Vic Fezensac : Manuel Diosleguarde remporte le trophée Toros y Vinos 

 

La journée taurine, Toros y Vinos, organisée par le Club taurin Vicois dans le cadre de la fête de la Saint Matthieu, s’est déroulée sous un temps maussade et frais qui a obligé les organisateurs à s’adapter. La fiesta campera qualificative entre Dorian Canton et El Rafi a été annulée en matinée et les deux jeunes toreros firent directement le paseo l’après midi. 

La Gascogne était en fête avec la participation des producteurs locaux pour des dégustations de vins et produits locaux. Peu de monde dans les gradins (environ 300 personnes) pour la novillada non piquée. Quatre erales du fer de l’Astarac, propriété de Jean Louis Darré bien présentés, compliqués et de jeu varié. 

- Carlos Enrique Carmona (bleu nuit et azabache) Silence après 2 avis 

- El Rafi (cannelle et or) Oreille 

- Manuel Diosleguarde (bleu piscine et or) Oreille 

- Dorian Canton (vert et or) Salut après avis 

Carlos Enrique Carmona, jeune madrilène de l’école taurine Martial Lalanda fut en difficulté. Il tenta de recevoir à porta gayola le premier eral où il reçut une première voltereta sans gravité. Sa faena débuta par des passes cambiadas au centre de la piste et fut approximative, sans grande qualité. Il enchaîna les séries sur les deux bords sans plus value dans un silence de plomb. Peu convainquant, il fut accroché puis reçut un second accrochage durant le tercio de banderilles au toro de Diosleguarde et un troisième accrochage lors d’un quite au toro de Dorian Canton. 

El Rafi  reçut son opposant par une série de véroniques rythmées. Après un quite serré de Diosleguarde par chicuelinas, El Rafi banderilla de façon aléatoire et excentré. Il débuta parfaitement sa faena avec douceur et toreria. Mais son adversaire baissa rapidement de régime, manqua de fond et Rafi fut alors plus brouillon et moins dominateur. Il logea une épée sur le côté et obtint un trophée généreux. 

Manuel Diosleguarde reçut par des véroniques allurées son adversaire qui répéta de suite dans la cape mais avec une tendance à fuir et à chercher les planches. Le torero de Salamanque parvint à le retenir dans sa muleta, toréa à mi hauteur et lia des séries méritantes avec application malgré la mansedumbre du novillo. 

Dorian Canton hérita d’un adversaire qui montra plus de fixité et de noblesse que ses frères. Il trouva de suite le sitio et lia des séries de belles factures, alliant classe, temple tout en commandant la charge de son opposant. Il réalisa la meilleure faena de la tarde mais perdit les trophées avec les armes où il fut en difficulté et long. Il dut se contenter d’un simple salut. 

Le prix Toros y Vinos 2017 fut attribué à Manuel Diosleguarde Le prix de la meilleure faena fut attribué à Dorian Canton 

Le prix des organisateurs du Sud Ouest à El Rafi (Vuelta a los toros pour Toreria)


 Boujan : Triomphe de Roman Perez 

 

Pour la première corrida de la Feria des Vendanges 2017, une Corrida Charra, avec des toros de Gallon Frères, correctement présentés, l’arlésien est sorti a hombros avec trois oreilles dans son esporton 

-Roman Pérez, oreille et deux oreilles 

-Michelito, silence et oreille 

Samedi 2 septembre, "que viva Mexico !" aux arènes de Boujan - décorées aux couleurs du Mexique - pour l'ouverture de la Feria des Vendanges 2017. En effet, c'est en costume de "charro" que la 1ere corrida montée par Tomas Cerqueira comportait ses amis, le franco-mexicain Michel Lagravère "Michelito" et l'Arlésien Roman Perez, face à quatre toros de la ganaderia Gallon. Ces deux maestros allaient d'ailleurs brinder leur premier toro à Tomas en lui souhaitant un retour rapide dans les ruedos. 

Roman Perez, face à des toros à l'armure imposante sut exploiter la noblesse de ses deux Gallon en enchaînant avec entrain des séries variées ce qui lui permit vers la fin de ses faenas de jouer le public; de par ses combats il pouvait se le permette au même titre que le font les maestros mexicains (ambiance-ambiance) ; une oreille au premier et deux au second. 

Michelito très engagé face à un toro compliqué réussit quelques séries. Difficile pour lui d'estoquer au premier coup avant un superbe descabello. Le second toro bien piqué permit au franco-mexicain une suite de séries - très volontaire - et variées, souvent collé au Gallon jusqu'au "moment de vérité" entrainant d'ailleurs un petit accrochage - Michelito, après un pinchazo, plaça une bonne lame entière lui offrant une oreille.

 

 Los Galos primé à Boujan 

 

 Seconde corrida de la Feria des Vendanges Boujanaise (34), montée par les amis de Cayetano Ortiz. Présidence féminine, trois quarts d'arènes pour ce mano à mano d'une corrida concours avec quatre élévage français dans un ordre différent de celui de l'affiche : Fano, Los Galos, Gallon et Laugier. En préliminaire le maire de boujan Gérard Abella remettait à Jeremy Banti un cadeau pour ses 10 ans d'alternative. En fin de corrida Marie Sara ganaderia Los Galos a reçu le trophée du meilleur toro de la journée (sculpture de Stéphane Lopez) et le picador Nicolas Bertoli le prix de la  meilleure pique de la part du club de Béziers : Tendido 7 

-Jeremy Banti : (vert anglais et azabache) Salut et silence.
-Cayetano Ortiz : (lait et or) Salut après avis et salut.
 

Jérémy Banti, face à un toro de Fano decasté qu’il brinda à Diamante Negro, fit un bel effort pour le retenir dans sa muleta et ce, avec des gestes esthétiques avant de tuer en deux temps. Sérieusement armé, le Gallon, qui accrocha spectaculairement le banderillero Alexis Ducasse, se défendit en s’avisant rapidement obligeant l’arlésien à abréger, connaissant hélas quelques déboires avec l’épée. 

Cayetano Ortiz herita en 1er du toro de Los Galos, qui sera le meilleur de la course, et dont il tirera un excellent parti, de meilleure conception à droite, l’épée lui otant tout espoir de trophée. Le Dos Hermanas, handicapé de l’arrière train, ne put exprimer ses qualités foncières. Le biterrois reussit a construire une faena bien ajustée qui helas fut mal rematée avec les aciers.  

