Vauvert – Les Prieto… a la calle 

 

La fête n’a pas été à la hauteur des espérances. Un tiers d’arène avec un temps très ensoleillé pour l’encerronada de Francisco Javier Sanchez Vara devant six exemplaires de la ganaderia de Prieto de la Cal en présence du ganadero et de sa mère. Bien présentés mais manquant de force ce qui impliqua de nombreuses chutes. 

-Francisco Javier Sanchez Vara  (gris plomb et or) - salut 1/3 - silence - silence - 1 oreille - silence - 1 oreille 

Sobresalientes – Enrique Chapura et Pedro Marin 

Le premier de l’après midi est plutôt réservé à la réception au capote. Un contact avec la cavalerie et un picotazo seront le seul châtiment. Une faena essentiellement droitière en économisant son adversaire pour éviter les chutes. Une entière un peu basse mais efficace lui permet de saluer. Son second sort très vif des chiqueros mais baisse de régime rapidement après ses deux rencontres avec le lancier en chutant à chaque reprise sous le cheval. Quelques passes et le bicho confirme sa grande faiblesse. La faena se termine rapidement par une entière. Le troisième donne dés la sortie du toril des signes de mansedumbre en fuyant systématiquement la cape. Par contre avec la cavalerie il s’emploie bien par trois fois. Sans option pour exécuter une faena liée, quelques naturelles, une corne droite à éviter et une estocade en plusieurs essais viennent à bout de cet adversaire. e quatrième de la tarde est reçu par une larga de rodilla. Par précaution, Sanchez Vara demande le changement après la première et unique pique. Après le brindis à sa cuadrilla française composée de Rafaël Canadas, El Santo et José Gomez il entame une faena par doblones puis de bonnes passes sur les deux rives d’ou ressortent quelques naturelles du meilleur goût. Une tentative de récibir échoué puis une lame entière lui permettent de couper sa première oreille. Son cinquième, magnifique, est le plus charpenté de la tarde. Il est lui aussi très faible et s’ankylose du train arrière après une demie vuelta de campana. Il ne se livre pas totalement dans la muleta du maestro de Guadalajara. Malheureux aux aciers, un nouveau silence s’installe sur les gradins. Le dernier de l’après midi est plus léger. Apres réception par larga et quelques capotazos intéressants l’animal est mené au cheval ou il fait tinter les étriers car il se défend plus qu’il ne combat. L’atmosphère se réchauffe avec le deuxième tiers par le saut à la garrocha de son péon El Peque suivi d’une paire de banderilles au quiebro de la chaise. La faena plutôt droitière est intéressantes mais le bicho ne tiens pas la cadence. Quelque desplantes et une mort en deux temps lui font engranger une deuxième oreille synonyme de sortie par la grande porte. 

 

Roberto El Sobresaliente


 Feria de La Crau 

 

Excellente entrée avec le J Giraud et O. Chacon…. 

 

La suite du menu s’avérant bien plus insipide, seul le Jalabert ressortant de cette corrida de competencia mais qu’un accident de lidia rendit handicapé, l’empêchant de s’exprimer en toute plenitude… Des quatre autres ont retiendra les tercios de piques du Tardieu et du Yonnet mais qui finiront éteint au dernier tiers, le Granier et le Pages-Mailhan manquant de pas mal de chose…. Coté torero, Octavio Chacon se montrera à son avantage tout comme Javier Cortes, decidé et appliqué mais qui ne tue toujours pas. Quant à Perez Mota il était aux abonnés absents…. Sont sortis dans l’ordre un Jacques Giraud, un Granier, un Tardieu Frères, un Jalabert Frères, un Pages-Mailhan et un Yonnet, tous très bien présentés, avec moins de tamaño chez le 3°, le dernier ressortant du lot…. 

-Octavio Chacon (blanc cassé et or) Vuelta et silence après avis 

-Manuel Jesús Pérez Mota (papier buvard et azabache) Silence et silence 

-Javier Cortes (rouge et or) Timide salut et timide vuelta après avis 

Pst J. Boyer, grosse demi-arene, temps ensoleillé puis frisquet sur la fin. Salut de Marco Leal au 3° et ovation pour les picadors Rubito (3°) et Gaben (6°) 

Jacques Giraud présentait pour la première fois un toro en corrida et ce fut la bonne surprise du jour. Il prit deux belles rations de fer sans se faire prier, poussant certes sur une seule corne. O. Chacon l’entreprit de la meilleure des manières pour lier d’excellentes séries sur le deux cornes, profitant de la noblesse allurée de son adversaire, le gardant dans sa muleta malgré une légère tendance à la querencia. L’épée, basse et arrière lui ôtant tout espoir de trophée… Superbe réception du Jalabert qui ira au cheval par trois fois mais avec une tendance à le contourner, sortant du premier assaut en claudiquant de la main droite. Montera vissée sur la tête, O. Chacon tentera de lui faire oublier son handicap, mais les génuflexions et les charges forcement désordonnées ont contrarié la « trop » longue faena du gaditano qui de plus tua approximativement…. 

Perez Mota ne fut pas le plus heureux au sorteo mais il ne montra pas en cette 1ere corrida de feria de réelles prétentions pour s’y imposer. Le Granier ira trois à la cavalerie mais sans s’y attarder et ne s’emploiera jamais, par manque de race, dans la muleta, les deux allant vite à menos. Le Pages-Mailhan s’affichera par trois belles arrancadas au cheval mais sans suite avant d’errer deslucido et decasté dans le leurre distant du torero d’El Bosque dont on retiendra seulement l’estocade du jour

Le Tardieu s’emploiera par trois fois sous des piques parfaitement ajustées vant aux deux protagonistes une belle ovation… Hélas au dernier tiers et malgré l’implication et les efforts appliqués de J. Cortes, il s’éteint progressivement… Le tercio de pique le plus spectaculaire est à mettre au crédit du tio de Yonnet qui poussera, s’élança de loin et avec forces sur le cheval par trois fois….faisant douter les banderilleros avant que le madrilène ne se retrouve dans le même cas de figure, muleta en main… Ses efforts étant aussi annihilé par un mauvais maniement des armes….

 Oreille et trophées pour D. Canton 

 

Le protégé de Richard Milian, qui remplaçait C. Hardoux, jugé trop vert par son professeur, s’est vu attribué la seule oreille de cette novillada de l’ACCM et a remporté les prix mis en jeu, dont une muleta offerte par l’UCTPRicard…. Devant une entrée familiale, les quatre becerros des Frères Granier, ont remis, si l’on peut dire, les choses à leur place, meilleurs les deux premiers, mansito et distrait le 3°, plus compliqué le dernier, applaudis les deux premiers…. 

-Geoffray Chastel « El Père » (alu et réglisse) Salut 

-Lucas Minaña (rouge et or) Silence après 3 avis

-Dorian Canton (vert et or) Oreille 

-Antoine Saroul (vert olive et or) Salut !!!!! 

Pste G. Bortollin, temps gris et froid, remise des prix en piste à l’issue de la novillada. 

El père de C.F. de Tauromachie de Nîmes, hérita d’un eral noble et mobile qui aurait mérité une muleta plus affirmée, au lieu d’un accompagnement qui eu de plus en plus de mal à contenir les charges du Granier. 

L. Minaña de l’Ecole Taurine de Béziers, dessina les plus jolies séquences en début de cycle mais sans peser sur l’excellent becerro qui lui échut, ce qui lui valut un final beaucoup plus décousu avant de sombrer les armes à la main… 

D. Canton, d’Adour Aficion, se montra à son avantage des les capotazos initiaux, arrivant, surtout à gauche à intéresser et à canaliser son adversaire avant un final par luquesinas, l’épée dressé sur le sable, une épée dont un tiers suffira a venir à bout de son Granier.. 

Le 4° sortit allumé, A. Saroul (Ecole Taurine d’Arles), qui remplaçait El Azabache blessé, lui était branché sur le 380 volt, toute connexion s’avérant dans ses conditions impossible, le becerro apprenant vite, dans ces conditions le Cossio et ses annexes, ce qui valut au jeune nîmois une sévère cogida sans conséquences avant de pincher al recibir et de conclure d’un bajonazo….

