Gamarde, fin de temporada 

 

Fiesta Campera au bénéfice des associations des visiteurs de l’Hôpital de Dax et Musica Esperanza, organisé par la Peña Taurine de Dax. Cinq novillos de la ganaderia Durand, mansos et violents sauf le troisième noble pour :
-Manuel Escribano : salut au tiers  -Alberto Aguilar : une oreille  -Pepe Moral : une oreille  -Denis Labarthe : deux oreilles  -Juan Molas : deux oreilles.
Manuel Escribano , très mal servi au sorteo, s'est fait spectaculairement prendre , sans mal heureusement, par le premier toro violent et querencioso dont il n'a pas pu tirer grand chose.  Alberto Aguilar coupe une oreille après une faena appliquée qui a manqué de lien entre les passes.
Pepe Moral a construit une belle faena, avec beaucoup d'élégance à un novillo noble. Il aurait mérité de couper deux oreilles.
Face à un novillo manso et violent, l'aficionado practico Denis Labarthe a construit une faena valeureuse et très appliquée. Il coupe deux oreilles chaleureusement fêtées par un public acquis à la cause du soustonnais.
Le dacquois Juan Molas avec application construit une faena élégante à un novillo noblote mais manquant de fond. Il clôt la temporada du Sud-Ouest en coupant deux oreilles. 


Rion des Landes : Rafaelillo et Juan Bautista 

 coupent deux oreilles chacun 

 

La temporada 2017 est sur le point de se refermer. Habituellement, cette fiesta campera, organisée par la peña Toro Blanco de Rion-des-Landes et la peña Créo Qué Si de Tartas, la clôture mais cette année elle se prolongera à Gamarde les Bains pour une autre fiesta campera. Ce rendez vous, toujours incontournable pour les aficionados, a connu cette année un gros succès populaire (9/10ème d’arène) malgré les températures fraiches (un petit degré) mais le cartel de luxe réunissant les triomphateurs du sud-ouest a conquit les aficionados. C’était sans compter non plus sur quelques bouffons qui amusèrent les spectateurs et réveillèrent leur attention en attendant le début comme au Moyen âge. Avant cela, une minute d’applaudissements fut respectée en hommage à Ivan Fandiño, présent l’an passé. Puis le maire de Rion remit à Juan Bautista la médaille de la ville. Les trophées sont anecdotiques et octroyés par les professionnels entre eux. Cinq toros/novillos des Frères Jalabert de présentation hétérogène, de comportements variés, justes de force et peu combatifs sous le fer et manquant de race. 

Rafaelillo (2 oreilles) reçut le premier novillo par des véroniques à genoux. On le sentit engagé et concerné face à un noble adversaire auquel il livra des séries rythmées et avec douceur. Il lia des séries de naturelles profondes de qualité. Il conclut d’une entière et obtint les deux oreilles. 

Juan Bautista (2 oreilles) affronta un adversaire faible et sans qualité mais avec une faena essentiellement gauchère. Il montra au novillo la marche à suivre avec classe et douceur, faisant même oublier le manque de force de son opposant. Il dut conclure avec le descabello. 

Emilio de Justo (1 oreille) reçut le Jalabert par des véroniques de classe et ajusta avec goût un quite par chicuelinas. Son adversaire montra peu de qualité mais le torero de Cacéres parvint à lier des séries intéressantes et personnelles. Il échoua avec les armes. 

Cristobal Reyes (1 oreille) débute depuis peu en novillada piquée et fut brouillon et brusque. Accueillant son adversaire à genoux, il montra une envie certaine mais également des lacunes techniques. 

Yon Lamothe (1 oreille) invita le torero Mathieu Guillon El Monteño à partager les banderilles avec lui. Le montois se montra à son aise. Lamothe débuta bien sa faena avant de perdre le fil face à un adversaire qui se décomposa. 

 

Vuelta a los toros pour Toreria 


Saint Sever : la classe d’Alejandro Mora 

et le triomphe de Miguel Aguilar 

 

Pour la 33ème semaine taurine et culturelle, la peña jeune Aficion de Saint Sever commence à avoir l’habitude de faire face à une météo capricieuse et humide. Le service de piste fut mis à contribution toute la journée pour tenir en état le ruedo. 