Hugues Bousquet pour Toreria


 Saint Perdon : El d’El Pincha, unique rayon de soleil d’une tarde pluvieuse 

 

Quand la novillada des fêtes de Saint Perdon arrive, l’été et les vacances touchent malheureusement souvent à leurs fins. Malgré les fortes chaleurs des derniers jours, la pluie, arrivant tout droit de l’océan, est venue contrarier la novillada. De plus, les novilleros n’étaient pas venus pour chanter sous la pluie. Malgré les efforts des organisateurs pour mettre en valeur le premier tiers (le tercio de piques est normalement l’élément essentiel de la concours) en exigeant la présence en piste que du torero et du peon de lidia, les novilleros n’ont montré que peu d’application dans la lidia. Pour juger la bravoure du toro lors d’une concours, il faut au minimum voir le novillo trois fois au cheval. Pourquoi demander le changement de tiers avant ? Ce qui fut plus incompréhensif, c’est d’avoir donner la pique de tienta à la troisième pique pour le novillo du Pincha. Les ganaderos de renoms n’ont malheureusement pas non plus joué le jeu en n’envoyant pas un novillo de présentation digne de leur ganaderia. Seul le Valdellan et le Pincha sont sortis de bonne présentation avec l’Escolar. La seule satisfaction est venue de la ganaderia navarraise De Pincha, qui pour sa présentation en France, a envoyé un bon novillo. La novillada aurait très bien pu ne pas avoir de vainqueur. A l’issue du paseo, une minute d’applaudissements fut respectée en mémoire de Damaso Gonzalez, des victimes des attentats et de Jean Pierre Saint Guirons. 1/3 d’arène. 

-Diego Carretero (rouge et or) Silence et silence 

-Jorge Isiegas (blanc et or gris) Silence et palmas arès avis 

-Tibo Garcia (framboise et or) Silence et salut après avis 

« Pinzon » de Cuadri sortit en piste avec la corne droite abîmée, sans bravoure lors des deux seules rencontres avec le groupe équestre où il se défendit et fut mal piqué. Diego Carretero débuta sa faena par doblones mais le novillo se montra vite éteint. Carretero enchaîna les séries sur les deux bords sans transmission avant de conclure avec le descabello. « Cantador I » de José Escolar Gil alla à trois reprises à la cavalerie sans mise en suerte, partant seul au cheval sans être fixé. Bon tercio de banderilles de Morenito d’Arles qui fut invité à saluer. L’Escolar est distrait au moindre mouvement dans le callejon. Jorge Isiegas réalisa une faena essentiellement à bâbord mais sans transmission. Le Valdellan, physiquement mieux fait, poussa la première rencontre face à Gabin Réhabi et alla a menos à la seconde avant de fuir en manso à la troisième rencontre qu’exigea la présidence. Exigeant au dernier tiers, il infligea une voltereta sans gravité à Tibo Garcia qui se montra appliqué et volontaire. Il réalisa une faena intéressante mais irrégulière avant de conclure en trois fois. Le Virgen Maria sortit également avec la corne droite abîmée et fut reçu par deux largas de rodillas par Diego Carretero avant d’aller seulement deux fois au cheval sans grande conviction. Faena sans transmission sous une pluie légèrement plus forte.

 

Le Pedraza de Yeltes vilain de tête, peu armé avec une tête de vache, ira à trois reprises à la cavalerie sans s’y employer entièrement mais montra une certaine fixité sous le peto. Jorge Isiegas l’attendit au centre de la piste pour une cambiada où il reçut une impressionnante voltereta sans conséquence. Le novillo se montra noble avec du fond permettant à Isiegas de lier des séries rythmées portant dans les gradins avant que le novillo ne furent distrait. Il pincha avec les armes. « Rascatripas » d’El Pincha fut bravito lors des trois piques mais où l’on regretta de façon incompréhensive l’utilisation de la pique de tienta sur la troisième rencontre. Le novillo se montra noble et encasté, humiliant avec classe dans la muleta de Tibo Garcia, qui servit des séries droitières de qualités avec profondeur mais ne parvint pas à le dominer à bâbord. Il fut long et en échec avec les armes, pincha sur le Pincha et perdit la récompense. Le novillo fut récompensé d’une vuelta posthume et gagna par la même occasion la décevante novillada concours.

 

Vuelta a los toros pour Toreria


 Saint Gilles : La grande porte pour T. Joubert 

 

Arenes llenas hasta la bandera pour ce mano à mano très attendu, surtout pour le torero arlésien qui se mesurait à l’un des toreros parmi les plus importants de ces dernieres années. Une competencia qui a nettement tournée à son avantage d’autant que S. Castella fut dans un jour sans, séchant complètement devant son 3°, il est vrai particulièrement coriace. Le vent violent et irrégulier a fortement gêné les deux toreros, surtout à la cape et en toréant de la gauche, mais ce handicap était le même pour les deux. Six pupilles bien presentés de Robert Margé formant deux lots assez équitablement partagés tant physiquement que moralement, même si le lot de T. Joubert fut un peu plus aisé. Des toros sérieux, plus intéressants pour l’aficionado que pour les toreros mais avec des possibilités que l’arlésien sut bien mieux exploiter, bien meilleur le second alors que c’est le dernier qui se verra gratifier d’une ridicule vuelta posthume pétitionnée par degun… Monopique pour tous, sauf pour le 5°, generalement bien prise. 

-Sébastien Castella (bleu nuit et or) : Oreille !!! Silence et silence 

-Thomas Joubert (bleu France et or) : Salut après avis et deux oreilles !! et deux oreilles !! 

Sobresaliente : Jeremy Banti (espuma y oro), quant au palco, présidé par Ch Sevilla… il vaut mieux ne pas en parler…. Hommage à Nimeño II pour ses 40 ans d’alternative avec cette corrida 100% française, Marseillaise chantée par F. Cornille tout comme Carmen avant une minute d’applaudissements à la mémoire d’Ivan Fandiño. 

Salut de Rafael Viotti et Vicente Herrera au 5°

Le 1er s’emploiera sous l’unique pique mais moins, et sans classe, dans la muleta de S. Castella qui lui servira d’excellentes séquences droitières dans l’espace le plus abrité. Le passage à gauche s’avérant plus délicat, frôlant même l’accrochage en essayant de gagner le centre. Retour en place pour conclure par deux séries limpides de naturelles avant une entière caidita au 2° essai. Trois mouchoirs blancs ont raison du palco, une décision logiquement contestée. Le biterrois pose l’oreille, salut et regagne le callejon. Son second ira violemment au cheval avant que Morenito d’Arles ne s’autoquite après avoir glissé devant le Margé qu’il lidiait. Compliqué, avec du genio et une agressivité pas toujours bien placée, il ne permit qu’une faena hachée et decousue avant deux entrées à matar et une poignée de descabellos. Une seconde pique aurait peut etre amélioré l’ordinaire… Le 5° s’avérera d’entrée agressif et violent mais ses deux belles arrancadas au cheval seront sans suites… Une violence qu’il conservera jusqu’au bout, s’avisant très vite, mettant S. Castella dans une position très inconfortable dont il n’arrivera pas renverser la tendance. Entière en place nécessitant l’usage du verduguillo. 