 1er prix de physique…. 

 

Le lot de cinqueños des Freres Gallon avait un physique irréprochable. Des toros bien faits, astifinos, mais la corrida n’est pas un concours de beauté et hier, derrière une présentation exceptionnelle, ce fut le vide…. Un manque de forces, de fond qui éteignirent l’option noblesse et générèrent de l’ennui durant toute la course, la seule séquence d’émotion étant du à la partition de toreo encimista de Juan Leal face au 2°…… Le temps gris et un vent glacial n’arrangeant rien à l’affaire pour le public qui garnissait au 3/5 les arènes….. Six toros qui sortirent sous les applaudissements, qui allèrent tous par deux fois au cheval par de jolies arrancadas, seul le 5° y mettant moins de cœur, et ou ils furent piqués à l’économie…. Morenito de Aranda put distiller quelques séries devant le 1er, J. Leal appliqua son toreo au 2° mais ne put récidiver devant le 5° qui tricotait et F.J. Espada, sans option, se montra plus qu’insuffisant avec l’espada… 

-Jesús Martínez Barrios « Morenito de Aranda » (sparadrap et or) Silence après avis et silence après avis 

-Steven Groul « Juan Leal » (Bleu électrique et or) Salut après avis et silence après avis 

-Francisco José Espada (bleu Gordini et or) Silence après avis et silence après avis 

Pst Ph Kugener. Salut de Marco Leal au 2° 

Morenito de Aranda s’appliqua pour tirer le meilleur parti du toro d’ouverture, usant d’une muleta efficace et allurée qui fit illusion, mais l’opposant ôta toute emotion a une faena conclue en deux temps. Le 4° chuta entre ses deux rencontres avant de s’avérer invalide pour la suite des opérations. A nouveau le torero d’Aranda del Duero mit beaucoup d’application à son travail pour tenter de faire oublier l’handicap au cours d’un trasteo homéopathique…. Mise à mort en 2 temps… 

J. Leal était décidé à briller, il reçut son 1er par delanteras et initia sa faena les deux genoux en terre…. Le Gallon montrant vite ses limites, l’arlésien se justifia par un toreo de proximité sur les aigus de Turronero, apportant un peu d’émotion au public déjà transit… Ses mises à mort lui ôtèrent toutes possibilités de trophée… Il voulut récidiver avec le 5°, le plus compliqué du lot et jouant les escrimeurs, et forcement la connexion ne se fit pas et tout ira à menos, terminant d’une belle épée au 2° essai. 

Espada hérita d’un Gallon qui flancha très vite sur la main gauche et arriva fort handicapé au dernier tiers, le madrilène s’essayant à jouer les infirmiers avant un bajonazo final… Encore plus invalide, le dernier ne lui proposait aucune possibilités de succès et il insista plus que de raison devant des gradins en partie désertés avant de s’éterniser les armes à la main….. 


 Mugron : Baptiste Cissé et Angel Sanchez coupent une oreille chacun 

 

Le soleil fut une nouvelle fois au rendez-vous pour la traditionnelle novillada de la peña taurine mugronnaise. Les arènes de Condrette furent remplies aux 9/10. Avant le paseo, le jury constitué de personnalités de la corrida et de la course landaise ont remis les prix du 17ème concours des nouvelles taurines. Paseo retardé de 5min afin de laisser rentrer tout le monde. Une minute de silence fut respectée en la mémoire d’Henri Emmanuelli. L’organisation annonça au micro que des novillos se sont escobillés au débarquement. La présidence écourta trop souvent les tercios de banderilles à deux paires seulement. 

Les novillos d’El Añadio, d’origine Santa Coloma de la lignée de Coquilla et Buendia, ne sont pas venus en collaborateur. Leur comportement exige beaucoup de techniques. De présentation correcte, costauds, les novillos ne se livrèrent pas et manquèrent de caste, exigeants et compliqués, posant des difficultés aux jeunes piétons. Ils se défendirent sous le fer sans bravoure. 

- Angel Sanchez (rouge et or) ovation et oreille 

- Jésus Enrique Colombo (bleu gitane et or) silence et silence 

- Baptiste Cissé (magenta et or) oreille et ovation

Angel Sanchez  reçoit discrètement le premier novillo qui tenta de rejoindre le callejon sans succès. Il met la tête dans la cape mais ne s’emploie pas sous le fer. Exigeant, Angel Sanchez fait front mais sa faena est irrégulière, parfois le novillo rentre bien dans le leurre en humiliant mais, à la passe suivante, coupe vite sa trajectoire. Face au quatrième qui effectua une vuelta de campana entre les deux piques, sans conséquence, le madrilène entame bien sa faena mais manque un peu de domination. Le novillo va à menos et réduit considérable ses charges. Il conclut d’une entière tombée récompensé d’un trophée généreux. 

Jésus Enrique Colombo dut attendre de longue minute avant de voir sortir son premier adversaire, peu emballé à rentrer dans le ruedo. Après deux piques mal administrées, le vénézuélien reste approximatif aux banderilles. Le novillo est avisé et ne se livre pas. Colombo essaye de le soumettre à bâbord mais sans conviction. Face au cinquième, il resta sur la défensive comme son adversaire et abrégea sans combattre. 

Baptiste Cissé fut appliqué toute l’après midi pour sa première prestation en novillada piquée, écoutant les nombreux conseils de son mentor. Il y a bien sûr plus facile pour débuter. Il construit petit à petit sa faena face à un adversaire sans fond. Son épée engagée et en place lui valut un trophée de sympathie et d’encouragement. Il reçoit l’ultime par une belle série de véroniques. Mal piqué, le novillo donna de nombreux coups de tête au peto montrant son manque de bravoure. Compliqué et avisé à droite, Baptiste Cissé tentera de le soumettre à gauche mais son toque manque un peu de persuasion. Pinchazo suivi d’une entière d’effet rapide.

 

 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


 Triomphe de L. Hernandez : 3 oreilles 

 

Une pour le portugais Joao Moura et journée sans pour L. Vicens 

 

Première bonne surprise, une superbe entrée pour voir les figuras del rejoneo de demain, et, si cela peut être considéré comme une surprise, la grosse actuacion de Leonardo Hernandez, surtout face à son 1er. Joao Moura repartira avec un juste trophée tandis que la jeune nîmoise connaitra une matinée sans éclats… Pour cette corrida de rejon, six toros de Fermin Bohorquez, arreglés pour une corrida à cheval, homogènes de type, donnant du jeu, plus ou moins intéressant selon leurs forces, meilleurs les 1er, 2°, 5° et 6° 

- Joao Moura hijo : Oreille et salut 

-Leonardo Hernandez : Deux Oreilles et oreille 

-Lea Vicens : Salut et silence 

Pste: A. Gueyraud, trois gros quarts d’arènes sous le soleil et un vent peu gênant pour le rejoneo 

Face à l’excellent 1er, J Moura se montrera à un tres bon niveau, brillant particulièrement aux banderilles avec « Aquiles » et « Kleber » avec des poses ajustées, des courtes dans le berceau et des adornos pour faire grimper l’impact. Et comme il tua bien…. Son second, plus juste de forces avec quelques génuflexions ne lui permit pas le desquite malgré l’excellent tercio sur Colombo… 

L. Hernandez fit d’entrée monter l’adrénaline avec « Xarope » et un temple millimétré à faire pâlir tous les métronomes de la planète avant d’y ajouter le spectaculaire et le poder avec un énorme « Sol » et ses sauts à la Saumur, avec lequel il clouera un rejon sin puntilla au second essai…. Il faillit se faire surprendre par le 5° aux charges moins régulières, ses tercios de banderilles étant entrecoupés d’une glissade spectaculaire à la tête du toro, sans conséquences si ce n’est de couper l’élan de sa prestation. Il y revint en forces avec de nouveau « Sol » pour un final enlevé… 

Difficile pour Léa Vicens de passer dernière L. Hernandez et face à un adversaire moins coopératif. Elle connut donc une première actuaccion en demi-teinte, avec quelques bonnes séquences éparses. Compliqué d’entrée, le sixième, tardo et distrait, entrera peu à peu dans le jeu de la jeune nîmoise qui saura le régler au poil, le menant même a mas au cours de sa faena, culminant avec « Gacela » et « Betico »…. Quelques maladresses avec le rejon de mort lui ôteront tout espoirs de récompenses. 


