude, spectacle traditionnel de dressage, travail à la garoche et défilé de cavalier andalous. Avant le paséo une minute d’applaudissement à la mémoire de Luc Jalabert. Quatre toros et deux novillos (3ème et 6ème) de la ganaderia de Fermin Bohorquez tous très bien présentés et conforme pour ce genre de spectacle. Poids variant de 448 kg à 550 kg. Le 2ème légèrement mansote. Au cartel : 

-Pablo Hermoso de Mendoza - 1 oreille et 2 oreilles 

-Andrès Romero – avis partagés et 1 oreille 

-Guillermo Hermoso de Mendoza – silence et silence 

Pablo Hermoso de Mendoza toujours égal à lui même nous a offert quelques grands moments de cavalerie. Le cheval et le toro étant en totale symbiose le travail ne pouvait être que parfait. Apres une estocade magistrale, le public réclame deux oreilles mais une seule est accordée par la présidence. Son second prend querencia au centre de la piste et seule la maîtrise du Navarrais le fait changer de terrain. De jolis moments aux banderilles et encore un bon rejon de mort. Deux oreilles tombent du palco.  Andrès Romero est mal servi avec le 2ème de la course, manso qui une fâcheuse tendance à s’intéresser au callejon au lieu de se captiver sur le cheval en piste. Quelques jolis passages et un rejon de mort insuffisant qui oblige le cavalier a mettre pied à terre mais le descabello lui fait défaut. Il réceptionne son second en le captivant avec une chaquetilla tenue à bout de bras en galopant. Rejon et banderilles sont posées dans les règles de l’art. Après deux rejons de mort plusieurs descabellos sont nécessaires. Guillermo Hermoso de Mendoza faisait sa présentation. Fils de …. Bon sang ne saurait mentir. Très bon cavalier, son travail est correct et enjoué. Son actuacion est maîtrisée et conseillée à la voix par son père depuis le callejon. Malheureusement l’estocade n’est pas efficace et plusieurs descabellos le privent de trophée. Avec le dernier de l’après midi, il confirme ses bonnes dispositions de cavalier et son travail est impeccable. Mais la mort un peu longue lui enlève tout espoir de trophée. 

Le trophée Pommery est remis en piste à Pablo Hermoso de Mendoza par Monsieur Roland Chassain maire des Saintes Maries de la Mer et la Reine d’Arles accompagnée de sa demoiselle d’honneur. 

(Roberto El Sobresaliente)


 Tarascon : El Adoureño a hombros, oreille pour El Rafi 

 

Cette 4° Feria de La Jouvenço aura été marquée par un excellent et fort joli  lot de novillos de Patrick Laugier, dont le second, Bandido, N° 859 a été honoré d’une vuelta posthume, seul le 5°, contrarié par l’épisode longuet du relevage du cheval de pique, se montrant plus réservé…. Duel des "El" aussi entre "El Adoureño" et "El Rafi", le premier enlevant le prix décerné au triomphateur, le second réalisant la meilleure faena de l’après midi. Domingo de Resurrección aussi pourrait-on dire pour le jeune novillero landais, qui bien qu’encore vert, est apparu sous un bien meilleur jour que lors de ces dernières apparitions. Ce qui ne fut pas le cas pour V. Perez transparent et sans recours, surtout devant l’excellent sixième…. 

-Yannis Djeniba "El Adoureño" (blanc et or) Oreille et oreille 

-Raphael Raucoule "El Rafi" (canne et or) Oreille et silence 

-Vincent Perez (violette et or) Silence après avis et silence après avis 

Six novillos tres bien presentés de Patrick Laugier un du fer de Dos Hermanas (1er) et cinq de celui de Piedras Rojas, donnant tous, excepté le 5°, un excellent jeu d’ensemble, meilleurs les 2° et 6°, de bonnes présences au cheval les 2°, 3°, 5° et 6°, applaudis à leur sortie les 1er, 2°, 5° et 6°, le ganadero saluant à la fin de la course. Pste : F. Père, ombre et chaud soleil, cigales et vent parfois gênant. Le prix « Nimeño II » au novillero triomphateur de l’après-midi pour "El Adoureño", prix remis en piste à la fin du festejo. Salut des banderilleros M.A. Romero et Miguelito au 6° 

El Adoureño toucha deux novillos nobles dont il sut tirer parti et devant lesquels, avec un petit peu plus d’engagement et de poder il en aurait triomphé avec plus d’aura. Décidé et varié il sut composer deux faenas d’un intérêt croissant, plus populaires que profondes, tuant très bien son 1er d’une entière sin puntilla, son second étant occit d’une lame caida au 2° essai. 

L’excellent second se livrera d’entrée dans la cape d’El Rafi qui le conduira pour une belle et longue pique avant le banderiller de belle façon. Superbe entame de faena, le corps relâché, la main basse, le novillo répondant avec classe à tous les cites, même si à gauche il y eu quelques scories de la part du nîmois qui conclura d’une entière au 2° essai. Il fut plus mis à contribution avec le 5°, un novillo très « toro » qui d’entrée, hésita longtemps avant de pousser et de renverser Gabin et sa monture contre les planches, les monosabios ayant du mal à remettre sur pattes l’équidé, le Piedras Rojas se décomposa en partie, obligeant le jeune gardois à lui arracher les muletazos. 

Vincent Perez séchera avec ses moyens encore trop limités, se faisant souvent accrocher le leurre, rendant son premier novillo moins clair. A son second, l’istreen rendra copie d’une jolie série droitière avant de replonger dans ses travers…. Tuant mal dans les deux cas. 

 Tarascon : A. Samira à hombros de la matinale 

 

C’est dans le cadre de son partenariat avec l’ACCM et l’Association des Eleveurs Français de Toros de Combat, que l’Ecole Taurine du Pays d’Arles avait organisé ce dimanche 8 juillet à11h00 à Tarascon une novillada sans picadors avec quatre erales de Patrick Laugier marqués du fer de Dos Hermanas pour un mano à mano J.A. Valencia-Adam Samira, tournant à l’avantage de ce dernier qui coupera les deux oreilles de son second opposant. Manquant globalement de forces, surtout le second, les « Laugier » ont permit aux deux becerristas de s’exprimer par leur fond de noblesse, même si le 1er s’avéra un peu plus encasté et accrocheur. 

-José Antonio Valencia (vert bouteille et or) Silence après avis et oreille 

-Adam Samira (bleu turquoise et or) Silence après avis et deux oreilles 

Sobresaliente Fabien Castellani (blanc et or gris), invité au quite sur les deux derniers erales. Pst : B. Pujol, entrée familiale sous les ombrages, la chaleur et les cigales. 

J.A. Valencia, semble plafonner à ce niveau, il le montrera face à ses deux adversaires et sans une mauvaise utilisation des aciers, il aurait pu couper une oreille au novillo d’ouverture. Le venezuelien l’obtiendra face à l’excellent troisième en lui proposant une faena complète sur les deux rives et ce, malgré une lame caida. 

Trop faible le second ne permit pas de construire un possible ensemble malgré son excellent fond et comme A. Samira s’égara avec l’épée….. Le dernier "Dos Hermanas" alla à mas tout comme l’arlésien qui progressivement imposa des muletazos de plus en plus aboutis, de meilleur trajet à gauche avant de conclure d’une entière contraire.


 Boujan : Oreille pour M. Solera et C. Reyes… 

 

Mais la palme est pour le lot de Raso de Portillo avec de la caste, du physique, même avec un lot desigual, superbe le 5°, meilleur en tout  le 3° du fer d’El Quiñon, même maison santacolomeña mais avec un apport Domecq, le dernier, « Paganito » N° 5 étant honoré d’une vuelta posthume. Avec certains tercios de piques mieux dosés on y aurait peut-être passé par des derniers tiers plus entretenus… mais avec des si… Coté toreros, A. Fermin fut assez discret malgré l’envie de bien faire, M. Solera fortement handicapé par ses blessures de la veille, à 11h00 du matin les médecins lui demandaient de déclarer forfait, y fera étalage de courage en appliquant une lidia adaptée à ses deux adversaires. Quant à Cristobal Reyes, s’il réussit face au dernier, un novillo qui chargea avec mobilité et franchise dans la muleta, il passa à coté de l’excellent troisième… 

-Alejandro Fermin (sangre y oro) Silence après avis et silence après avis 

-Maxime Solera (Encre violette et or) Oreille après avis et silence après deux avis 

-Cristobal Reyes (blanc et or gris) Salut après avis et oreille. 

Pst L. Burgoa, 2/3 d’arènes au soleil chaud. Ouverture par Olivier Boutaud en démonstration de doma vaquera. Prix à la meilleure faena pour M. Solera !!! Vuelta posthume au dernier novillo, vuelta du mayoral et du picador JL Aillet avec C. Reyes. Salut du banderillero Fernando Casanova au 2° 

Bien conduit de cape, le 1er surprit le piquero à la 1ere rencontre ou il poussa, recidivant deux fois mais avec des departs à retardements. A la muleta, il s’avera de meilleur son à gauche mais avec fadeur, offrant quelques sequences à A. Fermin dans un ensemble manquant, entre autre de rythme. Le 4° fut reçu d’une larga de rodilla avant d’être bien mené au centre, les deux piques restants anonymes. Le cacereño volera à la première cambiada et reviendra décidé pour lier quelques bons enchainements à un novillo suave mais manquant de forces et de fond, A. Fermin n’ayant pas, hormis son application et son élégance le pouvoir pour rehausser son travail. 

Bien conduit au centre, le second novillo ira avec entrain par trois au cheval, du centre et en s’y employant, valant à Gabin une belle ovation. Un tercio qui pèsera peut-être sur son comportement au dernier tiers, ses charges nobles restant courtes à droite avec des retours serrés, se laissant mieux conduire sur l’autre bord pour l’essentiel du trasteo. Entiere en place au 2° essai. Le superbe 5°, un toro quasiment, applaudit à sa sortie, livrera un beau combat face à R. Agudo en trois assauts mais il se montrera violent dans la muleta du français qui eut du mal à trouver le sitio et le bon tempo d’autant que le Raso de Portillo s’arrêta progressivement jusqu’à serrer le frein à main en fin de combat, mettant à l’épreuve M. Solera pour l’occire 

Le sérieux 3°, applaudit à son entrée, ira fort au cheval par trois fois mais en s’y employant moyennement avant un joli quite de Fermin. C. Reyes le banderillera sans grande réussite avant de rester en retrait des possibilités du novillo devant lequel il ne s’engagea pas et ne lui allongeant jamais les muletazos, concluant d’une entière caida. Le dernier ira irrégulièrement mais à mas au cheval monté par JL Aillet, par quatres belles arrancadas en faisant tinter les étriers… Excellent dans la muleta de l’espagnol qui réalisa un superbe début de faena, citant de loin sur les deux cornes, laissant récupérer « Paganito » qui conservera son allant et sa mobilité jusqu’au bout, déréglant quelque peu les dernières séries de C. Reyes qui conclura d’une épée caida au 2° essai. 