S’il y avait eu une faena de deux oreilles, c’est la première de T. Joubert qui les aurait mérité, devant le meilleur toro de l’après-midi, juste de forces mais qui embestit avec classe. L’épée hélas réduisit l’écho à un salut chaleureux. Oubliant Eole et ses caprices, il toréa fort bien de cape avant de lier les muletazos avec toreria et sincérité, sur le fil du rasoir en alternant les deux mains, faisant grimper la température émotionnelle…. Après une entrée en force dans le peto, le 4° conserva une pointe de violence qui contraint l’arlésien à une faena plus classique bien que manquant de construction, superbement débutée les deux genoux en terre mais qui deviendra plus irrégulière, trainant même un peu en longueur, le tout conclut d’une demi lagartija à l’encuentro. Pétition, un mouchoir… puis très rapidement deux… Une seule oreille est promenée par l’arlésien avant que l’alguazilla le rattrape en fin de vuelta pour lui remettre son second trophée !!!! Après un joli quite offert à J. Banti, T. Joubert s’arrimera face à un toro encasté et peu évident par son fond de violence. Il torera à nouveau en s’engageant sans douter un instant après un début par cambiadas millimétrées. La suite sera moins construite au vu des conditions du toro, mais toujours en offrant sa tauromachie statuaire et émouvante. ¾ de lame caida, sin puntilla, libéreront les mouchoirs…. Deux oreilles soit !!…. mais une vuelta au Margé (N°210) … du triomphalisme à tout prix… 

 St Gilles : à Solalito les palmas saint gilloise 

 

Novillada sans picadors mixte qui a prévalue par un excellent et sérieux encierro de Bruno Blohorn, dont le 4°, N° 31 fut primé d’une vuelta posthume. Après la déclaration d’El Père d’arrêter sa carrière naissante, décision fut prise d’offrir au meilleur des trois élèves du Centre Français de Tauromachie de Nîmes de combattre le cinquième becerro. La meilleure faena du premier tour est à mettre au crédit d’El Rafi, jusqu’à ce qu’on lui conseille d’en faire plus, ce qui eu pour effet de faire tout basculer dans l’à peu prêt. Dommage.

-Tony Martins (Rejon) Silence 

-Raphael Raucoule « El Rafi » (fushia et vieil or) : vuelta por su cuento après avis 

-Adam Samira Belaidi (turquoise et or) Salut après avis 

-Solal Calmet « Solalito » (bleu marine et or gris) Oreille et oreille 

Pst Mr Vultaggio, ¼ d’arènes sous le soleil. 

Ouverture par une longue et assez quelconque prestation de Tony Martins à cheval, qui de plus tua de deux épées de gendarme. 

El Rafi hérita d’un excellent becerro qui ne lâcha rien et de grande envergure sur la corne droite avant que le nîmois n’arrive à se positionner sur l’autre bord. Le retour à tribord relança la faena sous les meilleurs auspices mais à trop vouloir en faire, tout se dilua avant de sécher les armes à la main. 

L’excellent second répéta sans cesse, mettant Adam à l’épreuve, toujours en limite de rupture et en délicatesse avec le temple, finissant sur d’innombrables désarmés avant de conclure plus efficacement. 

Solalito eut à répondre à un excellent quite d’El Rafi. Le jeune nîmois essaya de bien faire, de composer la figure avec des gestes prometteurs mais le tout dans un ensemble assez irrégulier et souvent en limite du débordement. L’entière au 3° essai n’empêcha pas l’oreille de tomber… Ayant gagné le droit de combattre le dernier Blohorn, le jeune nîmois se montra un peu plus affirmé, soutenu par une grande partie du public. Après un quite partagé dont un al alimon par ses deux compañeros du jour, il doublera la mise et partagera à nouveau son tour de piste avec Bruno Blohorn, le ganadero.

 Bolsin, une finale en demi-teinte 

 

Disputée devant un bon tiers d’arène, cette finale du bolsin de Nîmes métropole 2017 aura été assez décevante. Si l’on excepte J. A. Serrano qui a montré un certain potentiel avec les deux becerros les moins évidents, les deux autres finalistes se sont contentés de donner des passes en essayant d’imiter les grands mais sans personnalités et en prenant une bonne marge de sécurité…. Trois finalistes dont aucun ne banderille, aucun n’affiche un esprit de competencia et qui tuèrent approximativement, ce qui est plus logique à ce stade, et sans le chrono poussif du palco, ont aurait eut droit à une ribambelle d’avis…. Les puntilleros en plus en ressuscitèrent quelques uns. Adam Belaidi à été proclamé vainqueur !! Ainsi en a décidé le jury. Les six becerros des héritiers de François André, légers et manquant de forces dans l’ensemble, ont pour certains, posé quelques petits problèmes mais qui pouvaient se résoudre en toréant un tant soit peu comme le fit le malagueño. 

- Jose Fernando Molinas Huertas (rouge et or) E. T.Albacete. Silence et oreille !! 

- Jose Antonio Serrano (bleu France et or) E. T. Malaga. Oreille et silence 

-Adam Samira Belaidi (turquoise et vieil or) CFT Nîmes. Silence et oreille !! 

Pst Mr Arlac, minute de silence pour les victimes des attentats. 

Noble mais court et sans forces, le 1er ne permit guere à J.F. Molinas de trop s’exprimer et comme il tua en 4 essais plus une kyrielle de descabellos… Il eut du mal à se défaire du 4°, noble aussi mais collant un peu, avant de se libérer sur la fin en multipliant des séries de redondos inversés avant de porter une épée entière au 2° essai. 

Faible et invalide, le second obligera J.A. Serrano a jouer les infirmiers en debut de faena avant de trouver, sur la gauche le bon sitio qui permit au François André d’oublier son handicap et de faire croitre l’intérêt jusqu’au final. Tardo, exigeant et vif sur les retours, le 5° fut le plus compliqué du lot. Le malagueño en prendra la mesure sur le piton gauche, fera aller à mas sa faena, finie en terrain réduit, avant de porter une lame d’effet très long…. 

A. Belaidi se montra trop prudent face à son bon premier qui le bouscula sans mal en deux occasions avant de pécher avec le descabello. Le dernier, de bons principes, manquait cruellement de forces, le nîmois s’appliqua mais sans s’imposer avant de cafouiller avec les aciers.


