Samadet : Dorian Canton coupe deux oreilles à un novillo de Los Espejos

 

 La peña Al Violin de Samadet, avec l’aide de Marc Serrano et Didier Cabanis, organisait leur troisième festival caritatif au profit du service pédiatrie de l’hôpital de Mont de Marsan. Pour rappel, ce festival a pour but de reverser les bénéfices au service de pédiatrie afin de pouvoir offrir aux enfants atteints de maladies graves un confort de vie.  Mais malheureusement le public était peu nombreux dans les tendidos. Victor Mendes, blessé au campo a été remplacé par le novillero dacquois Juan Molas. Tous les novillos furent offerts par les éleveurs. Novillos de Marquis de Quintanar (1er et 5ème), Gallon Frères (2ème), Virgen Maria (3ème), Pagès-Mailhan (4ème et 7ème), Los Espejos (6ème) et eral d’Alma Serena (8ème)  A l’issue du paseo, un hommage fut (enfin) rendu à Alberto Aguilar pour son dernier paseo dans le sud ouest, lui l’oublié de la temporada pour ses adieux, malgré le soutient et l’amour des aficionados à son égard.

Rafael Perea « El Boni » (silence) hérita en premier d’un exemplaire du Marquis de Quintanar, manso au cheval et cherchant les planches par la suite. L’ancien torero et banderillero d’El Cid fut volontaire mais sans véritable option.

Davila Miura (1 oreille) reçut par des véroniques autoritaires l’exemplaire des Frères Gallon. Le novillo s’employa bien sous le fer, poussant avec bravoure sa seule rencontre. Davila Miura brinda la faena à son ami et actuel entraîneur de Toulouse, le rugbyman montois Régis Sonnes. Faena appliqué face à un adversaire noble et intéressant mais manquant un peu de fond.

Marc Serrano (vuelta) accueillit le Virgen Maria par une larga de rodillas, puis enchaîna par une belle série de véroniques avec un novillo répétant avec force. Un petit picotazo mal administré où le novillo se défendit et qui se décomposera par la suite, sans grande race. Le protagoniste de cette tarde essaya sans succès de le corriger.

Alberto Aguilar (1 oreille) effectuait son dernier paseo. Toujours très souriant, jovial, il hérita d’un exemplaire de Pagès Mailhan qui se montra puissant sous le fer. Alberto fut volontaire à l’image de sa carrière et encaissa les charges violentes mais encastées de son opposant, sans parvenir à le dominer.

Antonio Nazaré (palmas) passa de façon discrète avec le second novillo du Marquis de Quintanar, fade, court de charge, il donna une faena irrégulière et sans transmission.

Dorian Canton (2 oreilles) affronta un joli exemplaire de la jeune ganaderia de Los Espejos d’origine Buendia, dirigée par Céline Jacquet. Discret sous le fer, il fut noblon avec une certaine classe mais fade et juste de force qui ne le permit pas d’exprimer toutes ses qualités. Le jeune béarnais le toréa avec douceur et justesse mais sans réelle transmission.

Juan Molas (ovation) l’invité de dernière minute reçut discrètement le novillo de Pagès Mailhan. Malgré quelques gestes avec toreria et classe, il ne put dominer son adversaire qui se réserva petit à petit.

Juanito (palmas) Jean Larroquette « Juanito » affronta sans mise à mort un eral des Frères Bats. C’est un autre torero béarnais qui débutait, l’élève de l’école taurine d’Adour Aficion montra une certaine classe dans ses muletazos et se montra très à l’aise cape à main.


Gimeaux : Deux oreilles pour L. Gerpe…

 

  …..Une pour M. Savalli, M. Rodriguez et Kike, seul Morenito de Nîmes qui ouvrait le festejo n’a pas eu droit à un trophée. C’est dans des conditions de plus en plus difficiles que s’est déroulée la course, la piste devenant impraticable à cause de la pluie, ce qui n’avait pas empêché les aficionados de répondre présents en nombre. Coté novillos, si l’on excepte celui de La Cravenque qui n’avait rien à offrir, ceux d’El Campo se sont montrés bien plus intéressant, supérieur le dernier, peu d’option le 4°, les 1er et 3° offrant pas mal de possibilités avec un peu de genio et d’une durée relative… Mais les conditions atmosphériques et la piste sont aussi en prendre en compte. Coté torero, le triomphateur du jour a affichait de l’envie avec un certain potentiel, les deux derniers novilleros se sont appliqués mais manquant toutefois d’expérience… Kike répondant bien présent pour son retour en France… Les trois derniers novillos n’ont pas été banderillé à cause de l’état du ruedo. Festejo presidé par J.Y. Planell

Morenito de Nîmes (Silence) touchera un adversaire qui ira par trois fois au cheval en s’y employant lui permettant de lier quelques muletazos excellents sur la corne gauche. Moins évident sur l’autre bord, il baissa progressivement de ton en revenant à droite avec le nîmois qui conclura d’une ½ lame à l’encuentro et d’un descabello.

Aucune option pour Mehdi Savalli (oreille!!) avec un adversaire, le dernier de La Cravenque, qui même châtié au cheval, restera sur ses positions négatives, l’arlésien se faisant même bousculer sans mal

Luis Gerpe (Deux oreilles) réceptionnera très bien le 3° qui prendra ses deux piques de belles façons avant de lier d’excellentes et volontaires séries sur les deux bords, bien qu’un peu moins aisé à gauche, avant de baisser de ton. L’épée engagée aidera pour l’obtention de récompense double…

Peu d’options pour Manuel Rodriguez (Oreille) à cause d’un novillo qui se laissa faire mais sans s’y employer ou avec fadeur. Le novillero malagueño essaiera de compenser mais son manque d’oficio limita l’impact. Entière en guise de conclusion.

Le dernier d’El Campo ira a mas tout au long de sa lidia, permettant à Kike (Oreille) de réciter ses gammes, très bien à gauche d’abord, sur les deux cornes ensuite au cours d’une ample faena volontaire et appliquée mais pour lui aussi le peu d’expérience se fit sentir. Entière après pinchazos nécessitant l’usage du descabello. Applaudissements final bien mérités pour le novillo


Rodilhan : T. Dufau et A. Salenc au dessus…

 

Deux oreilles pour le novillero nîmois, une pour le matador de toros landais ainsi que pour T. Garcia et Solalito. Seul El Adoureño qui suppléait au forfait sur blessure de Javier Cortes est reparti à vide. Bon trois quart d’arènes, fréquentation en hausse, +25%, par rapport à la dernière édition, malgré la concurrence de la finale des courses camarguaises à Nîmes et les complications d’accès à cause d’une poignée d’excités qui veulent imposer leur dictat par la force et la violence. Accès sécurisé et parfaitement maitrisé qui ont permis le bon déroulement de cet emblématique rendez-vous de fin de saison, seuls quelques effluves d’un gaz lacrymogène nous ramenèrent à cette triste réalité. Discours de Mr Reder, maire de Rodilhan avant le paseillo pour remercier les nombreux aficionados présents et dire combien il tenait avec les organisateurs a défendre la liberté, notre liberté culturelle.

-Thomas Dufau : Oreille après avis

-Yannis Djeniba « El Adoureño » : Silence

-Tibo Garcia : Oreille

-Adrien Salenc : Deux oreilles après avis et ovation pour le novillo

-Solal Calmet « Solalito » : Oreille

Cinq novillos justes de forces dans l’ensemble des Frères Gallon se prêtant parfaitement au jeu d’un festival, meilleur le 4° ovationné à l’arrastre, nobles dans l’ensemble, handicapé par sa faiblesse le 3°, plus encasté et exigeant le 2°.

Pst : Ph. Kugener, soleil et vent parfois gênant.

Mansito et peu piqué, le 1er fut brindé aux ganaderos après une excellente entame à la cape. T. Dufau débuta par des cambiadas centrales avant d’embarquer par la droite un noble adversaire qui cherchait sa querencia. Le montois, avec maitrise lui servira la faena adéquate, de meilleure tenue à droite, allant a mas avant ¾ de lame trasera.

Le second se mettra en évidence sur ses deux rencontres avant de se montrer exigeant et assez reservé avec El Adoureño qui aura bien du mal pour s’imposer malgré sa bonne volonté. Conclusion par une entière caida.

T. Garcia héritera d’un novillo noble mais particulièrement juste de force qu’il saura parfaitement comprendre pour lui faire presque oublier son handicap, surtout sur le coté gauche ou il lia des séries limpides et ajustées avant de l’occire d’une superbe épée au 2° essai.

Le 4° ira fort au cheval ou il joua de la tête avant un beau quite par faroles d’A. Salenc qui, sur sa lancée d’une grande saison, confirma son statut, dessinant, surtout à droite, des series efficaces tout autant qu’esthétiques face à cet excellent novillo avant d’en terminer d’une lame caida.

Solalito invita A. Salenc à partager les banderilles sur le dernier Gallon qui, s’il répondit bien à droite tout en ne répétant guère, s’avéra moins coopératif sur l’autre bord en lorgnant le pourtour. Le nîmois, qui le brinda au maire de Rodilhan, se montra à son avantage avec le toreo élégant qui le caractérise avant de conclure d’une superbe épée.


 Bouillargues : Oreille pour Solalito et Tristan 

 

Arènes pleines à l’heure du paseillo pour cette septième novillada sans picadors qui a été d’un intérêt soutenu, soit par les novillos soit par les novilleros, les meilleurs moments étant pour Solalito au 2eme et Tristan au dernier, J.A. Valencia laissant de potentiels trophées avec les épées, et avec le Yonnet qui reçut le prix du meilleur novillo !! et face au Tardieu, qui aurait tout autant pu prétendre au prix. Coté torero, Solalito qui s’est montré plus affirmé que Tristan repart avec le trophée. La peña taurina La Embestida avait choisi des becerros très bien présentés et forcement de jeux variés d’H. Yonnet (applaudit à l’arrastre), François André, Scamandre, A et F Tardieu (applaudit à l’arrastre), Malaga et Piedras Rojas et pour les combattre José Antonio Valencia (Ecole Taurine d’Arles), Solal Calmet «Solalito» (Nîmes) et Tristan Espigue (Ecole Taurine Rhône Aficion), trois becerristas qui se sont mis en évidence, chacun avec leur moyens, partageant les quites, Solalito et Tristan en réalisant un al alimon au 5° 

-J. A. Valencia (bleu France et or) Silence après avis et salut après avis 

-Solalito (bleu marine et or gris) Oreille et salut après avis 

-Tristan Espigue (bleu roi et or) Vuelta et oreille 

Pst M. Perbost, lleno dans une arène décorée par Tom Garcia et Bruno Eliot, soleil avec petit vent. Minute de silence durant le pasillo pour les disparus de l’année, saluts des banderilleros Marco Leal au 4° et de Dylan Rainbow et Alexis Ducasse au dernier. 

Le vénézuélien de l’E.T. d’Arles eut d’abord a combattre un Hubert Yonnet exigeant qu’il soumit à droite en lui présentant une muleta basse pour de méritoires séries, l’autre corne s’avérant moins accessible pour l’arlésien. Il se fit également sèchement bousculer lors de la 1ere paire de banderille. La mise à mort lui ôtera tout espoir de récompenses. J. A Valencia eut ensuite un Alain Tardieu encasté et d’excellentes embestidas surtout a droite, corne sur laquelle il se montra plus qu’à son avantage. Et cette fois c’est le descabello qui lui joua de vilain tour. 

Le protégé de Denis Loré et Serge Almeras qui banderilla ses deux adversaires, mieux son second, eut a toréer un François André distrait, n’humiliant et s’employant guère mais sans véritable difficultés si ce n’est d’avoir laissé le soin a Solalito de faire l’essentiel du rendu, le nîmois concluant d’une entière verticale efficace. Il eut après un novillo de Malaga (P. H. Callet), gêné par des problèmes aux antérieurs ce qui accentua une tendance à chercher plutôt les chevilles que la muleta, prenant sans mal le nîmois en cours de faena, ce qui ne l’empêcha de rester devant et de lui montrer le chemin avant une lame tendida. 

Le jeune tarasconnais se colloqua avec un Scamandre (Olivier Riboulet)  manquant de race et de classe et qui s’agenouilla plusieurs fois et avec lequel il eut du mal a garder le sitio, se faisant même accrocher severement mais sans mal. Il en termina d’une belle estocade en s’engageant. Tristan conclut cette becerrada avec un Piedras Rojas (Patrick Laugier) de bon son surtout à droite et qui le prit spectaculairement et violemment par excès de confiance en cours d’un trasteo qui culmina sur le cote droit et conclut d’une media lagartija suffisante. 

Remise du prix « Embestida » au meilleur éral à Malandrin N°75 d’Hubert Yonnet, le prix du meilleur novillero a été décerné à Solalito. Le trophée « Pundonor » a été remis au docteur JY Bauchut 


 Rion des Landes 

 

Un temps radieux et une ambiance estivale régnaient ce dimanche pour cette matinée taurine organisée à Rion-des-Landes. Étaient au programme une novillada de Camino De Santiago bien présentée, pour Tibo Garcia (oreille et deux oreilles et la queue) et Juan Molas (oreille et oreille) ainsi qu'un toro écarté par Baptiste Bordes et autre sauté par Guillaume Vergonzeanne et Dominique Larie. 

Tibo Garcia, pour son retour dans le Sud-ouest était en charge d'ouvrir le spectacle face un toro sans trop de force de Jean-Louis Darre. Le torero nîmois reçu son opposant par de belles véroniques, concluent par une media au centre de la piste. Muleta en main il démontra très vite son grand professionnalisme et dessina des derechazos rythmés et profonds. Le novillo manque de classe et ne permet aucune passe sur la corne gauche. Tibo conclu avec finesse sa faena par des statuaires et tue d'une entière foudroyante après un pinchazo. Une oreille bien méritée lança la course. 

Juan Molas que l'on retrouvait après sa très bonne prestation dacquoise, lidia lui aussi son premier novillo par de douces véroniques. Il le mena par deux fois jusqu'au cheval, qui s'employa longuement sous le fer, allant même jusqu'à renverser la cavalerie. Molas débuta le dernier tiers avec goût, enchaînant de bons muletazos par le bas. Une fois au centre, le dacquois proposa à l’assistance de jolies séries sur les deux cornes, profitant de la bonne collaboration du novillo. Les remates sont eux aussi de grande qualité et dispensés avec beaucoup de toreria. Une entière bien en place, après un pinchazo, lui permit d’obtenir lui aussi une oreille sensée. 

Par la suite, deux grandes prestations des acteurs landais, face à deux toros de l’éleveur Guillaume Bats, contribuèrent à la très belle réussite du spectacle. 

Après un tour d’honneur des écarteurs et sauteurs, Tibo Garcia retrouvait la piste pour frapper un grand coup. Dès la sortie du cinquième novillo, le jeune novillero démontra alegria et ganas. Le cornu qui sera peu piqué, démontra lui classe et promptitude dans les embestidas. La faena monta en puissance pour atteindre des moments de grande tauromachie. Le torero de Nîmes fait preuve de classe, il toréait avec beaucoup de douceur, d’élégance et d’intelligence. Le novillo répète, Garcia délivre deux séries droitières d’une précision d’orfèvre qui font rugir le public. La main gauche est également fluide et profonde. Alors que le pensionnaire des terres gersoises fini par chercher légèrement les planches, Tibo l’invite à regagner le centre pour conclure sa faena d’une dernière très grande série à droite. Au moment de lever l’épée, plusieurs spectateurs demandent la grâce, que le ganadero refuse aussitôt. Une fois ce moment d’incertitude écarté, le novillero arme à nouveau l’acier pour délivrer une grande estocade à l’effet imminent. Deux oreilles sont accordées d’autorité et la très forte pétition du public obligea même le président à octroyer le rabo. Un grand coup frappé par Tibo Garcia qui a su sublimer ce novillo de vuelta. 

Pour terminer la novillada, Juan Molas fît parler sa fraîcheur au capote en délivrant un quite par lopesinas. Il accompagna subtilement ce dernier novillo qui, s’il ne possédait pas de défaut majeur, n’humilia pas vraiment. Cas cela ne tienne, le dacquois possède de la personnalité lui aussi et il ne s’est pas privé de le démontrer. Une nouvelle bonne oreille lui sera accordé après deux essais à l’épée, ce qui lui permît de sortir a hombros aux côté de son compagnon de cartel. 

Une très belle matinée donc, où deux novilleros au concept différent que l’on espère revoir en 2019, ont pu pleinement s’exprimer face un bon lot de Jean-Louis Darré dans son ensemble.


 Mont de Marsan : Stéphane Fernandez Meca 

régale avec une bonne vache du Lartet 

 

La féria d’Automne de Mont de Marsan, en hommage à Victorino Martin a débuté vendredi soir par une fiesta Campera. Face à du détail du Sud Ouest, les aficionados qui ne garnissaient pas assez les gradins malgré le cartel, ont passé une agréable soirée. La jeunesse était mélangée aux vétérans et expérimentés, ce qui donna une belle diversité.

Tristan Barroso de l’école taurine d’Adour Aficion lidia en premier une vache d’Alma Serena. Il toréa avec douceur et montra de l’élégance dans ses muletazos face à une vache noble et suave mais juste de force. Solalito, invité de dernière minute affronta une noble et intéressante vache de La Espera qui alla à quatre reprises au cheval sans s’investir totalement mais qui montra par la suite une grande corne gauche, et ne cessa d’aller a mas. Solalito en profita pour lier des séries profondes mais tout en gardant ses distances. Jean Larroquette livra par la suite de belles naturelles avec temple. Cristina Sanchez, attendue par le public resta d’abord prudente face à une imposante vache d’Alma Serena mais faible. Elle trouva petit à petit la bonne distance, ce qui lui permit de prendre un peu plus confiance en fin de faena. Stéphane Fernandez Meca a séduit et fut le plus en vue de la soirée grâce notamment à une grande vache du Lartet de Paul, Jérôme et Mathilde Bonnet. Brave à la pique en accélérant avant le contact au cheval, elle montra par la suite de la caste. Meca lui proposa une muleta autoritaire et guida ses charges avec domination. La faena fut très entretenue. Ovation pour le torero et le ganadero. Yon Lamothe (ovation) affronta lui un eral d’Alma Serena, violent et manso, qui se défendit durant tout le combat et avec une attirance pour les tablas. Le tarusate fut appliqué mais échoua avec les armes. Dorian Canton (1 oreille) reçut le novillo du Lartet avec douceur et précision. Violent au cheval lors de deux rencontres, le novillo montra moins de qualités que sa sœur et demanda les papiers. Le béarnais ne démérita pas, reçut une voltereta sans gravité avant de conclure en deux temps. 

 Oreille et blessure d’Emilio de Justo face à de durs Victorino 

 

Pour la dernière corrida de la temporada française, la féria d’automne de Mont de Marsan rendait hommage à Victorino Martin père, décédé l’an passé à 88ans. Cette journée particulière le fut d’autant plus pour Emilio de Justo. Il eut la tristesse d’apprendre tôt le matin le décès de son père et prit la décision de toréer en sa mémoire. Durant sa faena, il reçut un coup de corne de deux trajectoires de 8 et 13cm à la cuisse gauche. Le temps estival a incité les aficionados réticents à garnir à plus de ¾ les gradins. Un succès pour les organisateurs pour une après midi avec de l’émotion. Avant le paseo, Christophe Andiné fut en charge de rendre hommage à Victorino Martin avec la présence de José Luis Palomar et Francisco Ruiz Miguel. Luis Francisco Espla, n’ayant pas pu venir, le trio de la corrida du siècle de Madrid n’a donc été que partiellement réuni. Malgré un problème sonore, une partie du public fut irrespectueuse en discutant et en n’écoutant pas le discours. Un manque de respect. Une minute de silence fut respectée ensuite à la mémoire du père d’Emilio. 

- Luis Bolivar (bleu ciel et or) silence, silence après avis et silence 

- Emilio de Justo (bleu roi et or) oreille avec blessure 

- Juan Leal (violette et or) vuelta après avis et silence après 2 avis 

Après ce moment d’émotion, les écarteurs landais Baptiste Bordes et Thomas Marty avec le sauteur Fabien Napias ont mis le feu aux arènes en affrontant un toro de Jalabert très mobile. Deux écarts pour Baptiste, plus un troisième près des tablas, deux écarts pour Thomas Marty dont le meilleur de la tarde et deux sauts pour Fabien Napias. 