 Deux oreilles pour Nino 

 

Peu de monde sous la chaleur estivale pour la non piquée matinale avec un tout petit lot de Robert Margé, petit par le volume, le second étriqué même, mais de bon moral dans l’ensemble, meilleurs les 1er et 4°, ce dernier étant même crédité d’un tour de piste posthume !! Coté becerristas, si Manuel de Reyes montra son envie, la palme revient incontestablement à Nino Julian qui obtiendra les deux oreilles de son adversaire par son entrega, sa détermination et un corte torero prometteur…. Les deux autres passèrent en transparence…. 

-Manuel de Reyes (rouge et or) Oreille 

-Clément Argous (bleu et or) Silence 

-Hugo Stevenard (fushia et or) Silence 

-Nino (blanc et or gris) Deux Oreilles 

Pst P. Picard. 1/2 entrée au soleil 

Le pensionnaire de l’Ecole Taurine Nîmes/Catalunya attendra son Margé à porta gayola avant d’enchainer les séries de muletazos devant un becerro qui chargeait inlassablement, débordant même un peu M. de Reyes, soutenu par une forte colonie d’aficionados catalans qui lui obtint une oreille après une épée basse. 

Son partenaire de club, plus français qu’ibère, toucha une sardine grise, noble mais bien faible et C. Argous ne sut lui servir que des passes sans saveurs après une tres vilaine premiere estocade, rachetée par la seconde plus dans les regles. 

Hugo, du CFT de Nîmes toucha un adversaire qui cherchait la querencia du toril en permanence en fuyant, là ou il finit, faute de ne pas l’avoir dominé. La mise à mort fut des plus laborieuses. 

Face à un eralito à sa taille, et pour sa première à ce niveau, Nino montra d’entrée sa détermination avant un très bon quite du catalan. Il banderille avec décision avant de donner du fond et de l’allure à sa faena, son adversaire embestissant sur les deux bords pour laisser libre court à l’inspiration du jeune protégé de Ch. Lesur, même si le final fut un peu moins net et l’épée un peu tombée. 

 Plus Hoyo que Gitana.. 

 

Déception pour l’ouverture de cette édition 2018 de la Feria de Boujan, avec un lot faible et decasté de Hoyo de la Gitana, de présentation variée mais correcte pour la catégorie de l’arène, mais plus que discutable pour deux d’entre eux. Peu d’options pour les toreros, mais si l’on excepte, le courage et l’abnégation de Maxime Solera, blessé par le 1er et qui viendra combattre le sixième, guère d’option de briller pour d’éventuels intéressants novillos devant El Adoureño ou Carlos Olsina… Et pourtant au score, deux fois une oreille !!!! et quatre saluts d’autosatisfaction… Des novillos sortant avec de la vivacité mais se dégonflant même avant les piques pour certains, alors les trois puyas étaient parfois plus que superflues pour les 2° et 3°… 

-Maxime Solera (vert et or) : Salut après avis et oreille !! après avis. 

-Yannis Djeniba « El Adoureño » (rouge et or) Oreille !!! après avis et salut !! 

-Charles Pasquier « Carlos Olsina » (fushia et or) Salut ! et salut ! 

Pst : A. Roques, 2/3 d’arènes sous un chaud soleil, 1’’ d’applaudissements à la mémoire de Richard Pascal, aficionado biterrois disparu récemment. Ouverture par Olivier Boutaud en démonstration de doma vaquera. Prix au meilleur picador pour Gabin Rehabi pour ses piques au dernier, les autres prix desiertos et s’il avait fallut en attribuer un au plus mauvais puntillero, il aurait été très difficile de faire un choix. Suite à la blessure de M. Solera, l’ordre de la course a été changé pour lui permettre de lidier en dernière position. 

M. Solera ira attendre le 1er à porta gayola, debout et se faisant déborder dans la foulée il se fera prendre violement par le novillo. Insipide lors de ses deux rencontres, il s’éteindra progressivement, se laissant faire naïvement à droite malgré l’insistance du fosseen pour animer un peu le jeu. Mise à mort de la main gauche en trois essais. Plus que commode de tête, le dernier ira fort au cheval en trois occasions, mais hormis à la première, il ne s’y emploiera point. Tardo, sortant de la muleta la tête haute, il faudra les efforts de M. Solera pour lui arracher les quelques passes qu’il avait. 

Le second désarmera El Adoureño à la cape, ira au cheval d’une jolie première arrancada avant de baisser de ton au deux autres dont il sortit affaiblit… Le landais trouvera la bonne carburation sur de bons enchainements gaucher avant de se laisser aller à droite devant un adversaire qui lui aussi ira à menos avant de porter une lame longue d’effet mais suffisante. Avec le quatrième, rien aux deux mauvaises piques ni après. Deux cambiadas pour commencer une rencontre entre un novillo sans option et un novillero sans recours. 

Le lourd 3° fera descendre du cheval D. Cotan qui lui remettra deux rations et après une bonne entame de la droite, C. Olsina diluera sa faena en passant par une corne gauche qui serrait un peu. Commode et pastueño il tirera vers le bas le travail du biterrois tout en s’éteignant avec lui. Avec le cinquième, il tirera le pire du lot, piqué «originalement» deux fois par le centaure avant de se mettre à reculer devant le leurre, Olsina, sans grand recours, insistant même trop. 


 Saint Sever : Juan Bautista et M. A. Perera sortent en triomphe

 

 C’est la troisième année consécutive que la commission taurine extra-municipale proposait une corrida de toros pour les fêtes de la Saint Jean, en lieu et place de la novillada. Le public garnissant au ¾ les arènes Henri Capdeville est venu puis et reparti de manière très festive ainsi que la présidence. Car si les trophées trop nombreux sont très contestables, l’engagement et le professionnalisme des deux toreros ne le sont pas. Ils méritent certes leur triomphe mais sachons rester mesuré même si nous ne sommes pas dans une arène de première catégorie. La sortie en triomphe du mayoral est superflue. Toros du Puerto de San Lorenzo et un sobrero (4ème bis) et l’ultime marqué du fer de Ventana del Puerto, furent de présentation correcte, costauds mais avec quelques cornes abimées dans les corrales. Le 3ème fut récompensé de manière très généreuse d’une vuelta posthume. Le premier invalide, compliqué le cinquième, nobles mais manquant de transmission et de force les autres. Ils furent souvent économisés sous le fer. Les deux maestros du jour ont livré un mano a mano intéressant grâce à leur technique bien rodée et une application dans la lidia toute l’après midi. Mise en suerte lointaine, pas de capotazo après les estocades…Ils ont été largement au dessus de leurs adversaires. La tarde aurait pu été médiocre dans d’autres mains. Le sobresaliente Jéméry Banti n’eut pas l’occasion d’intervenir. 

-Juan Bautista (ardoise et or blanc) Oreille, 2 oreilles et oreille 

-Miguel Angel Perera (bleu piscine et or) Oreille, oreille et 2 oreilles 

Juan Bautista fut sincère et appliqué toute la tarde. Il livra trois faenas différentes. Il reçut discrètement son premier adversaire qui montra des signes inquiétant de faiblesses. Invalide après un pauvre picotazo, l’arlésien livra une faena chirurgicale avec douceur et parvint à le maintenir debout sans brusquerie. Il amena même son adversaire a mas et laissa apercevoir son fond de noblesse. Il tenta un recibir avant de devoir se raviser. Entière trasera et oreille sympathique. Il accueillit parfaitement le troisième exemplaire par des véroniques allurées et profondes avec temple. Il effectua une lidia propre et mis en suerte à deux reprises le toro qui ne s’employa pas beaucoup. Dès le début de faena, Juan Bautista montra que c’était lui le patron, conduisant avec douceur et relâchement la noble charge de son adversaire. Faena avec classe et style qui compensa le manque de transmission dans la charge de l’animal. Il conclut d’un recibir long d’effet et par deux descabellos. Face au cinquième qui sortit seul de sa première rencontre et qui se montra compliqué et tardo, Jean Baptiste réalisa une faena technique, méritante et dominatrice, parvenant à soumettre petit à petit son adversaire avec autorité. Entière en place.  

Miguel Angel Perera ne fut pas en reste et répliqua avec sa personnalité à Jean Bautista. Il effectua trois quites différents face à ses toros. Les toreros, souvent peu inventifs hors du traditionnel quite par chicuelinas, Perera montra lui un répertoire varié. Son premier adversaire fut juste de force. Après un début par statuaires, et des séries rythmées, il finira plus laborieusement et par des redondos. Le quatrième se blessa en piste et fut renvoyé aux corrales. A la place surgit un sobrero juste de présence qui reçut un simple picotazo. Perera débuta à genoux mais son adversaire manque de fond et il dut raccourcir les terrains pour finir à jouer au pendule avec les cornes de son adversaire. Entière trasera. L’ultime poussa droit et avec fixité sa seule rencontre avec la cavalerie. Perera débuta encore à genoux mais cette fois-ci au centre de la piste mais le toro préféra les tablas près du toril. Perera alla donc le toréer près des planches par des redondos sans perdre le moindre bout de terrain et en allongeant les muletazos au maximum. Pinchazo suivi d’une entière longue d’effet. (Vuelta a los toros pour Toreria)

 Saint Sever : matinée intéressante avec les erales de José Cruz

  

Les organisateurs de la section Toros des fêtes de Saint Sever ont innové cette année en ajoutant une novillada non piquée en matinée. Malgré un beau soleil, il n’y avait pas assez de personnes dans les gradins où l’ombre se faisait rare. Trois erales de la ganaderia de José Cruz, bien présentés et intéressants. Meilleur le second encasté, noble l’ultime, exigeant le premier 

Yon Lamothe (blanc et or) Ovation et silence après avis- Adam Samira (bleu piscine et or) Silence 

Yon Lamothe accueilli son premier exemplaire à porta gayola puis d’une larga de rodillas. Adam Samira alla au quite et réalisa une première chicuelina serrée sur la droite avant de recevoir une forte voltereta sur la seconde sans gravité. Compliqué à droite, le torero de Tartas réalisa une faena essentiellement gauchère, liant des séries intéressantes. Il parvint à sortir une belle série droitière avec mérite. Il fut long avec les armes et se contenta de saluer. Il fut sélectionné à lidier un second adversaire. Il invita le sobresaliente Florian Carsoule à un quite por colleras puis Mathieu Guillon se distingua aux banderilles avec deux paires de qualités. Yon brinda sa faena à Mathieu Guillon et El Santo. Après un bon début de faena avec rythme et domination, l’eral baissa de ton et termina court de charge. Yon Lamothe prolonge un peu trop sa faena et connut des difficultés avec les aciers. 

Adam Samira reçut discrètement son adversaire. Dès le début de faena, le novillo montre rapidement ses qualités et répète avec caste ses charges vibrantes qui mirent quelque peu Adam Samira en difficulté malgré sa belle volonté. Il lia des séries rythmées sans domination et conclut d’une vilaine épée longue d’effet. 

Yon Lamothe est déclaré vainqueur de la novillada et partagea la récompense offerte par les organisateurs du sud Ouest. (Vuelta a los toros pour Toreria) 


 La Brède : corrida des Fêtes de la Rosière 


Por la tarde, six toros de Fuente Ymbro, donnant du jeu au dernier tiers à l’exception du premier décasté, le 3° « Fanfarron » étant crédité d’une vuelta posthume et pétition d’indulto pour le quatrième « Pardillo », le dernier étant aussi excellent. Prestation importante de D. Luque qui sort en triomphe aux coté du sud-americain. 