 Roquefort : Deux oreilles

pour D. Garcia Navarette … 

 

Les années se suivent et ne se ressemblent pas dans la monumentale des pins. La seule chose qui ne change pas, c’est l’environnement et le charme de ces arènes en bois au cœur de la forêt landaise où se plaisent à venir les aficionados. ½ arène et température estivale. Après le magnifique lot de Saltillo de l’an passé, les aficionados ont été plutôt déçus, cette année, du lot envoyé par José Joaquín Moreno de Silva. Plus faiblement présenté et aux cornes abimées voire de tailles réduites, certains novillos sont sortis dans un type plutôt de chez La Quinta que Saltillo. Les novillos furent de présentation et comportement variés, nobles et fades les premiers, arrêté le cinquième, manso et compliqué le quatrième, meilleur l’ultime bravito et noble. Pour les affronter, le trio des jeunes novilleros déjà vu à Parentis face aux novillos de Monteviejo. 

- Manuel Ponce (vert et or) Vuelta et silence 

- Miguel Angel Pacheco (blanc et or) Oreille et silence 

- Daniel Garcia Navarette (bleu et or) Oreille et oreille 

Manuel Ponce reçut ses deux adversaires à porta gayola. Le premier novillo fut difficile à fixer, distrait, il ne s’employa à la cavalerie, sautant à la tête du cheval. Le novillero de Chiclana de la Frontera fut appliqué, avec de bonnes intentions, mais se montra très limité techniquement. Souvent distant, il ne parvint pas à dominer son noble mais fade adversaire qui ne se livra pas totalement. Il finira par quelques naturelles pieds joints de meilleure facture avant loger une entière très basse. Face au compliqué quatrième, qui mit la panique en piste et chez les cuadrillas au second tiers, le novillo resta distrait, se réfugiant près du toril, avec un gène à l’œil gauche, il ne regarda jamais la muleta de Manuel Ponce qui n’eut d’autre option que d’abréger. 

Miguel Angel Pacheco le second novillo est court de tête et mal armé, il freina au contact du fer sans s’employer, il fut noble avec une certaine classe dans ses embestidas. Pacheco débuta sa faena à genoux puis lia des séries rythmées sur les bords sans se croiser et donc sans transmission. Il conclut d’une demi-lame efficace et obtient le premier trophée de la tarde. Le cinquième qu’il reçut par véroniques ira à trois reprises au cheval, sans aucune bravoure, sortant en reculant où il fut très mal piqué. Il restera arrêté et sans charge au dernier tiers malgré les sollicitations autoritaires de Miguel Angel mais toujours à distance. 

Daniel Garcia Navarette reçut le noble troisième très typé La Quinta par des véroniques en rejoignant le centre. Discret sous le fer, il montra ensuite de la noblesse mais aussi beaucoup de fadeur. Navarette fut appliqué mais enchaina les passes sur les deux bords sans construction réelle. Il logea une belle lame entière sin puntilla qui lui valut l’oreille du public. Le sixième entra en piste avec plus de présence que ses frères. Il montra également un peu plus de bravoure, attaquant le devant du cheval et mit Nicolas Bertoli en difficulté qui le piqua dans le dos à deux reprises. Après un bon tercio de banderilles de la cuadrilla, où ils furent invité à saluer, le novillo se montra le plus intéressant de la tarde, montrant de la noblesse. Navarrete lia des séries certes agréables mais profilées et manquant de transmission, forçant trop ses gestes par moment. Il logea une belle épée après deux pinchazos et obtint un trophée généreux. Durant sa sortie à hombros, le mayoral tenta un salut avant d’être raccompagné dans le callejon par des sifflets. Il ne faut pas exagérer non plus ! 

Vuelta à los toros pour Toreria


 Parentis 1 : Peut mieux faire.... 

 

-Manuel Ponce (barbe à papa et or) : double silence
-Miguel Angel Pacheco (écume et or) : vuelta, silence
-David Garcia Navarette (pin des landes et or) : salut et silence
Les novillos de Monteviejo impressionnèrent dès leur sortie en piste, à l’exception du ‘’petit’’ premier, par leur morphologie de toro-toro. Ensuite, c’était un cocktail avec une pointe de bravoure, un zeste de violence, un soupçon d’exigence, une légère faiblesse et un fond de noblesse.
Manuel Ponce, alors qu’il avait déjà affronté pas mal de novillos de cette ganadéria fut pourtant le plus en difficulté au cours de la tarde. Face à son premier novillo qui vint par trois fois sans grande conviction sous le fer, et qui exigeait autorité et fermeté, Manuel sécha, toujours sur le reculoir et ne parvenant pas à trouver le bon sitio. Dommage. Pinchazo. Entière. Après les difficultés causées par son premier, une certaine inquiétude gagna les tendidos quand sortit en piste le lourd quatrième : ''un tio’’. Sous la première rencontre avec le fer, le Monteviejo s’employa et mit les reins, les trois autres rencontres avec la puya de Juan Antonio Agudo (mayoral de Raso de Portillo) furent plus anecdotiques. Manuel Ponce ne sut éviter la déroute redoutée ne trouvant pas le recours technique nécessaire pour affronter l’exigence d’un tel adversaire. Dommage encore.
Miguel Angel Pacheco réalisa une faena essentiellement droitière, dont on ne retiendra qu’une seule série de qualité. Ce qui n’est pas suffisant pour s’octroyer une vuelta al ruedo … Avis Le quinto éjecta le picador de sa monture sous l’impact de la première rencontre, il poussa lors de la deuxième et batailla sans grande conviction sous la troisième.  MAP s’efforça de lier des passes malgré la courte charge de son novillo, qui partit rapidement aux planches. Entière caida.
Daniel Menes souffrant, c’est David Garcia Navarette après sa bonne actuation de Céret qui fut choisit pour le remplacer dans le courant de la semaine. C’est finalement un bon choix, puisque c’est à lui que nous devons la meilleure faena de cette course. Navarette profitant de la noblesse de son Monteviejo déroula des séries de naturelles, dont certaines de grande toreria. Une épée et un puntillero peu efficaces le privèrent surement d’une oreille bien méritée. Salut après avis. L’ultime Monteviejo fut applaudi dès sa sortie du toril tant son hechura et son trapio impressionnèrent. Le picador lui administra deux cariocas de gala ! David Garcia ne sut trop comment se dépêtrer de ce Monteviejo soso et gazapon. Quatre pinchazos - tiers de lame
3/4 d’arènes. Temps couvert et frais


 Parentis 2 : L'unique oreille du week end pour Palacios 

 

-Mario Palacios (bleu de France et or) : oreille et division après avis 

-Guillermo Valencia (alternative et or) : vuelta et salut au tiers 

-Tibo Garcia (brique de Toulouse et or) : silence et silence 

Ce sont six beaux et sérieux novillos de Prieto de la Cal qui clôturèrent ce weekend taurin de Parentis 2017. Si leur trapio et leurs robes variées impressionnèrent et ravirent les tendidos à chaque sortie du toril, on déplorera un manque de caste et de fond, et quelques cornes escobillées. 