Les toros de Victorino Martin, de présentation variée, furent dans l’ensemble compliqués et exigeants, discrets au premier tiers. Intéressants les trois premiers. 

Luis Bolivar fut quelque peu décevant. Le premier toro fut très tardo pour s’élancer à la cavalerie où il ne s’y employa pas. Exigeant sur la corne droite, il obligea le colombien à lui servir des séries courtes mais sans parvenir à le dominer. A gauche, le toro fut dangereux, sans possibilité de passe. Son second sortit avec du gaz, tapant fortement le burladero sans conséquence. Il fut quelconque au cheval. Bolivar fut discret face à un adversaire noblon mais fade, il fut trop distant et fit durer sa faena sans grand intérêt. Face à l’ultime, qui le mit en difficulté avant de tenter de rejoindre le callejon sans y parvenir, il fut appliqué mais fade, toréant trop avec le bout de la muleta en se mettant en plus en danger. Le toro fut réservé mais ne fut pas totalement exploité. 

Emilio de Justo serait sans doute sorti en triomphe des arènes sans cette cornada. « Mocito » numéro 104 sortit avec du gaz et fut bien reçut par un Emilio décidé. Après un bon tercio de banderilles d’Angel Gomez et de José Manuel Valcarce, Emilio brinda sa faena au ciel avec beaucoup d’émotion. Il débuta par le bas avec autorité et domination. Sur la corne droite, les muletazos sont donnés avec un grand temple et de la profondeur, il ralentit la charge en tutoyant les anges, une pureté si rare, sans tricher. Mais le toro est un Victorino, dès qu’il prit la corne gauche, il lui infligea une cornada. Après un passage à l’infirmerie, il revient en piste avec de fortes douleurs, pour donner une dernière série à droite encore plus exceptionnelle que les précédentes et conclut en deux temps avant de repartir à l’infirmerie puis à l’hôpital de Mont de Marsan. Sa cuadrilla lui porta l’oreille méritée. 

Juan Leal amena au centre le très exigeant et superbement armé toro « Bohonero » qui donna du fil à retordre à la cuadrilla. Très exigeant, il possédait beaucoup d’émotion dans ses charges. Juan Leal fut appliqué et lui donna les passes une à une mais sans transmette d’émotion. Il aurait peut être été préférable d’aller au combat avec une muleta autoritaire et en avant. Le cinquième ne se livra pas, ni à la pique ni au dernier tiers. Juan Leal fut discret et fit trop durer sa faena avant de sécher avec les armes. 

Vuelta a los toros pour Toreria 


 Boujan : Feria des Vendanges 

 

Becerrada du 1er septembre avec quatre becerros de R. Margé de comportement très variés, Anaïs et Gualterio coupent une oreille symbolique tout comme Fabien Castellani de l’Ecole Taurine d’Arles tandis que pour sa première becerrada Lenny coupe deux oreilles symboliques. 

Festejo Matinal. Quatre novillos de Robert Marge pour
-Jeremi Banty, oreille
-Diego San Román, oreille avec pétition de la seconde
-Lucas Miñana, oreille
-Clemente Jaomes, oreille. 

M. Savalli a hombros 

 

Quatre toros des Frères Gallon, nobles mais manquants de forces, d’un peu plus de tenue le 3eme, que Mehdi piqua lui-même.
Mehdi Savalli, (costume goyesque blanc et noir) Salut, silence, deux oreilles et salut 

Belle demi-entrée sur les gradins pour le 1er solo et dernier de Mehdi Savalli qui annonça quelques jours après cette corrida qu’il troquerait en 2019 l’habit de lumières pour celui de plata… 

Mehdi put, dans ces conditions, se mettre le plus en évidence à la cape et aux banderilles face à ses quatre toros, offrant un quite à Jérémy Banti son sobresaliente. Il offrit un toreo doux et posé face à un type de bétail qu’il a peu rencontré et qui plus est, très juste de forces. Ainsi furent ses faenas aux 1er et 4°, le second trop faible ne lui permit rien, C’est avec le 3° que l’arlésien put faire étalage de son bagage complet aux trois tercios, alignant à la muleta, quelques superbes series des deux mains…. 


Bellegarde : Le 2eme Trophée S. Castella pour Tristan 

 

Le second Trophée Sébastien Castella organisé par «Bellegarde, passions, traditions» sous le parrainage du maestro biterrois a été attribué au jeune tarasconnais qui a coupé trois oreilles avec décision et engagement, les deux du cinquième après une sévère cogida qui ne l’empêchera pas d’aller au bout de sa faena, devant le nîmois Solalito, qui distilla de superbes séquences torera, coupant une oreille à son second, l’épée lui en faisant perdre une à son premier, quant au sévillan Pablo Paez, il n’a pas trouvé matière à convaincre. Satisfait du résultat de 2017, les organisateurs avaient à nouveau fait confiance aux becerros de la ganaderia de La Paluna, propriété de Vincent Fare, pour un lot bien présenté qui débutera bien avec les premiers, le 3° étant même crédité d’une vuelta posthume asez surprenante, les autres affichant  certaines complications. 

-Pablo Paez (rose et or) Salut après avis et salut après avis 

-Solal Calmet « Solalito » (bleu ciel et or) Salut après avis et oreille après avis 

-Tristan Espigue (framboise et or) Oreille et deux oreilles 

Soleil et vent intermittent, 2/3 d’arenes 

Vuelta posthume au 3eme novillo N° 103. Le trophée fut remis à Tristán par l’avant-centre du Nîmes Olympique Renaud Ripart et Raphaël Coulomb.
Pablo Paez realisera le meilleur de son actuaccion face au 1er, surtout de la gauche avant que l’intensité de la faena baisse un peu et que surtout il ne faille avec l’épée, perdant un possible trophée. Il reçut son second par larga de rodillas avant qu’au moment du brindis, le becerro ne se faufile dans le callejon. Fuyard et distrait, le sévillan n’eut d’autre recours que de le toreer en tablas avant à nouveau de secher les armes à la main… 

Jolie réception par Solalito du second eral qu’il banderilla fort bien après un bel échange de quite avec Tristan. Noble, le Fare, permit au jeune nîmois de réaliser une belle faena sur les deux bords, l’épée le privant au moins d’une récompense. 

Avec le 5°, on eut droit à un joli quite al alimon par les deux français, Solalito banderillant à nouveau. De bonne tenue, le becerro s’avéra fade et juste de forces, ce que le protégé de D Loré et S. Almeras fit oublier en grande partie. 

Tristán herita d’abord du meilleur de l’encierro, noble et mobile, qu’il cita de loin pour l’embarquer pour de vibrantes séries, supérieures à gauche. Faena primée d’une seule oreille que beaucoup aurait aimé voir double…. Après l’octroi surprise d’un vuelta au novillo, l'élève de "Rhône Aficion" en fit lui deux. Il reçut le dernier d’une larga de rodillas avant de recevoir un énorme bouchon qui le mit KO, ce qui ne l’empêcha pas de revenir décidé face à un adversaire mobile, encasté et exigeant qu’il sut parfaitement canaliser au cours d’une faena entretenue et bien rematée avec l’épée. 


 Saint Perdon : Dorian Canton sort en triomphe 

d’une novillada concours entretenue 

 

Après deux éditions décevantes, la peña La Muleta de Saint Perdon avait mis les ingrédients nécessaires pour retrouver le succès. La présentation des novillos était impeccable, le beau temps a accompagné cette après midi taurine, les aficionados attendaient avec impatiente certaines ganaderias très peu vue ou plus vue comme Barcial ou les coquillas de Sanchez Fabres. A la demande des organisateurs, un seul peon de brega fut en piste avec le maestro pour les tercios de piques. Une novillada concours présentant des encastes différents qui a laissé voir des novillos différents du point de vue physique et moral, ce qui a donné un intérêt supplémentaire. 1/3 d’arène environ.

  urtant tout avait mal commencé avec le premier novillo de Barcial, tant attendu par le public mais qui ne dura pas longtemps. Après avoir glissé et planté légèrement la corne dans le sol, il sembla se casser des vertèbres et paralysé, il dut être puntillé en piste. Le sobrero, un novillo de Sanchez Fabres fut lidié en quatrième position et fut hors concours.

-Angel Jimenez (malabar et or) silence et 3 avis 

-Angel Tellez (bleu celeste et or) silence après avis et oreille 

-Dorian Canton (bleu et or) oreille et oreille 

1- le novillo de Flor de Jara fut reçut par véroniques et alla à trois reprises à la cavalerie. Il s’employa à sa première rencontre avec puissance mais fut très tardo sur les deux suivantes, où il dut être replacé. Il s’employa peu par la suite mais fut néanmoins encasté. Jimenez débuta bien sa faena par le bas pour soumettre son adversaire. Il fut irrégulier et ne parvenant pas à résoudre les problèmes face à un Santa Coloma encasté mais qui alla a menos. Ovation au toro et silence pour le torero. 

2- le novillo de Puerto de San Lorenzo fut compliqué à fixer, comme souvent avec les toros issues de l’encaste Atanasio Fernandez. Trois rencontres avec la cavalerie poussant sa première rencontre mais moins les suivantes. Distrait Angel Tellez eut du mal à le placer et lui donna beaucoup de capotazos. Angel Tellez fut irrégulier et sa faena manqua de liaison face à un adversaire montrant de la race. Il servit quelques naturelles de belles factures mais de façon isolée et sans dominer. Palmas au novillo et silence. 

3- le novillo d’Antonio San Roman fut accueillit d’une larga de rodillas par Dorian Canton puis ajusta de belles véroniques templées au centre de la piste. Deux seules rencontres avec le groupe équestre sans s’employer et gardant la tête haute. Bon tercio de banderilles d’El Santo et Miguelito qui saluèrent. Le béarnais débuta au centre par cambiadas puis livra une faena courte mais templées avec relâchement profitant de la noblesse de son adversaire. Il fut dominateur et conclut d’une entière efficace. Palmas au novillo et une oreille méritée.

4- le sobrero de Sanchez Fabres fut très bien présenté, il alla à deux reprises au cheval où il fut mal piqué et ne s’employa pas. Le coquilla est distrait et se montra compliqué dans la muleta pourtant autoritaire de Jimenez mais qui ne parvint pas à le soumettre. Il ne s’engagea pas avec l’épée où il pincha à plusieurs reprises et écouta les trois avis avec impuissance. 

5- Le Ventana del Puerto d’encaste Aldeanueva, fut bien reçut par véroniques de Tellez. Il alla à deux reprises à la cavalerie sans se faire prier mais sans pousser sur la seconde. Angel Tellez ne profita pas totalement de la noblesse de son adversaire. Il fut, une nouvelle fois, irrégulier, toréant beaucoup sur bâbord mais sa faena manqua de liaison. Ses naturelles sont templées et profondes mais isolées. Epée en place et 1 oreille. Palmas au novillo. 

6- le coquilla de Sanchez Fabres fut violent dans la cape de Dorian qui l’amena au centre avec sérénité. Spectaculaire au premier tiers, le coquilla renversa la cavalerie après une forte poussée, poussa la seconde avec plus de violence que de bravoure et sortit seul en fuyant à la troisième et poussa la quatrième avec force. Il fut tardo et ne s’élança pas de loin. Il fut très bien piqué par Jean Loup Aillet qui reçut une forte ovation. Ce novillo déborda de caste. Bon tercio de banderilles de Mathieu Guillon et Miguelito. Dorian Canton ne démérita pas, fut combatif et s’employa face à un novillo manso con mucha casta, compliqué et incertain, chargeant la tête haute dans la muleta mais qui transmettait beaucoup d’émotion tout au long du combat. Le béarnais pincha et logea une épée peu orthodoxe qui aurait pu le priver du triomphe mais il put compter sur son public qui le soutient. Oreille et forte pétition de vuelta pour le novillo qui fut, il me semble, logiquement refusée. 

Une tarde entretenue mais sans vainqueur. Encore le paradoxe de la tauromachie. Il faudra sans doute continuer à compter sur les coquillas de Sanchez Fabres à l’avenir, alors qu’il y a quelques temps, cette ganaderia devait disparaître.

 

Vuelta à los toros pour toreria


 Rion des Landes : Deux oreilles pour Solalito 

 

Le jeune nîmois a été le grand triomphateur de la seconde novillada non piquée des Fêtes 2018. Six erales de Valdefresno avec vuelta pour le cinquième.
-José Antonio Valencia : vuelta et oreille
-Solalito : palmas et deux oreilles
-Pablo Paez : silence et silence 

Prix au triomphateur : Solalito qui hérita d’un grand becerro, le 6°, « Lechucero » honoré d’une vuelta posthume. 

J.A. Valencia afficha envie et alegria devant le 1er. Un pinchazo le priva d’un 1er trophée, récompense qu’il obtint devant le quatrième après une actuaccion complète et enlevée. Pablo Paez débuta de la meilleure des façons avec le 3° mais tout baissa d’intensité et il faillit avec l’épée. Une épée qui le priva d’un triomphe important au 5° qui lui avait permit d’exprimer son toreo doux aux parfums andalous.. 

Le 3° s’handicapa lors du tercio de banderilles et ne permit pas à Solalito de reciter ses gammes. Il put les réciter et même plus devant le dernier, un novillo de grande note auquel il coupa les deux oreilles. Le nîmois invita le ganadero José Enrique Fraile Mazas à partager son triomphe 

En matinée, novillos de la ganaderia Alma Serena
-Valentin Hoyos Calama oreille
-Adam Samira silence
-Niño Julian deux oreilles 

Un intéressant lot d'Alma Serena, le premier encasté et noble et le dernier exigeant. Le jeune nîmois de Centre Français de Tauromachie a confirmé ses excellents debuts à ce niveau 


 

Maubourguet

 

Pour la novillada non piquée des Fêtes 2018 ont été combattus six erales de Maria del Sagrario Huertas Vega (origine Santa Coloma Saltillo) manquant de forces malgré un bon fond de noblesse !!
-Yon Lamothe : silence et salut après avis
-Miguel Aguilar : vuelta après avis et salut après avis
-Tristan Espigue : salut et silence après avis.

 


 Roquefort. Oreille pour Kevin de Luis et Aquilino Giron 


Novillos du Conde de la Maza et Turquay (3ebis) tres bien presentés, compliqués, justes de forces et de race, meilleurs les 4° et 5°, brave le sobrero mais compliqué au dernier tiers, pour 

-Kevin de Luis : salut et une oreille 

-Aquilino Giron : vuelta et une oreille 

-Maxime Solera : silence après deux avis et silence 

Kevin de Luis et Aquilino Giron remplaçaient Juanito et El Adoureno blessés. 

Kevin de Luis héritera d’abord un novillo vite parado qui se gardera malgré les efforts du sevillan. Il trouvera la recompense avec son second, exigeant mais qui lui permettra de realiser une faena volontaire, autoritaire avec quelques touches plus esthetique. 

Aquilino Giron ne baissera pas les bras devant un adversaire félin et dangereux, finissant par trouver le bon sitio avant de cafouiller à la mort. Le 5° prit trois piques avant le salut d’Antonio Jiménez "Ecijano II" aux banderilles. A la muleta, il offrit d’excellents muletazos à gauches à un garçon efficace et present qui tuera en deux épisodes. 

Maxime Solera héritera du mauvais sorteo. Un Turquay tout d’abord qui remplaçait un Conde de la Maza invalide et qui se retourne vite, très compliqué à gauche avant de s’égarer avec les épées. Le dernier, astifino, est le mieux présenté du lot mais avec un handicap du train arriere, s’arretant avant de gagner le pourtour..

 

En matinée une novillada sans picadors avec Joao .d'Alvas et Yon Lamothe face à deux erales de l'Astarac et deux de Turquay. Faibles les pupilles de JL Darré, avec du moteur santacolomeño les deux autres, le 1er de vuelta. Lamothe sort à hombros après avoir coupé deux oreilles

 


 St Gilles : Triomphe important pour E. De Justo 

 

Qui coupe quatre oreilles à une très intéressante corrida de Luis Algarra, A. Younes effleure le graal, trahit par ses épées. T. Joubert avec un sorteo un peu moins favorable à néanmoins manquait de recours, surtout devant le 5°. Triomphe total pour le protégé de Luisito et pour la ganaderia avec deux toros de vuelta les 4° et 6°, le mayoral et Emilio de Justo sortant en hombros tandis que le public exprimait sa satisfaction…. 

Six toros de Luis Algarra Polera sérieux, très bien présentés, cinq sur six tenant bien leur rôle face au cheval, excellents les 1er et 3°, importants le 6° et le 4° qui lui, tomba dans la muleta torera et poderosa d’E. De Justo 

-Emilio de Justo (bleu marine et or) Deux oreilles et deux oreilles 

-Thomas Joubert (rouge et or) Salut après avis et palmitas après avis 

-Andy Younes (tabac et or) Oreille et silence après avis. 

Pst B. Dumas, 2/3 d’arènes, paseillo chanté, soleil, saluts des banderilleros Marco Leal et Manolo de Los Reyes au 3° et de Marc Antoine Romero au 5° 

 

Un lot de toros excellent et un torero qui ne finit pas d’étonner par sa toreria, son esthétisme et sa domination sur ses adversaires, embarquant avec élégance le noble premier sur les deux rives avant de porter une grande estocade. Son second était moins évident et c’est le torero de Caceres qui lui montrera le chemin en lui imposant des séries de la gauche ajustées et efficaces, la suite allant à mas jusqu’à une nouvelle estocade fulgurante, un toro de vuelta qu’il avait brindé à Aurora, la ganadera… 

Thomas Joubert, il fut à son image devant son 1er, sincère, doux, avec de la quiétude et de l’improvisation, mais son toro qui fit une forte vuelta de campana, n’eut pas la transmission nécessaire pour faire prendre pleinement la sauce, l’arlésien pincha aussi avant une entière longue d’effet… Il trouva matière pour de bonnes séquences droitières devant le 5°, le moins évident du lot surtout à gauche, mais sur ce piton,  il eut beaucoup de mal à trouver le sitio, insistant malgré tout, en vain sur ce coté avant de bafouiller de nouveau, épée en main 

Andy Younes débutera sa 1ere faena les deux genoux au sol, liant d’excellentes séries ambidextres avec beaucoup d’envie, finissant par des enchainements plus porteurs avant ¾ d’épée longue d’effet… Le sixième était un toro morphologiquement fait qui prit très bien ses deux piques avant d’offrir à l’arlésien une faena que tous les toreros rêvent et qu’Andy réalisa en très grande partie, liant des enchainements de superbes factures, souvent relâchés, le citant de loin la main basse…. Il ne lui manqua, et c’est normal, que de la « bouteille » pour faire croitre encore l’intérêt de son travail… et surtout une épée efficace. Dommage. 

 St Gilles : A. Villalba gagne le Bolsin de Nîmes Métropole 

 

Au terme d’une finale d’un assez faible niveau. Le sorteo et les rafales de vents ont pas mal influé sur les résultats. Plus sérieux physiquement les Jalabert (1er, 3° et 5°), seul le dernier s’est montré plus accessible pour ces élèves inexpérimentés. Les trois Cuillé, plus noble mais aussi de moins de forces avec le second de meilleure tenue. T. Espigue eut le plus de mal avec le moins facile du matin, réussit un final droitier de bonne facture. Fenoll et B. Martinez, bien verts, se sont fait maintes fois accrocher tandis que le vainqueur, A. Villalba bénéficia du meilleur sorteo et d’une éclipse totale d’Eole, commençant bien avant de finir en tablas pour enchainer un monton de redondos inversés, portant sur une partie du conclave. Et comme il tua bien….. Ruiz Abellan face à l’eral de plus de présence débuta bien mais se dispersa sur la fin quant à Aaron il distilla les meilleurs gestes de la matinée, dommage que son Cuillé, noble manquait de forces. L’épée lui fit défaut comme au français et à Ruiz Abellan et à parier une poignée d’euros sur l’avenir sur cette finale, ce serait sur le madrilène et à un degré moindre sur T. Espigue 

Finale du bolsín taurin, organisé par Nîmes Métropole. Trois becerros de la ganaderia  Jalabert Freres et trois de la ganaderia Philippe Cuillé pour 

-Tristan Espigue. E.T. Rhône Aficion (bleu nuit et or) Silence 

-Alejandro Rivero Fenoll. E.T. Badajoz (bleu piscine et or) Silence 

-Borja Martinez Gimenez. E.T. Almeria (bleu piscine et or) Silence 

-Adrián Villalba Mora. E.T. Albacete (lilas et or) Deux oreilles!!!!!! 