-Daniel Luque (canne et or) Silence et deux oreilles
-Tomas Campos (brou de noix et or) Silence et silence
-Jésus Enrique Colombo (blanc et or) Deux oreilles et oreille 

Le prix Alain Briscadieu pour la meilleure faena est attribué à Daniel Luque
Président : Mr Biecq. A l’issue du paseo, la mémoire de l’aficionado girondin, Alain Briscadieu, récemment décédé, a été honorée par une minute d’applaudissements 

 En matinée, novillada non piquée, organisée par Fiesta Garona avec deux erales de La Espera nobles et encastés (1er et 2°) et deux d’Alma Serena sérieux et intéressant, surtout le dernier
-Solalito : une oreille, un avis et deux oreilles
-Yon Lamothe : deux oreilles, une oreille
Solalito reçoit le prix du triomphateur et partage les autres prix avec Yon Lamothe
Président : Franck Evans « El Inglès » 

 

 


 Aire : l’esprit d’Ivan Fandiño chasse les nuages dans le ciel 

 

Un an jour pour jour après la tragique disparition d’Ivan Fandiño dans ces arènes Maurice Lauche d’Aire sur l’Adour face à un toro de Baltasar Iban, les aficionados sont venus rendre hommage au maestro. En matinée, une fiesta campera s’est déroulée en présence de Victor Mendes, Richard Milian et Stéphane Fernandez Méca. Après quelques gestes épurés du portugais, la junta des peñas aturines s’est réunie devant l’entrée principale pour y dévoiler un azulejo de la dernière oreille d’Ivan. La matinée et la tarde furent nuageuses mais peu à peu le ciel bleu fit son apparition durant la corrida comme si l’esprit protecteur d’Ivan voulait redonnait la lumière naturelle aux arènes d’Aire sur l’Adour. Une arène bien remplie par rapport à son habitude, une longue minute d’applaudissements fut respectée à l’issue du paseo. Les trois maestros brindèrent leur premier toro à Ivan. A l’arrastre du troisième toro, les gradins se sont levés dans le silence et ont écouté à son honneur son pasodoble interprété par Les Armagnacs. Le regard protecteur du Lion sur les burladeros a su protéger Manuel Escribano qui se fit une grosse frayeur lors d’une paire de banderilles par un quiebro proche des tablas. 

Malheureusement la tarde fut loin d’être triomphale par la faute au bétail de Joselito avec cinq toros de La Reina et un d’El Tajo (2ème), de présentations hétérogènes et manquant de force et de race, faisant illusion parfois à la pique mais sans la force de s’employer, puis furent fades, et sans fond. Le meilleur fut le deuxième qui s’arrêta rapidement au troisième tiers. 

- Manuel Escribano (vert et or) Silence et silence 

- Thomas Dufau (bleu marine et or) Silence et ovation 

-Juan del Alamo (blanc et or gris) Salut après 2 avis et salut après avis 

Manuel Escribano n’est pas dans sa meilleure période, et resta marginal, banderillant avec beaucoup d’approximation et toréant sans grand engagement. 

Thomas Dufau débuta sa faena par un traditionnel pendule au centre de la piste puis enchainant deux séries rythmées avant de fléchir peu à peu avec son adversaire. Il fut en échec avec les armes. Peu d’option face au cinquième. 

Juan del Alamo fut le plus convainquant de la tarde, sincère et engagé, il montra que c’était lui le patron en piste, il sut commander la charge de son compliqué premier adversaire, incertain et tira une à une les passes de l’ultime avec autorité et mérite. Par deux fois, l’épée le trahi et se contenta de saluer à deux reprises. 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


 Mauguio - 30ème Romeria : tous a hombros 

 

2/3 d’arènes pour les 30ème romeria de la cité melgoriene qui cette année a fait appel aux toros des frères Gallon pour la traditionnelle corrida. Tous très bien présentés donnant un jeu plus ou moins inégal. Vuelta al ruedo pour le second, "Opulento" N°27 et indulto pour "Opulento" N°91, le cinquième de la tarde. Le second montrant quelques signes de faiblesse. Lot un peu léger avec des poids variants entre 460 et 490 kgs annoncés. Au cartel un mano a mano entre : 

-Javier Conde (fushia et azabache) – silence après avis – silence – 2 oreilles et la queue symboliques. 

-Romain Fluet «Roman Perez» (anthracite et or blanc) – 2 oreilles – silence – 2 oreilles. 

Sobresaliente – Jeremy Banti (vert bouteille et azabache) A l’issue du paseo, une minute de silence a été observée à la mémoire de Luc Jalabert 

Javier Conde reçoit le 1er de la tarde par un jeu de capote très fleuri. La rencontre au cheval se résume à une seule pique mais très appuyée. Javier profite du Gallon très bon collaborateur et après une entrée en matière avec quelques châtiments entame une faena essentiellement droitière, difficile a démarrer mais qui se termine par des derechazos du meilleur goût. Malheureusement le dieu des aciers n’est pas avec lui. Son second après deux rations de fer s’éteint petit à petit dans la muleta ce qui ne permet pas au torero de finaliser une faena dans son style très personnel. La aussi, malheureux aux aciers il ne peut entendre que le silence des tendidos. Le cinquième de l’après midi est reçu par d’excellents capotazos distillés avec modération. Son adversaire d’une forte noblesse lui permet enfin de nous montrer son style très particulier fleurant bon le flamenco. Devant la noblesse de son adversaire il entame des séries ambidextres d’une grande suavité dans sa tauromachie très personnelle. Des séries de naturelles transmettent au public un vrai bonheur, les gradins s’enflamment. Quelques « indulto » fusent des tendidos, le malagueno interroge la présidence, reprend quelques muletazos et le mouchoir orange sort très rapidement !!. Vuelta triomphale à laquelle sont invités les frères Gallon. 

Roman Perez, revient après son succès de l’an dernier. D’élégants capotazos accueille le second de la tarde. Le contact avec la cavalerie est un peu violent. Une seule pique sera administrée. Après un brindis à Tomas Cerqueira grièvement blessé dans ces mêmes arènes en 2017, l’entame de muleta est plus difficile devant les signes de faiblesse du bicho. Le toro vient de loin et Romain profite de cette aubaine. Profitant de la noblesse, des séries sur les deux rives sont enchaînées. Après une grande entière deux oreilles lui sont octroyées et une vuelta posthume pour le toro. Son second est reçu par des capotazos de grande pureté. Le toro s’engouffre volontiers dans le drap. Deux piques ordinaires et la faena débute avec de belles intentions. Mais le travail s’enlise par manque de dynamisme du toro qui va à menos. Quelques gestes intéressants sont tout de même à retenir. Le dernier de la tarde ne rencontrera la cavalerie qu’une fois avec discrétion. Après un brindis à Javier Conde le travail de muleta débute avec douceur en économisant son adversaire. Les séries s’enchaînent élégantes et très harmonieuses sur les deux cornes notamment à gauche. Une entière bien placée lui permet d’engranger à nouveau deux oreilles et de faire la  vuelta dans l’alégria en compagnie de Michel et Jean Pierre Gallon. 

 

Roberto El sobresaliente 


 Raphele : La seule oreille pour Hugo 

 

Un trophée obtenu devant le dernier becerro de cette novillada sans picadors organisée dans les arènes de Raphele (Arles) par l’Ecole Taurine du Pays d’Arles et l’agglo ACCM. Quatre erales de la ganaderia El Campo formant physiquement deux lots, juste en force les 1er et 3°, intéressant dans l’ensemble, excepté le 1er, meilleur le second et qui auraient mérités globalement un travail un peu plus rematé de la part des becerristas. 

-Juan Collado (bleu et azabache) Silence 

-José Antonio Valencia (algues et or) Salut après deux avis 

-Adam Samira (sangre y oro) Salut 

-Hugo Stievenar (fushia et or) Oreille 

Pst: G. Mas, entrée confidentielle sous les ombrages. 

Le madrilène hérita du plus incommode du lot qui ne lui offrit qu’une série sur la gauche, subissant une voltereta en cours de faena et tuant avec efficacité. 

Le vénézuélien de l’Ecole d’Arles, réalisa la faena la plus aboutie de l’après-midi après s’être fait applaudir aux banderilles. J.A. Valencia, devant un excellent adversaire put réciter ses gammes sur les deux bords avec détermination mais connut une déroute avec les aciers. 

A Samira ne se trouva guère en confiance face au 3° qui pourtant permettait pas mal, comme on le vit sur les enchainements gauchers. L’arlésien qui se fit accrocher deux fois à droite ne sut pas s’entendre avec le pupille de Virgile Alexandre sur cette corne mais fut bien mieux à gauche avant d’être à nouveau bousculer deux fois par la droite et de tuer fort mal en quatre épisodes. 

L’élève du CFT de Nîmes réalisa de belles choses, avec douceur, finesse et élégance, mais avec encore trop de timidité pour mettre en valeur son travail. Hugo hérita d’un excellent becerro, de plus de classe à gauche mais eut tendance à s’échapper en fin de parcours. Une épée efficace l’aida à l’obtention du seul trophée du jour. 


 Captieux : Dorian Canton poursuit son chemin et sort en triomphe des arènes Jean Sango 

 

Rugby y toros de Captieux fêtait les 25ans de leur création. On annonçait de forts orages dans toute la région, placée en vigilance orange, mais les dieux du ciel ont épargné les arènes Jean Sango de Captieux. Ciel menaçant toute la tarde et seulement quelques gouttes de pluies pour le tour d’honneur final de Dorian Canton. 4/5 d’arènes. A l’issue de paseo, une minute d’applaudissements fut respectée en hommage à André Durantau, président fondateur de Rugby y Toros. Les novillos de la ganaderia d’El Freixo, propriété du torero Julian Lopez El Juli furent juste de présentation avec des cornes qui s’éclatèrent au moindre impact. La palme revenant au très laid cinquième. De comportement varié, ils montrèrent de la noblesse et donnèrent du jeu mais manquèrent de fond et finissant a menos. Bravito le quatrième, exigeant le cinquième. Les deux vueltas posthumes accordées par la présidence au 4ème et 6ème exemplaires furent injustifiées et imméritées. 

-Adrien Salenc (sorbet d’abricot et or) Silence et oreille 

-El Rafi (bleu ciel et or) Oreille et vuelta 

-Dorian Canton (vert pomme et or) Silence après avis et 2 oreilles. 

Adrien Salenc reçut le premier novillo par une belle série de véroniques où le Freixo répéta de suite. Il fut monopiqué car il manqua de force et le second tiers fut également réduit. Après un bon début, la faena de Salenc alla a menos et finira par des circulaires où il perdit du terrain. Il conclut d’une vilaine épée où il se blessa à la main. Le quatrième fut accueillit discrètement et effectua une vuelta de campana qui ne l’affecta pas. Bien mis en suerte et bien piqué, le novillo se montra bravito sur les deux rencontres en partant de loin à la seconde. Adrien Salenc débuta sa faena, brindée à l’équipe de Rugby y Toros, à genoux au centre de la piste par une série droitière qui enthousiasma les étagères. Il lia deux séries intéressantes mais le novillo manqua de race et finit par rejoindre les tablas. Final plus brouillon et conclut en deux temps. 