Au milieu d'une faena où Mario Palacios resta très profilé, sans jamais prendre réellement le dessus sur Novaton on retiendra deux magnifiques séries de naturelles qui déclenchèrent la musique. Le Prieto s'éteint et part aux planches. Entière contraire. 

Le premier noir de l'envoi se fit remarquer dès sa sortie du toril en rematant violement aux planches, ce qui n'arrangea pas ses pointes ... Il s'employa lors de la première rencontre avec la cavalerie, la seconde fut expéditive. Mario Palacios brinda sa faena à la Marquise-ganadera, présente avec ses enfants et petits enfants. Malgré le manque de transmission de la faena, due à la charge courte du novillo et au manque d'engagement du novillero, la musique fut sollicitée à accompagner ce morne moment. Pinchazo - demi - collection de descabellos. 

Le retour de Guillermo Valencia dans les arènes Roland Portalier était l'évènement majeur du weekend ! A noter que la veille au soir le jeune diestro colombien toréait en nocurne à Las Ventas. Son premier novillo s'employa bien sous le fer lors de la deuxième des trois rencontres. Malheureusement Guillermo a déçu : son Prieto manque certes de charge, mais il le toréa brusquement et souvent fuera de cacho. Forte voltereta lors de la mise à mort (remarquable quite de Sergio Aguilar !). Entière caida. Vuelta auto accordée dans l'euphorie musicale de la banda. Guillermo eut sûrement à cœur de se rattraper dans ''ses'' arènes et reçut son second novillo par une larga de rodillas et des véroniques, mais cela se termina par un désarmé qui vint ternir l'actuation. Le Prieto vint par trois fois au cheval et réalisa une vuelta de campana en sortant de la première rencontre. Guillermo égraina les derechazos au cours d'une faena qui alla fort rapidement a menos. Entière delantera. Public moins complaisant qui stoppa la vuelta. 

Tibo Garcia faisait sa présentation à Parentis. Le Prieto reçut deux picotazos de la part de Gabin Réhabi qui faisait son retour dans les ruedos après son effroyable chute de Mont de Marsan. Malheureusement pour Tibo, qui l'avait pourtant bien accueilli capote en main, son novillo n'humilia pas. Sa charge était courte et il donnait des coups de tête qui blessèrent la main droite de Tibo, 4 puntazos. Pinchazo - entière delantera - descabello. L'ultime Prieto était également noir, dès sa sortie il s'imposa en piste, toisant le monde qui s’ouvrait devant lui. Par trois fois il viendra violement heurter le caparaçon du picador. Julien Dusseing El Santo se fit applaudir pour deux belles poses de banderilles. Tibo entama sa faena par des doblones. Son toro est bronco, et se retourne vite. L’espoir français commença bien sur la corne droite avant que le Prieto ne se défendisse par hachazos et ne devienne plus exigent. Malgré quelques naturelles intéressantes, cela reste compliqué. Deux pinchazos - entière - descabello.

8/10 d'arènes Température estivale 

 

Textes Vicente, Photos www.photoslouise2z.com


 

Istres, ou comment créer de l’aficion !

 

 

 

L’Ecole Taurine d’Arles et l’empresa d’Istres proposaient ensemble une novillada sans picadors ce 6 août aux arènes du Palio en clôture des fêtes de la ville. Les plus des mille personnes présentes sont sorties des arènes en toréant, sourire aux lèvres, avec l’envie de poursuivre leur plaisir et d’y revenir.

 

Au-delà des huit oreilles méritées et accordées aux trois novilleros présents, c’est la qualité du bétail de la ganaderia Fano, l’entrega et la diversité des styles de Vincent Perez, José Antonio Valencia, les deux de l’Ecole d’Arles, et Solalito, du Centre Français de Tauromachie, les moments d’émotion, voire d’inquiétude, de plaisir et gaîté qui ont parsemé la corrida qui ont enchanté les assistants.

 

Il y avait de l’exigence avec des toros qui demandaient qu’on les toréée, il y avait de l’envie chez les toreros qui ont su faire apprécier leur propre interprétation de la tauromachie, il y avait la musique si taurine de Chicuelo II, toujours présente et attentive, il y avait un public désireux de goûter à la fête, en même temps que connaisseur.

 

Vincent Perez (silence et 2 oreilles) manqua d’ouvrir la course avec une première oreille que sa faena posée et pleines de détails toreros lui permettait. Malheureusement la mise à mort s’éternisa avec un novillo sur la défensive et devenu andarin. Qu’à cela ne tienne, il alla chercher les deux oreilles de son deuxième opposant malgré ou à cause d’une impressionnante voltereta, s’imposant avec de belles séries à droite et gauche puis un superbe recibir qui effaçaient justement sa déception initiale.

 

José Antonio Valencia (2 oreilles et 2 oreilles) déborde d’envie et plaisir à toréer et veut le faire partager au public, et … il y parvient brillamment! Variété au capote- n’est-il pas le premier torero de l’histoire du Palio à recevoir son toro à porta gayola ? -, aux banderilles (de poder a poder, al quiebro por fuera y por dentro, al violin, …) toreria a la muleta, toréant plus long et posé à son deuxième, efficace à l’épée il a coupé deux fois deux oreilles, recevant le 11ème trophée Pierre Pouly et le prix décerné par les areneros et aficionados istréens.

 

Le plus jeune des trois, Solalito (silence et 2 oreilles) a aussi pleinement participé à la fête. Si son premier toro, charge désordonnée, ne lui a guère permis de se mettre en valeur, la compensation est venue avec le dernier. Une fois trouvée la bonne distance d’un excellent novillo, le jeune nîmois a su conquérir le public par le temple, la longueur et douceur mais aussi la variété de son toreo.