En matinée, les coquillas de Sanchez Fabres ont séduit les aficionados par leur caste et leur comportement pimenté. Bien présentés, ils mirent en difficultés les jeunes apprentis toreros français.  

-Adam Samira (ovation après 2 avis) l’arlésien fut le plus en vue de la matinée. Il toréa avec une certaine élégance et lia des séries intéressantes des deux bords. Il perdit les trophées avec les armes. 

-Anaïs Taillade (ovation) de l’école taurine de Béziers connut une matinée difficile. Trop verte pour affronter ce type de bétail, elle reçut de nombreuses volteretas mais se releva toujours avec beaucoup de courage et fit front malgré les carences. 

-Tristan Espigue (aplausos) de l’école taurine Rhône Aficion fut moins convainquant que l’an passé. Il resta en dessous de ses capacités. Il oublia parfois de toréer son adversaire en pensant d’abord à l’esthétique. Il connut également quelques difficultés aux aciers. 

-Nino (1 oreille) du centre français de tauromachie affrontait son troisième novillo de sa jeune carrière du haut de ses 14ans. Il reçut son opposant par de véroniques allurées avant de montrer de la volonté et lia des séries méritantes. Il coupa une oreille après une entière basse mais efficace. 

Le prix Félix Robert au triomphateur ne fut pas attribué. 

 Por la tarde 

 

L’après midi, après l’annonce des prix des critiques taurins du Sud Ouest et le traditionnel repas de l’aficion au Cloître des Jacobins, la météo fut plus clémente et les averses se sont faites plus rares. Peu de monde dans les gradins. A l’issue du paseo, une minute de silence suivie par El Silencio à la trompette pour un recueillement pour toutes les personnes disparues cette année. A l’issue de la course, Philippe de Lapeyre El San Gilen, qui prit son alternative à Arles en octobre 1992 et qui avait troqué l’or pour l’argent il y a de nombreuses années et actuel directeur et professeur de l’Ecole Taurine de Béziers s’est coupé la coleta. Erales de Navalrosal d’encaste Nuñez de présentation correcte, petits, justes de forces et manquant de caste, ne furent pas à la hauteur des coquillas de la matinée. 

- Alejandro Mora (1 oreille après avis) 

- El Lauri (silence après avis) 

- Yon Lamothe (ovation après 2 avis) 

- Miguel Aguilar (2 oreilles) 

Alejandro Mora, neveu de Juan Mora fut le plus en vue de la tarde. Il marqua les aficionados par sa toreria et ses naturelles de face. Face à un adversaire noble mais fade où la musique ne résonna pas à juste raison, il montra beaucoup de classe et prit petit à petit le dessus pour livrer des naturelles de hautes tenues, avec templé, mais pincha avec les armes. 

El Lauri se retrouva face à un animal difficile à fixer et cherchant les planches, le triomphateur des novilladas d’Andalousie fut discret et brouillon. 

Yon Lamothe,  le natif de Tartas reçut son adversaire par de véroniques ajustées mais qui montra rapidement son manque de force et son manque de combativité. Yon fut lui appliqué et sérieux, parvenant à sortir des séries méritantes. 

Miguel Aguilar, le jeune mexicain hérita d’un adversaire noble et avec du fond. Il lia des séries rythmées mais sans réellement commander la charge pourtant longue de son opposant. Son épée d’effet rapide fera tomber les deux mouchoirs généreux de la présidence. 

Le prix des organisateurs du sud ouest fut partagé entre Alejandro Mora et Miguel Aguilar. Le prix du triomphateur fut décerné à Miguel Aguilar. Le Prix « In vino veritas » pour le meilleur torero al natural fut logiquement attribué à Alejandro Mora. 