El Rafi accueillit de belle façon le second novillo qui prit une micro-pique en se défendant sous le peto. Tercio de banderilles appliqué du nîmois. Face à un adversaire juste de force et sans fond, El Rafi fut appliqué, parvenant à donner des muletazos relâchés. Il coupa un pavillon malgré une entière tombée. Face au cinquième qui se cassa les deux cornes, El Rafi banderilla avec moins de brio que face à son premier. Le novillo s’emploie avec une charge violente que le nîmois eut du mal à contenir. Sa faeana fut longue et il reçut une voltereta sans gravité. 

Dorian Canton reçut à genoux le troisième novillo. Après deux rencontres pour la forme au cheval, le novillo coupa sa trajectoire et mit en difficulté El Santo aux banderilles. Incertain et sur la défensive, le novillo accrocha souvent la muleta de Dorian qui connut de grosses difficultés avec les armes. Discret au premier tiers, l’ultime infligea une voltereta sans gravité à Mathieu Guillon aux banderilles. Dorian Canton, commença comme souvent sa faena par une passe cambiada au centre de la piste. Il lia des séries droitières rythmées mais profilées avant de recevoir à son tour une forte voltereta. Le novillo va a menos mais le béarnais parvient à s’imposer avec plus de douceur et d’autorité. Il s’engagea et logea une belle entière mais avec toujours son défaut de jeter sa muleta. Il obtient les deux oreilles et finira son tour d’honneur en compagnie du mayoral !? 

Le prix à la meilleure estocade fut attribué à El Rafi Le prix à la meilleure pique fut attribué à Benedicto Cedillo « El Bene » de la cuadrilla d’Adrien Salenc Le prix à la meilleure cuadrilla fut remporté par celle d’Adrien Salenc Le prix du triomphateur revenant à Dorian Canton 

Vuelta a los toros pour Toreria 


 Béziers 

 

Excellente matinée pour le IXeme gala taurin organisé par le CTPR El Mundillo de Béziers aux arènes où Richard Milian nous a régalés d’une très belle tienta de 4 vaches de Robert Margé de grande classe chacune. Les élèves ont tous touché la muleta et on a remarqué Anaïs très en forme ce qui est de bonne augure pour le mois d’Aout. Por la tarde. Fête des mères, temps incertain, le pari de Christian Coll était risqué et il ne l’a pas entièrement gagné, c’est dommage que le public de Béziers ne se déplace plus pour ce genre de spectacle à peine 350 personnes ont répondu présent pour cet hommage aux arènes de Barcelone. C’est d’autant plus dommage car la course, même si elle n’a pas donné une pluie d’oreilles (une seule pour Serafin au premier) a été très intéressante. Le premier pour Serafin Marin, mal et très peu piqué, sera très noble et le torero catalan nous le montre et coupe une oreille. Mehdi Savalli « a gusto » excellent aux palos et avec une envie de novillero dans la faena de muleta passe à côté d’un triomphe malgré deux bonnes épées trop longues à conclure. Jeremy Banti écope d’un Gallon commode d’armures mais compliqué et retors. Le torero arrive tout de même à le lidier et le toro ira à mas à la muleta. La aussi l’épée ne parachève pas le travail. On a retrouvé un Cayetano Ortiz avec de grands moments à la muleta, des cites superbes à mi distance, le torero a trouvé le sitio et le toro permet mais hélas la conclusion s’éternise…On passe alors aux deux novilleros avec deux bons novillos de Blohorn. Carlos Olsina fait preuve d’une grande maitrise, on voit au cours de sa faena, il domine son adversaire mais hélas un vilain bajonazo va, lui aussi, le priver de récompense. Arrive alors le jeune Manuel de los Reyes, le Blohorn aurait mérité au moins une pique de tienta mais il en est encore en non piquées, alors le catalan va s’arrimer comme un démon, et la faena si elle n’est pas académique a le mérite de nous montrer un face à face où aucun des deux belligérants ne cède un pouce de terrain. Gros travail de Manuel qui va payer ce combat par un léger accident où il se blesse à la main droite et c’est sortie directe vers l’infirmerie… Sérafin Marin tuera le novillo d’une épée entière.  H. Bousquet et T. Girard pour Toreria 

Toros de  Gallon pour Serafín Marin (Oreille) Medhi Savalli  (Silence) Jérémy Banti (Silence) Cayetano Ortiz (silence) et novillos de Blohorn pour Carlos Olsina (Vuelta) et Manuel de Reyes (Blessure) 


 Àles : l’unique oreille pour M. Serrano 

 

Un trophée obtenu devant un excellent toro de la ganaderia San Sebastian un peu généreusement primé d’une vuelta al ruedo. A. Aguilar, qui faisait ses adieux à l’aficion française, fut le moins bien servit avec le Fernay (3°) et le Piedras Rojas (5°), tandis que M. Palacios qui prenait, ce jour en Cévennes, son alternative, il n’a pas convaincu grand monde. Présentation irréprochable des six toros pour ce desafio entre élevages français, meilleur les Cuillé (1er), San Sebastian (4°) et Los Galos (6°), dommage que le François André (2°) se soit cassé la main gauche…. 

-Marc Serrano (lilas et or) Silence et oreille 

-Alberto Aguilar (violette et or) Silence et salut 

-Mario Palacios (gris alu et or) Salut et salut après avis 

Pst B.Maisonnave, 2/3 d’arènes, temps gris et frisquet avec pluie au 3°, minute d’applaudissement pendant le paseillo à la mémoire des ganaderos récemment disparus…. Mario Palacios a prit l'alternative avec le toro de Cuillé, N° 317, né en février 2014. Didier Cabanis remit en piste, avant la course, un souvenir au futur matador Mario Palacios. Vuelta posthume au toro "Rico" N°11 de San Sébastian. Salut des banderilleros R. Gonzalez et V. Perez au 4°

Très bien présenté, le Cuillé, prendra avec bonnes manières ses deux piques et se montrera de qualité, à droite surtout, dans la muleta de M. Palacios qui le subit plus qu’il ne le dirigea, recevant même une voltereta pour défaut de maitrise. Plus vif à gauche pour se retourner, l’extremeño n’insista pas et conclue d’une entière tombée. M. Serrano vit son 1er adversaire, le F. André, se casser le boulet gauche à l’entame de faena, l’obligeant à abreger avec difficulté… Après deux toros « refusés » à St Martin de Crau et un ce jour à Ales, la chance lui sourit enfin avec le San Sebastian qu’il salua d’une larga de rodilla et de jolis lances. Démontant les barrières le toro passa dans le callejon avant de recevoir deux piques correctement acceptées, sans plus. C’est dans la muleta qu’il s’exprima le mieux, permettant au nîmois de réciter ses gammes avec application, de plus de fond à gauche, la conclusion par épée à l’encuentro tombée s’avérera efficace. A. Aguilar toucha en 1er un Fernay compliqué qui prit deux piques sans reliefs et qui s’agenouillera souvent au cours d’une faena désordonnée à gauche à cause d’un toro qui, aussi, s’avisera vite à droite. Pas plus d’éclat au cheval pour son second, un Piedras Rojas, qui ne lui offrit non plus guère d’options pour briller au dernier tiers, malgré les efforts et l’engagement du madrilène. Il tua des deux adversaires de demi-lames suffisantes. Le superbe Los Galos poussera avec forces par trois fois, la 1ere longuement, se faisant applaudir par le public. M. Palacios ne sut pas vraiment comment l’entreprendre à la muleta, incapable d’enchainer deux muletazos devant un toro, certes un peu tardo, mais qui le permettait. A gauche, la musique aidant ! il se libérera un petit peu sans exploiter tout le potentiel de son adversaire avant d’en finir d’une atravesada. 


 St Etienne du Gres : A.Salenc au dessus 

 

Jolie entrée sous le soleil mais avec un vent fort gênant pour cette ouverture de la 1ere Feria des trois tauromachies. Quatre novillos de P. Laugier, deux du fer de Piedras Rojas (1er et 3°) et deux de celui de Dos Hermanas, dommage que le dernier se tua en frappant contre un burladero, laissant A. Samira à sa déception. Meilleurs les 2° et 3°, le 4° laissant à tous des regrets après une entame prometteuse… 

-Gildas Gnafoué « Diamante Negro » : Salut 

-Adrien Salenc : Deux oreilles 

-Andres Lagravere « El Galo » : Deux oreilles !! 

-Adam Samira : Salut…. 

Pst J. Mangion, prix de la meilleure faena remis en piste par A. Fesquet, délégué de l’UCTPRicard, à …. El Galo ? 

Les rafales de vent et un novillo compliqué à gauche, noble mais s’échappant a droite, n’ont pas permis à Diamante Negro d’exprimer sereinement son toreo parfumé. Après une sortie vive et un simulacre de pique, le second se laissera guider et de mieux en mieux dans la muleta poderosa d’Adrien Salenc qui enchainera les séries avec maitrise et facilité. Un peu moins consentant à gauche, le « Piedras Rojas » finira par se rendre au novillero nîmois. Faena complete conclue d’une entière et d’un descabello. Plus encasté, le 3° affichera des qualités de noblesse après qu’El Galo l’ai banderillé. Plus quantitative que qualitative, le trasteo du jeune franco-mexicain sera appliqué sur les deux bords mais manquant de construction. Le dernier « Laugier » se montrera à son avantage mais le second choc violent lui sera fatal…. Au grand regret de tous mais surtout d’Adam Samira et du ganadero. 


 Gimeaux sous le soleil 

 

Les pluies ont épargnées la Monumental de Gimeaux qui a connu un nouveau succès populaires pour cette fiesta campera commémorant les 30 ans de l’Ecole Taurine d’Arles. Deux oreilles pour les toreros tous mais les deux dernières paires attribuées sont moins significatives en grande partie à cause du bétail. Ont été combattus, dans l’ordre, un novillo de François André N°543, honoré d’une vuelta posthume, par Paquito Leal, un Malaga (Callet) par Tibo Garcia, un Pages-Mailhan par Mehdi Savalli, un toro d’El Palmeral (Fano) par Marco Leal et un novillo de Piedras Rojas (P. Laugier) par Vincent Perez. Pste : Graziella B. T. Garcia et M. Leal remplaçant El Lobo et J. Banti blessés. P. Leal a fait, et s’est fait plaisir, devant un excellent novillo de F. André qui prit bien ses trois piques avant de répéter avec alegria dans la muleta de l’ancien directeur de l’école, qui a montrer qu’il avait toujours autant d’envie et de toreria, y ajoutant quelques détails bienvenus, de face, de dos, a genoux avant de porter une belle épée à l’encuentro. T. Garcia revenait après un break nécessaire pour lui. Devant un fort novillo de Callet, intéressant mais compliqué, mansito mais répondant bien à distance, le tarasconnais a retrouvé en grande partie ses sensations, parvenant à se jouer des retours serrées du «Malaga» en fin de série et surtout de porter une superbe épée. Le Pages-Mailhan sortit très décidé, tout comme Mehdi d’ailleurs mais fut économisé au cheval. Par la suite il s’avéra noble et encasté dans la muleta de l’arlésien, bien qu’un peu long à s’elancer. Les meilleures sequences furent de la gauche et la conclusion caidita et efficace. M. Leal du composer avec un toro juste de forces et de race qui ne se livrait guère dans le leurre malgré ses efforts. Il en termina d’une superbe lame aidée d’un descabello. Le moins bien servit fut V. Perez qui hérita d’un novillo quasi invalide devant lequel il joua les apprentis infirmiers avec application, réussissant un peu mieux sur la corne gauche avant d’en finir d’une épée basse longue d’effet.