 Le triomphe d’A. Salenc 

 

Oreille pour A Younes et salut pour Tibo Garcia

  

 

Hyper motivé et très novillero dans l’âme, le protegé d’O. Barratchar à sans ambigüité, conquit les arènes d’Arles avec trois oreilles dans son esporton. A. Younes aurait pu l’accompagner dans sa sortie à hombros, mais un novillo exigeant de San Sebastian et une épée sans sitio ont mis un terme à ses espoirs. Quant à T Garcia, le sorteo lui avait réservé son mauvais lot. Et parmi les bonnes nouvelles, une superbe entrée pour une novillada, du jamais vu depuis longtemps. Avec une saine competencia entre les trois avec échange de quite et expressions sur leur visage qui en disait long…. On en redemande.  

Six novillos de six ganaderias françaises, tirés au sorteo de Santa Ana (2°) – Gallon (6°) – San Sebastian (4°) – Los Galos (3°) – Cuille (5°) – Fernay (1er), meilleurs les 1er, 3° et 6°, le prix de la CTEM d’Arles allant au novillo de Los Galos (Marie Sara) mais le Fernay et le Gallon aurait put y prétendre, tous trois ovationnées à l’arrastre, les quatre derniers l’étant à leur sortie en piste. Coté novillero, c’est fort justement A Salenc qui emportera le trophée du meilleur novillero, décerné par la Jeunesse du Pays d’Arles.  

- Andy Younes (châtaigne et or) Oreille et silence  

-Tibo Garcia (nazareño et or) Silence après avis et salut  

- Adrien Salenc (sorbet orange et or) Oreille et deux oreilles 

Pst : C. Rey. Minute d’applaudissements pour les nombreux taurins disparus depuis peu. Ciel bleu mais un vent souvent très gênant pour les trois novilleros. Salut de Marco Leal au 5°, applaudissements aux picadors M. Forestier (3°) et Gaben Rehabi (5°)  

Andy Younes hérita d’entrée d’un excellent novillo d’O. Fernay, économisé au cheval, dont il tira un très bon parti, surtout à droite, affichant son potentiel actuel, Eole lui compliquant la tache à gauche mais l’arlésien offrant des enchainements de belles factures avant de conclure au second envoi… Il accueillit le San Sebastian par deux largas de rodillas avant qu’il n’affiche de bonnes dispositions face à la cavalerie, bien qu’économisé lui aussi. Il s’avéra plus exigeant pour l’arlésien qui fut dans l’obligation d’ajuster ses muletazos avec quelques accrocs passagers, offrant un meilleur penchant pour la gauche dont il tira deux superbes séries avant de conclure dans le berceau et par manoletinas serrés et de connaitre un calvaire épée en main…

Tibo Garcia sera le plus déçu du lot. Son 1er du fer de Santa Ana sorti en réfléchissant et accentua ce défaut tout au long de sa lidia, ne permettant pas au tarasconnais de briller, connaissant en plus une faillite avec le descabello. Son 2° de Ph. Cuillé fit impression à sa sortie et tout au long du 1er tercio… avant de passer en mode défensif au dernier tiers, laissant toutefois à Tibo la possibilités de composer des muletazos parfaitement aboutis avant de loger une entière en place..

Des la sortie du novillo de Los Galos on comprit l’état d’esprit qui animait A Salenc, bénéficiant des excellentes dispositions de son adversaire. Sa faena débuta de la meilleure des manières avant de baisser d’un peu de ton. Le nîmois voulant revenir au niveau initial prit des risques, lui valant même un spectaculaire accrochage, sans conséquence. Mise à mort en deux épisodes et même décision des la sortie du Gallon qui lui offrit une noblesse du meilleur aloi avec un léger manque de forces. Début à genoux en gagnant le centre avant de lier d’excellentes séries, de plus de classe de la gauche, avec envie et de long parcours, concluant d’une entière, le novillo mourant spectaculairement à ses pieds… 


 Feria d’Arles : Ouverture en demi-teinte 

 

Deux oreilles pour Juan Bautista, une pour Roca Rey 

 

Alors que JM Manzanares était venu en detente aux portes de la Camargue, le péruvien lui était venu pour poursuivre sa conquête et l’a partiellement réussie sur un seul toro. Quant à l’arlésien qui hérita d’un premier trop faible pour s’exprimer, il le fit devant le 4° mais avec quelques petites scories qui firent se protester les deux oreilles un peu vite accordées, Juan Bautista quittant même le ruedo à pieds…. 

-Six toros de Matilla, cinq du fer de Garcia Jiménez et un de celui d’Olga Jimenez, le 5°, correctement présentés avec un peu plus de sérieux pour les deux « noirs » (2 et 4), noble dans l’ensemble mais manquant plus ou moins de forces, surtout le 1er, le dernier sortant handicapé de l’avant train des chiqueros, meilleurs pour les toreros les 3°, 4° et 5°. Ils affichèrent un fond de mansedumbre généralisé, les tercios de piques réalisées dans leur plus simple expression même si les deux derniers s’y employèrent un poil plus. 

 

-Jean Baptiste Jalabert « Juan Bautista » (Bordeaux et or) Silence après avis et deux oreilles après avis, protestée la seconde 

-Jose Maria Manzanares (bleu nuit et or) Silence après avis et silence 

-Andres Roca Rey (argile toulousain et or) Oreille et silence 

-Pst :Ph Kugener. Quasi plein, ciel bleu et nuages, 10 mn de retard pour problèmes aux portes d’entrée… 

 

Faible et fade, le toro d’ouverture obligea Juan Bautista a user de sa technique pour lui faire oublier son grand manque de forces, ce à quoi il parvint en partie, arrivant même à faire monter l’intérêt de sa faena sur quelques séquences allurées avant une double conclusion à recibir…. Le 4° sorti bien vite de ses deux rencontres mais s’affirma plus dans la muleta de l’arlésien qui débuta à genoux avant de lier des séries qui iront à mas avec des changements de mains et des muletazos arrondis mais parsemés de légers accrocs dus à l’envie de triompher…. Mais ceci plus une estocade à recibir en deux épisodes ont mis un petit bémol à l’ensemble… 

Manso et bronco, le second ne rompit jamais et la faena de Manzanares ne put jamais décollée et ce, sur les deux cotés. Entière caida en guise de conclusion…. La mèche encore sur le front, l’alicantino avait vraisemblablement la tête plus au sud…. Et aligna des passes stéréotypées, à distance et sans émotions, le toro, même pas mal faible méritait un meilleur traitement. Le public aussi. 

D’entrée à la cape, Roca Rey annonça ses prétentions avec notamment un quite serré. Il débuta sa faena par des cambiadas ajustées, embarquant son adversaire sur de belles séries, meilleures à droite, l’autre piton s’avérant moins clair, ce qui n’empêcha pas le péruvien d’y revenir au cours d’un ensemble autant efficace qu’enthousiaste, mais le toro eut un peu de mal à tenir la distance. Entiere en place et suffisante. D’entrée le sixième afficha un handicap du train avant, ce qui se confirmera par la suite, le Garcia Jiménez se montrant désordonné avec des chutes régulières… Roca Rey tenta d’en tirer un bon parti, mieux sur la gauche, mais à l’impossible nul n’est tenu. 


 Nîmes –El Rafi remporte le 24° trophée Nimeno II 

 

Une jolie entrée pour la clôture de ces 3èmes rencontres en Terre d’aficion avec un temps très chaud. A l’issue du paséo une minute de silence observée à la mémoire de Jean Lafont, Philippe Cuillé et Hadrian l’enfant qui voulait devenir torero. En piste, six erales de Los Galos très bien présentés, de la présence en piste et donnant du jeu. Le 1er plus difficile, supérieurs les 3ème et 6ème qui fut honoré d’une vuelta posthume. A noter le salut de Marie Sara, ganadera à l’issue de la course. Coté piétons, deux élèves du centre français de tauromachie et un madrilène. 