 

Vuelta a los toros pour Toreria 


 Fourques : Deux oreilles pour J. Banti… 

 

…une pour Tino Lopes, Javier Cortes et Baptiste Cissé lors de la fiesta campera aux profits de l’Ecole Taurine Rhône Aficion qui se terminera en nocturne après être allée de mas à menos pour diverses raisons avec A.Saroul et T. Espigue. Y furent combattus six novillos offerts par les ganaderos français, de morphologie et de comportement varié, meilleurs les deux premiers, François André et J. Giraud dans deux registres différents, compliqué le M. Barcelo, manso con casta celui d’El Campo, bon mais inédit le Tierra d’Oc de Mickael Fabre, decasté et sur la défensive celui de La Pampa

-Tino Lopes : Oreille – Jeremy Banti : Deux oreilles – Javier Cortes : Oreille – Baptiste Cissé : Oreille – Antoine Saroul : vuelta !!! – Tristan Espigue : Silence 

Pst : Gilles Raoux, ¾ d’entrée sous un soleil automnal avant la nocturne, arrivée en calèche des toreros pour le paseillo. Remise d’un souvenir à tous les participants à la fin du festejo par le président de l’école taurine, Jacques Giraud qui mit également la « main à la pâte » en piquant le 1er novillo. 

T. Lopes ouvrit la séance de la meilleure des manières avec un joli ensabanado de F. André idéal pour l’exercice. Réception allurée et quite parfumé pour le professeur après deux piques légères. La faena culmina à droite avec des séries liées, à gusto avant que l’arlésien ne se fasse bousculer après une jolie série de naturelles. Final droitier avec quelques gestes avant une mise à mort en trois temps. Oreille et applaudissements au novillo. 

J. Banti reçu joliment le sérieux J. Giraud qui se montra bravito au cheval avant d’afficher un bon fond de noblesse à laquelle il manquait juste un peu de classe. L’arlésien en tira un excellent parti, allant à mas avec un meilleur rendu à gauche avant de conclure de 4/5 d’épée libérant les deux mouchoirs blancs, la dépouille du novillo étant applaudit à l’arrastre. 

J. Cortes toucha un colorado de M. Barcelo qui le serra des les premiers capotazos avant de prendre deux piques anodines. Court et se retournant prestement il fallut tout le potentiel du madrilène pour en tirer de méritoires muletazos de meilleures tenues à gauche avant de conclure en trois temps. 

B. Cissé reçut son novillo d’El Campo d’une larga de rodilla avant que celui-ci se distingue face à Gabin Rehabi par trois belles arrancadas pour un tercio de pique applaudit. Le bayonnais banderilla assez approximativement avant de se retrouver face à un adversaire au tempérament affirmé, collant et aux retours félins sur les deux bords, qui le mit souvent en position délicate. Une belle épée au 2° essai et un coup de descabello mettront un terme au combat. 

A. Saroul recut le Tierra d’Oc de deux largas de rodillas et des capotazos décidés mais trop à l’arraché. Après deux légères rencontres il invita Dylan Raimbaud à banderiller avec lui et muleta en main il dut réaliser, que devant les toros, il y a un monde entre vouloir… et pouvoir. Trop impulsif il se fit prendre des le début de la faena par un novillo de bon fond qui méritait un toreo plus lissé, l’élève de T. Lopes parvenant au milieu d’un trasteo bien trop speed a lier une série convenable avant de conclure d’une demi-lame et une kyrielle de descabello… 

T. Espigue hérita d’un berrendo en jabonero qu’il réceptionna avec élégance avant de se faire accrocher par inadvertance et qu’il ne prenne deux puyas sans relief. Au dernier tiers el de La Pampa afficha son manque de race et se mit en mode défensif avec une certaine violence, ne permettant pas au jeune tarasconnais d’exprimer son toreo, avec un peu de mieux toutefois à gauche. Epée verticale et descabellos en guise de conclusion 


 Gimeaux : Deux oreilles pour Tristan Espigue… 

 

Une pour Javier Cortes et pour Cristobal Reyes qui ne convainquit personne, Maxime Solera touchant lui une alimaña de catégorie. A l’occasion de cette fiesta campera automnale du Fourmigo, la Monumental de Gimeaux avait enregistré un lleno pour les debuts en piquée de la jeune ganaderia El Campo. Trois novillos et un becerro avec du physique et un comportement varié, compliqué le 1er, avisé et dangeureux le second, excellent le 3° et de tres bonne tenue le dernier….. 