 Bougue : unique oreille pour Solal Calmet « Solalito » 

qui remporte le 24ème Bolsin 

 

Le club taurin Soledad organisait ce samedi 5 mai la 24ème édition du Bolsin de Bougue. Habituellement le dimanche, les aficionados n’ont été que peu nombreux dans les travées en ce samedi. Ciel nuageux et températures toujours pas printanière. En matinée, les 10 jeunes novilleros sélectionnés, ont affronté chacun leur tour les 10 vaches de Camino de Santiago de Jean Louis Darré : Gualterio Lopez (Béziers), Valentin Hoyos Calama (Salamanque), Antoine Saroul « Antonito » (Fourques), Jorge Molina (Tolède), Rafael Léon (Malaga), Solal Calmet « Solalito » (Nîmes), Miguel Polope (Valencia), Francisco Javier Fernandez (Los Barrios), Yon Lamothe (Adour Aficion) et David Lopez Sanchez (Colmenar Viejo). Les vaches ont dans l’ensemble montré de la bravoure et de la noblesse permettant aux jeunes toreros de montrer leurs qualités malgré un manque de force, dut à leur jeune âge. Le public et le jury (composé d’un représentant des arènes de Mont de Marsan, Bayonne, Dax, Vic et Plaisance du Gers) ont sélectionné Valentin Hoyos Calama, Miguel Polope et Solalito. Personne ne s’étant dégagé du lot, Jorge Molina ou Rafael Léon auraient tout aussi mérité de revenir en costume de lumière. 

L’après midi, les trois qualifiés ont tout d’abord affronté trois becerros de la ganaderia de Iruelo de Salamanque, costaud mais sans armures (gachos) qui ont manqué de force et affiché de la fadeur. 

-Valentin Hoyos Calama (rouge et or) silence et vuelta après avis 

-Miguel Polope (blanc et or) silence 

-Solalito (bleu et or) silence après avis et oreille après avis 

Valentin Hoyos Calama reçoit le premier becerro par de véroniques ajustées. Le manque de force de son adversaire laissera un travail sans émotion malgré une technique évidente. Sa faena sera irrégulière et nécessitant de se replacer à plusieurs reprises.  

Miguel Polope montra une certaine élégance dans ses gestes mais avec un adversaire trop fade, sa faena ne connectera jamais avec les tendidos. 

Solalito montra de l’envie et essaya de réveiller le public en se distinguant avec la cape et planta par la suite les banderilles avec plus ou moins de brio. Ce troisième becerro montra un peu plus de moteur permettant au nîmois de toréer avec douceur, liant de bonnes séries gauchères mais échoua avec les armes. 

Après délibération du jury pendant la pause de 10min. Valentin Hoyos Calama et Solalito furent logiquement qualifié pour la finale. 

-Deux  novillos de Tabernero de Vilvis, sérieux, mais manquant de force 

Valentin Hoyos Calama reçoit discrètement ce novillo et invite le vaincu Miguel Polope pour un quite. (Solalito en fera de même). Face à un adversaire noble mais juste de force, il montra de l’application et de la maitrise, liant des séries de qualités mais après une épée entière qui enleva de suite, il pincha à plusieurs reprises alors que son novillo pouvait être puntillé et perdit tout espoir de trophée. 

Solalito reçoit le dernier novillo avec difficulté et faillit se faire surprendre par la violence de son adversaire. Sa faena resta irrégulière et parfois accrochée mais s’améliora petit à petit sans dominer complètement son adversaire. Il logea une épée perpendiculaire mais efficace et reçut un petit trophée.  

Il fut déclaré vainqueur du Bolsin 2018 après délibération mais le partage du prix aurait sans doute était plus logique. 

 

Vuelta a los toros pour Toreria 


Aire /Adour : les novillos de Palha les plus en vue du défi ganadero 

 

Pour le cinquantenaire de la Peña los Arsouillos, la junta des peñas aturines a proposé un défi ganadero de trois ganaderias entre les atanasios de Maria Cascon, les portugais d’origines diverses de Palha et les purs Raso de Portillo avec une pointe de Santa Coloma. Le mano a mano, initialement prévu, a du être modifié suite au forfait de Maxime Solera. Malgré une météo incertaine, les aficionados sont venus plus nombreux que d’habitude. 2/5 d’arènes environ. Longue tarde, près de 3heures. A l’issue du paseo, une minute de silence fut observée à la mémoire de Christian Cazeaux et d’Ivan Fandiño. A l’issue du 3ème novillo de la tarde, le pasodoble « Ivan Fandiño » fut interprété par la peña Los Arsouillos. Les novillos, du fait de leurs origines différentes, furent de comportements et présentations différents. C’est les novillos de Palha qui furent les plus intéressants, surtout au dernier tiers. Tous affichèrent par contre peu de bravoure et déçurent sous le fer. Le second Raso de Portillo, exigeant, fut intéressant. Faibles et fades les deux de Maria Cascon. 

-El Adoureño (rouge et or) Silence après avis et ovation après avis 

-Baptiste Cissé (fushia et or) Ovation après avis et 1 oreille après avis 

-Dorian Canton (sangre y oro) Silence et 1 oreille 

El Adoureño fut décevant et afficha un manque de confiance. Le premier, un novillo de Raso de Portillo décasté, se défendit au cheval en donnant des coups de têtes. Yannis fut appliqué mais resta distant, voire très distant ce qui lui valut une voltereta sans gravité et laissa une faena sans transmission. Face au quatrième, un novillo de Maria Cascon qui reçut une bonne pique en place de Laurent Langlois (la seule de l’après midi) et une seconde plus en arrière pour la forme, le vainqueur du Zapato de Oro laissa une copie irrégulière et fade face à un atanasio juste de force. 

Baptiste Cissé montra lui de l’envie, il reçut le second par une larga de rodillas. Un novillo de Maria Cascon compliqué à fixer puis mal piqué. Il effectua un quite al alimon (ou por colleras) avec son copain de l’école Dorian Canton. Puis El Santo et Miguelito furent invités à saluer pour leurs bonnes prestations aux banderilles. Face à un novillo mansito et juste de force, sa faena alla de mas a menos finissant sur le terrain du toro près des planches. Face au cinquième, un exemplaire de Palha discret sous le fer, qu’il attendit à porta gayola, il servit une faena rythmée avec style, bien débutée par le bas, et profita de la noblesse de son adversaire. Malgré son échec avec les armes, il obtient une oreille généreuse. 

Dorian Canton hérita une nouvelle fois du meilleur lot. Tout d’abord un novillo de Raso de Portillo, exigeant, qui reçut trois piques en arrière sans s’employer. A noter la présence en tant que banderillero de Mathieu Guillon. Dorian fut appliqué mais aussi en difficulté quand il resta sur les bordures et fut long avec les armes. Face à l’ultime, un novillo de Palha, il le reçut par des véroniques autoritaires. Le Palha reçut d’abord deux picotazos en fuyant avant de recevoir une grosse ration dans le dos qui va le canaliser et montrera par la suite une noblesse pimentée avec du fond. Le béarnais commença comme souvent par des cambiadas au centre de la piste et profita de la grande mobilité de son adversaire pour lier des séries très rythmées avec de la transmission mais qui manquèrent de douceur et de temple. Faena courte et échec de Dorian à l’épée en laissant toujours tomber la muleta et obtiendra malgré cela un trophée. 

João Folque de Mendoça propriétaire de Palha et son mayoral saluèrent. Le prix au meilleur picador fut très logiquement desierto. 

 

Vuelta à los toros pour Toreria 


 Feria de la Crau 3eme : Oreille solitaire pour J. Galdos 

 

Un trophée obtenu devant le 3° toro, le meilleur d’un ensemble plutôt décevant autant moralement que physiquement, le tamaño ne s’équilibrant pas avec des armures, la plupart,  plutôt pour figuras, exceptés les 1er et 6°. Six toros de la ganaderia Pedres d’origine Domecq via Aldeanueva, propriété de Pedro Martínez González "Pedrés",  formant un lot desigual, de 4 à 5ans et demi, de 505 à 592 kgs annoncés, plutôt lourd et massif mais juste de forces et de présence, les tercios de piques (11 en tout) n’apportant aucune réelle satisfaction. Coté torero, le péruvien saura profiter d’un adversaire intéressant, l’arlésien ne trouvera pas matière à s’exprimer pleinement tandis que Del Alamo restera quelque peu marginal. 

-Thomas Joubert (rouge et or) Salut après 2 avis et salut après 2 avis 

-Jonathan Sanchez «Juan Del Alamo» (tabac et or) Salut après avis et salut après avis 

-Joaquin Galdos (cacao et or) Oreille après avis et salut après avis 

Pst. Ph. Kugener. Corrida reportée du 28 avril, bénéficiant d’un temps plus clément. 1/3 d’entrée, durée 2h05 

Le 1er se fit quelque peu désirer et fut applaudi à son entrée avec ses 570 kgs, un poids qui estompera son fond de noblesse et qui ne permettra à T. Joubert que quelques séquences dont il a la primeur, notamment ses naturelles de face en fin de parcours. Un toro mollasson et une mort en 2 temps ne lui permettront pas d’ouvrir la boite à récompenses. Il gratifiera le conclave d’un joli quite par chicuelinas serrées au 4°, manquant lui aussi de forces. Le Pedres, collaborant en début de faena aura tendance à se décomposer progressivement, ne laissant à l’arlésien que des passages positifs avec sa sincérité et son engagement. Le quart de lame et une kyrielle de descabellos limiteront l’impact. 

J. Del Alamo touchera le plus léger et le plus lourd de l’encierro. Avec son 1er, noble et mobile il construira une faena agréable sur les deux bords mais bien trop marginale, allongeant même inutilement la séance. Le salmantino accueillera le 5° d’une larga de rodillas, enchainant avec motivation. Comme pour le toro d’ouverture, les kilos seront néfastes pour la suite du combat, malgré les efforts du torero pour intéresser un adversaire qui ne s’employait guère dans le leurre. 

Le 3° désarçonna par inadvertance le piquero de turno mais s’avérera être le meilleur du lot, ce que comprit très vite J. Galdos qui le cita de loin, l’embarquant pour des séries soignées et bien construites sur les deux bords grâce à une muleta élégante et efficace avant de conclure d’une épée delantera et d’un coup de verduguillo. Différent de type, le dernier n’eut doit qu’à une légère pique, faiblesse oblige. Et comme il avait du mal à tenir sur ses appuis, le péruvien dut composer avec, au cours d’un trasteo forcement décousu et irrégulier, essayant de faire croitre l’intérêt en fin de cycle par une séquence serrée avant de loger une entière caida.