-Alvaro Sesena (picholine des baux et or) silence après 2 avis et vuelta 

-El Pere (marron glacé et or) oreille et vuelta après avis 

-El Rafi (moutarde et or) deux oreilles et deux oreilles 

Alvaro Sesena accueille le premier de la tarde en hésitant beaucoup au capote. Sa faena essentiellement droitière ne lui permet pas de peser sur l’animal. De l’incertitude dans ses muletazos et une mort embrouillée conclues son travail. Son second plus maniable n’est pas utilisé non plus à sa juste valeur. A retenir quelques gestes méritoires très isolés mais sans transmission vers le public. Une lame entière un peu arrière conclue sa prestation. 

El Pere pour son 1er adversaire et après des lances de capote élégants orchestre une faena bien équilibrée sur les deux cotés. Quelques naturelles bien composées et surtout des séries droitières très enchaînées font le plaisir des aficionados. Une entière efficace achève le travail. Une oreille lui est accordée. Il reçoit son second par une série de capotazos al limon avec El Rafi. L’animal coupant les terrains donne beaucoup de difficultés pour le tiers de banderilles. Le manque de métier se fait sentir devant une bête demandant beaucoup d’attention. Le Nîmois sort tout de même la tête haute après avoir servi une faena méritoire. 

El Rafi  après la réception par larga de rodilla enchaîne par un bon tiers de banderilles. Quelques séries droitières mais surtout des naturelles toutes en douceur qui ravissent le public. Fin de faena par luquecina et une entière très engagée et d’effet instantané. Deux oreilles tombent du palco. Avec l’ultime de l’après midi la faena débute à genoux au fil des planches. Il trouve très vite la bonne distance et profite des bonnes dispositions de son adversaire. Le toro s’enroule autour de sa ceinture et sa faena est un réel plaisir. Une grande entière engagée et d’effet instantané lui permet de récolter deux nouvelles oreilles synonymes d’une sortie par la porte des consuls. Le trophée Nimeno lui est décerné en toute logique.   

Roberto El sobresaliente


 Vergèze : Une seule vuelta pour A. Salenc 

 

Les aficionados qui garnissaient pour plus de la moitié des arènes de Vergèze, ne garderont pas un souvenir impérissable de cette novillada. Le temps frais et gris avec quelques rafales, après les pluies de veille et de la matinée qui avaient contraint le club taurin Fiesta Brava a tout annuler en piste, avait refroidit les bêtes et surtout les hommes…. Si les novillos des frères Jalabert manquaient d’allant pour la plupart, trois avait un excellent  potentiel mais restèrent inexploités. Bien présentés, bien que formant un lot desigual, ils se laissèrent conduire avec noblesse excepté le decasté second, meilleur les 3°, 4° qui hélas se cassa une patte et le 5°…. Question pique les 3° et 4° y mettront le plus de cœur… A noter que le 3° s’abima une corne lors du debarquement, ce qui fut annoncé avant la course. 

-Miguel Angel Pacheco (blanc et or) Silence et silence 

-Adrien Salenc (Bordeaux et or) Silence et vuelta 

-Andres Lagravere « El Galo » (sparadrap et or) Silence après avis et silence 

Pst C Carpentier. Une minute d’applaudissements en mémoire de Philippe Cuillé. Le prix au meilleur novillero a été logiquement déclaré desierto…

 

M.A. Pacheco n’arriva pas a s’imposer d’entrée à la cape devant un novillo qui montra bien vite des signes de faiblesse et qu’un violent choc au burladero fit s’accentuer ce problème. Noble mais insipide de fait, il n’inspira pas l’ibère qui resta plus que marginal… Son second s’employa à la 1ere rencontre, la 2° donnée pour la forme et au cours du tercio de banderilles, le Jalabert se cassa la main droite…. Pacheco le brinda au conclave !!! ce qui lui valut sa réprobation… La caste du novillo lui permit d’aller au bout de la faena en s’employant mais à nouveau Pacheco resta en retrait et laissa tout le monde dans l’indifférence…. 

Le second se montrera incertain d’entrée avec peu de forces et le confirmera par la suite, se montrant andarin et decasté. A. Salenc fera tout et avec quelques belles séquences pour donner du volume à la faena, essentiellement à droite, mais le novillo gardera ses défauts et la tête à mi-hauteur avant d’être occis en deux temps. Il reçu le 5° d’une larga de rodilla avant deux rencontres anodines au cheval. Court de voyage, le nîmois voulut l’animer mais souvent dans la précipitation, ou il se fit maintes fois accrocher la muleta, ce qui n’arrangea pas les choses et tout ira a menos avant une entière au 3° essai. 

El Galo hérita du plus sérieux et intéressant novillo de l’après-midi qu’il banderilla correctement sans plus. Après une première série plus que prometteuse, le jeune franco-mexicain qui faisait sa présentation en France en piquée, se diluera en se contentant de donner des passes pas toujours ajustées et efficaces, laissant passer un succès à portée, manquant aussi d’engagement avec l’épée. Il débuta sa deuxième faena à genoux après avoir réalisé un bon tercio aux banderilles et vu son adversaire laisser du potentiel à la longue 1ere pique…. Le Jalabert resta bien vite sur la défensive, se couchant même en cours de battue avant de finir arrêté et avisé… El Galo liant quelques series avant de conclure efficacement. 

 

Désolé pour la qualité des photos mais mon appareil a tilté sans me prévenir….


 Ecole Taurine de Beziers 

 

Très belle journée de toros ce dimanche 26 mars où les élèves des écoles taurines de Moïta, Zaragossa, Arles et Béziers, se sont confrontés à des becerros parfois exigeants, du fer de « La Cruz », des Frères Granier.  

En matinée : C’est la novillera Paula Santos de Moïta qui ouvre la journée. Elle connaitra de sérieux problèmes à l’épée. Silence L’Aragonais Alfonso Ortiz coupera lui la 1ere oreille du cycle. Gualtierro Lopez de Béziers a confirmé les premières impressions, et après un magnifique récibir puis une autre lame, il coupe deux oreilles méritées. 

Por la tarde : Lucas Miñana aura quelques difficultés pour contenir son Granier, se faisant même soulever. Salut au tiers après une fin en trois épisodes. Anaïs perdra une grosse partie des bénéfices acquits avec l’épée. Applaudissements 

Tristan Espigue (oreille) a survolé l’après-midi. Le descabello le prive d’une double récompense, son becerro de Granier étant honoré d’une vuelta posthume. Clémente Jaomes recevra le dernier eral à Porta Gayola montrant de la vaillance pour masquer son manque d’expérience. Une oreille d’encouragement après trois entrées à matar..


 Gimeaux : 2 oreilles pour M. Solera, 1 pour S Marin et El Monteño 

 

Jolie entrée malgré un temps gris et menaçant sur les gradins de La Monumental pour cette fiesta campera dédiée au picador récemment disparut, Tony Morales. Le paseillo s’arrêta pour une minute d’applaudissements à sa mémoire, à celle de Ph. Cuillé et d’autres aficionados qui nous ont quittés. A l’affiche, le matador de toros catalan Serafin Marin (oreille), le landais Mathieu Guillon « El Monteño » (oreille), le portugais Manuel Diaz Gomes (silence) et le novillero de la tierra Maxime Solera (deux oreilles). Ils eurent à combattre trois toros et un novillo de Pages-Mailhan, mansitos dans l’ensemble, manso même le 3° qui n’eut pas grand-chose à offrir. Le meilleur s’avérant être le 1er, le second bien à gauche, le dernier se laissant faire avant de rompre. Pst : JY Planell 

S. Marin hérita d’un 1er flojito, auteur de deux jolies arrancadas sans plus au cheval, mais se révélera excellent au dernier tiers avec plus de fond coté gauche. Le catalan s’appliqua mais ne sut pas profiter pleinement des qualités de son adversaire par un toreo trop peu sincère. Conclusion d’une entière habile. 