-José Nicolás Ruiz Abellán E.T. Navas del Rey (framboise et or) Vuelta !!!!! 

-Aarón Rodríguez Martín. E.T. Madrid (vert et or) Silence. 

Soleil et vent intermittent. Entrée faible malgré la gratuité, pst Ch. Sevilla hors sujet pour avoir accorder une 2eme oreille au vainqueur mais surtout pour avoir donné une vuelta posthume au second Cuillé, vuelta parmi les plus farfelues de la décennie. Remise des prix en piste à l’issue de la course. 

 St Gilles : Oreille pour San Roman… 

 

….Qui a confirmé son image, tandis qu’El Rafi aurait du sortir au moins avec deux oreilles si par deux fois l’épée ne l’avait trahit, faisant en plus apparaitre des qualités de lidiador, les conseils de P. Varin n’y étant surement pas pour rien. A proposer une novillada-concours, il faut au minimum en respecter l’esprit, ce qui fut loin d’être le cas pour l’ouverture de cette feria 2018…. Et surtout concernant le tercio de piques qui fut laisser au bon vouloir des novilleros, le Blohorn qui montra des qualités à la première rencontre, fut mit éphémèrement une seconde fois alors qu’une véritable puya aurait justifié et le titre et surtout une vuelta posthume bien généreuse, si ce n’est pour sa noblesse. Même remarque pour le Malaga qui ira très bien deux fois à la cavalerie, laissant les aficionados sur leur faim qui en espéraient une 3eme…. 

Novillada-concours de ganaderias françaises avec dans l’ordre, des novillos des héritiers de  François André, Gallon Frères, B. Blohorn, Jalabert Frères, Malaga et La Paluna , dans l’ensemble bien présenté, pour 

-Adrien Salenc (lie de vin et or) Silence et silence après avis 

-Diego San Roman (violette et or) Oreille et salut 

-Raphael Raucoule « El Rafi » (bleu nuit et or) Vuelta après avis et silence après deux avis. 

Le prix au meilleur toro a été attribué à celui de Bruno Blohorn a l’issue d’une novillada qui n’avait de concours que le nom…. 

Pst M. Vultaggio, 1/3 d’entrée, l’entrée générale à 30€ y étant en partie pour quelque chose, soleil et vent parfois gênant. Le Jalabert fut annoncé avec une corne astillée suite à l’embarquement. Minute de silence pour les eleveurs disparus… 

Journée sans pour Adrien Salenc qui hérita en premier d’un François André de bonne tenue au cheval en deux rencontres mais qui s’avéra compliqué et peu clair au dernier tiers, le mettant dans une position plutôt défensive. Son second, de Jalabert, sauta en contre-piste, ce qui lui valut des problèmes aux antérieurs. Il ne prit qu’une pique !!!! désordonnée, se montrant violent jusqu’au bout entre plusieurs génuflexions. A. Salenc, peu à l’aise devant son 1er, peina aussi devant ce bramaire qui le gêna même pour les estocades…. 

D. San Roman fit étalage de sa classe naissante et de sa toreria devant un Gallon, noble mais qui avait des problèmes de motricité après un violent choc au burladero, portant dans sa muleta droitière tout le poids de son oreille, la seule du jour. Il ne put doubler la mise avec le Malaga, pas très bien présenté pour une concours, qui passa le dernier tiers en cherchant felinement les chevilles du mexicain qui se fit au passage quelques frayeurs…. 

El Rafi réalisa les deux meilleures faenas du jour, face à deux novillos qui le lui permirent. Le Blohorn, noble et encasté auquel il servit d’excellents enchainements sur les deux rives avant de s’égarer avec l’épée, et celui de La Paluna, qu’il sut  retenir d’abord, l’embarquer ensuite pour des séries allurées surtout à droite, l’autre corne cherchant plus systematiquement la sortie. Distrait et fuyard, il prit une 1ere bonne pique avant de partir en querencia et deux autres sur le voyage, avant un long tercio de banderilles ou le novillo promena la cuadrilla aux quatre coins du ruedo. Après une faena qui alla à mas pour les deux, l’épée une nouvelle fois lui posera de gros problèmes…


 Mimizan : El Fandi et Tomas Campos à hombros 

 

Six toros de Loreto Charro, bien présentés excepté le 1er, les deux premiers de peu de jeu, nobles les deux suivants, plus compliqués les derniers. Vuelta au 4° « Fandango » 

-El Fandi : silence et deux oreilles après avis 

-Juan Del Alamo : une oreille après avis et salut après avis 

-Tomas Campos : une oreille et une oreille après avis 

Faena superficielle d’El Fandi au 1er, tout aussi superficiel. Le granadino accueillera le 4° par largas de rodillas, réalisant un excellent tercio de banderilles avant une faena manquant de fond mais portant sur les tendidos, initiée à genoux et conclut d’une entière longue d’effet.

Juan Del Alamo hérite d’un premier qui transmet guère, court et de meilleur son à droite et dont le salmantino tirera un bon parti. Son second s’emploiera sous le fer et il faudra la force de la muleta de Del Alamo pour en tirer des bons enchainements surtout à gauche. 

Le 3° ira seul trois fois au cheval et permettra un bon debut de faena à Tomas Campos, le toro baissant peu à peu de régime avec un coté gauche moins attractif. Le sixième, superbement présenté s’en prendra d’abord à un burladero avant d’aller trois fois au cheval en manso. Il se montrera dangereux par la suite et Tomas Campos devra montrer beaucoup d’envie et d’autorité, pour composer une faena de meilleure tenue à droite, la gauche restant violente. (Foto V. Serrano)


 Bayonne : Oreille pour Paco Ureña 

 

Corrida goyesque avec six toros d’Antonio Bañuelos (le 6ème remplacé par un sobrero du même fer) decastés, seul le cinquième offrant quelques possibilités 

-Juan Bautista (habit goyesque bleu et or) saluts et silence 

-Paco Ureña (habit goyesque eau de rose et noir) saluts et oreille 

-Jose Garrido (habit goyesque émeraude et noir) silence et silence 

Juan Bautista n’avait rien a espérer du sosísimo premier, bien qu’il essaya d’y donner un peu de relief. Et le pire il le toucha avec le quatrième qui arriva au dernier complètement éteint. 

Le 1er de Paco Ureña était lui aussi soso et le torero de Lorca dut faire l’essentiel pour en tirer un minimum d’intérêt. Il herita ensuite d’un Bañuelos qui avait suffisamment de mobilité pour qu’il puisse exprimer son toreo classique et epuré, notamment de la gauche, pour tirer  le peu qu’avait le toro à offrir. 

José Garrido n’eut aucune option avec son premier et encore moins avec le sixieme bis, le titulaire s’étant cassé une corne contre un burladero….

 Bayonne Novillada sans picadors 

 

Quatre erales d'Alma Serena, le 2éme honoré d’une vuelta al ruedo, le 3° s’averant aussi excellent 

-El Luri Saluts 

-Yon Lamothe Deux oreilles 

-Miguel Polope Saluts 

-Isaac Fonseca Saluts 

El Luri se fera accrocher deux fois par un eral abonné aux tablas en allant le toreer dans sa querencia. 

Yon Lamothe héritera du meilleur sorteo et après un bel échange quite avec M. Polope, la faena prendra son envol grâce à l’excellente corne droite du becerro qui générera l’essentiel de la partition du landais qui conclura d’une entière fulminante. 

Le troisieme sera aussi de triomphe mais Miguel Polope au toreo de classe et d’esthetisme en fera un peu trop et l’affaire finira en tablas avec quelques difficultés à l’épée. 

Isaac Fonseca touchera le moins bon du lot, un eral qui prit querencia devant le toril d’où il fut difficile de déloger et d’intéresser malgré les efforts du garçon. 

Partage des prix entre Yon Lamothe (dont celui du triomphateur) et Miguel Polope 


 Millas. Novillada concours. 

 

 Novillos de Dos Hermanas, Jalabert Hnos (2º et 3ºbis, pour un Yonnet qui s'est cassé la corne), A. et F. Tardieu, Malaga et Pagès-Mailhan.
-Jorge Isiegas, silence après avis et vuelta après avis
-Adrien Salenc, oreille et vuelta
-El Galo, salut et oreille. 

Le Prix au meilleur novillo a été décerné au novillo de Malaga 

Isiegas héritera en premier d’un Dos Hermanas noble et suave mais manquant de forces, perdant un trophée avec l’épée. Face au Tardieu qui prit trois piques mais qui finit en cherchant le pourtour, il s’arrima de belle manière avant de conclure avec efficacité. 

A. Salenc obtiendra une oreille à l’issue d’une faena irrégulière mais avec de bons passages à gauche et surtout une estocade efficace. Le Jalabert s’avérant noble mais manquant de transmission. Et c’est l’épée qui lui fera perdre la sortie à hombros face à un excellent novillo de Malaga, auquel il servit un trasteo appliqué et bien construit 

Le sobrero de Jalabert posera quelques problèmes à El Galo qui fut volontaire mais sans s’imposer, tuant à la première épée. Il se fera accrocher en début de faena par un Pages-Mailhan noble mais fade face auquel il montrera son potentiel et son courage, ce qui lui valut une oreille après un bon coup d’épée.


 Villeneuve de Marsan : Emilio de Justo et Thomas Dufau sortent à hombros 

 

Pour la traditionnelle corrida des fêtes patronales de Villeneuve de Marsan, le torero de la terre Thomas Dufau défiait le grand triomphateur du Sud Ouest Emilio de Justo. Les arènes pleines l’an passé, étaient remplies au 4/5 seulement. Les aficionados auraient-ils peur de la chaleur ? Pourtant le temps était agréable car orageux par rapport aux jours précédents. Espérons que les abonnés du Plumaçon qui s’étaient rendus à Madrid voir Thomas étaient bien présents pour le voir dans la ville voisine… 

-Emilio de Justo (bleu et or) 3 avis, ovation et 2 oreilles 

-Thomas Dufau (bleu ciel et or) 2 oreilles, silence et silence 

L’écarteur landais Cyril Dunouau a écarté le quatrième toro de l’après midi. Sobresaliente Jérémy Banti 

Pour ce mano a mano, le cercle taurin de Villeneuve avait misé sur les toros d’Hermanos Cambronnel qui faisait leur présentation en France. Le lot fut bien présenté, harmonieux et bien armé pour la catégorie de l’arène. Leurs comportements furent eux variés, manso le premier, bravitos sous le fer pour les autres mais manquant de moteur, de fond et sans transmission. 

Emilio de Justo eut affaire en premier lieu à un manso qui freina sa charge dès sa sortie et qui alla à quatre reprises à la cavalerie en sortant en fuyant. Restant par la suite sur la défensive et ne se livrant pas, il a fallu tout le métier d’Emilio pour parvenir à lier deux séries méritantes avec intelligence. Malheureusement, le bicho se trouva impossible à descaballer et Emilio tenta sans y parvenir. Il aurait été sûrement plus judicieux de remettre une autre épée. Il écouta les trois avis. Son second sortit avec du gaz et il lui servit des véroniques pleines de classes et très personnelles. Le toro poussera sa seule rencontre où il fut fortement piqué. Le toro arriva donc au dernier tiers sans moteur mais Emilio dessina une faena classique avec douceur et classe. La tarde du torero de Cacéres alla a mas et mit tout en œuvre face à son ultime adversaire pour triompher. Il accueillit le Cambronnel pour une grande série de véronique. Le toro ira seul au cheval où il fit chuter la monture sur sa poussée. Emilio donna un quite par chicuelinas au ralenti. Il domina son adversaire noble mais fade en livrant une grande faena pleine de classe et de sincérité. La façon dont il plante ses pieds au sol, montre que c’est lui qui commande et qui conduit la charge de son adversaire par le poignet et la ceinture. Il est rare de le voir finir par des circulaires, mais là encore, il ne perdit pas un poil de terrain et les manoletinas finales furent millimétrées. Il conclut d’une entière foudroyante et obtint les deux oreilles. 

Thomas Dufau se devait de triompher sur ses terres. Il passait après les déboires d’Emilio et devait donc marquer le coup. Il reçut son premier adversaire par une larga de rodillas. Une seule rencontre où le toro poussa la tête droite. Après un brindis à son public, il débuta comme souvent par une cambiada au centre. Il lia des séries rythmées, essentiellement droitières, face à un adversaire noble mais qui ne transmet pas d’émotion particulière dans ses charges. Thomas logea une très belle épée qui lui value les deux trophées. Le quatrième sortit avec du gaz et permit à Cyril Dunouau d’effectuer un écart, mais montra par la suite un manque de force important. Malgré un seul picotazo, le toro ne permettra pas au local d’exprimer ses envies. Il débuta à genoux au centre comme souvent également. L’ultime de la soirée sentit peut être l’orage arriver et laissa le moteur dans le camion.  

Les deux maestros auront donc fait ce qu’il fallait pour sortir le maximum de leurs adversaires respectifs. 

 

Vuelta a los toros pour toreria 


 Maurrin: une intéressante novillada concours. 

 

Pour sa 4eme année Maurrin a innové pour sa novillada sans picador. Avec ses 450 habitants et son arène de 600 places et grâce à ses généreux sponsors et la volonté de la pena Toro Cardeno et du comité des Fêtes , malgré la chaleur qui a découragé quelques spectateurs Maurrin a présenté une intéressante novillada .Une première avec quatre novillos de ganaderias landaises qui a vu le triomphe de Yon Lamothe en tant que novillero et Alma Serena coté éleveur ; les deux ont confirmé l’excellente prestation de Hagetmau.
Valentin Hoyos (Salamanca) n’a pas réussi à réveiller la torpeur ambiante devant un Alma Serena (origine Miranda de Péricalvo), avec son toreo classique mais manquant de transmission malgré un bon coup d’épée qui lui valut une pétition d’oreille pas suffisamment majoritaire (vuelta).
La qualité du Casanueva face à Solalito (Nîmes) lui permit de sortir une excellente prestation que ce soit à la cape, aux banderilles et certainement la meilleure faena de l’après midi. Malheureusement il échoua à l’épée. (Silence)
Yon Lamothe eut comme adversaire (partenaire) un exemplaire d’Alma Serena et sur sa forme actuelle lui servit une faena d’excellente facture répondant parfaitement à la classe exigeante du novillo conclu cette fois par une épée rapide. (Deux oreilles et pétition de vuelta pour le novillo récompensé finalement par le prix du gagnant du concours) 
Le 4eme novillo fut torée par Javier Adan, élève de l’école taurine de Madrid qui faisait sa présentation en habit de lumière. Il lui échut un exemplaire de La Espéra, d’un modèle plus réduit que les précédents dont la mobilité lui posa quelques problèmes mais auquel il répondit avec aguante et quelques gestes de classe. Long à la mort il écouta un silence.
Présidence de Pascal Larquié assisté de Karine Matharan et Régis Sonnes (entraineur stade toulousain) Prix Acoso et Pena Cardeno :Yon Lamothe. Vainqueur Novillada Concours : « Tibielo » (Alma Serena-origine Garcigrande) 

 

Baltazar Gallande 


 Soustons. El Galo à l’honneur, oreille pour El Adoureño 

 

Six novillos de Fernando Peña, tres bien presentés nobles mais manquant de forces, effet de la canicule ?. Le sixième comme sobrero, fut le plus âpre du lot après que l’un des novillos se soit tué dans le couloir du toril, meilleur le 5°.
-Jorge Isiegas, (bleu piscine) silence et silence
-El Adoureño, (bleu electrique et or) silence et oreille
-André Lagravere ‘El Galo’, (encre et azabache) vuelta al ruedo après pétition d'oreille et vuelta al ruedo après pétition d'oreille.
Le prix du meilleur quite est allé à El Adoureño
Jorge Isiegas le protegé d’Alberto Aguilar reussit une faena d’infirmier au premier mais de bonne tenue, se montrant moins disposé devant son second et tua mal. 

El Adoureño soufflera le chaud et le froid avec son toreo parfois pueblerino mais qui impacte sur le public ou avec une tauromachie parfois trop marginale. Il coupera l’unique oreille du jour mais en restant en deça de ses adversaires… 

El Galo laissera la meilleure impression du jour, d’un coté avec son toreo dynamique et varié à la mexicaine face à son 1er, mais surtout avec des qualités de lidiador et une grande vaillance face à un ultime novillo qui se défendait sur place. 


 Les Saintes Maries de la mer : Belle tarde pour la tauromachie Française. 

 

Cette année encore les Saintes Maries de la mer présentaient sa traditionnelle corrida flamenca animée par le groupe "Gipsy del mundo». Chaleur extrême, canicule oblige, et 2/3 de plaza. Comme innovation cette année, six élevages différents de ganaderias françaises. Tous très bien présentés avec des comportements  différents en fonction des encastes. Poids variant entre 460 et 500 kgs.  Au cartel deux toreros français représentant la génération confirmée et la génération montante. 

-Juan Bautista – moutarde et or – Ovation - deux oreilles - deux oreilles et la queue 

-Andy Younes - moka et or - Oreille – deux oreilles - silence  

Sobresaliente - Jeremy Banti - vert bouteille et azabache. Vuelta posthume pour le Bruno Blohorn et le Gallon. 

Juan Bautista reçoit son premier Tardieu par capotazo dominateurs avant de l’amener au cheval pour deux piques sans pousser. Une faena élégante et dominatrice sur les deux rives. L’animal allant a menos le travail ne fut pas à la hauteur de nos espérances. Une mort malheureuse le priva de tout trophée. Son second de Blohorn est reçu par un élégant jeu de capote. Une seule rencontre avec le lancier mais bien appuyée. Une faena toute en finesse sur les deux cornes avec particulièrement deux séries de naturelles du meilleur goût. Après 1/2 lame par récibir et un descabello une vuelta au toro est accordée. L’arlésien avec deux oreilles fait la vuelta avec Bruno Blohorn ganadero et son mayoral. Son dernier adversaire, un Gallon de quatre ans est reçu par d’agréables véroniques. Une seule rencontre avec la cavalerie le maestro plante lui même les banderilles. Sa faena devant cet idéal collaborateur est composée de magnifiques séries et particulièrement des naturelles droitières sans ayuda. ¾ de lame conclu le travail. Deux oreilles et le rabo tombent naturellement du palco. Le toro est honoré d'un vuelta. Jean Baptiste fait une vuelta triomphale avec Jean Pierre et Michel Gallon. 

 Andy Younes réceptionne difficilement son 1er de Christophe Yonnet peu coopératif à la sortie des chiqueros. La cape du torero finis par captiver ce toro et de lumineuses véroniques nous sont servies. Une forte charge à la pique renverse le groupe équestre. La faena compliquée ne permet pas à l’arlésien de se lâcher car l’animal a des charges brèves. Malgré son envie Andy ne parviens pas sur la corne gauche. Une lame un peu basse conclue un travail primé d’une oreille. Le Los Galos qui sort en 4ème ne prendra qu'une pique poussée et appuyée. Andy débute sa faena de rodilla avec une légère voltereta sans gravité. Faena pleine d'envie et de courage mais le toro s’éteint. Une entière très engagée lui permet d'obtenir deux oreilles. Le dernier de la tarde un Fernay est reçu par deux largas de rodilla et une série de cape de bonne facture. Une pique ordinaire et Andy invite Jeremy Banti  à effectuer un quite. L’animal montre malheureusement une faiblesse des antérieurs. Même avec un fond de noblesse l'arlésien a des difficultés pour construire une faena. Après plusieurs tentatives aux aciers une entière achève la tâche. 

 

Roberto El sobresaliente


 Les non piquées en bref 

 

Samedi 4 août: Boujan annulé par la pluie. Dimanche 5 août: - Boujan triomphe d'Adam Samira, deux oreilles et sortie à hombros avec Gualterio Lopez qui coupe deux oreilles d'un très bon novillo de Margé. 

Riscle : en matinée quatre excellents et encastés erales du Lartet (Jérôme et Paul Bonnet). 

-Valentin Hoyos Calama (vert et or), salut et oreille. 

-Nino Julian (blanc et argent), oreille et salut. 

Arènes d’Istres, becerrada de Turquay compliquée, T. Espigue et F. Castellani passant par la case Infirmerie. Plus de peur que de mal.
-Pedro Montaldo (Nîmes/Catalogne) Vuelta. 