 Feria de la Crau 2eme : Le prix pour J.A. Valencia 

 

L’arlésien coupant une oreille de son becerro de Gallon tout comme D. Garcia de Colmenar Viejo, A. Samira, de l’E.T. d’Arles, perdant avec l’épée un trophée et peut-être le prix décerné par La Unica. Quand au biterrois L. Minaña il n’eut absolument aucune possibilité, son adversaire s’affalant au 1er muletazo. Des erales des Frères Gallon nobles dans l’ensemble mais manquant de forces, plus faciles les 2° et 3°. 

-Lucas Minaña (noir et or) Salut 

-José Antonio Valencia (purissima et or) Oreille après avis 

-Diego Garcia (violette et or) Oreille 

-Adam Samira (bleu électrique et or) Salut après avis 

Soleil et rafales de vent marin, entrée conviviale, Pste G. Bortolin. 

Invalide le 1er sera occit sans autre forme de procès. Le second, plus solide affichera un bon fond de noblesse, manquant toutefois de classe. J.A. Valencia saura en tirer un excellent parti sur les deux bords avant de conclure d’une épée efficace. Le 3° n’avait pas de queue et peu de forces, on invita le malchanceux biterrois à le banderiller avant que l’espagnol ne prenne la muleta pour une faena de bonne tenue et bien gérée, d’autant que la main droite du Gallon flanchait de plus en plus. Entière légèrement caida en guise de conclusion. Le dernier hésitait à se livrer dans la muleta d’A. Samira, qui peu à peu parvint à lui montrer le chemin et à lier des séries bien construites et élégantes sur les deux cornes. L’épée hélas lui ôta tout espoir de récompenses. 

 Feria de la Crau 1ere : O. Chacon sauve la course 

 

Et sort en triomphe après avoir coupé deux fois une oreille. Un trophée aussi pour M. Vanegas, M. Serrano repartant à vide avec certes le lot le moins propice. Pour cette corrida de competencia entre élevages français, il y eu plus de déception que de satisfaction tant au point de vu moral que présentation, le J. Giraud s’avérant le plus complet et le Pages-Mailhan, combattif et violent, réveillant un peu le conclave, les deux tombant sur le triomphateur du jour. Dans l’ordre furent lidiés un François André qui posa problèmes au nîmois, un Jacques Giraud, un H. Yonnet manquant de fond, un Los Galos, remplacé par un sobrero de Fernay, remplacé par un « Tajo y la reina » après moultes négociations, un Pages-Mailhan et un Fernay decasté, les 1er et dernier étant les mieux présentés, tous les autres affichant des soucis d’armures… 

-Marc Serrano (rouge et or) Salut !! après avis et salut !! 

-Octavio Chacon (prune et or) Oreille et oreille après avis 

-Manolo Vanegas (turquoise et noir) Vuelta après avis et oreille !! 

Pst J.M. Gomez Martin parfois peu inspiré, trois quart d’arènes, soleil tournant au frais en fin de course (durée 3h00). Minute d’applaudissement à la mémoire de L. Jalabert et d’A. Granier en fin de paseillo. Blessure, 12cm dans la jambe, du banderillero Victor Perez par le 1er toro. 

Sortie applaudie pour le F. André qui prendra de bonne façon ses deux piques, la 2° dans les reins avant de prendre le banderillero de M. Serrano. Des l’entame de faena on sentit le nîmois, manquant de poder et peu en confiance devant un toro qui commença vite à chercher les dessous du leurre, à droite d’abord, à gauche ensuite. Conclusion d’une lame basse au 2° essai. 

Le J. Giraud aux armures peu nettes alla à mas lors de ses trois rencontres mises de plus en plus loin. O. Chacon sut exploiter au mieux son fond de noblesse pour en tirer un trasteo intéressant malgré sa forte attirance pour les tablas, ou s’acheva la faena avant une estocade tombée très efficace. 

On annonça que le Yonnet s’était escobillé une corne à l’embarquement, les deux montrèrent vite des signes de …faiblesse. Le toro n’afficha pas de grands engagements au cheval et montra une corne droite sans problèmes mais sans grand fond, M. Vanegas l’utilisant sans pouvoir faire prendre la mayonnaise. Moins évident à gauche il avertit deux fois le vénézuélien avant de le faire voler sans mal sur ses cornes. Il revient lier une ultime série droitière avant de conclure d’une épée avancée suffisante. 

El de Los Galos fut ovationné à sa sortie pour son impressionnante armure mais qui finie en pinceau après l‘avoir planté dans le sable en sortant du cheval…. En délicatesse de motricité après ça il fut protesté et renvoyer au toril. Le réserve de Fernay, de petite maille laissa vite son sabot avant droit sur le sable et fut renvoyer au toril…. Arènes de 3° catégorie, St Martin n’avait qu’un seul sobrero. Discutions, palabres, après l’annonce de la fin des hostilités pour M. Serrano, on annonça que le réserve du dimanche qui était dans le camion serait lidié par le nîmois. Un toro du fer du Tajo, massif qui chargea fort à la 1ere rencontre et qui fut économisé à la seconde et qui afficha peu de forces et un fond de noblesse naïve qui ne fut pas exploiter au mieux par le français, toréant à mi-hauteur et sur le passage….et tout alla à menos avant une conclusion par demi lagartija… 

Après un coup aux planches, les deux cornes du Pages-Mailhan s’escobillèrent, il se donna ensuite un violent choc sur un burladero et prit deux piques de bonne manière avant de se montrer du genre combattif mais violent. C’est ce qu’il fallait à O. Chacon pour faire monter un peu l’intérêt d’un festejo qui stagnait. Malgré des avertissements des deux bords, il réussit à enchainer des séries intéressantes avant une nouvelle épée caida efficace. 

Très bien présenté, le titulaire de Fernay fut reçut de 3 largas de rodillas par M. Vanegas qui le mit également bien suerte pour ses 2 piques sans éclats. Il débuta sa faena à genoux et essaya de donner du rythme à un adversaire juste de forces et de caste qui s’échappait du leurre ce qui ne généra guère de connexion avec le public, d’autant qu’il insista même trop avant une superbe épée engagée. 


 Vergèze : Une novillada intéressante 

 

De part l’ensemble des novillos des six élevages français, tous bien présentés et de jeu forcement varié avec le meilleur pour le Gallon (Opulento N°75) honoré d’une vuelta posthume et le François André, ovationné à l’arrastre. Furent lidiés, dans l’ordre, un Piedras Rojas, un El Campo, un Gallon, un F. André, un sobrero de Barcelo pour un Dos Hermanas et un Barcelo. Coté torero, ils totalisaient à trois, avant la course, deux paseillos, donc  le second pour B. Cissé et pour C. Olsina, Kike débutant lui en novillada piquée. Forcement il y eu pas mal d’approximation mais ils justifièrent le mérite de Fiesta Brava de leur avoir fait confiance. 

-Baptiste Cissé (sangre y oro) Silence et deux oreilles après avis 

-Charles Pasquier « Carlos Olsina » (bleu France et or) Salut et salut après avis 

-Cédric Fructueux « Kike » (vert et or) Deux oreilles et blessure après avis. 

Pst : G. Quittard, trois quart d’arenes sous un soleil radieux. Baptiste Cissé, remplaçant Maxime Solera blessé, reçut le prix du meilleur novillero des mains d’Arnaud Frade , représentant l'UCTPRicard avant de sortir à hombros !. Blessure de Kike (15cm au dessus du genou gauche) qui aurait sortir lui aussi en triomphe. Le second novillo de Dos Hermanas fut changé (corne cassée) pour un sobrero de M. Barcelo. Une minute de silence a été observée en mémoire de Luc Jalabert et Alain Granier. Un souvenir fut remis en piste à Dominique Cuillé, veuve de Philippe par Patrick Laugier, Camille Martinion et Didier Cabanis. 

Le « Piedras Rojas » (P. Laugier) poussa à la 1ere pique, fit une vuelta de campana avant une seconde légère rencontre, se retrouvant avec trop peu de forces au dernier tiers, aggravant un certain manque de race. B. Cissé, qui brinda sa faena à Maxime Solera, dut composer avec un novillo qui se défendait avant de conclure d’une belle épée. Le landais alla attendre le F. André a porta gayola, lui fit servir un zeste de pique et un second avec le regaton avant de l’attendre par cambiadas au centre. Débutée sur un rythme d’école, la faena prit corps peu à peu par la noblesse, meilleure à gauche, et la caste du novillo qui alla a mas, tout comme le protégé de R. Milian qui ofrit un final bien enlevé avec une voltereta à la clé avant de conclure d’une épée sin puntilla. 

C. Olsina reçut joliment le Dos Hermanas qu’il économisa au cheval mais qui se rompit la corne gauche sur un début de vuelta de campana… Dommage. Changé, le biterrois le tua en piste avec difficulté. Inversant l’ordre il torea en premier celui d’El Campo, juste de forces, qui en plus, se blessa d’entrée à la main droite, un handicap qui obligea un toreo à mi-hauteur sur cette corne, l’autre coté offrant un meilleur rendu qu’il utilisa trop peu. Conclusion en deux temps. Applaudit à son entrée, le sobrero de Barcelo imposa d’entrée sa mansedumbre et sa querencia, allant violemment trois fois vers la cavalerie. Après une première série vibrante, le novillo se tanqua aux planches distribuant quelques crochets. C’était trop pour un quasi débutant qui fit l’effort avant d’en finir de ¾ de lame au 2° essai. 

Kike reçut fort joliment le Gallon qui prit bien ses deux légères piques avant que B. Cissé se fasse prendre sur un quite par zapopina. L’excellent novillo, de meilleure classe à gauche, permit au landais de réciter ses gammes d’inspiration poncista, lui autorisant tout son répertoire, certes encore vert et emprunté, mais offert avec bonheur. Superbe estocade à l’encuentro, deux oreilles, vuelta au novillo et salut du ganadero à l’invitation du torero. Après trois piques mal ajustée, le Barcelo mit en avant le manque d’oficio de Kike qui réussit à lier quelques séquences gauchères de bonne facture, se montrant trop hésitant sur l’autre bord. Une conclusion engagée lui valut un coup de corne, le novillo tombant tandis qu’on evacuait le landais vers l’infirmerie. 


 Garlin : triomphe de Dorian Canton, d’Angel Jimenez et des novillos de Pedraza de Yeltes 

 

Après la novillada décevante de l’an passé, les novillos de Pedraza de Yeltes ont de nouveau fait preuve d’intérêt par leur comportement pour cette 17ème journée taurine du Printemps mais avec un temps digne de fin novembre. Pluie fine continue toute la journée avec des températures dépassant à peine le 10degrés. Il faut rendre hommage aux bénévoles qui ont avancé la jambe pour maintenir la novillada. Journée pluvieuse….journée heureuse. 9/10ème d’arène grâce aux gradins couverts. Les novillos de Pedraza de Yeltes de bonne présentation, sérieux, ont brillé par leur mobilité et leur noblesse encasté au dernier tiers, furent bravito au cheval mais sans mettre les reins. Un petit manque de force pour certains. L’excellent troisième et joli colorado, « Tontillo » né en décembre 2014 fut récompensé d’une vuelta posthume. 