El Monteño fêtait ses 26 ans ce jour et il eut plutôt droit à du sucré-salé. Son Pages-Mailhan, court et violent à droite ne s’employa pas lors des deux piques et conserva ces défauts jusqu’au bout, obligeant le landais à un bel arrimon. Coté gauche ce fut plus limpide et le torero afficha un bien meilleur visage, le meilleur du festejo, sur quelques naturelles ajustées avant une entière au 2° essai. 

Refusant de sortir, le 3° aussi refusa de se livrer si ce n’est sur trois fusées appuyées sur la cavalerie qui permirent à Marc Allien d’être ovationné. S’arrêtant à mi-passe, la tête haute, il n’offrit aucune option à M. D. Gomes, qui ne put que lui dérober que quelques muletazos sur la corne gauche… Final la aussi chaotique avec en plus le puntillero et le descabello qui s’en mêle. 

M. Solera reçut son novillo de cinq largas de rodilla enchainées avant deux arrancadas sans suite au cheval. Le novillero fosseen, exilé tras los montes, s’appliqua à droite pour profiter des bonnes charges de son adversaire, et fut bien mieux sur l’autre corne avec un toreo plus proche, jusqu’à l’ultime série serrée et avant que le Pages-Mailhan ne rejoigne les tablas pour le final. L’épée trasera et caidita s’avérera efficace, le palco sortant les deux mouchoirs alors que quelques gouttes arrivaient….


 Arènes de Magescq 

 

Spectacle matinal organisée par le club taurin local. Trois vaches de L’Astarac tientées par Michelito. Sortiront de second Clément Argoux, Dorian Canton et Yon Lamothe d’Adour Aficion, piqueros Alain Bonijol et Laurent Langlois. Ensuite un novillo de Camponuevo fut lidié par Kike (Salut)
Novillada non piquée
Six erales de Casanueva, très bien présentés, mobiles, variés de comportements, meilleurs  les second et sixième.
-Baptiste Cissé (saumon et or) Oreille, salut au tiers
-Alvaro Seseña (blanc et or) Oreille, silence après les trois avis
-Diego San Roman (vert sapin et or) Silence avec avis, silence
 

4/5 d’arenes couvertes, minute d’applaudissement en hommage à Bernard Menard, président fondateur du club taurin local. Le prix des organisateurs du Sud-Ouest a été partagé entre les trois novilleros. Le trophée Bernard Menard et le prix à la meilleure estocade ont été remis à Baptiste Cissé.


 Bougue : Manuel Diosleguarde  remporte

le 23ème bolsin 

 

Le club taurin Soledad organisait ce dimanche 7 mai la 23ème édition du Bolsin. Les aficionados ont répondu présent malgré la concurrence du match de rugby et bien sûr les élections. Le soleil et les températures agréables incitaient à se rendre aux arènes. Les jeunes novilleros n’ont pas exploité la totalité des capacités qu’offrait le bétail de José Cruz. 

En matinée, les 10 jeunes novilleros sélectionnés, ont affronté chacun leur tour les 10 vaches de Camino de Santiago de Jean Louis Darré. ndres Manuel Alcantud (Albacete), Miguel Angel Nuñez de Molina (Jerez de la Frontera) Lucas Miñana (ET Béziers), Manuel Diosleguarde (ET Salamanque), Dylan Raimbaud (ET Arles), Cristobal Ramos Martinez (Murcie), Raphaël Raucoule « El Rafi » (CFT), Miguel Senent Marcos (E.T. Valence), Dorian Canton (ET Adour Aficion), Borja Collado (ET Valencia). C’est le jeune torero de Salamanque Manuel Diosleguarde qui domina la matinée lors de ses deux passages. Il sortit à la troisième vache après son compañero Lucas Miñana, une vache brave, mettant les reins sous le peto, partant de loin sans se faire prier et montrant une grande noblesse à la muleta sur laquelle il s’imposa avec classe. Face à son adversaire, la quatrième vache, qui montra une certaine fixité au leurre mais qui ne se livra pas entièrement, le salmantino se montra autoritaire dans son toque parvenant à prendre le dessus avec élégance. Cristobal Ramos Martinez, hérita lui d’une vache faible, pas piquée, mais parvint à lui redonner du moral en toréant à mi hauteur et l’amènera a mas. Borja Collado passa en dernière position, se montra appliqué, mais sa tauromachie manque de transmission. A noter la prestation du nîmois El Rafi qui montra de la douceur et de l’élégance et qui aurait très bien pu être qualifié pour la tarde. anuel Diosleguarde, Cristobal Ramos Martinez et Borja Collado ont été sélectionné par le jury composé d’un représentant des arènes de Mont de Marsan, Bayonne, Dax et Plaisance du Gers, ainsi que le public qui a été invité à voter.

 L’après midi, Rafael Iribarren Basaguren, représentant de la ganaderia José Cruz, a une nouvelle fois amené un lot intéressant, noble et mobile à divers degrés. Meilleur l’excellent premier noble et encasté. Salut du ganadero à l’issue de la course. 

-Manuel Diosleguarde (bleu celeste et or) vuelta après avis et ovation après avis 

-Cristobal Ramos Martinez (bleu marine et blanc) silence après avis et silence 

-Borja Collado (blanc et or) silence après avis 

 

-Manuel Diosleguarde reçut le premier eral par de belles véroniques, puis répondit au quite de Cristobal Ramos par des chicuelinas bien ajustées. Son adversaire à une grande noblesse et de la mobilité. Son début de faena par le bas est très intéressant. Puis il lia des séries rythmées sur les deux bords avec une certaine personnalité mais avec parfois des gestes brusques. Sa fin de faena est plus brouillonne et profilée. Il échoua avec les armes et se contenta d’une simple vuelta. Forte ovation pour son opposant. Il fut logiquement qualifié. Il affronta un autre noble novillo, avec du fond. Nouvelle faena appliquée et rythmée, assaisonnée de quelques gestes de classes mais ne parvenant pas à dominer totalement son adversaire encasté. Nouvel échec avec les aciers. Ovation au José Cruz. 

-Cristobal Ramos Martinez hérita d’un fade adversaire, le moins propice au triomphe. Il tira les muletazos un à un sans transmission. Epée contraire suffisance. Qualifié par le jury, il resta discret face au cinquième eral, ne réussissant pas à construire de faena et conclut d’une entière tombée.

-Borja Collado se montra à l’aise avec le capote, recevant par véroniques son adversaire et servit des quites variés. Il mit un peu de temps à rentrer dans sa faena mais elle ira a mas comme son adversaire, parvenant à sortir de bonnes naturelles mais le tout resta sans transmission et finira sa faena à genoux pour essayer de pousser le public. 

Vuelta a los toros pour Toreria


 Aire sur l’Adour : oreille de poids pour Adrien Salenc

 

Comme cela devient presque une coutume, la météo est venue perturber l’organisation de la traditionnelle novillada des Arsouillos. Même si la pluie n’est pas tombée pendant la course, le temps maussade a refroidi les aficionados qui ne garnissaient à peine qu’un ¼ d’arène. 

Les Atanasio Fernandez de Maria Cascon, appartenant à la famille de Juan Luis Fraile, valaient cependant le déplacement. La présidence sérieuse fut également appréciable, les tercios furent respectés, notamment ceux des banderilles dont ils sont trop souvent abrégés. Le paseo fut retardé de 15min afin que les employés municipaux puissent finir de mettre la piste en bon état. Le prix au meilleur tiers de piques ne fut pas remis, les piques ont trop souvent été placées en arrière. Six novillos de Maria Cascon Martin, de bonne présentation, sérieux, puissants sous le fer, encastés, manquant parfois de force pour certain notamment le second qui avait pourtant de la noblesse à revendre. 