-Javier Cortes : Oreille -Maxime Solera : Silence après avis -Cristobal Reyes : Oreille -Tristan Espique : Deux oreilles 

Pst JY Planell, distraido. Soleil et vent violent et de plus en plus froid. Plein, hommage à J. Cortes à l’issue du paseillo, vuelta du ganadero, Virgile Alexandre, en compagnie de T. Espigue après la mort du 4° 

Le 1er, aux cornes un peu trop retouchées, même pour une fiesta campera, se montra court et felin sur les deux rives avec un peu plus de fond à gauche. Il poussa à la une, faisant tinter ler etriers à la seconde avant une faena technique et appropriée de J. Cortes qui l’ameliora un peu, surtout à babord avant de conclure d’une entiere. 

Le second vint à Gimeaux avec les idées peu claires. Il le montra des ses rencontres avec Gabin et le confirma tout au long de la guerre de tranchée qu’il imposa à Maxime Solera, qui sous la menace permanente d’un novillo qui cherchait l’homme et pas le leurre, parvint à placer quelques muletazos plus que meritoires. Face à un adversaire qui, au final,  anticipait ses gestes et se jetait sur lui, le novillero de Fos sur Mer eut bien du mal à conclure. 

Le meilleur El Campo de l’après-midi fut pour Cristobal Reyes qui passa à coté, au sens propre comme au sens figuré, d’un excellent novillo, applaudit de salida, qui alla à mas lors de ses trois rencontres avec la cavalerie et qui s’avera mobile et noble au dernier tiers. Le jerezano en tira de belles series sur les deux cornes mais en restant profilé avant d’en finir d’une lame verticale au 3° essai…

Face à un excellent becerro, T. Espigue afficha son profil des les premiers capotazos et un joli quite après une seule puyazita bien prise. Face à un adversaire noble et mobile, le jeune tarasconnais offrit les muletazos les plus aboutis de l’apres-midi toreant avec relachement par moment et y ajoutant quelques zestes parfumés. Il concluera d’une épée approximative au 2° essai et d’un descabello, invitant le ganadero a partager son tour de piste.


 Samadet : Marc Serrano organisateur et triomphateur du festival caritatif 

 

Vuelta pour un novillo de Casanueva. La peña Al Violin de Samadet, accompagnée de Marc Serrano et Didier Cabanis organisaient leur second festival caritatif au profit du service pédiatrie de l’hôpital de Mont de Marsan. Ce festival a pour but de reverser les bénéfices au service de pédiatrie afin de pouvoir offrir aux enfants atteints de maladies graves un confort de vie comme les voyages, les animations, matériels, jeux… Le public ne s’est pas déplacé autant que l’an passé, un tiers d’arène environ. Malgré que les arènes soient couvertes, la température a rapidement chuté mais ont permis de rester au sec. Tous les novillos furent offerts par les éleveurs et toutes les cuadrillas sont venues gratuitement. Des novillos de Las Dos Hermanas, Virgen Maria, Le Lartet, Cuillé et Casanueva qui fut primé d’une vuelta posthume et un eral de Cuillé

Morenito de Maracay (sifflets) le vétéran vénézuélien n’était visiblement pas prêt pour reprendre du service et faire sa despedida française. Ancien banderillero, il fut hier inédit dans ce domaine alors qu’une partie du public « ancien » l’attendait. Il fut complètement dépassé par l’exemplaire de Patrick Laugier sans défaut particulier, pliant bagage sans faire de passe. 

Marc Serrano (1 oreille) l’organisateur fut le plus en vue de la tarde, il reçut le novillo de Virgen Maria par de véroniques allurées, bonne lidia pour deux rencontres avec la cavalerie montrant des signes de bravoure. Marc profita ensuite de la noblesse de son adversaire pour livrer une belle prestation, lia des séries ajustées sur les deux bords. La meilleure faena de la tarde.  

Octavio Chacon (1 oreille) hérita d’un exemplaire très bien fait du Lartet mais compliqué et brusque face auquel Octavio Chacon se montra volontaire et arracha quelques muletazos méritants mais fut parfois brouillon. 