-Angel Jimenez (blanc et or) Oreille et oreille 

-Antonio Grande (bleu roi et or) Oreille et ovation 

-Dorian Canton (bleu marine et or) Ovation après avis et deux oreilles après avis 

Angel Jiménez reçut « Campeador » par de bonnes véroniques. Le novillo alla à deux reprises au cheval, peu piqué par Gabin Réhabi qui après avoir relâché le palo bascula sans gravité sur le Pedraza. Bon tercio de banderilles des français Miguelito et Marco Leal qui furent invité à saluer. Jiménez livra une faena appliquée essentiellement droitière face à un noble adversaire pimenté mais manquant de classe. Il conclut d’une entière. Le quatrième exemplaire fut bien piqué par son mayoral Curro Sanchez mais ne s’employa pas sous le peto. Faena qui ira a menos après une bonne entame et qui dura un peu trop face à un animal noble mais manquant de force. 

Antonio Grande  alterna le bon et le moins bon. Discret cape en main, il se fit souvent accrocher la muleta par la suite. Face au second « Medicito » qui fit chuter la cavalerie et le lancier « El Legionario Hijo », il montra une certaine classe dans ses muletazos, et de la profondeur par moment. Faena irrégulière face à un Pedraza faible des antérieur et manquant de fond. Il logea une belle épée en trébuchant. Le cinquième fut le plus compliqué de la tarde, il alla à trois reprises se coller au peto sous le fer d’Antonio Grande padre. La faena du fiston sera trop brouillonne malgré un début intéressant où il perdit le rythme. 

Dorian Canton, le local de l’étape, attendit à genoux le joli « Tontillo », puis enchaina par une série de véroniques parfaitement ajustée. « Tontillo » ira à trois reprises à la cavalerie avec fixité mais sans trop pousser sous les piques bien administrées de Laurent Langlois. Il débuta la faena au centre par cambiadas puis lia des séries rythmées, profondes avec beaucoup de sérénité. Tontillo s’engouffra dans la muleta avec classe et caste. Dorian se confia un peu trop et reçut une voltereta sans gravité. Faena avec transmission mais il échoua avec les armes et perdit les trophées. Ovation et vuelta au novillo. Face à l’ultime, il afficha de l’aisance cape en main. Le novillo montra de la fixité sous le peto lors de ses deux rencontres avec Juan Manuel Sanguesa. Faena une nouvelle fois sérieuse et appliquée du béarnais, décomposant les temps de la passe avant d’aller chercher le triomphe. Il pincha de nouveau avec les armes mais obtint quand même deux trophées généreux et pleins d’espoirs.  

Le prix mis au jeu au meilleur picador fut partagé entre Laurent Langlois et Curro Sanchez. Dorian Canton reçut le prix du triomphateur. Salut du mayoral Curro Sanchez puis sortit de José Ignacio Sanchez avec Dorian Canton et Angel Jimenez.

 

Vuelta a los toros pour Toreria 

 

En matinée…. 

 

A l’issue du vote du public, c’est Angel Jiménez qui se qualifie pour la novillada de l’après-midi. Deux utreros de Pedraza de Yeltes applaudit à l’arrastre pour Angel Jiménez et Rafael Gonzalez, tous deux écoutants des applaudissements à l’issue de leur actuaccion sous une pluie fine…. 


 Mugron : Dorian Canton sort en triomphe pour ses débuts en novillada piquée. Oreille pour Carlos Ochoa. 

 

La peña taurine mugronnaise organisait dans les arènes de Condrette, remplies aux 8/10, leur traditionnelle journée des Pâques taurines. Avant le paseo, le jury constitué de personnalités de la corrida et de la course landaise ont remis les prix du 18ème concours des nouvelles taurines. Découvert lors la novillada concours de Saint Perdon l’an passé, la ganaderia navarraise de Pincha, dirigée par José Antonio Baigorri, provenant de vaches de Gerardo Ortega, Luis Algarra et Marqués de Domecq, était attendue par les aficionados. L’élève de l’école taurine Adour Aficion, Dorian Canton faisait aussi ses débuts en novillada piquée et ses supporteurs étaient venus nombreux le soutenir pour l’occasion. Les novillos de Pincha sont sortis de présentation moyenne, très hétérogène que ce soit au niveau des armures que du trapio. Faibles les deux premiers mais globalement décevants lors du premier tiers, faisant preuve de mansedumbre. Par la suite ils montrèrent de la mobilité avec une certaine qualité par moment dans leur façon d’embister mais manquèrent de caste. Le premier remata au burladero, invalide, il fut remplacé par un sobrero du même fer. 

- Carlos Ochoa (rouge et or) Oreille et vuelta après avis

- El Adoureño (bleu electrique et or) Silence après 2 avis et silence après avis

- Dorian Canton (bleu marine et or) Ovation et 2 oreilles 

Carlos Ochoa  reçut discrètement le sobrero qui ira à deux reprises à la cavalerie sans brio, en cherchant la porte de sortie après ses rencontres. Après une troisième rencontre avec la cavalerie juste avant qu’elle ne sorte, il effectua une vuelta de campana qui n’arrangea pas sa faiblesse. Compliqué à gauche, Ochoa l’aborda sur la droite en donnant quelques muletazos de bonnes factures. Après une entière en place, la présidence accorda un trophée malgré une pétition minoritaire. Le quatrième renversa la cavalerie où il y partit seul à trois reprises. Possédant un fond de caste, Ochoa allait profiter de façon irrégulière de la mobilité de son adversaire en liant des séries intéressantes mais inachevées. Il pincha sur le pincha et dut se contenter d’un tour de piste. 

El Adoureño, très attendu cette année après son année triomphale en Espagne, a déçu par son approximation. Il reçut bien son premier adversaire par des véroniques en avançant vers le centre. Son opposant fut mal piqué à deux reprises dans le dos et fut juste de force. Souvent profilé, il allongea inutilement sa faena et reçut même une voltereta en effectuant des bernadinas qui ne s’imposaient pas et sécha avec les armes. Face au cinquième, aussi mal piqué, il resta discret, en panne de solution et perdit confiance en lui. 

Dorian Canton reçut le troisième exemplaire par deux largas de rodillas puis dessina des véroniques allurées. Il tenta de s’appliquer dans la mise en suerte mais le toro partit seul au groupe équestre où il ne s’employa pas non plus. Il débuta sa faena à genoux une nouvelle fois puis petit à petit parvint à lier des séries méritantes mais échoua épée en main. Face à l’ultime, il se montra à l’aise une nouvelle fois avec la cape et ne fut pas déconcentré par le petit malaise de son mentor. Une seule rencontre pour le Pincha qui montra par la suite un fond de noblesse que sut profiter le béarnais avant de finir comme ses frères près des planches. Dorian ne s’éternisera pas inutilement et logea une bonne épée en deux temps d’effet rapide et obtiendra deux oreilles d’encouragements et remporte le trophée Lestage.  

 

Vuelta à los toros pour Toreria 

 

En matinée, Yon Lamothe triomphe avec trois oreilles 

Trois erales d’Alma Serena, bien présentés et donnant un bon jeu 

-Yon Lamothe (2 oreilles après avis un avis et 1 oreille) 

-Villita (vuelta après avis) 


 Aignan : Manolo Vanegas et Octavio Chacon 

 coupent une oreille chacun 

 

Pour la première journée taurine dans une arène extérieure de la temporada du Sud Ouest, le soleil est réapparu pour le plaisir des aficionados. C’était donc le bon moment pour reprendre le chemin des arènes. Environ 8/10ème d’arène. 

Les deux ganaderias de Jean Luc Couturier s’affrontaient sous forme de défi. Les trois premiers toros qui sortirent en piste furent ceux marqués du fer de Concha y Sierra, d’encaste Vasquez puis ceux du Curé de Valverde d’origine Conde de Corte. Bien présentés et sérieux, ils montrèrent plus de mansedumbre que de bravoure. Tous prirent trois piques hormis le dernier avec une belle application et implication de tout le monde dans la mise en suerte. Ils se défendirent avec une certaine violence et s’employèrent peu à la cavalerie. Compliqués au dernier tiers, vite arrêtés et globalement décevants.   

- Octavio Chacon (violette et or)  Ovation après avis et oreille 

- Pepe Moral (bleu nuit et azabache) Ovation et silence 

- Manolo Vanegas (framboise et or) Oreille et silence 

Octavio Chacon s’appliqua dans la lidia, le Concha y Sierra alla discrètement à la cavalerie pour trois petites piques. Face à un adversaire s’arrêtant à mi passe, Chacon essaya avec autorité d’allonger sa charge sur la corne droite mais sans transmission. Le cinquième, exemplaire du Curé de Valverde prit trois bonnes piques et renversa la cavalerie sur la seconde. Il fut distrait et grattant avec de s’élancer avec plus de violence que de bravoure. Chacon s’employa avec envie face à un adversaire compliqué qui ne se livra pas. Son épée entière et engagée le récompensera d’un trophée. 

Pepe Moral ne parut pas à son aise. En difficulté, il ne trouva pas les ressources pour combattre ses deux adversaires. Le deuxième exemplaire de Concha y Sierra donna des coups de têtes sous le peto et chargea par la suite avec incertitude qui ne mit pas le sévillan en confiance. Mais il logea une bonne épée et fut invité à saluer. Face au cinquième, du fer du Curé de Valverde qui sortit seul en manso de la cavalerie à trois reprises, Pepe Moral fut sans option avec un adversaire qui se défendit sur place.  

Manolo Vanegas reçut son premier adversaire d’une larga de rodillas et enchaina par des véroniques dominatrices. Incertain suite à sa blessure de la semaine passée au campo, il ne montra aucun signe de  lacune physique mais démontra plutôt beaucoup de maturité et de confiance. Au premier tiers, le toro attaqua plutôt le cavalier que la monture et sortit seul des affrontements. Il s’élança avec une certaine violence et désarma le vénézuélien sur la première passe mais parviendra ensuite à canaliser son adversaire avec mérite. Son épée entière et engagée lui valut à elle seule l’oreille. Face à l’ultime du Curé de Valverde, Vanegas fut sans option face à un fade adversaire sans charge et complètement arrêté. 

 

Vuelta à los toros pour Toreria 

 En matinée, Dorian Canton triomphe 

 

Pour sa dernière apparition en novillada sans picador, Dorian Canton a coupé deux oreilles face aux erales de Camino de Santiago. Vuelta posthume du quatrième. 

Quatre erales de JL Darré du fer de Camino de Santiago donnant du jeu 

-Dorian Canton : 1 oreille et 1 oreille 

-Yon Lamothe : ovation après avis et silence

 


 Fourques : Le trophée pour Tristan Espigue

 

Organisée par l’Ecole Taurine Rhône Aficion, cette novillada sans picadors présentait deux pôles d’intérêt pour les aficionados locaux : les débuts en habits de lumières du jeune tarasconnais Tristan Espigue et la présentation dans le sud-est du protégé de Richard Milian qui à trusté tous les trophées en 2017 de l’autre coté du seuil de Naurouze, Yon Lamothe. Et si le «local» confirma les espoirs placés en lui, la bonne surprise du jour vint du jeune biterrois Clemente Jaomes, qui débutait lui aussi et qui a laissé une très belle impression, le landais manquant d’un peu de fond lors de sa faena. M. de Reyes hérita du moins évident tandis qu’Antonito ne put que se mettre en exergue que sur quelques séquences de la gauche. 