 

La sortie à hombros des trois novilleros et la ganadera, amplement méritée était joyeusement célébrée par le public heureux et ravi. N’est-ce pas aussi comme cela que se forme l’aficion ? (Communiqué)

 


 Beaucaire : Oreille pour Tibo Garcia et un bon point pour Juanito 

 

Dans le cadre des Estivales 2017 et pour marquer les 70 ans de la ganaderia des Héritiers de François André, six sérieux exemplaires de ce fer ont été combattus par une terna internationale, l’espagnol Mario Palacios, le portugais « Juanito » et le français Tibo Garcia. Si le nîmois est reparti avec la seule oreille du jour, le jeune lusitanien a été la bonne surprise du jour devant il est vrai un excellent novillo, le 5° 

Les pupilles d’encaste Cobaleda/Santa Coloma aux robes caractéristiques et aux belles armures ont fourni un lot au comportement varié. Mansos et querenciosos les deux premiers, compliqué le 3°, noble mais juste de forces le 4°, supérieur le 5° et de bon fond le dernier, hélas handicapé et qui aurait put être changé. Applaudissements pour les 3° et 5° novillo, Et si on vit de jolies arrancadas face au cheval, aucun ne s’y est vraiment employé. 

- Mario Palacios (vert fougère et or) Salut et vuelta après pétition légère. 

-Juan Silva "Juanito" (rose Malabar et or) Salut après avis et vuelta après avis 

-Tibo Garcia (purissima et or) Oreille et silence

Pst : Ph. Kugener, 1/3 d’arènes, soleil, cigales et vent léger, vuelta du ganadero avec Juanito au 5°, le prix du meilleur picador décerné par La Muleta d’Arles est allé à Rafael Agudo qui piqua le 3°. 

M. Palacios héritera d’un 1er juste de forces et manso qui après un bon début de faena se refugiera en tablas d’où il fut difficile de le déloger. Le novillero de Caceres finira dans son terrain par un bon enchainement alternatif, droite/gauche avant une lame trasera. Son second sera mis en suerte de très loin d’entrée et par deux fois ira au cheval d’une belle charge sans réelle suite et après réflexions. Musique !! à la 2°. Noble mais aux forces limitées la faena ne trouvera pas d’écho sur les tendidos, Palacios s’appliquant mais sans impacter avant de conclure d’une entière caida. 

Juanito touchera un novillo querencioso qui ne s’emploiera jamais dans la muleta, jouant de la tête tout en lorgnant le pourtour, mettant en difficulté le jeune portugais. Celui-ci touchera ensuite le novillo de la course dont il tira un excellent parti, alternant des très bons enchainements sur les deux bords, un ensemble vraiment intéressant conclut de ¾ de lame et de plusieurs descabellos, le privant d’une oreille qui s’offrait à lui. 

Une oreille que Tibo Garcia décrochera à l’issue de sa première actuaccion devant un François André, encasté, agressif et compliqué avec du genio. Le tarasconnais réalisera un trasteo méritoire et approprié ne baissant jamais les armes soutenu par le public qui lui obtint la musique, un morceau joli mais inapproprié avec le combat qui se passait en piste. Epée efficace au 2° essai pour la seule oreille du jour. Pas de desquite possible avec le sixième qui frappa fort au burladero, prit une pique très en arrière et qui se retrouva handicapé en plus de sa faiblesse, obligeant à conclure prématurément d’une entière caida sin puntilla.



 Le 1er trophée Ph. Cuillé pour J.L. Vega 

 

Le jeune colombien se le voyant remettre en piste à l’issue de la novillada sans picadors dans les arènes de Saint Etienne du Grés tandis que F. Cuillé recevait un azulejo-souvenir. Les quatre becerros portaient le fer de Cuillé, léger et faible le 1er, plus interressants les autres, le second handicapé après un violent choc contre un burladero, excellent le 3° et de bonne tenue le dernier, bien que de forces limitées. Ils auraient mérité un peu plus de respect qu’un arrastre à la «hussarde». Coté apprentis novilleros, le colombien se distinguera par sa main gauche et une épée en place, le vénézuélien J.A. Valencia par son envie et son engagement, El Azabache séchant à la mort et V. Perez resistant tant bien que mal aux charges vives de son adversaire. 

- Jaweb Garaoui "El Azabache" (vert eau et or) Silence 

-José Luis Vega (bleu ciel et or) Deux oreilles 

-Vincent Perez (bleu marine et or) Oreille 

-José Antonio Valencia (vert anglais et or) Oreille 

1/3 d’entrée, soleil, cigales et rafales de vent intermittentes. Pst B. Chareyre dont la plupart des trophées attribués furent d’encouragement. 

Noble mais sans forces ni présence, le 1er permit à El Azabache de reciter une leçon bien apprise avec une meilleure application à gauche, le tout terni par une mise à mort difficile. 

Saut dans le callejon avant un choc brutal et le second becerro débuta la faena avec un handicap du train arriere. J.L. Vega qui l’avait réceptionné de deux largas de rodilla, se fera accrocher la muleta maintes fois avant un passage bénéfique à gauche pour les deux, le Cuillé récupérant de sa motricité et le colombien trouvant un bon sitio. Conclusion d’une lame efficace mais la seconde oreille restera genereuse. 

D’entrée le 3° pèsera sur V. Perez qui se fera déborder et accrocher à la cape par ses inlassables arrancadas qu’il répétera jusqu’au bout de son combat. L’istreen subissant plus qu’il ne maitrisa la caste du Cuillé. 2/3 de lame plus descabello pour finir. 

Réception sud-américaine du dernier avant un bon tercio de banderilles à charge de J.A. Valencia. Le becerro, flojito aura tendance a se defendre tandis que le travail du venezuelien, s’il manqua de construction, ne manqua ni d’envie ni d’engagement, de meilleure tenue à gauche. En conclusion, le quart de lame caida se transforma en entière sous la cape d’un banderillero !!!! 


 Chateaurenard : Dos orejas y rabo

pour les La Quinta 

 

Avec sortie a hombros du ganadero et de son mayoral, qui n’aurait du être accompagnés que de Thomas Dufau qui toucha un lot exceptionnel (Indulto !! et vuelta) dont il obtint quatre oreilles. Six toros de La Quinta très joliment présentés, finissant tous bouche fermée, sans chutes, certes monopiqués à l’exception du dernier mais avec un fond de bravoure pour la plupart et donnant dans l’ensemble dans une noblesse du meilleur aloi, meilleur les 1er, 3°, indulté et 6° honoré d’une vuelta posthume…. Une corrida de toros intéressante de bout en bout et qui se positionnera dans les meilleures combattues cette année. Journée faste pour Thomas Dufau, Roman Perez et Thomas Joubert, qui toucha le lot le moins propice, ont bénéficie eux, plus des largesses d’un palco bradeur….

-Roman Perez (sang et or blanc) Oreille et oreille !!!! 

-Thomas Joubert (blanc et or) Oreille et oreille !!! 