-Tristan Espigue (Rhône Aficion) Oreille. 

-Nino Julian (CFT Nîmes) Deux oreilles 

-Fabien Castellani (Ecole taurine d’Arles) Deux oreilles


 Parentis : JCC et les Couto 

 

-Juan Carlos Carballo (panthère rose) : oreille et silence
-Carlos Aranda (bout de zan et or) : double silence
-Jésus Mejias (ciel et or) : double silence  

L’élevage de Peñajara de Casta Jijona initialement prévu pour cette novillada de clôture ne pouvant venir être lidié en France, le choix de l’ADA fut de faire sortit en piste trois novillos de Santa Teresa d’origine Gamero Civico/Guardiola Soto et trois de Couto de Fornilhos en provenance de La Corte/Atanasio. Dans le respect de leur maxime ‘’Des toros comme vous devriez les aimer…’’, les six novillos furent remarquables de présentation, de présence en piste à leurs sorties des chiqueros et de poder au cheval pour les Couto. 

Juan Carlos Carballo, le protégé de Fernando Cruz, fut le plus en vue de cette tarde qui commença fort bien mais dont l’intérêt s’estompa au fur et à mesure des prestations. Le premier Couto déversa au premier tercio sa caste dans le ruedo en venant pousser dans le peto à trois reprises en s’y élançant de plus en plus loin. Le second tercio fut du même acabit et le novillo mena la vie dure aux banderilleros. Malheureusement, il y laissa beaucoup de forces. Carballo brinda sa faena à Serge Villetorte, et déroula sa tauromachie en pesant sur son opposant avec efficacité et sincérité. Après près de 18 mois d’absence suite à sa grave blessure de Madrid sa détermination et sa volonté étaient au zénith, malheureusement le bicho ne put tenir la distance dans sa muleta. Entière. Son Santa Teresa, très faible ne permit pas au novillo de Caceres de doubler la mise. Il dut être puntillé en piste après s’être affalé au centre de l’arène. Déception générale. 

Carlos Aranda ne marquera pas l’histoire de l’ADA de son passage. Son Santa Teresa, faible lui aussi, sortit vidé après un mauvais tercio de piques. Novillo, faena et novillero allèrent à menos. Le quinto, un magnifique Couto, fut lourdement châtié lors d’un premier tercio mouvementé : batacazo lors de la première rencontre, et voltereta impressionnante mais sans gravité de Claude, monosabio de la cavalerie Bonijol. Le novillo portugais n’a plus rien à donner, et le novillero n’ont plus : no pasa nada.

 A l’issue de la fiesta campera matinale, la démocratie taurine décida de faire rentrer au cartel de la tarde Jesus Mejias, qui fut finalement le novillero que l’on avait le moins vu. En effet son novillo parado se réfugia rapidement aux planches et Jesus ne put rien faire pour l’en sortir. Le Couto après trois rencontres à la pique fut banderillé par le jeune Jesus. Muleta en main, Mejias s’avéra un peu vert pour cargar la suerte d’un tel opposant. Violent dans ses charges le portugais mit en difficultés Jesus. Entière trasera. Le dernier Santa Teresa, juste de force comme ses frères, réalisa une spectaculaire vuelta de campana qui finit de l’affaiblir, bien qu’ayant été ménagé à la pique. Jesus Mejias, déterminé, montera vissée sur la tête, ne parvint pas à sortir le public de sa torpeur sûrement assommé par la chaleur. 

Lleno a la sombra Canicule 

 

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com 


 Istres : M. Solera et El Rafi a hombros avec Laurent Cuillé 

 

Le trophée Pierre Pouly a été attribué à Maxime Solera qui a coupé trois oreilles pour son retour dans les ruedos après ses blessures. El Rafi, sans une seconde mise à mort ratée aurait pu tout autant y prétendre. Quant à A. Adame, s’il ne s’entendit qu’a moitié avec son 1er, il toucha le garbanzo negro de la course, le 5° qui ne décolla pas des planches, laissant une belle competencia entre le torero de Fos/mer et le nîmois. Si les deux novilleros français ont été particulièrement à la fête, ils le doivent en grande  partie à un lot de novillo de grande qualité, excepté le 5°, le 3eme lui,  N°8, étant honoré d’un tour de piste posthume. 

Six novillos donc des héritiers de Philippe Cuillé, bien présentés, donnant un jeu excellent, surtout à la muleta, un peu juste de forces les deux premiers, meilleurs les 4° bis, 6eme et surtout 3eme, regrettant que le 4eme titulaire  est été changé pour s’être cassé une corne en tapant au burladero. Coté piques ce fut plus leger mais avec de bons principes pour la plupart 

-Maxime Solera (vert anglais et or) Deux oreilles et oreille après avis 

-Alejandro Adame (fushia et or) Salut après avis et silence après avis 

-Raphael Raucoule ’’El Rafi’’ (canne et or) Deux oreilles après avis et salut après avis. 

Pst : A. Cervantes, un tiers d’arenes massé à l’ombre. Remise des prix en piste avant la sortie en triomphe des trois cités dans le titre. 

Retour gagnant pour Maxime Solera qui arriva à Istres plus decidé que jamais. Il s’entendra très bien avec le noble mais fade premier par manque de force, qu’il reçut au centre du ruedo, lui servant une faena larga, allurée et bien construite et finissant d’une estocade sans la muleta efficace… Il ira ensuite deux fois a puerta gayola attendre les deux 4eme. La encore il composera un trasteo de qualité surtout à droite, l’autre corne exigeant plus d’efficacité, ce qu’il fit, en tirant le meilleur parti malgré un novillo qui baissa de ton en fin de parcours. Final par une estocade al recibir. 

A. Adame eut du mal a trouver le bon sitio face au second, noble mais aux charges un peu désordonnées et qu’il occit de deux épées de gendarme et de plusieurs descabellos. Il ne put rien face à son second qui garda les bordures et qui pourtant au debut permit au mexicain de beaux lances de cape et un quite par zapopinas y faroles. 

El Rafi a touché le Cuillé de la course qui prit fort bien ses deux piques et devant lequel il a répondu présent au trois tercios avec allure et variété, même s’il eut un peu de mal a réciter ses gammes parfumées face à la caste de son adversaire. Echange de quite avec M. Solera avec réponse par lopecinas avant un excellent tercio de banderilles et un excellent début de faena à genoux. Une superbe épée lui vaudra la sortie en triomphe. La même épée qui le privera de récompenses après s’être montré à nouveau plus qu’à son avantage face au dernier, mansote, le nîmois allant à mas avec le novillo jusqu’à l’estocade qu’il tenta deux fois al recibir avant de pincher deux fois aussi…. 


 Parentis : Agua-dulce mais pétillante 

 

-David Garcia Navarette (ciel des tropiques et or) : salut au tiers et silence
-Jorge Rico (linceul et argent) : double sifflets deux puis trois avis
-El Adoureño (tomate de Marmande et or) : silence et oreille 

Certes le mayoral fut invité à saluer à l’issue de la course, mais il devait être bien attristé et déçu de ce que les novilleros du jour avaient fait de ses pupilles, ou plutôt de ce qu’ils n’avaient pas fait. Sortirent en piste quatre novillos d’Aguadulce et deux de JM Aristrain (1 et 5), de robes variées et de belles présentations. Ils furent intéressants au cheval lors des 17 rencontres. Ils vinrent avec détermination dans le peto, faisant tinter les étriller mais souvent avec un petit coup de frein avant la rencontre. Malheureusement ces novillos restèrent trop souvent inédits dans la muleta des diestros du jour peu habitués à toréer l’encaste Nuñez. 

David Garcia Navarette fut finalement le plus en vue de la tarde notamment sur son premier novillo. L'Aristrain fut très bondissant d’abord dans le capote puis à l’encolure du cheval à la troisième rencontre. David brida sa faena au public. A droite le novillo ne passait pas, et ça ne s’annonçait guère plus évident sur la corne opposée, mais faisant preuve d’abnégation et de courage Navarette réussit à enchainer les naturelles après une violente voltereta sans gravité. Demi-lame. Avec ‘’Tulo’’ le courage de DGN ne suffit pas à résoudre les difficultés posées par le Nuñez, qu’il tua d’un infâme bajonazo. 

Jorge Rico a dû passer deux sales quart d’heure … face à son premier Aguadulce, il essaya … un peu, mais ce ne fut que reculade et dépassement. Le final fut du même acabit, il fit le tour des Landes pour entrer a matar. Ribambelle de descabellos. Deux avis. La caste du quinto mit complètement à la dérive et sous l’eau le pauvre Rico dont se fut la débâcle totale jusqu’à entendre les trois avis. On ne retiendra que la belle prestation de son puntillero. 

Après sa blessure le week end passé à Hagetmau, El Adoureno faisait son retour dans les ruedos. Le novillo s’exprima sous le fer de Laurent Langlois à deux reprises avant de laisser paraitre une justesse de force. Yannis brinda sa faena à P.A.B. Comme ses frères, le Nuñez enclencha rapidement le mode défensif et Yannis eut du mal à résoudre les difficultés sur les deux cornes. Demi. Entière delantera. Le meilleur pour la fin ! Le dernier Aguadulce envoya au tapis Jésus del Bosque et sa monture. Le novillo contourna alors le cheval de la cavalerie Bonijol au sol qui coinçait le picador pour venir le chercher. Del Bosque fut évacué à l’infirmerie, et le novillo exprima sa bravoure sous le fer de Laurent Langlois. Yannis brinda au conclave, et réalisa une faena inappropriée aux qualités du Nuñez mais qui pesa sur le public (cambiada, desplante, …). Entière. 

Lleno a la sombra. Canicule. Présence en callejon du matador Cesar Valencia qui écrivit quelques belles pages de tauromachies dans ces arènes de Parentis 

Reseñas : Vicente, photos www.photoslouise2z.com 


 Orthez : Tomas Campos a hombros 

 

-Domingo Lopez Chaves (vert olive et or) silence et saluts
-Juan Leal (turquoise et or) silence et ovation
-Tomas Campos (blanc et or) silence et deux oreilles 

Il aura fallut attendre le dernier toro, un « Fernay » pour enfin avoir des satisfactions surtout à la muleta avec un Tomas Campos très a gusto, enchaînant des séries délivrées avec beaucoup de classe et de toreria. L'ensemble allant à mas jusqu’à 'une épée entière et en place qui s'avéra concluante. Auparavant, T. Campos dut combattre deux toros de Tardieu. Le 1er changé après s'être cassé le piton gauche contre un burladero. Le sobrero du même fer ira trois fois au cheval avant de se réserver. Domingo Lopez Chaves tomba sur le pire lot avec un faible Pages Mailhan manquant de fond. Et  un Cuillé noble mais tout autant faiblard. Juan Leal avec un Camino de Santiago avait impacté sur le public par son courage, se faisant accrocher trois fois mais liant aussi de belles naturelles de face. La mise à mort y mettra un bemol. L’arlésien affrontera ensuite un Christophe Yonnet plutôt avisé qui deviendra vite dangereux, lui infligeant une nouvelle voltereta

A la fin de la corrida, trois prix furent remis :
-Meilleure pique : JA Doblado qui piqua le 3ème Tardieu
-Meilleur geste taurin : Tomas Campos pour son triomphe –geste de l'émotion : Juan Leal
-Meilleur toro : Luce d'Olivier Fernay y hijas.

 En matinée : B. Cissé a hombros

  

Quatre novillos du Lartet (origine Cebada Gago), de l'Astarac (Guardiola), d'Alma Serena (Miranda de Pericalvo) et de La Espera (Victoriano/Jandilla) -élevages du sud-ouest. Les novillos furent économisés au cheval et seul le Lartet se révéla complet.  

-Baptiste Cissé (rouge et or) : oreille et oreille
-Dorian Canton : (vert et or) saluts et silence après avis 

Seul le prix décerné au triomphateur a été attribué à B Cissé, les autres restant "desierto". 


 Hagetmau : Toñete sort en triomphe 

d’un défi ganadero sans étincelle 

 

L’encaste Santa Coloma était mise à l’honneur par les organisateurs d’Hagetmau pour cette unique novillada piquée dans le cadre des fêtes. Peu de monde une nouvelle fois dans les gradins, ½ arène environ sous un temps chaud et ensoleillé. Les gens ont peut être besoin de récupérer de la féria de Mont de Marsan. Malgré la lumière rayonnante du soleil, les novillos eux n’ont pas éclairé cette tarde. Bien présenté dans le type, ils furent sans saveur et sans race. Le meilleur fut le premier d’Ana Romero.Trois novillos d’Ana Romero (1er, 5ème et 6ème) et trois de Rehuelga (2ème, 3ème et 4ème) sans fond, fades et manquant de race. Décevants dans son ensemble. Le madrilène Antonio Catalan « Toñete » fut le plus en vue de la tarde. 

-Toñete (lie de vin et or) Oreille et oreille 

-El Adoureño (blanc et or gris) Silence après avis et silence avec blessure 

-Dorian Canton (bleu et or) Oreille et silence 

Toñete reçut discrètement le premier novillo marqué du fer d’Ana Romero qui se défendit plus qu’il n’attaqua sous le peto. Après un début timide, Toñete lia petit à petit des séries dominatrices mais profilées. Il logea une entière un poil basse et reçut le premier trophée de la tarde. Face au quatrième du fer de Rehuelga, qui poussa sa première rencontre avec la cavalerie mais en gardant la tête haute, il fut appliqué et proposa une muleta autoritaire. Son adversaire fade et sans race ne transmet aucune émotion. Son épée engagée l’assura le triomphe. 

El Adoureño ne fut pas dans un grand jour. Pourtant il entama parfaitement sa tarde avec une série de véroniques de grandes qualités puis il perdit petit à petit les papiers. Le second, du fer de Rehuelga se montra compliqué dès les premières passes de muleta. Avisé sur les deux bords, il mit en difficulté Yannis et lui infligea une voltereta sans gravité. Peu à l’aise avec les armes, le gersois logea une lame entière longue d’effet et s’éternisa avec le descabello. Le cinquième, un Ana Romero, le désarma dès la première passe et lui remit le doute dans son esprit. Le novillo poussa légèrement sa première rencontre avant de sortir seul à la seconde. Yannis débuta timidement puis parvient à lier quelques séries en fin de faena face à un fade adversaire mais son travail resta sans émotion. Il reçut un puntazo au scrotum lors de l’estocade et fut évacué à l’infirmerie où il reçut les soins nécessaires. 

Dorian Canton  le marathonien béarnais effectuait son troisième paseo en quelques heures après Garlin et Orthez le matin. Face à son premier adversaire de Rehuelga, fade et sans race, il dessina quelques muletazos relâchés mais sans transmission ni liaison et domination. Il logea une entière un poil tombée et reçut un trophée. L’ultime d’Ana Romero sortit en trombe mais ne fit qu’illusion. Après deux piques mal placées, le novillo fléchit des antérieurs à plusieurs reprises. Dorian donna des passes douces, une à une, sans peser sur son adversaire qui sembla reprendre le dessus sur la fin du combat.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


 Important triomphe de Lea Vicens à Bayonne 

 

La rejoneadora française a coupé trois oreilles lors de la corrida à cheval des fêtes de Bayonne face à un excellent lot de toros de la ganaderia du Laget, Joao Moura hijo avec deux pavillons l’a accompagné pour sa sortie en triomphe avec JL Courriol le mayoral tandis que le mauvais usage du descabello au 5° a laissé Leonardo Hernández repartir à pieds. Toros du Laget, bien presentés et donnant un bon jeu d’ensemble, meilleur le sixieme. 

- Joao Moura hijo, Salut et deux oreilles 

-Leonardo Hernández, Oreille et silence 

-Lea Vicens, Oreille et deux oreilles


 Beaucaire, l’unique oreille pour Tibo Garcia  

 

Le cartel modifié de la novillada aura donc permit au tarasconnais de revenir de bonne manière après son break,  mais surtout aura été marqué par le fiasco ganadero venu de Gerena. Six novillos de la ganaderia du Marques de Albasserada diversement mais très bien présentés mais manquant de race, de bravoure, de forces, le second sauvant à peine le niveau, les 3° et 4° auraient pu espérer une meilleure compréhension mais sans plus. Fabrice Torrito le mayoral passionné à bien du souci à se faire dans ses deux lignées. Juanito et surtout Calerito n’ont guère répondu présent non plus. 

-Juan Silva "Juanito" (Malabar et or) Silence et salut après avis 

-Tibo Garcia (violette et or) Oreille et timide salut 

-Juan Pedro García Vizcaíno 'Calerito' (vert fougère et or) Salut et silence 

Pst : R. Gal, ½ arenes, soleil et cigales, Tibo Garcia remplaçait Maxime Solera toujours blessé. 

Joli novillo applaudit de salida, il sera sifflé à l’arrastre pour s’etre statufié après deux piques, Juanito ne pouvant en tirer plus. Le quatrieme prit deux piques en jouant de la tête dans le peto avant une demi vuelta de campana, piquero puis banderilleros actuants à la sauvette. Mansote et sans grande transmission il aurait merité un toreo bien moins marginal que celui offert par le portugais, composant la figure avant de conclure d’une lame habile. 

Le second alla deux fois à la cavalerie d’où il s’échappa assez vite et ensuite, il se laissa faire sans être trop contraint. Tibo Garcia composa une faena élégante et bien ajustée sur les deux cotés avant de conclure de ¾ de lame au 2° essai. Applaudit à sa sortie avant d’etre renvoyé aux corrales pour boiterie, le 5° laissa sa place au garbanzo negro… taché de blanc qui d’entrée se montra court dans la cape et qui se figea dans le peto à son second envoi. Au dernier tiers il s’arreta à hauteur de l’homme, pointant une corne avisée et dangereuse à chaque sollicitation. Le tarasconnais abrégea mais balbutiant avec l’épée. 

Le 3° s’employa sous l’unique pique dont il sortit en faisant une lourde roulade et arriva au troisieme tercio juste de forces. Calerito utilisant surtout le cote droit, plus facile, l’autre corne s’avérant plus chercheuse mais il n’y eu guère de transmission, le novillo ne s’employant pas dans le leurre. Le sévillan tenta de faire grimper un peu l’intérêt avec ses manoletinas serrées avant une jolie épée. Il réceptionna le dernier, fuyard, de deux largas de rodilla avant un tercio de piques chaotique, le manso hésitant longuement avant de se projeter sur le cheval, une quatrième et lourde rencontre lui étant même administrée bien après la sonnerie et après les sifflets il …. brinda ce novillo decasté au public… et de faena il n’y eu point, l’Albasserada préférant contempler tout sauf la muleta. Demi lame en guise de conclusion


 Garlin : La classe naturelle d’Alejandro Mora 

pour ses débuts en novillada piquée 

 

Pour le 30ème anniversaire de la peña taurine garlinoise, la présidence a fait de nombreux cadeaux en octroyant généreusement deux oreilles aux trois toreros quand une suffisait largement. Les membres de la peña n’en demandaient pas tant pour souffler les bougies. 

-Angel Jiménez (malabar et or) Deux oreilles et silence après avis 

-Dorian Canton (framboise et or) Silence et deux oreilles 

-Alejandro Mora (pêche et or) Oreille et deux oreilles après avis 

La tarde ne fut pas à la hauteur du résultat comptable par la faute essentiellement aux novillos d’El Tajo y La Reina du maestro Joselito. Après un lot décevant pour les fêtes d’Aire sur l’Adour, ils ont manqués de race, de fond et de moteur malgré une présentation convenable. 4 toros de La Reina et 2 toros d’El Tajo (3ème et 5ème). Seul le dernier le jabonero marqué du fer de La Reina fut intéressant, bravito sur sa seule rencontre (un paradoxe car les autres prirent deux piques) et nobles au dernier tiers. Le cinquième sortit sur trois pattes, ne pouvant pas poser la dernière, il se blessa dans les chiqueros en tapant lors de son enchiqueramiento, il fut changé par un novillo de Roland Durand d’origine Miranda de Pericalvo auquel le béarnais Dorian Canton coupa deux oreilles grâce à la pression de son fan club. 1/3 d’arène environ. La paseo eut quelques minutes de retard afin de mettre en place le camion du sobrero. Une minute de silence fut respectée à la mémoire de Robert Soldevilla et Jean Ducos. 