Eduardo Gallo (1 oreille) fut la seconde déception de l’après midi. Face au novillo de Philippe Cuillé, il resta discret, ne parvenant pas à prendre le dessus malgré son expérience et reçut même une voltereta. 

El Galo (vuelta) le jeune frère Lagravère hérita d’un bon novillo de Casanueva de Guillaume et José Bats, bravito sur la première rencontre puis montrant beaucoup de mobilité et de fond. El Galo lia des séries rythmées mais manquant de douceur et de domination. Il pincha avec les armes et effectua une vuelta en compagnie des ganaderos. 

BernaValencia “José Antonio Valencia” (1 oreille) le jeune vénézuélien fut dépassé par son adversaire de Cuillé. Il banderilla sans brio, manqua encore de technique pour conduire son adversaire. Néanmoins il fut volontaire et ne baissa pas les bras en s’engageant à l’estocade.

 

Vuelta à los toros pour Toreria 


 Bouillargues : Le R. Durand mais surtout l’A. Tardieu pour deux moments importants 

 

Un soleil estival, des arènes pleines pour une novillada sans picadors et un public qui se retira enchanté de son après-midi. Quand le sérieux est là, le résultat suit…. Et la désormais traditionnelle novillada de La Embestida en est la preuve. Six becerros tres bien présentés de six élevages français avec un physique et un comportement varié, supérieurs les deux cités dans le titre, encasté et très exigeant le François André à l’inverse du Turquay, sans classe le Giraud, manso et decasté celui de La Paluna. En face les trois becerristas ont fait l’effort, même si El Rafi, qui a atteint une certaine aisance en oubli parfois les fondamentaux mais aucun n’a «mis» une épée de toute l’après-midi, récoltant des avis à défaut d’oreilles. Remise des trophées en soirée, les prix allant fort justement à « Lunero » d’Alain et Frédérique Tardieu et à Dorian Canton de l’ecole taurine Adour Aficion. 

-Dylan Raimbaud (noir et or) Salut après avis et vuelta après avis 

-El Rafi (canne et or) Vuelta après avis et silence après deux avis 

-Dorian Canton (sang et or) Vuelta après avis et silence après avis 

Pst : Y. Perbost, minute de silence à la mémoire des toreros, ganaderos et aficionados récemment disparus. Salut du banderillero Morgan Garcia, «Morandilla» au 6° 

Devant un adversaire, le François André, mansote mais encasté et tres exigeant qui cherchait le pourtour, D. Raimbaud réussira a lier quelques derechazos corrects entrecoupé d’une volterta sans conséquences, le coté gauche s’avérant plus problématique tout comme la mise à mort. L’arlésien hérita ensuite du Tardieu, le meilleur becerro de l’après-midi, brave, noble avec beaucoup de présence et de transmission, ne laissant passer aucune faute. El Rafi au quite, El Merenciano aux banderilles et surtout Dylan en cours de faena en feront l’expérience. L’élève de Tino Lopes se fera déborder à la cape mais trouvera sa place en liant d’excellentes séries droitières, moins conséquentes à gauche avant de souffrir une violente voltereta, heureusement sans mal apparent. Il y revint plus que déterminé et malgré la douleur, administra de vibrantes séries de la main droite, profitant des grandes qualités de son adversaire ovationné à l’arrastre après une mise à mort en plusieurs essais. 

El Rafi se montra à l’aise tant à la cape qu’aux banderilles pour lesquelles il fut ovationné deux fois. Face à un Turquay qui cherchait les tablas, tardo et manquant de race, il lia quelques jolies séquences droitières et des muletazos gauchers un par un de bonne facture avant de connaitre l’échec à l’épée. Le Jacques Giraud se laissa bien faire sur les séries initiales mais sans humilier ni se fixer, un certain genio prenant peu à peu le dessus jusqu’à déborder le nîmois en fin de parcours pour avoir omis de lui imposer sa muleta avant de connaitre à nouveau une mise à mort à épisodes au cours de laquelle, F Leal se retrouva au sol en fâcheuse posture. 