-Mario Palacios (vert et or) silence et silence après avis

-Léo Valadez (blanc et or) silence après avis et silence après avis

-Adrien Salenc (Bordeaux et or) vuelta après avis et 1 oreille 

Mario Palacios revenait en piste après sa grave blessure à Madrid dimanche dernier. Il fut discret, sûrement pas à 100% physiquement. Son premier adversaire partit du centre à deux reprises à la cavalerie sans se faire prier mais sans s’employer totalement. Le torero de Cacéres fut appliqué mais son adversaire ne se livra pas et la faena resta sans transmission malgré une entière concluante. Le quatrième montra de la violence à l’impact mais également un manque de force. Palacios se montra volontaire, essayant de bien faire les choses mais sans réussite et manqua de confiance dans ce qu’il entreprenait. 

Léo Valadez reçut par de belles véroniques le second novillo qui montra de la fixité sous le peto mais fléchira des antérieurs à plusieurs reprises. Léo Valadez l’entreprend avec douceur à mi hauteur, parvenant à lier des séries de belles tenues avec classe. Le novillo va à mas et montra sa noblesse. Malheureusement il sécha avec les armes et perdit le trophée qu’il s’était gagné. Le cinquième a le comportement de l’Atanasio à sa sortie en piste, courant beaucoup, difficile à fixer. Intelligemment, le mexicain le réceptionne par le bas et le soumet dans le capote. Puissant au cheval, il poussa avec force avant de le lever et de mettre au sol le picador. Il sera tardo à la seconde. Compliqué et se livrant pas au dernier tiers, Valadez mit du temps à trouver le bon sitio, avant de parvenir à lier deux belles séries sur la droite mais ne trouva pas la solution à bâbord. L’épée lui fera encore défaut.  

Adrien Salenc hérita du meilleur lot de l’après midi. Le troisième novillo « Botanero » est sérieux et vient avec puissance dans le capote du français. Il ira à trois reprises avec force à la cavalerie. Le novillo est encasté, Salenc débuta parfaitement sa faena par des doblones autoritaires puis lia des séries vibrantes mais manquant un peu de douceur. Sa fin de faena fut plus brouillonne et peut être trop longue. L’épée tombée après un pinchazo lui fera perdre l’oreille. Ovation au novillo pour sa caste. Face à l’ultime qu’il reçut d’une larga de rodillas, il se montra appliqué dans la lidia, avec à la clé, deux bonnes mises en suerte. Le novillo ne s’emploiera pas sous le fer. Salenc débuta sa faena à genoux puis l’entreprend à tribord avec autorité. Il fut combatif et généreux dans l’affrontement mais ne parvient pas à dominer complètement son adversaire. L’entière efficace le récompensera d’un trophée mérité.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


 Importante corrida de Pedraza de Yeltes 

 

Deux oreilles pour I. Fandiño et une pour Morenito de Aranda 

 

Avec un tel lot de toros, on aurait put vivre une après midi de plus grande allure, mais les hommes au cartel en sont globalement restés en dessous, malgré le toreo alluré de Morenito de Aranda, qui tue bassement et les efforts de Fandiño,Roman ayant plus de mal à se situer avec le sorteo le moins avantageux. Six toros de Pedraza de Yeltes, hauts, charpentés (de 540 à 585 kgs), armés avec de la presence, tous de comportement puissant face à la cavalerie, brave pour les 4° et 6°, plus spectaculaire le second, manso con casta et de jeu plus varié au dernier tiers, meilleurs les 1er et 4°, important le 2°, les 3° et 6° de moins de forces, le 5° s’abimant quelque peu lors d’une vuelta de campana au 1er muletazo.. La plupart applaudis à leur entrée en piste, les 2° et 4° pétitionnés pour une vuelta posthume !!!! que le palco fort justement ne valida pas. Salut du mayoral à la fin de la course 

-Jesús Martínez Barrios « Morenito de Aranda » (violette et or) Vuelta d’avis divisé et oreille 

-Ivan Fandiño (rose et or) Oreille après avis et oreille 

-Román Collado Gouinguenet  « Romàn » (argile et or) Salut et silence après avis 

Pst : G Mas, soleil et vent, demie entrée, ovation pour José Quinta qui piqua le 4° et applaudissement pour le sxieme piquero, les tercios de piques de faisant dans la longueur de la piste. 

Noble et mobile après une certaine discrétion au cheval, le 1er s’avéra tardo mais se laissant conduire avec du fond par la muleta de Morenito. Le citant de loin pour l’embarquer dans de jolis enchainements, il profitera de plus de classe et de profondeur sur le piton gauche avant un bajonazo fatal… Superbe tercio de varas en trois épisodes ovationnés pour le 4° avec des piques de catégorie… Court et désordonné à droite, le bon compromis viendra de la corne gauche que Morenito de Aranda captera pour lier des séries allurées et bâtir l’essentiel de sa faena de ce coté… Final à nouveau dans le bas du tableau mais d’effet fulgurant !!!! 

Le second ira fort deux fois frapper dans le peto mais sans s’y employer si ce n’est pour chasser spectaculairement la cavalerie avec forces. Manso mais avec beaucoup de caste, il mit Fandiño dans une position delicate à la limite de la rupture mais le basque résistant aux assauts à repetion sur les deux bords au prix d’un bel effort, arrivant même à lier des séries de bonne facture. Entiere caidita pour conclure… Le 5° ira fort deux fois au cheval mais en ne s’y attardant point, lorgnant du coté du toril…. Une roulade sèche en tout début de faena déréglera quelque peu la machine et Fandiño devra s’employer pour lui allonger la charge et lui donner un peu plus d’importance en enchainant des deux mains avant une conclusion engagée + 1 descabello. 

Applaudit pour son apparition le 3° s’emploiera bien à la premiere rencontre mais baissera de ton à la seconde, mal piqué il est vrai. Romàn debutera sa faena à genoux, profitant de la bonne noblesse de son adversaire mais le Pedraza, juste de forces baissera d’intensité et l’ensemble s’en ressentira. Le valencian logeant une entière au deuxième essai. Le sixième ira trois fois au cheval, la derniere du centre du ruedo et s’emploiera dans le peto, valant une belle ovation au deux protagonistes avant qu’il ne chasse les poseurs de banderilles jusqu’à la limite. Hélas au dernier tiers, Romàn aura du mal a trouver le sitio et mal sollicité, le toro finira par s’éteindre quelque peu…


 Les sucreries pour Talavante et T Joubert 

 

E. Ponce assumant son statut pour le public arlesien  

 

Il fut reçu par une standing ovation, faisant partager ce moment fort à ses compañeros du jour. Thomas Joubert s’offrant lui une nouvelle sortie à hombros tandis qu’A. Talavante ne put réellement s’exprimer que sur un toro, tout comme le valencian qui vit son 1er de casser une patte pendant les préliminaires de la faena.  

Six toros de Juan Pedro Domecq, dont un, le 5° du fer de Parladé, bien présentés dans l’ensemble avec de bonnes dispositions face à la cavalerie, certains s’y employant plus, les 1er, 2°, 3° et 4° notamment. Coté noblesse se fut pour la plupart, ce pourquoi ils sont choisis, les 2° et 3° de véritables carretons mais avec un manque de sel pour épicer un peu les plats, Talavante et Joubert y trouvant leur compte de fort belle manière.  

-Enrique Ponce (argile et or) Silence et salut après avis  

-Alejandro Talavante (rouille et or) Oreille après avis et silence après avis 

-Thomas Joubert (rouge et or) Oreille avec avis et oreille avec avis  

Pste S Monteils. Beau ¾ d’entrée, soleil et vent parfois gênant  

L’excellent 1er, un peu lourd, se cassera la main droite en tout début de faena. Ponce ne pourra que l’expédier ad patres… Son second poussera par deux fois sous le fer mais s’en ressentira par la suite, se montrant un peu tardo et sans trop de moteur. Le valencian composera avec avant de faire monter l’intérêt de sa faena en fin de parcours, s’égarant ensuite un peu avec les aciers.  