Angel Jiménez reçut avec allure le premier novillo de la tarde qui refusa à plusieurs reprises l’affrontement avec la cavalerie. Juste de force malgré deux picotazos, le novillo montra une noblesse fade. Jiménez dessina quelques belles séries essentiellement droitières avec douceur. Il obtint les deux oreilles généreusement offertes par la présidence. Face au quatrième, il ne parvint pas à le fixer cape en main et perdit du terrain. Après deux piques correctement administrées, il débuta sa faena à genoux qui mit de l’enthousiasme dans les gradins. Mais le novillo sans fond, baissa très rapidement de régime et Angel Jimenez fut long et échoua avec les armes. 

Dorian Canton, le béarnais revenait sur ses terres après le triomphe dans ces même arènes au printemps. Son fan club local s’était déplacé en nombre pour le soutenir et lui permit même de sortir en triomphe après leur pression autoritaire lors de l’octroie des trophées. Il ne put rien faire face à son premier opposant complètement éteint et sans charge. Face au sobrero de Roland Durand, peu armé, et qui s’employa de façon désordonné au peto, Dorian débuta par cambiadas avec de livrer des séries gauchères sans transmission. Il obtint deux pavillons après une conclusion en deux temps.  

Alejandro Mora, le neveu du grand maestro Juan Mora, présent dans le callejon débutait en novillada piquée. Il livra les meilleurs moments de la tarde grâce à sa classe naturelle ressemblant étrangement à celle de son oncle. Bon capeador, il reçut ses adversaires avec élégance. Il brinda sa première faena à son tonton. Première faena allurée avec une certaine maîtrise par moment et des approximations par d’autre. Face à l’ultime, un joli jabonero applaudi à sa sortie et qui fut le meilleur de la tarde, il fut une nouvelle fois plein de douceur et de classe mais se fit désarmé par moment. Il logea une épée engagée mais longue d’effet et obtint lui aussi deux cadeaux par la présidence. Le premier était lui mérité.

Vuelta a los toros pour Toreria


 Saint Vincent de Tyrosse : Oreille pour Robleño et Lamelas

lors d’un âpre desafio… 

 

Trois toros de Miura, deux toros de Palha (2° et 3°) et un de Fernando Palha (1er

-Fernando Robleño : silence après avis et oreille 

-Arturo Macias : vuelta et silence 

-Alberto Lamelas : saluts après avis et oreille 

Salut de Juan Navazo pour la brega du 6°.  

Face à un sérieux mais compliqué toro de F. Palha, F. Robleño réalisa une faena méritoire mais mal rematée avec l’épée. Authentique Miura pour le madrilène qui afficha toute son expérience face à un très sérieux client dont il parvint à tirer des muletazos templés et profond avant de porter un estaconazo… au second essai. 

Pétition non reçu d’effet pour Arturo Macías après la mort d’un Palha de bonne tenue auquel il avait tiré des séries valeureuses. Le mexicain herita ensuite d’un Miura exigeant et compliqué qui le prit sans gravité au moment de l’estocade après un exercice périlleux muleta en main. A. Lamelas attendit son Palha à portagayola, recevant un varetazo au passage, s’engageant ensuite avec beaucoup de décision pour un trasteo à complication. L’usage du descabello limita l’impact. Pas facile du tout le dernier toro, un Miura exigeant et dangereux face auquel il s’arrima sans rompre malgré une voltereta en cours de faena. Et cette fois l’épée ne le trahit pas. 


 Chateaurenard : Ah si les épées avaient mieux  fonctionnés.. 

 

…. Cette excellente corrida de Fuente Ymbro aurait vu les trois toreros sortir à hombros et avec eux le mayoral mais les estocades et l’usage du descabello en décidèrent autrement… Deux oreilles seulement dont une de poids pour Emilio de Justo et une de moins de teneur pour Joaquin Galdos, Andy Younes échouant par deux fois aux portes du triomphe… La palme de la toreria revient incontestablement à De Justo, supérieur sur ses deux toros, celle du culot et de l’envie pour l’arlésien et entre eux deux, un jeune péruvien qui aurait beaucoup à gagner en s’engageant un peu plus. Dans des arènes guère pleine à plus de la moitié, les six toros de Fuente Ymbro ont fait honneur à leur devise, s’employant au cheval, donnant un bon jeu d’ensemble, un peu plus limité en forces les deux de Galdos, meilleurs et ovationnés à l’arrastre les premier et troisième. De présentation plus que correcte pour une plaza comme celle de Chateaurenard, ils ont tous permis aux toreros de sortir leurs habits d’apparat…. Dommage que les mises à mort ne furent pas souvent au rendez-vous. 

-Emilio de Justo (blanc et or) Silence après avis et oreille 

-Joaquin Galdos (sangre y oro) Oreille et salut après avis 

-Andy Younes (lilas et or) Silence après avis et silence après avis 

Pst : M. Vion, demi arène, Soleil, cigales mais aussi des rafales de vent parfois gênantes 

Tout commença pour le mieux avec un excellent toro qu’E. de Justo conduisit avec allure, toreria et efficacité sur les deux rives avant que tout ne s’embrouille avec les ferrailles…. Il reçut somptueusement son second, rematant sa réception de véroniques à genoux et après une entame de faena prometteuse, le Fuente Ymbro devint plus exigeant et il aura fallut toute la force de la muleta du protégé de Luisito pour lui faire partager la partition et cette fois, l’épée fut au rendez-vous. 

Excellent aussi le second, bien que plus léger et de moins de forces, permettant à J. Galdos de lier d’excellents enchainements sur les deux bords  quand il s’engagea un peu plus. Une superbe estocade portée au centre du ruedo fit tomber la première oreille. Sa seconde faena, prédominante de la gauche, vit le péruvien plus subir que dominer un toro débordant d’allant au cours d’un ensemble assez irrégulier et conclut maladroitement aux épées. 

L’excellent et encasté troisième vit l’arlésien composer une superbe partition initiée au centre par cambiadas osées, certes manquant encore d’un peu de rondeur par inexpérience mais ni d’envie ni de créativité et que seule l’épée et surtout les descabellos ont fait capoter et s’envoler au moins un trophée. Andy Younes démarra sa seconde faena, comme il la conclut, à genoux, enchainant de superbes séries, citant de loin son adversaire pour des cambiadas avec changement de main et alors que le triomphe lui tendait les bras, l’épée à nouveau lui fit défaut… Vraiment dommage. 


 

Plaisance du Gers

 

  Pour la novillada non piquée des fêtes 2018, furent combattus en premier, trois erales de la ganaderia de Turquay, d’origine Santa Coloma meilleurs les deux premiers, et trois de celle de Sainte Cécile, d’encaste Domecq, nobles et complexes pour
-Antonio Villalba (Ecole taurine d’Albacète) : Silence après avis et silence après avis
-José Antonio Valencia (Ecole taurine du Pays d’Arles) : Oreille et oreille
-Solal Calmet « Solalito » : Oreille et oreille
Demi-arène, soleil caniculaire 

 

 Eauze : Féria 2018 

 

Le matin excellente novillada  sans picador du Lartet pour Jose Molina d’Albacete et Yon Lamothe de Tartas. Le soir corrida mixte : le cavalier Andy Cartagena et les toreros Juan Bautista et Luis David Adamé. Une seule oreille coupée dans l’après-midi par le jeune mexicain. Les toros de la Dehesilla massifs et bien présentés ont toutefois fortement déçu par leur comportement.
Pour le rejon, deux novillos des frères Gallon, noble mais fade le premier, très rapidement éteint le second pour Andy Cartagena : silence, salut
Quatre toros de La Dehesilla decastés,  le premier d’Adame dut etre puntillé sans être estoqué.
-Juan Bautista : silence et silence
-Luis David Adame : silence après deux avis et oreille 

Partition musicale par le baryton Omar Hassan. Demi-arène coté ombre. Soleil d’été 

En matinée, après que Dorian Canton eu reçu le trophée Occitanie 2017 (une muleta),
quatre erales du Lartet, bien présentés, encastés et qui donneront un jeu excellent. 

-José Molina : vuelta et oreille
-Yon Lamothe : silence et oreille
Salut du ganadero, J. Bonnet à l’issue de la course. Le prix de la ville d’Eauze est attribué à Yon Lamothe. Le prix du club taurin est remis à José Molina. Le prix des organisateurs du Sud-ouest est partagé entre les deux toreros. Un quart d’arène sous un soleil de plomb 

 

Tartas

 

  Novillada non piquée avec trois erales de La Espera, le second applaudi pour
-Victor Hernandez (ET Guadalajara):vuelta
-Yon Lamothe (ET Adour Aficion) : deux oreilles
-Francisco Fernandez (ET Algeciras):vuelta 

Sortie a hombros pour Yon Lamothe et le ganadero de La Espera, Jean-François Majesté 


 Mejanes : D. Ventura remporte le 47eme Rejon d’Or 

 

Un trophée qui lui a été remis en piste par Michèle Ricard en présence de Nais Lesbros la reine d’Arles à l’issue d’une corrida qui aura été assez décevante coté toros. Ce qui n’empêcha point Diego Ventura d’assurer sa position de toreo vedette avec sa cuadra parsemée d’étoiles, de Nazari à Remate en passant par Fino, Dolar ou Importante…. Sergio Galan dans un registre plus classique eut du mal à faire passer un message à un public tout acquit au torero de La Puebla. Quant à Leonardo Hernandez, auquel échut le meilleur sorteo il tira son épingle du jeu, perdant un trophée avec la mort de son 1er, l’obtenant avec le dernier. 

Six toros murubeños donc du Niño de la Capea, trois du fer de El Capea (1er, 2° et 3°),  un de Carmen Lorenzo (4°) et deux de celui de San Pelayo (5° et 6°), formant un lot desigual de volume, de présentation et de comportement…. 

Lourd et massif, le 1er de S. Galan s’affala maintes fois malgré un travail aux petits soins du torero qui réussit une faena fort improbable au début mais manquant d’émotion. Son second, s’éteignant progressivement ne lui permit pas de rattraper le coup… 

Leger et vif au début, le 1er de D. Ventura finit tardo et sur la défensive, ce qui n’empêcha pas le portugais de briller surtout grâce à sa cavalerie (Nazari, Fino et Remate) et son sens des terrains pour en tirer le meilleur parti possible, la seconde oreille restant toutefois assez généreuse…. Mansito mais sérieux, le quinto finit lui aussi en se défendant, D. Ventura faisant grimper l’intérêt avec Importante puis Dolar son cheval vedette débridé. Le toro ne l’aidant pas au final, il dut, malgré l’engagement de Remate, s’y reprendre à trois fois pour conclure. 

L. Hernandez hérita d’un premier juste de forces mais qu’il saura mener à mas avec « Sol » et surtout « Xarope » spectaculaire et efficace. Le passage par la case descabello lui ôta tout espoir de trophée. Une oreille qu’il obtiendra au dernier, un toro sérieux qui sauta au callejon avant de se prêter plutôt bien au jeu de L. Hernandez qui à nouveau ira à mas et qui terminera avec le même cheval pour les banderilles courtes, les roses et surtout un rejon efficace cette fois. 

-Sergio Galan: Salut et silence 

-Diego Ventura: Deux Oreilles !!! et oreille 

-Leonardo Hernandez: Salut et oreille 

Pst: DJ Valade, 4/5 d’arènes, soleil avec vent léger puis nuages noirs…. Avant la corrida, prestation de Jenny Vangate vainqueur des Etoiles de Mejanes, de Lucien Gruss avant que Michèle Ricard ne rende hommage à Angel Peralta et Luc Jalabert, disparus cette année, tous deux très proches de Mejanes et du Rejon d’Or 


 Les Saintes : Pablo Hermoso de Mendoza remporte le trophée Pommery 

 

Trois quart d’arène pour l’édition 2018 du centaure d’or « trophée Pommery ». En prélude, spectacle traditionnel de dressage, travail à la garoche et défilé de cavalier andalous. Avant le paséo une minute d’applaudissement à la mémoire de Luc Jalabert. Quatre toros et deux novillos (3ème et 6ème) de la ganaderia de Fermin Bohorquez tous très bien présentés et conforme pour ce genre de spectacle. Poids variant de 448 kg à 550 kg. Le 2ème légèrement mansote. Au cartel : 

-Pablo Hermoso de Mendoza - 1 oreille et 2 oreilles 

-Andrès Romero – avis partagés et 1 oreille 

-Guillermo Hermoso de Mendoza – silence et silence 

Pablo Hermoso de Mendoza toujours égal à lui même nous a offert quelques grands moments de cavalerie. Le cheval et le toro étant en totale symbiose le travail ne pouvait être que parfait. Apres une estocade magistrale, le public réclame deux oreilles mais une seule est accordée par la présidence. Son second prend querencia au centre de la piste et seule la maîtrise du Navarrais le fait changer de terrain. De jolis moments aux banderilles et encore un bon rejon de mort. Deux oreilles tombent du palco.  Andrès Romero est mal servi avec le 2ème de la course, manso qui une fâcheuse tendance à s’intéresser au callejon au lieu de se captiver sur le cheval en piste. Quelques jolis passages et un rejon de mort insuffisant qui oblige le cavalier a mettre pied à terre mais le descabello lui fait défaut. Il réceptionne son second en le captivant avec une chaquetilla tenue à bout de bras en galopant. Rejon et banderilles sont posées dans les règles de l’art. Après deux rejons de mort plusieurs descabellos sont nécessaires. Guillermo Hermoso de Mendoza faisait sa présentation. Fils de …. Bon sang ne saurait mentir. Très bon cavalier, son travail est correct et enjoué. Son actuacion est maîtrisée et conseillée à la voix par son père depuis le callejon. Malheureusement l’estocade n’est pas efficace et plusieurs descabellos le privent de trophée. Avec le dernier de l’après midi, il confirme ses bonnes dispositions de cavalier et son travail est impeccable. Mais la mort un peu longue lui enlève tout espoir de trophée. 

Le trophée Pommery est remis en piste à Pablo Hermoso de Mendoza par Monsieur Roland Chassain maire des Saintes Maries de la Mer et la Reine d’Arles accompagnée de sa demoiselle d’honneur. 

(Roberto El Sobresaliente)


 Tarascon : El Adoureño a hombros, oreille pour El Rafi 

 

Cette 4° Feria de La Jouvenço aura été marquée par un excellent et fort joli  lot de novillos de Patrick Laugier, dont le second, Bandido, N° 859 a été honoré d’une vuelta posthume, seul le 5°, contrarié par l’épisode longuet du relevage du cheval de pique, se montrant plus réservé…. Duel des "El" aussi entre "El Adoureño" et "El Rafi", le premier enlevant le prix décerné au triomphateur, le second réalisant la meilleure faena de l’après midi. Domingo de Resurrección aussi pourrait-on dire pour le jeune novillero landais, qui bien qu’encore vert, est apparu sous un bien meilleur jour que lors de ces dernières apparitions. Ce qui ne fut pas le cas pour V. Perez transparent et sans recours, surtout devant l’excellent sixième…. 

-Yannis Djeniba "El Adoureño" (blanc et or) Oreille et oreille 

-Raphael Raucoule "El Rafi" (canne et or) Oreille et silence 

-Vincent Perez (violette et or) Silence après avis et silence après avis 

Six novillos tres bien presentés de Patrick Laugier un du fer de Dos Hermanas (1er) et cinq de celui de Piedras Rojas, donnant tous, excepté le 5°, un excellent jeu d’ensemble, meilleurs les 2° et 6°, de bonnes présences au cheval les 2°, 3°, 5° et 6°, applaudis à leur sortie les 1er, 2°, 5° et 6°, le ganadero saluant à la fin de la course. Pste : F. Père, ombre et chaud soleil, cigales et vent parfois gênant. Le prix « Nimeño II » au novillero triomphateur de l’après-midi pour "El Adoureño", prix remis en piste à la fin du festejo. Salut des banderilleros M.A. Romero et Miguelito au 6° 

El Adoureño toucha deux novillos nobles dont il sut tirer parti et devant lesquels, avec un petit peu plus d’engagement et de poder il en aurait triomphé avec plus d’aura. Décidé et varié il sut composer deux faenas d’un intérêt croissant, plus populaires que profondes, tuant très bien son 1er d’une entière sin puntilla, son second étant occit d’une lame caida au 2° essai. 

L’excellent second se livrera d’entrée dans la cape d’El Rafi qui le conduira pour une belle et longue pique avant le banderiller de belle façon. Superbe entame de faena, le corps relâché, la main basse, le novillo répondant avec classe à tous les cites, même si à gauche il y eu quelques scories de la part du nîmois qui conclura d’une entière au 2° essai. Il fut plus mis à contribution avec le 5°, un novillo très « toro » qui d’entrée, hésita longtemps avant de pousser et de renverser Gabin et sa monture contre les planches, les monosabios ayant du mal à remettre sur pattes l’équidé, le Piedras Rojas se décomposa en partie, obligeant le jeune gardois à lui arracher les muletazos. 

Vincent Perez séchera avec ses moyens encore trop limités, se faisant souvent accrocher le leurre, rendant son premier novillo moins clair. A son second, l’istreen rendra copie d’une jolie série droitière avant de replonger dans ses travers…. Tuant mal dans les deux cas. 

 Tarascon : A. Samira à hombros de la matinale 

 

C’est dans le cadre de son partenariat avec l’ACCM et l’Association des Eleveurs Français de Toros de Combat, que l’Ecole Taurine du Pays d’Arles avait organisé ce dimanche 8 juillet à11h00 à Tarascon une novillada sans picadors avec quatre erales de Patrick Laugier marqués du fer de Dos Hermanas pour un mano à mano J.A. Valencia-Adam Samira, tournant à l’avantage de ce dernier qui coupera les deux oreilles de son second opposant. Manquant globalement de forces, surtout le second, les « Laugier » ont permit aux deux becerristas de s’exprimer par leur fond de noblesse, même si le 1er s’avéra un peu plus encasté et accrocheur. 

-José Antonio Valencia (vert bouteille et or) Silence après avis et oreille 

-Adam Samira (bleu turquoise et or) Silence après avis et deux oreilles 

Sobresaliente Fabien Castellani (blanc et or gris), invité au quite sur les deux derniers erales. Pst : B. Pujol, entrée familiale sous les ombrages, la chaleur et les cigales. 

J.A. Valencia, semble plafonner à ce niveau, il le montrera face à ses deux adversaires et sans une mauvaise utilisation des aciers, il aurait pu couper une oreille au novillo d’ouverture. Le venezuelien l’obtiendra face à l’excellent troisième en lui proposant une faena complète sur les deux rives et ce, malgré une lame caida. 

Trop faible le second ne permit pas de construire un possible ensemble malgré son excellent fond et comme A. Samira s’égara avec l’épée….. Le dernier "Dos Hermanas" alla à mas tout comme l’arlésien qui progressivement imposa des muletazos de plus en plus aboutis, de meilleur trajet à gauche avant de conclure d’une entière contraire.


 Boujan : Oreille pour M. Solera et C. Reyes… 

 

Mais la palme est pour le lot de Raso de Portillo avec de la caste, du physique, même avec un lot desigual, superbe le 5°, meilleur en tout  le 3° du fer d’El Quiñon, même maison santacolomeña mais avec un apport Domecq, le dernier, « Paganito » N° 5 étant honoré d’une vuelta posthume. Avec certains tercios de piques mieux dosés on y aurait peut-être passé par des derniers tiers plus entretenus… mais avec des si… Coté toreros, A. Fermin fut assez discret malgré l’envie de bien faire, M. Solera fortement handicapé par ses blessures de la veille, à 11h00 du matin les médecins lui demandaient de déclarer forfait, y fera étalage de courage en appliquant une lidia adaptée à ses deux adversaires. Quant à Cristobal Reyes, s’il réussit face au dernier, un novillo qui chargea avec mobilité et franchise dans la muleta, il passa à coté de l’excellent troisième… 

-Alejandro Fermin (sangre y oro) Silence après avis et silence après avis 

-Maxime Solera (Encre violette et or) Oreille après avis et silence après deux avis 

-Cristobal Reyes (blanc et or gris) Salut après avis et oreille. 