-Thomas Dufau (ciel et or) Deux oreilles symboliques et deux oreilles.

2/3 d’arènes, soleil et cigales, Pst M. Vion plus que généreux. Indulto du 3° « Estornino » N°46 et vuelta posthume pour le 6° « Pajaro » N°35. Vuelta du ganadero et de son mayoral avec T. Dufau au 3°, sortie à hombros généralisée… Salut de M. Leal et Gomez au 4° mais la plupart des tercios de banderilles ont été écourtés. 

Le 1er s’emploiera assez peu au cheval après une réception décidée de R. Perez. L’entame de faena révèle la noblesse du toro que l’arlésien embarque sur trois superbes séries droitières. L’accord sera moins évident à gauche et le final sera ponctué d’une entière sin puntilla. Le 4° poussera dans le peto et y reviendra avec entrain. Il s’avéra noble mais manquant de transmission, ce que ne pourra compenser R. Perez qui alignera des muletazos sans âmes sur les deux bords avant une ½ lagartija suffisante. L’oreille ne s’imposait pas. 

La douceur et la quiétude de Thomas Joubert ont imprimé les 1ers capotazos à un toro cherchant querencia mais qui poussera dans le peto… Un violent choc contre un burladero, attiré par un banderillero, l’enverra au tapis et lui ôtera un peu de chispa mais pas sa caste. La toreria et la douce verticalité de l’arlésien nous permettront de partager une faena allurée sur les deux cornes, qui ira à mas et finira superbement. Une lame atravesada portée au recibir, mettra un bémol à l’ensemble. Pique legere pour le 5° mais prise avec entrain avant un quite par chicuelinas millimétré. Après un debut par statuaires, le La Quinta cherchera le terrain des tablas en rechignant et T. Joubert consacrera ses muletazos à le retenir, s’engageant avec son style personnel pour quelques séquences superbes. La mise à mort viendra d’une demi-lame au 3° essai…. N’empêchant pas l’octroi d’un trophée !!! que le torero ne brandira pas dans sa vuelta. 

Il y a des jours ou tout vous réussit. Thomas Dufau en a fait l’heureuse expérience avec son lot de La Quinta de haute note et qu’il ne laissa surtout pas passer. Son 1er s’emploiera sous le fer après un passage par le callejon en ayant fait voler moultes planches. De la présence, une noblesse idéale que le landais exploitera très bien, le citant de loin pour se l’enrouler avec classe essentiellement à droite, l’autre bord étant moins ajusté. La faena ira à mas et aurait finir par deux long redondos inversés avec émotion… Un premier « indulto » a fusé, Thomas a insisté, la faena a reprit sur un rythme entretenu comme la pétition publique jusqu’à l’apparition du mouchoir orange. Un de plus a ne pas faire l’unanimité, surtout coté pique ou une seule rencontre, certes appuyée, peut paraitre un critère un peu juste…. Même son avec le sixième d’un peu moins de présence mais qui poussera à la première et d’y retourner pour une seconde pique légère avant une faena de grande tenue, la noblesse et la classe du toro permettant à T. Dufau de doubler la mise alors que son adversaire était honoré d’un tour de piste posthume.


 St Vincent de Tyrosse. Du sérieux avec les Pedres. 

 

 Six toros de Hnos. Martínez Pedrés, très sérieux, physiquement et moralement. Broncos et violents ils furent même tres irréguliers lors de leurs charges. Un sobrero du même fer sera combattu en second.
-Juan Bautista (bleu petrole et or), silence et ovation et salut.
-Joselito Adame (violette et or), ovation et un avis et silence.
-Luis David Adame (rose et or), oreille et vuelta al ruedo après deux avis.
Salut des banderilleros Curro Roblés et Fernando Sanchez au second. Le banderillero Ismaël Gonzalez de la cuadrilla de Juan Bautista a été pris alors qu'il essayait de puntiller le second toro. Atteint de contusions multiples, il a été évacué vers une clinique pour des examens complémentaires


 Centaure d’Or pour Diego Ventura  

 

Il l’a obtenu sans discussion après avoir coupé les deux oreilles de son second toro, s’imposant aisément devant Lea Vicens pas vraiment sous son meilleur jour et Laury Tisser trop hésitant encore à se livrer. Ils combattirent un lot de toros de Fermin Bohorquez desigual physiquement, de 440 à 560 kgs affichés, de bon jeu dans l’ensemble, excepté le 1er très vite arrêté. 

-Diego Ventura Salut et deux oreilles 

-Lea Vicens Salut et vuelta 

-Laury Tisser Salut et silence 

Pst M. Magnani, 4/5 d’arènes, soleil et vent, pre-paseillo avec calèches, doma vaquera et Clémence Faivre, paseillo camargo-sevillan. Le trophée du Centaure d’Or fut remis en piste à l’issue du festejo par B. Chassain, maire des Saintes Maries et Marie Sara. 

Prestation torera efficace de D. Ventura devant un toro trop vite arreté avec une cuadra affuté et engagé aux quiebros comme Sueño, Nazari et Remate…. Face au tio de 4°, le rejoneador portugais mettra le feu aux tendidos avec un énorme Nazari, Fino, son égal et surtout Dollar pour une grande paire à deux mains sans brides. Public debout par deux fois et deux oreilles après un rejon un peu long d’effet. 

Excellente première actuaccion, brindée à Marie Sara, de Lea Vicens, surtout montée sur Betico. Peut être trop sollicité, l’excellent toro de F. Bohorquez arrivera complètement éteint pour l’ultime tercio, ce qui posera problèmes à la jeune nîmoise pour tuer. Sa seconde faena, très bien initiée avec Gacela, deviendra plus irrégulière et son adversaire de bon fond, finira éteint lui aussi à la mise à mort, un quart de rejon nécessitant l’usage du descabello. 

L. Tisser touchera deux bons toros. Face à son 1er il se mettra en évidence avec Caribel mais plus hésitant avec Nadau, alors qu’il aurait lui aurait fallut un peu plus de confiance en lui. Il tua en deux actions. Ce fut à peu prés le même scenario avec le dernier toro, réalisant le petit plus avec Zeus avant de retomber dans son travers, de nouveau sur Nadau…. Mete y saca d’entrée, le toro touché à mort restant debout, compromettant le final du jeune français.