Superbe d’allure, le Rolland Durand le sera aussi par son comportement avec un fond de mansedumbre mais de la tres bonne caste, de la noblesse et de la classe. D. Canton saura lui en tirer des séries abouties sur les deux pitons même si sa faena fut assez irrégulière et finira en tablas avec son adversaire pour des luquesinas précédents une mise à mort assez laborieuse. Ovation au novillo après pétition de vuelta. Le protégé de Richard Milian toucha en dernier un becerro de La Paluna, manso et decasté qui trouva refuge prés d’un burladero et n’y decolla point. Le landais réussit à lui extirper, dans son terrain, plusieurs bons enchainement droitier avant de s’égarer à nouveau avec les aciers.


 Mont de Marsan : Emilio de Justo frole le grand triomphe face à d’intéressants Victorinos 

 

Pour la dernière corrida de la temporada et la première organisée par la jeune peña Cap Aficion aidé par la peña La Tumade, le temps n’était pas de la partie. Mais il en fallait plus pour décourager les organisateurs et les aficionados qui ont pris l’habitude de venir voir la mythique ganaderia du sorcier de Galapagar. Pluie en matinée uniquement pour la fiesta campera et ciel couvert en soirée. Environ ½ arène. A l’issue du paseo, les critiques taurins du Sud Ouest ont remis le trophée du Triomphateur 2016 à Emilio De Justo ainsi que le Trophée « Coup de Cœur » à Baptiste Bordes qui avait écarté les six toros de Victorino.

Emilio de Justo montra encore, qu’il est le spécialiste et le meilleur torero pour affronter le bétail de Victorino. Combattant avec élégance, son bilan comptable n’est pas à la hauteur de sa prestation pour avoir faillit avec les armes. Mathieu Guillon fut appliqué mais discret et sur la réserve. Manolo Vanegas montra qu’il faudra compter sur lui l’an prochain. Toros de Victorino Martin bien présentés dans le type de l’encaste, de comportement varié, intéressants, exigeants manquant parfois de transmission. Plutôt discret sous le fer. Bravito le cinquième. 

- Emilio de Justo (blanc et or) Salut et oreille après avis 

- Mathieu Guillon « El Monteño » (bleu electrique et or) Silence après avis et salut 

-Manolo Vanegas (Bordeaux et or) Salut après avis et oreille 

Emilio de Justo reçut le premier toro par véroniques où le toro jeta les pattes en avant. Après trois rencontres discrètes, le toro se montra vite exigeant et court de charge. Emilio de Justo fit front sans reculer parvenant à imposer sa loi avec élégance et détermination. Il pincha à l’épée et dut se contenter d’un simple salut. Le ton était donné. Face au quatrième qui manqua un peu de force et qui fut économisé au premier tiers, Emilio atteignit par moment la perfection. Il commanda la charge, imposa au toro la marche à suivre avec temple et classe. Il fut auteur d’une série de naturelles sensationnelle en fin de faena, classe, relâchement, temple, profondeur qui fit rugir les arènes du Plumaçon. Il logea une épée foudroyante mais malheureusement à la troisième tentative qui le priva de la sortie à hombros. 

Mathieu Guillon « El Monteño faisait son retour dans les arènes de Mont de Marsan après son alternative compliquée en 2012. Face au bon second, il se montra peu à l’aise et manqua de confiance en lui. Subissant à la cape, il montra néanmoins de l’enthousiasme aux banderilles où il invita Manolo de los Reyes. Il ne parvint pas à lier les passes qu’il donna timidement une à une et pincha à plusieurs reprises à l’estocade. Face au cinquième, le plus lourd de la tarde, il s’appliqua dans la lidia et permit de laisser voir un fond de bravoure sous le fer de José Manuel Sangüesa, qui remporta le prix du meilleur picador. Il banderilla mieux qu’à son premier passage et l’on pensa alors qu’il allait prendre confiance mais il resta encore sur la défensive et laissa le public indifférent malgré une entière efficace. 