Pst L. Burgoa, 2/3 d’arènes au soleil chaud. Ouverture par Olivier Boutaud en démonstration de doma vaquera. Prix à la meilleure faena pour M. Solera !!! Vuelta posthume au dernier novillo, vuelta du mayoral et du picador JL Aillet avec C. Reyes. Salut du banderillero Fernando Casanova au 2° 

Bien conduit de cape, le 1er surprit le piquero à la 1ere rencontre ou il poussa, recidivant deux fois mais avec des departs à retardements. A la muleta, il s’avera de meilleur son à gauche mais avec fadeur, offrant quelques sequences à A. Fermin dans un ensemble manquant, entre autre de rythme. Le 4° fut reçu d’une larga de rodilla avant d’être bien mené au centre, les deux piques restants anonymes. Le cacereño volera à la première cambiada et reviendra décidé pour lier quelques bons enchainements à un novillo suave mais manquant de forces et de fond, A. Fermin n’ayant pas, hormis son application et son élégance le pouvoir pour rehausser son travail. 

Bien conduit au centre, le second novillo ira avec entrain par trois au cheval, du centre et en s’y employant, valant à Gabin une belle ovation. Un tercio qui pèsera peut-être sur son comportement au dernier tiers, ses charges nobles restant courtes à droite avec des retours serrés, se laissant mieux conduire sur l’autre bord pour l’essentiel du trasteo. Entiere en place au 2° essai. Le superbe 5°, un toro quasiment, applaudit à sa sortie, livrera un beau combat face à R. Agudo en trois assauts mais il se montrera violent dans la muleta du français qui eut du mal à trouver le sitio et le bon tempo d’autant que le Raso de Portillo s’arrêta progressivement jusqu’à serrer le frein à main en fin de combat, mettant à l’épreuve M. Solera pour l’occire 

Le sérieux 3°, applaudit à son entrée, ira fort au cheval par trois fois mais en s’y employant moyennement avant un joli quite de Fermin. C. Reyes le banderillera sans grande réussite avant de rester en retrait des possibilités du novillo devant lequel il ne s’engagea pas et ne lui allongeant jamais les muletazos, concluant d’une entière caida. Le dernier ira irrégulièrement mais à mas au cheval monté par JL Aillet, par quatres belles arrancadas en faisant tinter les étriers… Excellent dans la muleta de l’espagnol qui réalisa un superbe début de faena, citant de loin sur les deux cornes, laissant récupérer « Paganito » qui conservera son allant et sa mobilité jusqu’au bout, déréglant quelque peu les dernières séries de C. Reyes qui conclura d’une épée caida au 2° essai. 

 Deux oreilles pour Nino 

 

Peu de monde sous la chaleur estivale pour la non piquée matinale avec un tout petit lot de Robert Margé, petit par le volume, le second étriqué même, mais de bon moral dans l’ensemble, meilleurs les 1er et 4°, ce dernier étant même crédité d’un tour de piste posthume !! Coté becerristas, si Manuel de Reyes montra son envie, la palme revient incontestablement à Nino Julian qui obtiendra les deux oreilles de son adversaire par son entrega, sa détermination et un corte torero prometteur…. Les deux autres passèrent en transparence…. 

-Manuel de Reyes (rouge et or) Oreille 

-Clément Argous (bleu et or) Silence 

-Hugo Stevenard (fushia et or) Silence 

-Nino (blanc et or gris) Deux Oreilles 

Pst P. Picard. 1/2 entrée au soleil 

Le pensionnaire de l’Ecole Taurine Nîmes/Catalunya attendra son Margé à porta gayola avant d’enchainer les séries de muletazos devant un becerro qui chargeait inlassablement, débordant même un peu M. de Reyes, soutenu par une forte colonie d’aficionados catalans qui lui obtint une oreille après une épée basse. 

Son partenaire de club, plus français qu’ibère, toucha une sardine grise, noble mais bien faible et C. Argous ne sut lui servir que des passes sans saveurs après une tres vilaine premiere estocade, rachetée par la seconde plus dans les regles. 

Hugo, du CFT de Nîmes toucha un adversaire qui cherchait la querencia du toril en permanence en fuyant, là ou il finit, faute de ne pas l’avoir dominé. La mise à mort fut des plus laborieuses. 

Face à un eralito à sa taille, et pour sa première à ce niveau, Nino montra d’entrée sa détermination avant un très bon quite du catalan. Il banderille avec décision avant de donner du fond et de l’allure à sa faena, son adversaire embestissant sur les deux bords pour laisser libre court à l’inspiration du jeune protégé de Ch. Lesur, même si le final fut un peu moins net et l’épée un peu tombée. 

 Plus Hoyo que Gitana.. 

 

Déception pour l’ouverture de cette édition 2018 de la Feria de Boujan, avec un lot faible et decasté de Hoyo de la Gitana, de présentation variée mais correcte pour la catégorie de l’arène, mais plus que discutable pour deux d’entre eux. Peu d’options pour les toreros, mais si l’on excepte, le courage et l’abnégation de Maxime Solera, blessé par le 1er et qui viendra combattre le sixième, guère d’option de briller pour d’éventuels intéressants novillos devant El Adoureño ou Carlos Olsina… Et pourtant au score, deux fois une oreille !!!! et quatre saluts d’autosatisfaction… Des novillos sortant avec de la vivacité mais se dégonflant même avant les piques pour certains, alors les trois puyas étaient parfois plus que superflues pour les 2° et 3°… 

-Maxime Solera (vert et or) : Salut après avis et oreille !! après avis. 

-Yannis Djeniba « El Adoureño » (rouge et or) Oreille !!! après avis et salut !! 

-Charles Pasquier « Carlos Olsina » (fushia et or) Salut ! et salut ! 

Pst : A. Roques, 2/3 d’arènes sous un chaud soleil, 1’’ d’applaudissements à la mémoire de Richard Pascal, aficionado biterrois disparu récemment. Ouverture par Olivier Boutaud en démonstration de doma vaquera. Prix au meilleur picador pour Gabin Rehabi pour ses piques au dernier, les autres prix desiertos et s’il avait fallut en attribuer un au plus mauvais puntillero, il aurait été très difficile de faire un choix. Suite à la blessure de M. Solera, l’ordre de la course a été changé pour lui permettre de lidier en dernière position. 

M. Solera ira attendre le 1er à porta gayola, debout et se faisant déborder dans la foulée il se fera prendre violement par le novillo. Insipide lors de ses deux rencontres, il s’éteindra progressivement, se laissant faire naïvement à droite malgré l’insistance du fosseen pour animer un peu le jeu. Mise à mort de la main gauche en trois essais. Plus que commode de tête, le dernier ira fort au cheval en trois occasions, mais hormis à la première, il ne s’y emploiera point. Tardo, sortant de la muleta la tête haute, il faudra les efforts de M. Solera pour lui arracher les quelques passes qu’il avait. 

Le second désarmera El Adoureño à la cape, ira au cheval d’une jolie première arrancada avant de baisser de ton au deux autres dont il sortit affaiblit… Le landais trouvera la bonne carburation sur de bons enchainements gaucher avant de se laisser aller à droite devant un adversaire qui lui aussi ira à menos avant de porter une lame longue d’effet mais suffisante. Avec le quatrième, rien aux deux mauvaises piques ni après. Deux cambiadas pour commencer une rencontre entre un novillo sans option et un novillero sans recours. 

Le lourd 3° fera descendre du cheval D. Cotan qui lui remettra deux rations et après une bonne entame de la droite, C. Olsina diluera sa faena en passant par une corne gauche qui serrait un peu. Commode et pastueño il tirera vers le bas le travail du biterrois tout en s’éteignant avec lui. Avec le cinquième, il tirera le pire du lot, piqué «originalement» deux fois par le centaure avant de se mettre à reculer devant le leurre, Olsina, sans grand recours, insistant même trop. 


 Saint Sever : Juan Bautista et M. A. Perera sortent en triomphe

 

 C’est la troisième année consécutive que la commission taurine extra-municipale proposait une corrida de toros pour les fêtes de la Saint Jean, en lieu et place de la novillada. Le public garnissant au ¾ les arènes Henri Capdeville est venu puis et reparti de manière très festive ainsi que la présidence. Car si les trophées trop nombreux sont très contestables, l’engagement et le professionnalisme des deux toreros ne le sont pas. Ils méritent certes leur triomphe mais sachons rester mesuré même si nous ne sommes pas dans une arène de première catégorie. La sortie en triomphe du mayoral est superflue. Toros du Puerto de San Lorenzo et un sobrero (4ème bis) et l’ultime marqué du fer de Ventana del Puerto, furent de présentation correcte, costauds mais avec quelques cornes abimées dans les corrales. Le 3ème fut récompensé de manière très généreuse d’une vuelta posthume. Le premier invalide, compliqué le cinquième, nobles mais manquant de transmission et de force les autres. Ils furent souvent économisés sous le fer. Les deux maestros du jour ont livré un mano a mano intéressant grâce à leur technique bien rodée et une application dans la lidia toute l’après midi. Mise en suerte lointaine, pas de capotazo après les estocades…Ils ont été largement au dessus de leurs adversaires. La tarde aurait pu été médiocre dans d’autres mains. Le sobresaliente Jéméry Banti n’eut pas l’occasion d’intervenir. 

-Juan Bautista (ardoise et or blanc) Oreille, 2 oreilles et oreille 

-Miguel Angel Perera (bleu piscine et or) Oreille, oreille et 2 oreilles 

Juan Bautista fut sincère et appliqué toute la tarde. Il livra trois faenas différentes. Il reçut discrètement son premier adversaire qui montra des signes inquiétant de faiblesses. Invalide après un pauvre picotazo, l’arlésien livra une faena chirurgicale avec douceur et parvint à le maintenir debout sans brusquerie. Il amena même son adversaire a mas et laissa apercevoir son fond de noblesse. Il tenta un recibir avant de devoir se raviser. Entière trasera et oreille sympathique. Il accueillit parfaitement le troisième exemplaire par des véroniques allurées et profondes avec temple. Il effectua une lidia propre et mis en suerte à deux reprises le toro qui ne s’employa pas beaucoup. Dès le début de faena, Juan Bautista montra que c’était lui le patron, conduisant avec douceur et relâchement la noble charge de son adversaire. Faena avec classe et style qui compensa le manque de transmission dans la charge de l’animal. Il conclut d’un recibir long d’effet et par deux descabellos. Face au cinquième qui sortit seul de sa première rencontre et qui se montra compliqué et tardo, Jean Baptiste réalisa une faena technique, méritante et dominatrice, parvenant à soumettre petit à petit son adversaire avec autorité. Entière en place.  

Miguel Angel Perera ne fut pas en reste et répliqua avec sa personnalité à Jean Bautista. Il effectua trois quites différents face à ses toros. Les toreros, souvent peu inventifs hors du traditionnel quite par chicuelinas, Perera montra lui un répertoire varié. Son premier adversaire fut juste de force. Après un début par statuaires, et des séries rythmées, il finira plus laborieusement et par des redondos. Le quatrième se blessa en piste et fut renvoyé aux corrales. A la place surgit un sobrero juste de présence qui reçut un simple picotazo. Perera débuta à genoux mais son adversaire manque de fond et il dut raccourcir les terrains pour finir à jouer au pendule avec les cornes de son adversaire. Entière trasera. L’ultime poussa droit et avec fixité sa seule rencontre avec la cavalerie. Perera débuta encore à genoux mais cette fois-ci au centre de la piste mais le toro préféra les tablas près du toril. Perera alla donc le toréer près des planches par des redondos sans perdre le moindre bout de terrain et en allongeant les muletazos au maximum. Pinchazo suivi d’une entière longue d’effet. (Vuelta a los toros pour Toreria)

 Saint Sever : matinée intéressante avec les erales de José Cruz

  

Les organisateurs de la section Toros des fêtes de Saint Sever ont innové cette année en ajoutant une novillada non piquée en matinée. Malgré un beau soleil, il n’y avait pas assez de personnes dans les gradins où l’ombre se faisait rare. Trois erales de la ganaderia de José Cruz, bien présentés et intéressants. Meilleur le second encasté, noble l’ultime, exigeant le premier 

Yon Lamothe (blanc et or) Ovation et silence après avis- Adam Samira (bleu piscine et or) Silence 

Yon Lamothe accueilli son premier exemplaire à porta gayola puis d’une larga de rodillas. Adam Samira alla au quite et réalisa une première chicuelina serrée sur la droite avant de recevoir une forte voltereta sur la seconde sans gravité. Compliqué à droite, le torero de Tartas réalisa une faena essentiellement gauchère, liant des séries intéressantes. Il parvint à sortir une belle série droitière avec mérite. Il fut long avec les armes et se contenta de saluer. Il fut sélectionné à lidier un second adversaire. Il invita le sobresaliente Florian Carsoule à un quite por colleras puis Mathieu Guillon se distingua aux banderilles avec deux paires de qualités. Yon brinda sa faena à Mathieu Guillon et El Santo. Après un bon début de faena avec rythme et domination, l’eral baissa de ton et termina court de charge. Yon Lamothe prolonge un peu trop sa faena et connut des difficultés avec les aciers. 

Adam Samira reçut discrètement son adversaire. Dès le début de faena, le novillo montre rapidement ses qualités et répète avec caste ses charges vibrantes qui mirent quelque peu Adam Samira en difficulté malgré sa belle volonté. Il lia des séries rythmées sans domination et conclut d’une vilaine épée longue d’effet. 

Yon Lamothe est déclaré vainqueur de la novillada et partagea la récompense offerte par les organisateurs du sud Ouest. (Vuelta a los toros pour Toreria) 


 La Brède : corrida des Fêtes de la Rosière 


Por la tarde, six toros de Fuente Ymbro, donnant du jeu au dernier tiers à l’exception du premier décasté, le 3° « Fanfarron » étant crédité d’une vuelta posthume et pétition d’indulto pour le quatrième « Pardillo », le dernier étant aussi excellent. Prestation importante de D. Luque qui sort en triomphe aux coté du sud-americain. 

-Daniel Luque (canne et or) Silence et deux oreilles
-Tomas Campos (brou de noix et or) Silence et silence
-Jésus Enrique Colombo (blanc et or) Deux oreilles et oreille 

Le prix Alain Briscadieu pour la meilleure faena est attribué à Daniel Luque
Président : Mr Biecq. A l’issue du paseo, la mémoire de l’aficionado girondin, Alain Briscadieu, récemment décédé, a été honorée par une minute d’applaudissements 

 En matinée, novillada non piquée, organisée par Fiesta Garona avec deux erales de La Espera nobles et encastés (1er et 2°) et deux d’Alma Serena sérieux et intéressant, surtout le dernier
-Solalito : une oreille, un avis et deux oreilles
-Yon Lamothe : deux oreilles, une oreille
Solalito reçoit le prix du triomphateur et partage les autres prix avec Yon Lamothe
Président : Franck Evans « El Inglès » 

 

 


 Aire : l’esprit d’Ivan Fandiño chasse les nuages dans le ciel 

 

Un an jour pour jour après la tragique disparition d’Ivan Fandiño dans ces arènes Maurice Lauche d’Aire sur l’Adour face à un toro de Baltasar Iban, les aficionados sont venus rendre hommage au maestro. En matinée, une fiesta campera s’est déroulée en présence de Victor Mendes, Richard Milian et Stéphane Fernandez Méca. Après quelques gestes épurés du portugais, la junta des peñas aturines s’est réunie devant l’entrée principale pour y dévoiler un azulejo de la dernière oreille d’Ivan. La matinée et la tarde furent nuageuses mais peu à peu le ciel bleu fit son apparition durant la corrida comme si l’esprit protecteur d’Ivan voulait redonnait la lumière naturelle aux arènes d’Aire sur l’Adour. Une arène bien remplie par rapport à son habitude, une longue minute d’applaudissements fut respectée à l’issue du paseo. Les trois maestros brindèrent leur premier toro à Ivan. A l’arrastre du troisième toro, les gradins se sont levés dans le silence et ont écouté à son honneur son pasodoble interprété par Les Armagnacs. Le regard protecteur du Lion sur les burladeros a su protéger Manuel Escribano qui se fit une grosse frayeur lors d’une paire de banderilles par un quiebro proche des tablas. 

Malheureusement la tarde fut loin d’être triomphale par la faute au bétail de Joselito avec cinq toros de La Reina et un d’El Tajo (2ème), de présentations hétérogènes et manquant de force et de race, faisant illusion parfois à la pique mais sans la force de s’employer, puis furent fades, et sans fond. Le meilleur fut le deuxième qui s’arrêta rapidement au troisième tiers. 

- Manuel Escribano (vert et or) Silence et silence 

- Thomas Dufau (bleu marine et or) Silence et ovation 

-Juan del Alamo (blanc et or gris) Salut après 2 avis et salut après avis 

Manuel Escribano n’est pas dans sa meilleure période, et resta marginal, banderillant avec beaucoup d’approximation et toréant sans grand engagement. 

Thomas Dufau débuta sa faena par un traditionnel pendule au centre de la piste puis enchainant deux séries rythmées avant de fléchir peu à peu avec son adversaire. Il fut en échec avec les armes. Peu d’option face au cinquième. 

Juan del Alamo fut le plus convainquant de la tarde, sincère et engagé, il montra que c’était lui le patron en piste, il sut commander la charge de son compliqué premier adversaire, incertain et tira une à une les passes de l’ultime avec autorité et mérite. Par deux fois, l’épée le trahi et se contenta de saluer à deux reprises. 

 

Vuelta a los toros pour Toreria


 Mauguio - 30ème Romeria : tous a hombros 

 

2/3 d’arènes pour les 30ème romeria de la cité melgoriene qui cette année a fait appel aux toros des frères Gallon pour la traditionnelle corrida. Tous très bien présentés donnant un jeu plus ou moins inégal. Vuelta al ruedo pour le second, "Opulento" N°27 et indulto pour "Opulento" N°91, le cinquième de la tarde. Le second montrant quelques signes de faiblesse. Lot un peu léger avec des poids variants entre 460 et 490 kgs annoncés. Au cartel un mano a mano entre : 

-Javier Conde (fushia et azabache) – silence après avis – silence – 2 oreilles et la queue symboliques. 

-Romain Fluet «Roman Perez» (anthracite et or blanc) – 2 oreilles – silence – 2 oreilles. 

Sobresaliente – Jeremy Banti (vert bouteille et azabache) A l’issue du paseo, une minute de silence a été observée à la mémoire de Luc Jalabert 

Javier Conde reçoit le 1er de la tarde par un jeu de capote très fleuri. La rencontre au cheval se résume à une seule pique mais très appuyée. Javier profite du Gallon très bon collaborateur et après une entrée en matière avec quelques châtiments entame une faena essentiellement droitière, difficile a démarrer mais qui se termine par des derechazos du meilleur goût. Malheureusement le dieu des aciers n’est pas avec lui. Son second après deux rations de fer s’éteint petit à petit dans la muleta ce qui ne permet pas au torero de finaliser une faena dans son style très personnel. La aussi, malheureux aux aciers il ne peut entendre que le silence des tendidos. Le cinquième de l’après midi est reçu par d’excellents capotazos distillés avec modération. Son adversaire d’une forte noblesse lui permet enfin de nous montrer son style très particulier fleurant bon le flamenco. Devant la noblesse de son adversaire il entame des séries ambidextres d’une grande suavité dans sa tauromachie très personnelle. Des séries de naturelles transmettent au public un vrai bonheur, les gradins s’enflamment. Quelques « indulto » fusent des tendidos, le malagueno interroge la présidence, reprend quelques muletazos et le mouchoir orange sort très rapidement !!. Vuelta triomphale à laquelle sont invités les frères Gallon. 

Roman Perez, revient après son succès de l’an dernier. D’élégants capotazos accueille le second de la tarde. Le contact avec la cavalerie est un peu violent. Une seule pique sera administrée. Après un brindis à Tomas Cerqueira grièvement blessé dans ces mêmes arènes en 2017, l’entame de muleta est plus difficile devant les signes de faiblesse du bicho. Le toro vient de loin et Romain profite de cette aubaine. Profitant de la noblesse, des séries sur les deux rives sont enchaînées. Après une grande entière deux oreilles lui sont octroyées et une vuelta posthume pour le toro. Son second est reçu par des capotazos de grande pureté. Le toro s’engouffre volontiers dans le drap. Deux piques ordinaires et la faena débute avec de belles intentions. Mais le travail s’enlise par manque de dynamisme du toro qui va à menos. Quelques gestes intéressants sont tout de même à retenir. Le dernier de la tarde ne rencontrera la cavalerie qu’une fois avec discrétion. Après un brindis à Javier Conde le travail de muleta débute avec douceur en économisant son adversaire. Les séries s’enchaînent élégantes et très harmonieuses sur les deux cornes notamment à gauche. Une entière bien placée lui permet d’engranger à nouveau deux oreilles et de faire la  vuelta dans l’alégria en compagnie de Michel et Jean Pierre Gallon. 