Le second, protesté pour boiterie, s’avèrera un modèle de douceur dès les premiers capotazos suaves de Talavante. Devant tant de sucreries, il commença à genoux, variant ensuite les styles, alternant le classique et l’inventif pour un ensemble qui alla à mas et conclut d’un recibir en place.  

Son second, lui aussi protesté mais à plus juste raisons, compliquera la tache de l’extremeño par sa propension à se défendre entre quelques génuflexions avant de connaitre de sérieux problèmes avec l’épée.  

T Joubert dessinera face à son premier, un toro parfaitement en harmonie avec la toreria de l’arlesien, l’une de ses faenas les plus abouties, toujours en limite de rupture mais toréant avec style, engagement, dessinant de superbes arabesques sur le fil de la corne, parfois au ralenti…. Il frôlera la cornada lors de l’estocade, M. Martin lui faisant un quite salvateur avant de loger une lame caida. Le sixième aura moins tendance à se livrer mais l’arlésien n’en tiendra pas compte, imposant son toreo avec des chicuelinas serrées et un quite osé à genoux. Il débutera sa faena de 4 statuaires enchainées mais le juanpedro, se réservera dans les muletazos, l’arlésien à force de patience lui allongera un peu les charges mais l’ensemble manquera de rythme avant un final un peu plus enlevé, la mise à mort en deux essais, recibir et media lagartija fulgurante, ne l’empêchant pas d’obtenir sa seconde oreille du jour


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aignan : Manuel Escribano coupe les deux oreilles d’un noble Camino de Santiago 

 

Pour sa traditionnelle corrida de Pâques et pour fêter leur 25ème anniversaire, les arènes d’Aignan avaient programmé un cartel attractif. Pour la troisième fois consécutive, le soleil a illuminé les arènes André Ladouès. 9/10 d’arène environ. A l’issue du paseo, une minute d’applaudissements fut observée en hommage à un aficionado de la Peña La Montera de Gimont décédé subitement le midi à la salle des fêtes 

Les toros français étaient à l’honneur avec une competencia entre Jean Louis Darré et Aimé Gallon. Sur ses terres gersoises, la ganaderia de Camino de Santiago a dominé la ganaderia Bucco-Rhodanienne. Toutes les oreilles coupées le furent avec les toros de Camino de Santiago d’origine Marquis de Domecq. 

3 toros de Camino de Santiago (2ème, 4ème et 6ème) lourds, aux cornes peu développées, nobles mais manquant de force. Le 4ème « Tenero » n°92 fut honoré d’une vuelta posthume généreuse pour sa noblesse. 3 toros de Gallon, homogène de trapio, s’abîmant trop vite les cornes en rematant, fades et faibles. 

Les 6 toros n’ont pas fait preuve de bravoure au cheval, très peu piqués, une tarde calme pour les picadors et la cuadra d’Alain Bonijol. 

-Manuel Escribano (bleu marine et or) silence et 2 oreilles 

- Ivan Fandiño (bleu nuit et or) oreille et silence 

- Emilio de Justo (blanc et or) silence et 1 oreille 

Manuel Escribano revenait en France après sa grae blessure de l’an passé. Il semblerait devoir lui laisser un peu de temps pour retrouver toutes ses sensations. Ses tercios de banderilles furent moins aériens et plutôt approximatifs hormis une paire al violin au second. Il reçut discrètement son Gallon qui remata aux burladeros et montra de la fixité au cheval mais aussi son manque de force. Fade et sans fond au dernier tiers, Manuel resta discret et un poil long. Il reçut par une larga de rodillas son Camino de Santiago « Tenero » qui recevra deux picotazos sans bravoure. Mais par la suite, il montra une belle noblesse avec du fond sans baisser de ton. Le torero de Gerena enchaîne les séries avec douceur aussi bien à bâbord qu’à tribord et conclut par une entière tombée. La présidence accorda deux oreilles sympathiques et donna une vuelta posthume très généreuse. 

Ivan Fandiño est en perte de vitesse, le basque doit revenir dans les arènes modestes afin de reprendre confiance. Il reçut en premier le lourd et grassouillet Camino de Santiago qui ne s’employa pas sous le fer. Fandiño est appliqué et déterminé mais sa faena manque de transmission. Entière engagée et contraire. Face au cinquième, il resta sans option, le Gallon, manquant de force, ira à deux reprises au contact du picador sans être piqué. 

Emilio de Justo la révélation de la temporada passée espère démontrer son talent tarde après tarde. Il reçoit le Gallon avec élégance par de douces véroniques. Malheureusement son opposant n’a pas la même classe mais on devine le potentiel qu’à ce garçon. Il torée avec sincérité mais échoua avec les armes. Face à l’ultime, un Camino manquant de force, Emilio construit une faena propre, sans fioriture, parsemé de détails de bon goût comme ses naturelles de faces pieds joints. Il s’engagea et logea une belle épée et fut récompensé d’une oreille méritée. 

 

En matinée, 4 erales du Lartet compliqués 

-Juan Collado Dias (ovation après blessure et 1 oreille) 

-Carlos Dominguez Cabrera (silence et silence) 

Vuelta à los toros pour Toreria 


 Garlin

 

  Pedraza de déception

 

A l’issue de la fiesta campera matinale, la démocratie taurine sélectionna pour la novillada à suivre Jorge Isiegas. Ce dernier prit capote en main une rouste qui n’altéra en rien sa volonté et son courage. Un peu vert, l’aragonais déroula un torero assez brusque et tua d’une vilaine épée. Carlos Ochoa (‘’8a’’) rencontra un Pedraza qui impressionna lors de sa première rencontre avec le fer de Gabin Rehabi en mettant les reins et en poussant droit. La seconde pique fut moins intense mais du même tonneau. Son novillo transmettait peu, Carlos s’efforça de se mettre en valeur mais un final délicat aux aciers le privèrent de tarde (455 voix pour Isiegas / 324 voix pour Ochoa).  

-Jorge Isiegas (ciel de printemps et or) : silence et oreille 

-Adrien Salenc (framboise et or) : silence et oreille

-Marcos Perez ‘’Marcos’’ (igloo et plata) : oreille et silence  

Pour cette cinquième sortie à Garlin, les Pedrazas de Yeltes ont globalement déçu dans leur présentation et leur comportement. Tous plus ou moins laids, légers de trapio les premiers,  aux cornes bizcos, le 6ème avec une pince de homard sur la tête fut sifflé à sa sortie du toril. La noblesse était là, mais la fadeur également.  

Le maigre premier fut discret au premier tiers et arriva limite soso dans la muleta de Jorge Isiegas. Ce dernier volontaire ne sut exploiter le fond de noblesse de son Pedraza et étira à une faena sans consistance. Pinchazos – Entière.

Le quatrième, typé Aldanueva, se fit remarquer lors d’un batacazo au cours duquel la jambe de Nicolas Bertoli resta coincée sous le cheval pendant de longues secondes. Gabin Réhabi dut venir la deuxième pique. Ce Pedraza noble mais assez encasté exigea d’Isiegas le maximum. Bien que limité techniquement, l’aragonais tenta de compenser par sa vaillance. Pinchazo – Media. Vuelta généreuse au novillo.  

Le premier Pedraza d’Adrien Salenc poussa bien lors de la première rencontre. Après les banderilles de hauts niveaux de Manolo de los Reyes, Adrien brinda sa faena au public et par sa technique domina rapidement son adversaire, avant une fin plus brouillonne d’autant que ce dernier se réfugia aux planches. Pinchazos – Media – descabello. Le quinto fut le Pedraza qui réalisa le premier tercio le plus complet, soulevant la monture sous la première pique et poussant en brave sous la seconde. Le novillo sortit éprouvé de cet effort et cela se ressentit en arrivant dans la muleta d’Adrien. Le nîmois réalisa des séries de haute facture et d’autres plus décousues. Malheureusement novillo et faenas allèrent à menos. Pinchazos - Entière 

Tant avec son premier novillo tardo et soso sur lequel il se fit octroyer une oreille plus que contestée, qu’avec le faible et laid dernier sur lequel il s’éternisa, Marcos se montra technique mais sans aucun transmission. 