Manolo Vanegas, face au fade troisième, se montra appliqué et lia des séries de qualités avec douceur mais sans transmission à cause du manque de fond de son adversaire. Face à l’exigeant sixième, « Matematicas » qui posa des problèmes sérieux auxquels il fallait un certain métier pour les résoudre, le jeune venezuelien se livra dans le combat, reçut une voltereta au théorème de Thalès mais résolut les équations avec un savoir faire digne des meilleurs. 

Emilio de Justo remporta le prix du triomphateur, et sa cuadrilla reçut le prix de la meilleure lidia. José Manuel Sangüesa de la cuadrilla de Mathieu Guillon reçut le prix du meilleur tercio de piques. 

Vuelta a los toros pour Toreria

 En matinée, Yon Lamothe coupe une oreille face à un eral du Lartet primé d’une vuelta posthume 

La fiesta Campera s’est déroulée sous une pluie fine et devant environ 250 personnes.
Dorian Canton écouta le silence après avoir trop tarder avec les armes face à un intéressant eral d’Alma Serena. Yon Lamothe livra une bonne faena rythmée face à un excellent exemplaire du Lartet de Paul et Jérôme Bonnet qui fut piqué à sa demande comme en tentadero. Oreille pour Yon Lamothe et vuelta au novillo. Par la suite les élèves de l’école taurine Adour Aficion ont tienté chacun leur tour face à 2 vaches du Lartet et Alma Serena. 

Vuelta a los toros pour Toreria


 Les Saintes Maries de la Mer : Deux oreilles et la queue pour Mehdi Savalli

  

En l’absence de Sébastien Castella, blessé hier au poignet à Madrid, l’arlésien s’est imposé comme le patron de ce cartel 100% français. Un vent de fraicheur est venu avec El Rafi qui remplaçait le maestro biterrois, les autres assurant leur poste, même s’il l’on peut regretter un manque de ces petits gestes qui font le plus lors d’un tel festejo. 

Une journée taurine solidaire avec les écoles taurines françaises, réunissant comme l’année dernière les deux traditions taurines espagnoles et camarguaises, organisée par l’Association El Mundillo et Sébastien Castella, excusé absent, qui débuta par un festival de six abrivados au départ de la plage dont une menée par les toreros du Festival et les ganaderos, tandis que la structure gonflable d’Happycionados accueillait les enfants… L’après-midi, dans les arènes, le festival taurin en hommage à Nimeño II s’est déroulé sous une continuelle pluie fine, ce qui nuit à la taquilla, tout comme l’absence de Castella, environ ¼ d’arenes sous les ponchos. 

Ont été combattus, dans l’ordre un novillo de la ganaderia de Dos Hermanas (Patrick Laugier), un Gallon, un Cuillé, un Antonio Banuelos (offert par Marie Sara), un Tardieu Frères et un Malaga (P.H. Callet). Tous ont fait honneur à leur devise et ont permit aux toreros de s’exprimer avec un plus pour le Banuelos et le Malaga. 

-Swan Soto: Oreille -Gildas Gnafoua «Diamante Negro» Oreille -Jonathan Veyrunes Oreille -Mehdi Savalli Deux oreilles et queue -Jeremy Banti Salut -Rafael Raucoule «El Rafi» Oreille 

Pst : Alex Clauzel, temps gris et pluvieux. Hommage à Nimeño lors du paseillo qui s’est déroulé au milieu d’une haie faite par les élèves des différentes écoles taurines. 

Quel plaisir de retrouver Swan Soto, qui n’a rien perdu de son toreo artistique et raffiné, qu’il exprima avec beaucoup de temple et d’élégance devant un excellent novillo de P. Laugier, qui infligea….. une estafilade au calzona du nîmois. Oreille après une entière. 

Même sentiment pour Diamante Negro qui, lui aussi, retrouva ses sensations face à un noble novillo des Frères Gallon, se montrant très à gusto pour distiller quelques gestes très personnels, accompagnant son adversaire dans sa querencia avant de tuer en trois acte, ce qui n’empêcha pas l’octroie d’un pavillon. 

Face à un Cuillé collaborateur Jonathan Veyrunes réalisera de belles séquences sur les deux rives, de meilleures tenues à gauche, avant de tuer au second envoi. 