 

Roberto El sobresaliente 


 Raphele : La seule oreille pour Hugo 

 

Un trophée obtenu devant le dernier becerro de cette novillada sans picadors organisée dans les arènes de Raphele (Arles) par l’Ecole Taurine du Pays d’Arles et l’agglo ACCM. Quatre erales de la ganaderia El Campo formant physiquement deux lots, juste en force les 1er et 3°, intéressant dans l’ensemble, excepté le 1er, meilleur le second et qui auraient mérités globalement un travail un peu plus rematé de la part des becerristas. 

-Juan Collado (bleu et azabache) Silence 

-José Antonio Valencia (algues et or) Salut après deux avis 

-Adam Samira (sangre y oro) Salut 

-Hugo Stievenar (fushia et or) Oreille 

Pst: G. Mas, entrée confidentielle sous les ombrages. 

Le madrilène hérita du plus incommode du lot qui ne lui offrit qu’une série sur la gauche, subissant une voltereta en cours de faena et tuant avec efficacité. 

Le vénézuélien de l’Ecole d’Arles, réalisa la faena la plus aboutie de l’après-midi après s’être fait applaudir aux banderilles. J.A. Valencia, devant un excellent adversaire put réciter ses gammes sur les deux bords avec détermination mais connut une déroute avec les aciers. 

A Samira ne se trouva guère en confiance face au 3° qui pourtant permettait pas mal, comme on le vit sur les enchainements gauchers. L’arlésien qui se fit accrocher deux fois à droite ne sut pas s’entendre avec le pupille de Virgile Alexandre sur cette corne mais fut bien mieux à gauche avant d’être à nouveau bousculer deux fois par la droite et de tuer fort mal en quatre épisodes. 

L’élève du CFT de Nîmes réalisa de belles choses, avec douceur, finesse et élégance, mais avec encore trop de timidité pour mettre en valeur son travail. Hugo hérita d’un excellent becerro, de plus de classe à gauche mais eut tendance à s’échapper en fin de parcours. Une épée efficace l’aida à l’obtention du seul trophée du jour. 


 Captieux : Dorian Canton poursuit son chemin et sort en triomphe des arènes Jean Sango 

 

Rugby y toros de Captieux fêtait les 25ans de leur création. On annonçait de forts orages dans toute la région, placée en vigilance orange, mais les dieux du ciel ont épargné les arènes Jean Sango de Captieux. Ciel menaçant toute la tarde et seulement quelques gouttes de pluies pour le tour d’honneur final de Dorian Canton. 4/5 d’arènes. A l’issue de paseo, une minute d’applaudissements fut respectée en hommage à André Durantau, président fondateur de Rugby y Toros. Les novillos de la ganaderia d’El Freixo, propriété du torero Julian Lopez El Juli furent juste de présentation avec des cornes qui s’éclatèrent au moindre impact. La palme revenant au très laid cinquième. De comportement varié, ils montrèrent de la noblesse et donnèrent du jeu mais manquèrent de fond et finissant a menos. Bravito le quatrième, exigeant le cinquième. Les deux vueltas posthumes accordées par la présidence au 4ème et 6ème exemplaires furent injustifiées et imméritées. 

-Adrien Salenc (sorbet d’abricot et or) Silence et oreille 

-El Rafi (bleu ciel et or) Oreille et vuelta 

-Dorian Canton (vert pomme et or) Silence après avis et 2 oreilles. 

Adrien Salenc reçut le premier novillo par une belle série de véroniques où le Freixo répéta de suite. Il fut monopiqué car il manqua de force et le second tiers fut également réduit. Après un bon début, la faena de Salenc alla a menos et finira par des circulaires où il perdit du terrain. Il conclut d’une vilaine épée où il se blessa à la main. Le quatrième fut accueillit discrètement et effectua une vuelta de campana qui ne l’affecta pas. Bien mis en suerte et bien piqué, le novillo se montra bravito sur les deux rencontres en partant de loin à la seconde. Adrien Salenc débuta sa faena, brindée à l’équipe de Rugby y Toros, à genoux au centre de la piste par une série droitière qui enthousiasma les étagères. Il lia deux séries intéressantes mais le novillo manqua de race et finit par rejoindre les tablas. Final plus brouillon et conclut en deux temps. 

El Rafi accueillit de belle façon le second novillo qui prit une micro-pique en se défendant sous le peto. Tercio de banderilles appliqué du nîmois. Face à un adversaire juste de force et sans fond, El Rafi fut appliqué, parvenant à donner des muletazos relâchés. Il coupa un pavillon malgré une entière tombée. Face au cinquième qui se cassa les deux cornes, El Rafi banderilla avec moins de brio que face à son premier. Le novillo s’emploie avec une charge violente que le nîmois eut du mal à contenir. Sa faeana fut longue et il reçut une voltereta sans gravité. 

Dorian Canton reçut à genoux le troisième novillo. Après deux rencontres pour la forme au cheval, le novillo coupa sa trajectoire et mit en difficulté El Santo aux banderilles. Incertain et sur la défensive, le novillo accrocha souvent la muleta de Dorian qui connut de grosses difficultés avec les armes. Discret au premier tiers, l’ultime infligea une voltereta sans gravité à Mathieu Guillon aux banderilles. Dorian Canton, commença comme souvent sa faena par une passe cambiada au centre de la piste. Il lia des séries droitières rythmées mais profilées avant de recevoir à son tour une forte voltereta. Le novillo va a menos mais le béarnais parvient à s’imposer avec plus de douceur et d’autorité. Il s’engagea et logea une belle entière mais avec toujours son défaut de jeter sa muleta. Il obtient les deux oreilles et finira son tour d’honneur en compagnie du mayoral !? 

Le prix à la meilleure estocade fut attribué à El Rafi Le prix à la meilleure pique fut attribué à Benedicto Cedillo « El Bene » de la cuadrilla d’Adrien Salenc Le prix à la meilleure cuadrilla fut remporté par celle d’Adrien Salenc Le prix du triomphateur revenant à Dorian Canton 

Vuelta a los toros pour Toreria 


 Béziers 

 

Excellente matinée pour le IXeme gala taurin organisé par le CTPR El Mundillo de Béziers aux arènes où Richard Milian nous a régalés d’une très belle tienta de 4 vaches de Robert Margé de grande classe chacune. Les élèves ont tous touché la muleta et on a remarqué Anaïs très en forme ce qui est de bonne augure pour le mois d’Aout. Por la tarde. Fête des mères, temps incertain, le pari de Christian Coll était risqué et il ne l’a pas entièrement gagné, c’est dommage que le public de Béziers ne se déplace plus pour ce genre de spectacle à peine 350 personnes ont répondu présent pour cet hommage aux arènes de Barcelone. C’est d’autant plus dommage car la course, même si elle n’a pas donné une pluie d’oreilles (une seule pour Serafin au premier) a été très intéressante. Le premier pour Serafin Marin, mal et très peu piqué, sera très noble et le torero catalan nous le montre et coupe une oreille. Mehdi Savalli « a gusto » excellent aux palos et avec une envie de novillero dans la faena de muleta passe à côté d’un triomphe malgré deux bonnes épées trop longues à conclure. Jeremy Banti écope d’un Gallon commode d’armures mais compliqué et retors. Le torero arrive tout de même à le lidier et le toro ira à mas à la muleta. La aussi l’épée ne parachève pas le travail. On a retrouvé un Cayetano Ortiz avec de grands moments à la muleta, des cites superbes à mi distance, le torero a trouvé le sitio et le toro permet mais hélas la conclusion s’éternise…On passe alors aux deux novilleros avec deux bons novillos de Blohorn. Carlos Olsina fait preuve d’une grande maitrise, on voit au cours de sa faena, il domine son adversaire mais hélas un vilain bajonazo va, lui aussi, le priver de récompense. Arrive alors le jeune Manuel de los Reyes, le Blohorn aurait mérité au moins une pique de tienta mais il en est encore en non piquées, alors le catalan va s’arrimer comme un démon, et la faena si elle n’est pas académique a le mérite de nous montrer un face à face où aucun des deux belligérants ne cède un pouce de terrain. Gros travail de Manuel qui va payer ce combat par un léger accident où il se blesse à la main droite et c’est sortie directe vers l’infirmerie… Sérafin Marin tuera le novillo d’une épée entière.  H. Bousquet et T. Girard pour Toreria 

Toros de  Gallon pour Serafín Marin (Oreille) Medhi Savalli  (Silence) Jérémy Banti (Silence) Cayetano Ortiz (silence) et novillos de Blohorn pour Carlos Olsina (Vuelta) et Manuel de Reyes (Blessure) 


 Àles : l’unique oreille pour M. Serrano 

 

Un trophée obtenu devant un excellent toro de la ganaderia San Sebastian un peu généreusement primé d’une vuelta al ruedo. A. Aguilar, qui faisait ses adieux à l’aficion française, fut le moins bien servit avec le Fernay (3°) et le Piedras Rojas (5°), tandis que M. Palacios qui prenait, ce jour en Cévennes, son alternative, il n’a pas convaincu grand monde. Présentation irréprochable des six toros pour ce desafio entre élevages français, meilleur les Cuillé (1er), San Sebastian (4°) et Los Galos (6°), dommage que le François André (2°) se soit cassé la main gauche…. 

-Marc Serrano (lilas et or) Silence et oreille 

-Alberto Aguilar (violette et or) Silence et salut 

-Mario Palacios (gris alu et or) Salut et salut après avis 

Pst B.Maisonnave, 2/3 d’arènes, temps gris et frisquet avec pluie au 3°, minute d’applaudissement pendant le paseillo à la mémoire des ganaderos récemment disparus…. Mario Palacios a prit l'alternative avec le toro de Cuillé, N° 317, né en février 2014. Didier Cabanis remit en piste, avant la course, un souvenir au futur matador Mario Palacios. Vuelta posthume au toro "Rico" N°11 de San Sébastian. Salut des banderilleros R. Gonzalez et V. Perez au 4°

Très bien présenté, le Cuillé, prendra avec bonnes manières ses deux piques et se montrera de qualité, à droite surtout, dans la muleta de M. Palacios qui le subit plus qu’il ne le dirigea, recevant même une voltereta pour défaut de maitrise. Plus vif à gauche pour se retourner, l’extremeño n’insista pas et conclue d’une entière tombée. M. Serrano vit son 1er adversaire, le F. André, se casser le boulet gauche à l’entame de faena, l’obligeant à abreger avec difficulté… Après deux toros « refusés » à St Martin de Crau et un ce jour à Ales, la chance lui sourit enfin avec le San Sebastian qu’il salua d’une larga de rodilla et de jolis lances. Démontant les barrières le toro passa dans le callejon avant de recevoir deux piques correctement acceptées, sans plus. C’est dans la muleta qu’il s’exprima le mieux, permettant au nîmois de réciter ses gammes avec application, de plus de fond à gauche, la conclusion par épée à l’encuentro tombée s’avérera efficace. A. Aguilar toucha en 1er un Fernay compliqué qui prit deux piques sans reliefs et qui s’agenouillera souvent au cours d’une faena désordonnée à gauche à cause d’un toro qui, aussi, s’avisera vite à droite. Pas plus d’éclat au cheval pour son second, un Piedras Rojas, qui ne lui offrit non plus guère d’options pour briller au dernier tiers, malgré les efforts et l’engagement du madrilène. Il tua des deux adversaires de demi-lames suffisantes. Le superbe Los Galos poussera avec forces par trois fois, la 1ere longuement, se faisant applaudir par le public. M. Palacios ne sut pas vraiment comment l’entreprendre à la muleta, incapable d’enchainer deux muletazos devant un toro, certes un peu tardo, mais qui le permettait. A gauche, la musique aidant ! il se libérera un petit peu sans exploiter tout le potentiel de son adversaire avant d’en finir d’une atravesada. 


 St Etienne du Gres : A.Salenc au dessus 

 

Jolie entrée sous le soleil mais avec un vent fort gênant pour cette ouverture de la 1ere Feria des trois tauromachies. Quatre novillos de P. Laugier, deux du fer de Piedras Rojas (1er et 3°) et deux de celui de Dos Hermanas, dommage que le dernier se tua en frappant contre un burladero, laissant A. Samira à sa déception. Meilleurs les 2° et 3°, le 4° laissant à tous des regrets après une entame prometteuse… 

-Gildas Gnafoué « Diamante Negro » : Salut 

-Adrien Salenc : Deux oreilles 

-Andres Lagravere « El Galo » : Deux oreilles !! 

-Adam Samira : Salut…. 

Pst J. Mangion, prix de la meilleure faena remis en piste par A. Fesquet, délégué de l’UCTPRicard, à …. El Galo ? 

Les rafales de vent et un novillo compliqué à gauche, noble mais s’échappant a droite, n’ont pas permis à Diamante Negro d’exprimer sereinement son toreo parfumé. Après une sortie vive et un simulacre de pique, le second se laissera guider et de mieux en mieux dans la muleta poderosa d’Adrien Salenc qui enchainera les séries avec maitrise et facilité. Un peu moins consentant à gauche, le « Piedras Rojas » finira par se rendre au novillero nîmois. Faena complete conclue d’une entière et d’un descabello. Plus encasté, le 3° affichera des qualités de noblesse après qu’El Galo l’ai banderillé. Plus quantitative que qualitative, le trasteo du jeune franco-mexicain sera appliqué sur les deux bords mais manquant de construction. Le dernier « Laugier » se montrera à son avantage mais le second choc violent lui sera fatal…. Au grand regret de tous mais surtout d’Adam Samira et du ganadero. 


 Gimeaux sous le soleil 

 

Les pluies ont épargnées la Monumental de Gimeaux qui a connu un nouveau succès populaires pour cette fiesta campera commémorant les 30 ans de l’Ecole Taurine d’Arles. Deux oreilles pour les toreros tous mais les deux dernières paires attribuées sont moins significatives en grande partie à cause du bétail. Ont été combattus, dans l’ordre, un novillo de François André N°543, honoré d’une vuelta posthume, par Paquito Leal, un Malaga (Callet) par Tibo Garcia, un Pages-Mailhan par Mehdi Savalli, un toro d’El Palmeral (Fano) par Marco Leal et un novillo de Piedras Rojas (P. Laugier) par Vincent Perez. Pste : Graziella B. T. Garcia et M. Leal remplaçant El Lobo et J. Banti blessés. P. Leal a fait, et s’est fait plaisir, devant un excellent novillo de F. André qui prit bien ses trois piques avant de répéter avec alegria dans la muleta de l’ancien directeur de l’école, qui a montrer qu’il avait toujours autant d’envie et de toreria, y ajoutant quelques détails bienvenus, de face, de dos, a genoux avant de porter une belle épée à l’encuentro. T. Garcia revenait après un break nécessaire pour lui. Devant un fort novillo de Callet, intéressant mais compliqué, mansito mais répondant bien à distance, le tarasconnais a retrouvé en grande partie ses sensations, parvenant à se jouer des retours serrées du «Malaga» en fin de série et surtout de porter une superbe épée. Le Pages-Mailhan sortit très décidé, tout comme Mehdi d’ailleurs mais fut économisé au cheval. Par la suite il s’avéra noble et encasté dans la muleta de l’arlésien, bien qu’un peu long à s’elancer. Les meilleures sequences furent de la gauche et la conclusion caidita et efficace. M. Leal du composer avec un toro juste de forces et de race qui ne se livrait guère dans le leurre malgré ses efforts. Il en termina d’une superbe lame aidée d’un descabello. Le moins bien servit fut V. Perez qui hérita d’un novillo quasi invalide devant lequel il joua les apprentis infirmiers avec application, réussissant un peu mieux sur la corne gauche avant d’en finir d’une épée basse longue d’effet.


 Bougue : unique oreille pour Solal Calmet « Solalito » 

qui remporte le 24ème Bolsin 

 

Le club taurin Soledad organisait ce samedi 5 mai la 24ème édition du Bolsin de Bougue. Habituellement le dimanche, les aficionados n’ont été que peu nombreux dans les travées en ce samedi. Ciel nuageux et températures toujours pas printanière. En matinée, les 10 jeunes novilleros sélectionnés, ont affronté chacun leur tour les 10 vaches de Camino de Santiago de Jean Louis Darré : Gualterio Lopez (Béziers), Valentin Hoyos Calama (Salamanque), Antoine Saroul « Antonito » (Fourques), Jorge Molina (Tolède), Rafael Léon (Malaga), Solal Calmet « Solalito » (Nîmes), Miguel Polope (Valencia), Francisco Javier Fernandez (Los Barrios), Yon Lamothe (Adour Aficion) et David Lopez Sanchez (Colmenar Viejo). Les vaches ont dans l’ensemble montré de la bravoure et de la noblesse permettant aux jeunes toreros de montrer leurs qualités malgré un manque de force, dut à leur jeune âge. Le public et le jury (composé d’un représentant des arènes de Mont de Marsan, Bayonne, Dax, Vic et Plaisance du Gers) ont sélectionné Valentin Hoyos Calama, Miguel Polope et Solalito. Personne ne s’étant dégagé du lot, Jorge Molina ou Rafael Léon auraient tout aussi mérité de revenir en costume de lumière. 

L’après midi, les trois qualifiés ont tout d’abord affronté trois becerros de la ganaderia de Iruelo de Salamanque, costaud mais sans armures (gachos) qui ont manqué de force et affiché de la fadeur. 

-Valentin Hoyos Calama (rouge et or) silence et vuelta après avis 

-Miguel Polope (blanc et or) silence 

-Solalito (bleu et or) silence après avis et oreille après avis 

Valentin Hoyos Calama reçoit le premier becerro par de véroniques ajustées. Le manque de force de son adversaire laissera un travail sans émotion malgré une technique évidente. Sa faena sera irrégulière et nécessitant de se replacer à plusieurs reprises.  

Miguel Polope montra une certaine élégance dans ses gestes mais avec un adversaire trop fade, sa faena ne connectera jamais avec les tendidos. 

Solalito montra de l’envie et essaya de réveiller le public en se distinguant avec la cape et planta par la suite les banderilles avec plus ou moins de brio. Ce troisième becerro montra un peu plus de moteur permettant au nîmois de toréer avec douceur, liant de bonnes séries gauchères mais échoua avec les armes. 

Après délibération du jury pendant la pause de 10min. Valentin Hoyos Calama et Solalito furent logiquement qualifié pour la finale. 

-Deux  novillos de Tabernero de Vilvis, sérieux, mais manquant de force 

Valentin Hoyos Calama reçoit discrètement ce novillo et invite le vaincu Miguel Polope pour un quite. (Solalito en fera de même). Face à un adversaire noble mais juste de force, il montra de l’application et de la maitrise, liant des séries de qualités mais après une épée entière qui enleva de suite, il pincha à plusieurs reprises alors que son novillo pouvait être puntillé et perdit tout espoir de trophée. 

Solalito reçoit le dernier novillo avec difficulté et faillit se faire surprendre par la violence de son adversaire. Sa faena resta irrégulière et parfois accrochée mais s’améliora petit à petit sans dominer complètement son adversaire. Il logea une épée perpendiculaire mais efficace et reçut un petit trophée.  

Il fut déclaré vainqueur du Bolsin 2018 après délibération mais le partage du prix aurait sans doute était plus logique. 

 

Vuelta a los toros pour Toreria 


Aire /Adour : les novillos de Palha les plus en vue du défi ganadero 

 

Pour le cinquantenaire de la Peña los Arsouillos, la junta des peñas aturines a proposé un défi ganadero de trois ganaderias entre les atanasios de Maria Cascon, les portugais d’origines diverses de Palha et les purs Raso de Portillo avec une pointe de Santa Coloma. Le mano a mano, initialement prévu, a du être modifié suite au forfait de Maxime Solera. Malgré une météo incertaine, les aficionados sont venus plus nombreux que d’habitude. 2/5 d’arènes environ. Longue tarde, près de 3heures. A l’issue du paseo, une minute de silence fut observée à la mémoire de Christian Cazeaux et d’Ivan Fandiño. A l’issue du 3ème novillo de la tarde, le pasodoble « Ivan Fandiño » fut interprété par la peña Los Arsouillos. Les novillos, du fait de leurs origines différentes, furent de comportements et présentations différents. C’est les novillos de Palha qui furent les plus intéressants, surtout au dernier tiers. Tous affichèrent par contre peu de bravoure et déçurent sous le fer. Le second Raso de Portillo, exigeant, fut intéressant. Faibles et fades les deux de Maria Cascon. 