Cinq erales de la ganaderia de Jacques Giraud très bien présentés, sérieux avec de la caste et de la force, meilleurs les 2eme et 5eme  ce dernier, N°541 honoré d’une vuelta posthume. Le 3eme restant inédit, les 1er et 4eme s’avérant plus particulièrement coriaces. 

-Manuel de Reyes (CT de Nîmes/Cataluña) : Rouge et or. Silence après 3 avis 

-Yon Lamothe (Adour Aficion) : Blanc et or. Oreille 

-Antoine Saroul « Antonito »(Rhone Aficion) : Gris perle et azabache. Vuelta ??????? 

-Tristan Espigue (Rhone Aficion) : Bleu marine et or. Oreille après avis 

-Clemente Jaomes (E. T. de Béziers) : Porto et or. Oreille 

Pst : C. Bernardi, le 1er trophée Terres d’Argence a été attribué à Tristan Espigue, le jury justifiant son choix par rapport à C. Jaomes qui pouvait tout autant y prétendre, par la difficulté de comportement de leur adversaire respectif. Prix remis en piste à la fin du festejo.  ¾ d’entrée sous un ciel variable, minute de silence et d’hommage pour les victimes de l’attentant et pour le lieutenant colonel de la gendarmerie. 

M. de Reyes ira attendre à porta gayola son eral aux charges violentes et désordonnées et comme le catalan, avec courage, eut du mal à tempérer le caractère tout autant catalan du Giraud, la sauce eut du mal à lier avec un mieux sur la gauche. La mise à mort fut aussi compliquée jusqu’à la sonnerie du troisième avis. Le second sera de bien meilleur son, poursuivant jusqu’au bout les banderilleros, se livrant avec mobilité dans la muleta de Y Lamothe, de meilleure façon à gauche. Le landais s’entendit bien avec mais manqua d’un peu de rondeur dans son toreo , tuant d’une entière atravesada. Plus léger et de bonne manière, le 3eme fut bien reçu par Antonito qui montra son envie en répondant au quite de T. Espigue et en banderillant avec à-propos son adversaire… Muleta en main, ce fut désordonné et sans construction, le protégé de Didier Gabriel ne se mettant en évidence que sur quelques séquences de naturelles avant de pécher avec les épées… T. Espigue afficha d’entrée sa détermination face à un adversaire tout autant déterminé que lui, C. Jaomes en faisant les frais sur le quite. Encasté, ne lâchant rien, le Giraud mettra à l’épreuve le jeune tarasconnais qui ne voulut jamais abdiquer, se faisant prendre une première fois sur un enchainement gaucher avant de subir un KO technique en portant une estocade plus qu’engagée, Tristan revenant porter le coup de grâce. 

Accroché d’entrée par la race de son adversaire, C. Jaomes, imposa peu à peu une tauromachie suave et allurée à un becerro qui se révéla être le meilleur de l’après-midi, se livrant avec noblesse et transmission dans la muleta du débutant biterrois, qui finit par se faire bousculer par excès de confiance avant de conclure fort joliment à la seconde tentative… 


 Vauvert : Le trophée pour Solalito 

 

Choix sans contestations pour le jury à la fin de cette novillada sans picadors clôturant le 11eme Printemps des jeunes aficionados, le nîmois distillant les plus beaux gestes de l’après-midi malgré une mise à mort ratée, un exercice à revoir aussi pour ses compañeros du jour…. Mickael Toubas à cheval à combattu le 5° novillo, du fer de Sainte Cécile en fin de festejo afin de préserver la piste sous les premieres gouttes de pluie. A pieds, quatre becerros de Michel Barcelo, joliment présentés avec un bon fond de noblesse mais de comportements variés, manquant globalement d’un peu de forces et de transmission hormis le 1er-José Antonio Valencia (vert anglais et or) Silence -Antoine Saroul « Antonito » (vert olive et or) Salut !!! après -Solal Calmet « Solalito » (vert fougère et or) Salut appuyé -Hugo Stievenard (fushia et or) Salut ! -Mickael Toubas (Rej.) Vuelta  Un tiers d’arène, temps mitigé. Novillada comptant pour le trophée Occitanie 2018. Trophée remis à Solalito par A. Frade délégué de l’UCTPRicard. 

J.A. Valencia (E.T. d’Arles) eut du mal à se remettre de la voltereta qu’il subit lors de l’échange de quite et eut à se mesurer à un novillo qui demandait de bien faire les choses et qui se livrait alors avec interet. Le vénézuélien, volontaire, réussit quelques séquences efficaces lors d’une faena irrégulière, avec un nouvel accrochage, mais très bien rematée sur l’ultime série droitière. L’épée hélas annihilera tout. Antonito (E.T. Rhône Aficion) eut du mal à trouver la cadence à la cape avant de banderiller son eral qui peu à peu chercha les tablas. Manquant de construction et de liant, son trasteo, ponctué de plusieurs desarmés, restera anodin avec un peu plus de tenue à gauche. L’épée là aussi sera bien basse… Fuyard d’entrée le 3° finira par se laisser conduire par la muleta allurée de Solalito après un bel échange de quite et un joli tercio de banderilles… Fin et élégant le nîmois culmina par quelques séquences de naturelles du meilleur parfum avant de tout perdre ou presque avec l’épée. Hugo (C.F. de Tauromachie) hérita du plus faible du lot qui ne lui permit guère de s’exprimer mais qui le fit rouler à terre et comme il est encore bien vert tout cela ne transmit pas grand-chose, le protégé de P. Varin en terminant lui avec une jolie lame avec descabellos. Le sérieux pupille porteur du fer de Sainte Cécile, qui échut à Michaël Toubas, s'avéra être un excellent collaborateur, permettant ainsi au torero à cheval de s'exprimer au cours d’une prestation irrégulière, le tout conclut d'une lame d'effet rapide. 


 Gamarde, triomphe de Daniel Luque. 


Qui signe deux superbes faenas, avec plus d’empaque sur la seconde. Quant à Curo Diaz, il aurait repartir avec l’oreille du 1er si l’épée…. Quant à Thomas Dufau son excellent second perd un sabot et finira a menos après qu’il eut coupé une oreille limite à son premier

Six toros dont un sobrero (3°bis) de Fernando Peña correctement présentés, justes de forces donnant du jeu
-Curro Diaz (blanc et or) Silence après avis et silence
-Daniel Luque (vert anglais et or) Oreille après avis et deux oreilles après avis
-Thomas Dufau (bleu marine et or) Oreille contestée après avis et silence après avis
Salut de la cuadrilla de Luque au second, salut de Morenito d’Arles et Manolo de los Reyes au sixième. ¾ d’arènes. Pste Colette Lacomme


 Pomarez… Douze oreilles pour la fiesta campera 

 

Devant une faible entrée et des novillos de Jandilla, meilleur le premier, chaque torero est reparti avec une double récompense mais les plus savoureuses furent à mettre au crédit de Juan Mora devant celles de P.L. Vàsquez et de P. Aguado. 

-Pepe Luis Vásquez: Dos orejas. -Juan Mora: Dos orejas. -Alberto Aguilar: Dos orejas. -Román: Dos orejas -Pablo Aguado: Dos orejas -Adrien Salenc: Dos orejas

Foto (@83JuanMora) 


Pontonx : José Molina vainqueur du 5° certamen de La Fragua 

 

L’eleve de l’Ecole Taurine d’Albacete a coupé une oreille lors de cette finale au cinquieme becerro, offert au triomphateur. Ainsi en a decidé le jury présidé par le matador de toros portugais Rui Bento Vásquez. Cinq becerros de Calejo Pires (Portugal) très bien présentés, juste de forces mais exigents dans l’ensemble, meilleur le dernier pour : 
-Raul Montero (Salamanca) : vuelta
-José Molina (Albacete) : vuelta après avis et oreille
-Pablo Paez : vuelta après avis
-Juan José Villa "Villita": oreille après avis 

-José Molina remporte l’édition 2018 de La Fragua ainsi que le prix offert par les organisateurs du Sud-Ouest. Le mayoral fit la vuelta avec José Molina au 5º mais la petition de vuelta est resté sans suite. R. Montero heritera du novillo le plus faible qui ne lui permettra que s’afficher son oficio. J. Molina touchera lui le plus compliqué du lot qui lui donnera l’occasion de montrer son courage et son sens de la lidia. Il pourra exprimer un toreo plus alluré face au 5° Calejo Pires, le plus suave de cette finale. P. Paez se montrera elegant et raffiné mais l’épée lui conférera un bemol. Villita aura le tord de faire trop durer sa faena mais l’estocade aidera l’oreille à tomber. En matinée, tentadero avec Víctor Mendes, Juan Leal et trois eleves de l’ecole taurine Adour Afición de Richard Milian, Florián Cassoule, Juanito Larroquette et Tristán Barroso.  


 Arzacq : Deux oreilles pour Ana Rita, une pour D. Canton et V. Hernandez.

 

Arènes couvertes du Soubestre, Six novillos du Conde de Mayalde, le second, "Charlito" N° 18 honoré d’une vuelta.
-La rejoneadora Ana Rita: silence et deux oreilles.
-Victor Hernandez: une oreille  -Dorian Canton: une oreille
-Yon Lamothe: silence  -Manuel Perera : silence.  

Le trophée de l'ACONSO (organisateurs du sud-ouest) a été partagé entre Victor Hernandez et Dorian Canton. Le 5ème trophée du Bayonne de Cristal a été remporté par Dorian CantonSix novillos du Conde de Mayalde d’excellentes tenues, braves et nobles, dans l’ensemble au dessus des toreros. La torera à cheval portugaise s’est surtout mise en évidence face à son second
A pied, Victor Hernandez a fait forte impression face à un opposant de grande classe. L’épée limita son succés mais il sera à revoir avec intérêt.  Dorian Canton devant son public béarnais afficha sa determination et son courage, la mise à mort restant en deça. Yon Lamothe a raté sa sortie et de plus pecha avec les aciers  Manuel Perera se montra volontaire mais plus vert. Et comme il tua mal….  Voir le résumé vidéo de l'excellente novillada d'Arzacq 2018 avec en exclusivité les premières impressions du novillero Dorian Canton.  


 Magescq : Ouverture de la temporada 

 

Belle entrée, quasi lleno malgré le froid et la pluie à l’exterieur, aux arenes couvertes de Magescq pour cette novillada sans picadors. C'était le tout premier paseo de l'année 2018 en France. Malheureusement, les pensionnaires de Francisco Galache, s'ils étaient d'une présentation plus que convenable, lourds, ils ont déçu par manque de forces et de moteur.
Six erales de Paco Galache pour : 

-Manuel Diosleguarde (cian et or) : vuelta et silence
-Dorian Canton (rouge et or) : oreille et oreille
-Juan José Villa « Villita » (bleu nuit et or) : oreille et silence 

Le prix des organisateurs du Sud-Ouest au triomphateur de l’après-midi a été attribué à Dorian Canton. Le prix « Bernard Ménard » attribué par le club taurin de Magescq au novillero le plus méritant fut décerné à Villita.