Décidé et varié à la cape, Mehdi afficha d’entrée ses prétentions avant d’être ovationné pour son tercio de banderilles. Début de faena par cambiadas au centre bien rematées et à la première série, le Bañuelos prendra violemment l’arlésien, qui reviendra le costume en lambeaux et la muleta por delante… Les séries seront liées avec entrega face à un excellent novillo dont il tira un tres bon parti avant de loger une entière, un peu longue d’effet. 

Jeremy Banti affichera son toreo esthétique et alluré devant un noble Tardieu, manquant d’un peu de transmission, et ce sur les deux pitons. Hélas pour l’arlésien, l’épée ne fut pas au rendez-vous. 

Pour un 1er novillo piquée, El Rafi, élève du CFT de Nîmes, a justifié pleinement son inclusion dans ce cartel, face il est vrai à un excellent novillo du fer de Malaga, transmettant beaucoup, d’autant que le jeune nîmois se le passa au plus prés du corps. De très bonnes séries sur les deux bords avec beaucoup d’allure ont apporté un air de fraicheur, la mise à mort lui faisant perdre la seconde oreille. 


 Vic Fezensac : Manuel Diosleguarde remporte le trophée Toros y Vinos 

 

La journée taurine, Toros y Vinos, organisée par le Club taurin Vicois dans le cadre de la fête de la Saint Matthieu, s’est déroulée sous un temps maussade et frais qui a obligé les organisateurs à s’adapter. La fiesta campera qualificative entre Dorian Canton et El Rafi a été annulée en matinée et les deux jeunes toreros firent directement le paseo l’après midi. 

La Gascogne était en fête avec la participation des producteurs locaux pour des dégustations de vins et produits locaux. Peu de monde dans les gradins (environ 300 personnes) pour la novillada non piquée. Quatre erales du fer de l’Astarac, propriété de Jean Louis Darré bien présentés, compliqués et de jeu varié. 

- Carlos Enrique Carmona (bleu nuit et azabache) Silence après 2 avis 

- El Rafi (cannelle et or) Oreille 

- Manuel Diosleguarde (bleu piscine et or) Oreille 

- Dorian Canton (vert et or) Salut après avis 

Carlos Enrique Carmona, jeune madrilène de l’école taurine Martial Lalanda fut en difficulté. Il tenta de recevoir à porta gayola le premier eral où il reçut une première voltereta sans gravité. Sa faena débuta par des passes cambiadas au centre de la piste et fut approximative, sans grande qualité. Il enchaîna les séries sur les deux bords sans plus value dans un silence de plomb. Peu convainquant, il fut accroché puis reçut un second accrochage durant le tercio de banderilles au toro de Diosleguarde et un troisième accrochage lors d’un quite au toro de Dorian Canton. 

El Rafi  reçut son opposant par une série de véroniques rythmées. Après un quite serré de Diosleguarde par chicuelinas, El Rafi banderilla de façon aléatoire et excentré. Il débuta parfaitement sa faena avec douceur et toreria. Mais son adversaire baissa rapidement de régime, manqua de fond et Rafi fut alors plus brouillon et moins dominateur. Il logea une épée sur le côté et obtint un trophée généreux. 

Manuel Diosleguarde reçut par des véroniques allurées son adversaire qui répéta de suite dans la cape mais avec une tendance à fuir et à chercher les planches. Le torero de Salamanque parvint à le retenir dans sa muleta, toréa à mi hauteur et lia des séries méritantes avec application malgré la mansedumbre du novillo. 

Dorian Canton hérita d’un adversaire qui montra plus de fixité et de noblesse que ses frères. Il trouva de suite le sitio et lia des séries de belles factures, alliant classe, temple tout en commandant la charge de son opposant. Il réalisa la meilleure faena de la tarde mais perdit les trophées avec les armes où il fut en difficulté et long. Il dut se contenter d’un simple salut. 

Le prix Toros y Vinos 2017 fut attribué à Manuel Diosleguarde Le prix de la meilleure faena fut attribué à Dorian Canton 

Le prix des organisateurs du Sud Ouest à El Rafi (Vuelta a los toros pour Toreria)