-El Adoureño (rouge et or) Silence après avis et ovation après avis 

-Baptiste Cissé (fushia et or) Ovation après avis et 1 oreille après avis 

-Dorian Canton (sangre y oro) Silence et 1 oreille 

El Adoureño fut décevant et afficha un manque de confiance. Le premier, un novillo de Raso de Portillo décasté, se défendit au cheval en donnant des coups de têtes. Yannis fut appliqué mais resta distant, voire très distant ce qui lui valut une voltereta sans gravité et laissa une faena sans transmission. Face au quatrième, un novillo de Maria Cascon qui reçut une bonne pique en place de Laurent Langlois (la seule de l’après midi) et une seconde plus en arrière pour la forme, le vainqueur du Zapato de Oro laissa une copie irrégulière et fade face à un atanasio juste de force. 

Baptiste Cissé montra lui de l’envie, il reçut le second par une larga de rodillas. Un novillo de Maria Cascon compliqué à fixer puis mal piqué. Il effectua un quite al alimon (ou por colleras) avec son copain de l’école Dorian Canton. Puis El Santo et Miguelito furent invités à saluer pour leurs bonnes prestations aux banderilles. Face à un novillo mansito et juste de force, sa faena alla de mas a menos finissant sur le terrain du toro près des planches. Face au cinquième, un exemplaire de Palha discret sous le fer, qu’il attendit à porta gayola, il servit une faena rythmée avec style, bien débutée par le bas, et profita de la noblesse de son adversaire. Malgré son échec avec les armes, il obtient une oreille généreuse. 

Dorian Canton hérita une nouvelle fois du meilleur lot. Tout d’abord un novillo de Raso de Portillo, exigeant, qui reçut trois piques en arrière sans s’employer. A noter la présence en tant que banderillero de Mathieu Guillon. Dorian fut appliqué mais aussi en difficulté quand il resta sur les bordures et fut long avec les armes. Face à l’ultime, un novillo de Palha, il le reçut par des véroniques autoritaires. Le Palha reçut d’abord deux picotazos en fuyant avant de recevoir une grosse ration dans le dos qui va le canaliser et montrera par la suite une noblesse pimentée avec du fond. Le béarnais commença comme souvent par des cambiadas au centre de la piste et profita de la grande mobilité de son adversaire pour lier des séries très rythmées avec de la transmission mais qui manquèrent de douceur et de temple. Faena courte et échec de Dorian à l’épée en laissant toujours tomber la muleta et obtiendra malgré cela un trophée. 

João Folque de Mendoça propriétaire de Palha et son mayoral saluèrent. Le prix au meilleur picador fut très logiquement desierto. 

 

Vuelta à los toros pour Toreria 


 Feria de la Crau 3eme : Oreille solitaire pour J. Galdos 

 

Un trophée obtenu devant le 3° toro, le meilleur d’un ensemble plutôt décevant autant moralement que physiquement, le tamaño ne s’équilibrant pas avec des armures, la plupart,  plutôt pour figuras, exceptés les 1er et 6°. Six toros de la ganaderia Pedres d’origine Domecq via Aldeanueva, propriété de Pedro Martínez González "Pedrés",  formant un lot desigual, de 4 à 5ans et demi, de 505 à 592 kgs annoncés, plutôt lourd et massif mais juste de forces et de présence, les tercios de piques (11 en tout) n’apportant aucune réelle satisfaction. Coté torero, le péruvien saura profiter d’un adversaire intéressant, l’arlésien ne trouvera pas matière à s’exprimer pleinement tandis que Del Alamo restera quelque peu marginal. 

-Thomas Joubert (rouge et or) Salut après 2 avis et salut après 2 avis 

-Jonathan Sanchez «Juan Del Alamo» (tabac et or) Salut après avis et salut après avis 

-Joaquin Galdos (cacao et or) Oreille après avis et salut après avis 

Pst. Ph. Kugener. Corrida reportée du 28 avril, bénéficiant d’un temps plus clément. 1/3 d’entrée, durée 2h05 

Le 1er se fit quelque peu désirer et fut applaudi à son entrée avec ses 570 kgs, un poids qui estompera son fond de noblesse et qui ne permettra à T. Joubert que quelques séquences dont il a la primeur, notamment ses naturelles de face en fin de parcours. Un toro mollasson et une mort en 2 temps ne lui permettront pas d’ouvrir la boite à récompenses. Il gratifiera le conclave d’un joli quite par chicuelinas serrées au 4°, manquant lui aussi de forces. Le Pedres, collaborant en début de faena aura tendance à se décomposer progressivement, ne laissant à l’arlésien que des passages positifs avec sa sincérité et son engagement. Le quart de lame et une kyrielle de descabellos limiteront l’impact. 

J. Del Alamo touchera le plus léger et le plus lourd de l’encierro. Avec son 1er, noble et mobile il construira une faena agréable sur les deux bords mais bien trop marginale, allongeant même inutilement la séance. Le salmantino accueillera le 5° d’une larga de rodillas, enchainant avec motivation. Comme pour le toro d’ouverture, les kilos seront néfastes pour la suite du combat, malgré les efforts du torero pour intéresser un adversaire qui ne s’employait guère dans le leurre. 

Le 3° désarçonna par inadvertance le piquero de turno mais s’avérera être le meilleur du lot, ce que comprit très vite J. Galdos qui le cita de loin, l’embarquant pour des séries soignées et bien construites sur les deux bords grâce à une muleta élégante et efficace avant de conclure d’une épée delantera et d’un coup de verduguillo. Différent de type, le dernier n’eut doit qu’à une légère pique, faiblesse oblige. Et comme il avait du mal à tenir sur ses appuis, le péruvien dut composer avec, au cours d’un trasteo forcement décousu et irrégulier, essayant de faire croitre l’intérêt en fin de cycle par une séquence serrée avant de loger une entière caida.

 Feria de la Crau 2eme : Le prix pour J.A. Valencia 

 

L’arlésien coupant une oreille de son becerro de Gallon tout comme D. Garcia de Colmenar Viejo, A. Samira, de l’E.T. d’Arles, perdant avec l’épée un trophée et peut-être le prix décerné par La Unica. Quand au biterrois L. Minaña il n’eut absolument aucune possibilité, son adversaire s’affalant au 1er muletazo. Des erales des Frères Gallon nobles dans l’ensemble mais manquant de forces, plus faciles les 2° et 3°. 

-Lucas Minaña (noir et or) Salut 

-José Antonio Valencia (purissima et or) Oreille après avis 

-Diego Garcia (violette et or) Oreille 

-Adam Samira (bleu électrique et or) Salut après avis 

Soleil et rafales de vent marin, entrée conviviale, Pste G. Bortolin. 

Invalide le 1er sera occit sans autre forme de procès. Le second, plus solide affichera un bon fond de noblesse, manquant toutefois de classe. J.A. Valencia saura en tirer un excellent parti sur les deux bords avant de conclure d’une épée efficace. Le 3° n’avait pas de queue et peu de forces, on invita le malchanceux biterrois à le banderiller avant que l’espagnol ne prenne la muleta pour une faena de bonne tenue et bien gérée, d’autant que la main droite du Gallon flanchait de plus en plus. Entière légèrement caida en guise de conclusion. Le dernier hésitait à se livrer dans la muleta d’A. Samira, qui peu à peu parvint à lui montrer le chemin et à lier des séries bien construites et élégantes sur les deux cornes. L’épée hélas lui ôta tout espoir de récompenses. 

 Feria de la Crau 1ere : O. Chacon sauve la course 

 

Et sort en triomphe après avoir coupé deux fois une oreille. Un trophée aussi pour M. Vanegas, M. Serrano repartant à vide avec certes le lot le moins propice. Pour cette corrida de competencia entre élevages français, il y eu plus de déception que de satisfaction tant au point de vu moral que présentation, le J. Giraud s’avérant le plus complet et le Pages-Mailhan, combattif et violent, réveillant un peu le conclave, les deux tombant sur le triomphateur du jour. Dans l’ordre furent lidiés un François André qui posa problèmes au nîmois, un Jacques Giraud, un H. Yonnet manquant de fond, un Los Galos, remplacé par un sobrero de Fernay, remplacé par un « Tajo y la reina » après moultes négociations, un Pages-Mailhan et un Fernay decasté, les 1er et dernier étant les mieux présentés, tous les autres affichant des soucis d’armures… 

-Marc Serrano (rouge et or) Salut !! après avis et salut !! 

-Octavio Chacon (prune et or) Oreille et oreille après avis 

-Manolo Vanegas (turquoise et noir) Vuelta après avis et oreille !! 

Pst J.M. Gomez Martin parfois peu inspiré, trois quart d’arènes, soleil tournant au frais en fin de course (durée 3h00). Minute d’applaudissement à la mémoire de L. Jalabert et d’A. Granier en fin de paseillo. Blessure, 12cm dans la jambe, du banderillero Victor Perez par le 1er toro. 

Sortie applaudie pour le F. André qui prendra de bonne façon ses deux piques, la 2° dans les reins avant de prendre le banderillero de M. Serrano. Des l’entame de faena on sentit le nîmois, manquant de poder et peu en confiance devant un toro qui commença vite à chercher les dessous du leurre, à droite d’abord, à gauche ensuite. Conclusion d’une lame basse au 2° essai. 

Le J. Giraud aux armures peu nettes alla à mas lors de ses trois rencontres mises de plus en plus loin. O. Chacon sut exploiter au mieux son fond de noblesse pour en tirer un trasteo intéressant malgré sa forte attirance pour les tablas, ou s’acheva la faena avant une estocade tombée très efficace. 

On annonça que le Yonnet s’était escobillé une corne à l’embarquement, les deux montrèrent vite des signes de …faiblesse. Le toro n’afficha pas de grands engagements au cheval et montra une corne droite sans problèmes mais sans grand fond, M. Vanegas l’utilisant sans pouvoir faire prendre la mayonnaise. Moins évident à gauche il avertit deux fois le vénézuélien avant de le faire voler sans mal sur ses cornes. Il revient lier une ultime série droitière avant de conclure d’une épée avancée suffisante. 

El de Los Galos fut ovationné à sa sortie pour son impressionnante armure mais qui finie en pinceau après l‘avoir planté dans le sable en sortant du cheval…. En délicatesse de motricité après ça il fut protesté et renvoyer au toril. Le réserve de Fernay, de petite maille laissa vite son sabot avant droit sur le sable et fut renvoyer au toril…. Arènes de 3° catégorie, St Martin n’avait qu’un seul sobrero. Discutions, palabres, après l’annonce de la fin des hostilités pour M. Serrano, on annonça que le réserve du dimanche qui était dans le camion serait lidié par le nîmois. Un toro du fer du Tajo, massif qui chargea fort à la 1ere rencontre et qui fut économisé à la seconde et qui afficha peu de forces et un fond de noblesse naïve qui ne fut pas exploiter au mieux par le français, toréant à mi-hauteur et sur le passage….et tout alla à menos avant une conclusion par demi lagartija… 

Après un coup aux planches, les deux cornes du Pages-Mailhan s’escobillèrent, il se donna ensuite un violent choc sur un burladero et prit deux piques de bonne manière avant de se montrer du genre combattif mais violent. C’est ce qu’il fallait à O. Chacon pour faire monter un peu l’intérêt d’un festejo qui stagnait. Malgré des avertissements des deux bords, il réussit à enchainer des séries intéressantes avant une nouvelle épée caida efficace. 

Très bien présenté, le titulaire de Fernay fut reçut de 3 largas de rodillas par M. Vanegas qui le mit également bien suerte pour ses 2 piques sans éclats. Il débuta sa faena à genoux et essaya de donner du rythme à un adversaire juste de forces et de caste qui s’échappait du leurre ce qui ne généra guère de connexion avec le public, d’autant qu’il insista même trop avant une superbe épée engagée. 


 Vergèze : Une novillada intéressante 

 

De part l’ensemble des novillos des six élevages français, tous bien présentés et de jeu forcement varié avec le meilleur pour le Gallon (Opulento N°75) honoré d’une vuelta posthume et le François André, ovationné à l’arrastre. Furent lidiés, dans l’ordre, un Piedras Rojas, un El Campo, un Gallon, un F. André, un sobrero de Barcelo pour un Dos Hermanas et un Barcelo. Coté torero, ils totalisaient à trois, avant la course, deux paseillos, donc  le second pour B. Cissé et pour C. Olsina, Kike débutant lui en novillada piquée. Forcement il y eu pas mal d’approximation mais ils justifièrent le mérite de Fiesta Brava de leur avoir fait confiance. 

-Baptiste Cissé (sangre y oro) Silence et deux oreilles après avis 

-Charles Pasquier « Carlos Olsina » (bleu France et or) Salut et salut après avis 

-Cédric Fructueux « Kike » (vert et or) Deux oreilles et blessure après avis. 

Pst : G. Quittard, trois quart d’arenes sous un soleil radieux. Baptiste Cissé, remplaçant Maxime Solera blessé, reçut le prix du meilleur novillero des mains d’Arnaud Frade , représentant l'UCTPRicard avant de sortir à hombros !. Blessure de Kike (15cm au dessus du genou gauche) qui aurait sortir lui aussi en triomphe. Le second novillo de Dos Hermanas fut changé (corne cassée) pour un sobrero de M. Barcelo. Une minute de silence a été observée en mémoire de Luc Jalabert et Alain Granier. Un souvenir fut remis en piste à Dominique Cuillé, veuve de Philippe par Patrick Laugier, Camille Martinion et Didier Cabanis. 

Le « Piedras Rojas » (P. Laugier) poussa à la 1ere pique, fit une vuelta de campana avant une seconde légère rencontre, se retrouvant avec trop peu de forces au dernier tiers, aggravant un certain manque de race. B. Cissé, qui brinda sa faena à Maxime Solera, dut composer avec un novillo qui se défendait avant de conclure d’une belle épée. Le landais alla attendre le F. André a porta gayola, lui fit servir un zeste de pique et un second avec le regaton avant de l’attendre par cambiadas au centre. Débutée sur un rythme d’école, la faena prit corps peu à peu par la noblesse, meilleure à gauche, et la caste du novillo qui alla a mas, tout comme le protégé de R. Milian qui ofrit un final bien enlevé avec une voltereta à la clé avant de conclure d’une épée sin puntilla. 

C. Olsina reçut joliment le Dos Hermanas qu’il économisa au cheval mais qui se rompit la corne gauche sur un début de vuelta de campana… Dommage. Changé, le biterrois le tua en piste avec difficulté. Inversant l’ordre il torea en premier celui d’El Campo, juste de forces, qui en plus, se blessa d’entrée à la main droite, un handicap qui obligea un toreo à mi-hauteur sur cette corne, l’autre coté offrant un meilleur rendu qu’il utilisa trop peu. Conclusion en deux temps. Applaudit à son entrée, le sobrero de Barcelo imposa d’entrée sa mansedumbre et sa querencia, allant violemment trois fois vers la cavalerie. Après une première série vibrante, le novillo se tanqua aux planches distribuant quelques crochets. C’était trop pour un quasi débutant qui fit l’effort avant d’en finir de ¾ de lame au 2° essai. 

Kike reçut fort joliment le Gallon qui prit bien ses deux légères piques avant que B. Cissé se fasse prendre sur un quite par zapopina. L’excellent novillo, de meilleure classe à gauche, permit au landais de réciter ses gammes d’inspiration poncista, lui autorisant tout son répertoire, certes encore vert et emprunté, mais offert avec bonheur. Superbe estocade à l’encuentro, deux oreilles, vuelta au novillo et salut du ganadero à l’invitation du torero. Après trois piques mal ajustée, le Barcelo mit en avant le manque d’oficio de Kike qui réussit à lier quelques séquences gauchères de bonne facture, se montrant trop hésitant sur l’autre bord. Une conclusion engagée lui valut un coup de corne, le novillo tombant tandis qu’on evacuait le landais vers l’infirmerie. 


 Garlin : triomphe de Dorian Canton, d’Angel Jimenez et des novillos de Pedraza de Yeltes 

 

Après la novillada décevante de l’an passé, les novillos de Pedraza de Yeltes ont de nouveau fait preuve d’intérêt par leur comportement pour cette 17ème journée taurine du Printemps mais avec un temps digne de fin novembre. Pluie fine continue toute la journée avec des températures dépassant à peine le 10degrés. Il faut rendre hommage aux bénévoles qui ont avancé la jambe pour maintenir la novillada. Journée pluvieuse….journée heureuse. 9/10ème d’arène grâce aux gradins couverts. Les novillos de Pedraza de Yeltes de bonne présentation, sérieux, ont brillé par leur mobilité et leur noblesse encasté au dernier tiers, furent bravito au cheval mais sans mettre les reins. Un petit manque de force pour certains. L’excellent troisième et joli colorado, « Tontillo » né en décembre 2014 fut récompensé d’une vuelta posthume. 

-Angel Jimenez (blanc et or) Oreille et oreille 

-Antonio Grande (bleu roi et or) Oreille et ovation 

-Dorian Canton (bleu marine et or) Ovation après avis et deux oreilles après avis 

Angel Jiménez reçut « Campeador » par de bonnes véroniques. Le novillo alla à deux reprises au cheval, peu piqué par Gabin Réhabi qui après avoir relâché le palo bascula sans gravité sur le Pedraza. Bon tercio de banderilles des français Miguelito et Marco Leal qui furent invité à saluer. Jiménez livra une faena appliquée essentiellement droitière face à un noble adversaire pimenté mais manquant de classe. Il conclut d’une entière. Le quatrième exemplaire fut bien piqué par son mayoral Curro Sanchez mais ne s’employa pas sous le peto. Faena qui ira a menos après une bonne entame et qui dura un peu trop face à un animal noble mais manquant de force. 

Antonio Grande  alterna le bon et le moins bon. Discret cape en main, il se fit souvent accrocher la muleta par la suite. Face au second « Medicito » qui fit chuter la cavalerie et le lancier « El Legionario Hijo », il montra une certaine classe dans ses muletazos, et de la profondeur par moment. Faena irrégulière face à un Pedraza faible des antérieur et manquant de fond. Il logea une belle épée en trébuchant. Le cinquième fut le plus compliqué de la tarde, il alla à trois reprises se coller au peto sous le fer d’Antonio Grande padre. La faena du fiston sera trop brouillonne malgré un début intéressant où il perdit le rythme. 

Dorian Canton, le local de l’étape, attendit à genoux le joli « Tontillo », puis enchaina par une série de véroniques parfaitement ajustée. « Tontillo » ira à trois reprises à la cavalerie avec fixité mais sans trop pousser sous les piques bien administrées de Laurent Langlois. Il débuta la faena au centre par cambiadas puis lia des séries rythmées, profondes avec beaucoup de sérénité. Tontillo s’engouffra dans la muleta avec classe et caste. Dorian se confia un peu trop et reçut une voltereta sans gravité. Faena avec transmission mais il échoua avec les armes et perdit les trophées. Ovation et vuelta au novillo. Face à l’ultime, il afficha de l’aisance cape en main. Le novillo montra de la fixité sous le peto lors de ses deux rencontres avec Juan Manuel Sanguesa. Faena une nouvelle fois sérieuse et appliquée du béarnais, décomposant les temps de la passe avant d’aller chercher le triomphe. Il pincha de nouveau avec les armes mais obtint quand même deux trophées généreux et pleins d’espoirs.  

Le prix mis au jeu au meilleur picador fut partagé entre Laurent Langlois et Curro Sanchez. Dorian Canton reçut le prix du triomphateur. Salut du mayoral Curro Sanchez puis sortit de José Ignacio Sanchez avec Dorian Canton et Angel Jimenez.

 

Vuelta a los toros pour Toreria 

 

En matinée…. 

 

A l’issue du vote du public, c’est Angel Jiménez qui se qualifie pour la novillada de l’après-midi. Deux utreros de Pedraza de Yeltes applaudit à l’arrastre pour Angel Jiménez et Rafael Gonzalez, tous deux écoutants des applaudissements à l’issue de leur actuaccion sous une pluie fine….