 

Le bail entre les Pedrazas et les arènes des Portes du Béarn a semble t il trouvé sa fin. Salut des banderilleros : Miguelito et El Santo (brega remarquable de Marco Leal). Prix de la meilleure pique : Oscar Bernal. Prix du meilleur novillo : desierto /10 d’arène. Temps printanier. 

 

Textes Vicente, Photos www.photoslouise2z.com


 Un Diaz trop facile 

 

-Curro Diaz (bleu nuit et or) : salut, deux oreilles 

-Thomas Dufau (ciel et or) : un avis et une oreille, un avis et une oreille 

-Joaquín Galdos (brique et or) : silence, une oreille. 

 

Alors que d’importants giboulées de mars sévissaient les aficionados s’étaient donné rendez vous en nombre dans les arènes couvertes de Gamarde-les bains pour honorer la troisième édition de cette féria qui ouvre la temporada dans le Sud Ouest. Si l’on retrouva la noblesse et le fond de bravoure que l’on s’est habitué à voir chez les novillos de José Cruz, ses toros là firent preuves d’une grande faiblesse, de bien peu d’opposition, et manquèrent cruellement de transmission. Dommage ! 

 

Le sorteo attribua en première position à Curro Diaz le plus faible de l’envoi. Sa faena se composa d’un toreo de salon de naturelles face à un carreton à la roue dégonflée. On frôla l’ennui et l’inquiétude pour la suite … Entière. Heureusement il en fut tout autre avec son second toro de José Cruz qui poussa fort dans le peto. Curro Diaz fut contraint de toréer à mi hauteur afin que son opposant ne s’affale pas. Avec une facilité déconcertante, le maestro de Linares se mit en mode représentation, enchainant les séries avec son temple et son élégance légendaires notamment des derechazos avec le bras gauche ‘’mort’’. Mete-y-saca. Entière (très) caida. 

 

Certes nous étions en terre de courses landaises, mais le mélange des genres n’est pas une bonne idée : toutes les tauromachies doivent cohabiter mais pas se mélanger. Le second toro de la tarde devait être sauté par l’écarteur landais Fabien Napias, et lors de son placement il heurta violement un burladero où il se cassa une corne. Après de longues minutes de tergiversations, Thomas Dufau se décida épée en main à le tuer. Le second bis ira par deux fois au cheval. Le landais entama sa faena genoux en terre. Son toro ne faisant preuve d’aucune opposition Thomas n’eut de cesse que de le faire passer, et repasser … ‘’voyage, voyage’’. Avis. Entière. Le quinto se fit d’entrée remarquer en manquant de peu de crucifier un banderillero sur une talanquère, et laissa le peu de force qu’il avait dans la bataille contre la cavalerie Bonijol. Thomas commença à réciter sa leçon, mais dès le milieu de la faena son toro préféra partir se réfugier devant les portes des torils des coursières où il parvint tout de même à lui arracher quelques séries de plus. Avis. Entière. 

 

Le troisième José Cruz est faible comme ses congénères et peut être même un peu boiteux. Joaquim Galdos, jeune mais déjà très expérimenté, sut s’adapter à son toro, mais ne put rien faire de transcendant. Entière. L’ultime applaudi dès sa sortie pour son trapio, et sa présence en piste permis enfin le déroulement d’un bon premier tercio avec deux rencontres à la clef. Le péruvien est puesto et dominateur en début de faena avec des passes par le bas. Puis peu à peu, Joaquim est sur le reculoir et ne parviendra pas à reprendre le dessus. Demi - descabello 

 

Lleno. Au dernier toro salut des banderilleros de Joaquín Galdós. Une poignée d’anti sous la pluie.

 En matinée, devant un quart d’arène nous avons eu le plaisir de retrouver ‘’Serranito’’ dans un ruedo tientant deux vaches de José Cruz. Même si la seconde s’avéra meilleure que la première, elles nous permirent de constater que le torero de Zaragoza n’a rien perdu de sa maestria et reste prêt à revêtir le traje de luz.

 Textes Vicente, Photos www.photoslouise2z.com


 Samadet, feria de la faïence. 

 

Six novillos d’Ignacio Lopez Chavez de peu de presence et un sobrero des Frères Bats (1er bis).
-Andy Younes: silence et deux oreilles.
-Tibo Garcia: une oreille et deux oreilles.
-Adrien Salenc: une oreille et silence.
Une minute d'applaudissements en mémoire de Philippe Cuillé après le paseo.


 Béziers : Gala taurin 2017 

 

Grosse journée taurine aux arènes ce dimanche 12 mars où pas moins de 11 toros ont été lidiés et mis à mort par des toreros qui ont tous montré beaucoup d’envie pour rendez vous organisé par Christian Coll, et sous un ciel mitigé et un vent soufflant par intermittence et devenant froid en fin de tarde  

En matinée, erales de « Blohorn » pour Pierre Mailhan (applaudissements). Baptiste Cissé a démontré qu’il est prêt pour passer en piquée à Mugron pour Pâques (2 oreilles). Lucas Miñana est plus irregulier et s’embrouille à l’épée (oreille). 

 « El Galo » a demontré son potentiel, une mise à mort un peu longue attenue le final (oreille).

L’après midi débute avec demi-heure de retard et c’est Jeremy Banti qui fait l’ouverture avec un Blohorn sur la défensive (Applaudissements). Même récompense pour  Javier Conde devant un bon toro de Fernay, le final mettant un bemol à l’ensemble (applaudissements). Sergio Serrano aura quelque peu du mal à contenir son Blohorn d’autant que le vent n’arrangea rien. Epée basse (Applaudissements).   

 El Monteño va attendre son Blohorn à porta Gayola et affiche beaucoup d’envie. L’épée la aussi lui fera perdre une double récompense (oreille). Thomas Cerqueira n’aura guere d’options face à un Blohorn distrait et compliqué. (Oreille). 

 Michelito, l’ainé des Lagravère, a affiché aguante, calme et sens du sitio lors d’une excellente prestation. Hélas les épées vont tout gâcher et le triomphe que méritait une telle faena s’envole (oreille).  

Il fait froid lorsque le toro de David de Miranda saute dans le callejon et sème la panique prenant Michel Lagravère sans trop de degat. Le torero gaditano a confirmé tout le bien que l’on pensait de lui dans des conditions météorologiques compliquées, perdant lui aussi un double trophée avec les aciers. (Oreille) 

 

Communiqué de Pierre Mailhan en fin de journée 

 

« Bonjour à tous, aujourd'hui, je dis au revoir au ruedo après avoir toréé ma dernière novillada dans les arènes de Béziers. Je remercie Paquito Leal, Tino Lopes et Patrick Varin pour m'avoir transmis leurs savoirs et leur aficion.
Merci à toutes les personnes qui ont cru en moi et qui m'ont fait avancer ! C'est avec beaucoup d'émotion que je vous dis à bientôt de l'autre côté du ruedo.
Merci à tous. Tout doit être fait avec passion. Suerte a todos ! » 

Hugues Bousquet pour Toreria


 Arzacq 2017 

 

Ci-après lien pour visionner  la vidéo concernant le résumé de la novillada du dimanche 19 fevrier 2017 à Arzacq. Voir la video

 Arzacq : H. Gutierrez remporte le Bayonne de cristal 

 

Arènes d’Arzacq, novillada non piquée mixte avec deux novillos du Conde de Mayalde pour le rejoneador Mario Luis Langa : salut au centre et une oreille
Et cinq erales du même elevage pour
 

-Alejandro Mora (blanc et or) : une oreille
-Jaime Casas (bleu nuit et or) : silence
-Tomas Rufo (bleu marine et or) : vuelta
-Antoine Madier (bleu ciel et or) : un avis et silence
-Hector Gutierrez (bleu delavé et or)  : deux oreilles
 

Vuelta al ruedo au septième novillo avec salut du mayoral
Le prix de l’ACONSO et le trophée Bayonne de Cristal sont remportés par le torero mexicain Hector Gutierrez. Deux tiers d’arènes. Alejandro Mora remplaçé Ricardo Santiago bloqué au Mexique