 Tarascon : Le 1er Trophée Nimeño

pour Tibo Garcia 

 

Il lui fut remis en piste à l’issue de cette novillada de competencia et en mano à mano, qui ne tint pas toutes ses promesses. Bien qu’à égalité au score, une oreille chacun, Ce trophée a récompensé le novillero qui a le mieux toréé de l’après-midi et qui aurait, avec un meilleur maniement de l’épée, engranger au moins une oreille de plus. Andy Younes, bien disposé après sa blessure madrilène eut à souffrir une nouvelle cogida au 3° ou il perdit connaissance, un choc qui l’handicapera lors de son dernier combat. Il sera évacué en ambulance pour des examens plus approfondis. Coté betail, trois lots bien presentés chacun dans son type, deux Gallon nobles et justes de forces, plus fade le second, deux castaños de Cuillé, assez courts de charge et exigeants et deux San Sebastian, forts et typés, de belles qualités le second, vite arreté le 1er. 

-Andy Younes (lilas et or) Salut, silence et oreille ! après avis 

-Tibo Garcia (gris palobe et or blanc) Salut après avis, salut et oreille. 

Sobresaliente Victor Manuel Rodado, 4/5d’arenes, soleil et cigales, pst Mx Demissy, minute d’applaudissements pour Fandiño, Ramiro Celis, hommage à Philippe Cuillé et Nimeño II, remise des prix en piste à l’issue de la course : meilleur novillo desierto, meilleur novillero Tibo Garcia. L’ordre des deux derniers novillos a été inversé suite à la cogida d’Andy Younes. Actuaccion du recortador local Romain Aiguillon.

Le 1er Gallon poussera à la une et remettra ça après hésitation, A. Younes trouvera un bel accord sur la noble corne droite ou il embestit avec classe. L’autre corne le verra plus réservé et l’arlésien conclura de la dextre avant de perdre tout espoir de récompense avec l’épée. 

Après une pique de manière peu orthodoxe, le 2° Gallon révélera une belle noblesse mais entachée de fadeur. Tibo Garcia l’accueillera dans sa muleta par deux superbes séries droitières avant d’enchainer des muletazos allurés, précis et efficace sur les deux rives. Le peu de transmission du Gallon empêchera la faena de vraiment décoller et comme le tarasconnais s’égara épée main, l’oreille s’envola. 

Après un simulacre de pique, A.Younes attaqua sa faena les deux genoux à terre et comme le Cuillé était assez faible et court de charge, il cueillit l’arlésien à la 3° passe. Passé le KO, il revint terminer son trasteo en composant sur les deux bords, légèrement commotionné avant de conclure en 3 épisodes.

Le second Cuillé ne se livrera pas lors de ses deux rencontres et si à droite il offrit quelques opportunités, à gauche il restera violent. T Garcia composera une autre faena classique et appliquée, d’un intérêt soutenu avant à nouveau d’échouer les armes à la main. Avec son San Sebastian qui prendra deux piques sans éclat, il dut composer avec un novillo mansito, n’humiliant pas et qui s’éteindra vite. Il insistera pour essayer d’en tirer un petit quelque chose, en vain avant de porter l’estocade de l’après-midi. Elle valait à elle seule une oreille qui lui fut attribuée mais aussi pour l’ensemble de sa prestation. 

Revenu de l’infirmerie, A. Younes réceptionnera bien le second San Sebastian, très ajandillado qui s’emploiera bien lors de ses deux rencontres avec la cavalerie. La faena connecta avec le public, grâce aux qualités du novillo mais aussi par le toreo facile et porteur de l’arlésien qui avait débuté par cambiadas avant de lier de jolies series, se faisant parfois toucher la muleta, finissant par une entière très longue d’effet avec une longue attente pour pouvoir le descabeller… Le soufflet était retombé et l’oreille plutôt penista ne fit pas l’unanimité….


 Tarascon : Une oreille pour chacun 

 

Mais avec plus d’impact pour celle récoltée par l’élève de l’Ecole Taurine de Zaragoza devant le 1er becerro de la matinée. Des becerros bien présentés de Los Galos, avec du moteur et des possibilités pas toujours bien exploitées par les deux protagonistes, plus suave le dernier, plus entreprenant le 1er. Alfonso Ortiz remplaçait Sergio Diaz et c’est lui qui laissera la meilleure impression surtout face au novillo d’ouverture. Vincent Perez a montré une certaine progression mais manque encore d’engagement… 

-Alfonso Ortiz (lavande et or) Oreille et salut 

-Vincent Perez (nazareño et or) Oreille !! et silence après avis

Sobresaliente JA Valencia, Pst S. Hebrard. 1/5 d’arènes sous le soleil. Minute de silence au paseillo pour Ivan Fandiño et L. Nicollin. 

Réception allurée du 1er et A. Ortiz entame de la meilleure façon sa faena sur l’excellente mais incisive corne droite d’un novillo qui répétait sans cesse. Plus compliqué à gauche, il insista et finit par tirer d’excellents muletazos avant de conclure au 1er essai. Mansito, son second alla de mas à menos, et lui aussi en insistant à gauche et dans un terrain défavorable alors qu’en le sortant des tablas, el de Los Galos aurait surement eu un meilleur rendement. L’épée la aussi s’avéra incertaine. 

Le second aussi avait du moteur et quelques scories sur les antérieurs. V. Perez signa quelques jolies séquences sur les deux bords avant de conclure par deux lames basses…. Sa peña lui obtiendra un trophée. Il toucha pour finir le novillo le plus accessible par ses embestidas plus coulées. De nouveau l’istreen composera de jolies séries des deux mains mais en restant trop à distance. Un manque d’engagement qui lui jouera à nouveau des tours avec l’épée avant de s’attarder avec le descabello.


 Mauguio – Bonne prestation de Roman Perez 

mais grave blessure de Tomas Cerqueira 

 

29ème Romeria organisées de concert par la mairie de Mauguio et la pena taurine de Roman Perez. Corrida flamenca animée musicalement par le groupe « Dame la Mano ». A peine 1/5 d’entrée. A retenir, à la fin du paséo une minute de silence en mémoire de Ivan Fandino et de Louis Nicollin décédés récemment. Trois toreros en piste pour 6 toros de Luc et Marc Jalabert. Tous très bien présentés et demandant une attention de tous les instants. Le second ne se révéla pas très collaborateur. Les 5ème et 6ème très violents. Le 1er donnant des signes de faiblesse. Les poids variant de 480 à 530 kg. 11 rencontres avec la cavalerie. Pour les combattre, au cartel deux toreros français et un espagnol. 

-Roman Perez (malabar et or) – oreille et oreille

-Tomas Cerqueira (châtaigne ardéchoise et or) – silence et blessure 

-Emilio Huertas (bleu virginal et or) – silence et salut au tiers 

Roman Perez accueille le 1er de la tarde par d’élégants capotazo. Une seule pique levée car le toro ne s’emploie pas. La faena équilibrée sur les deux rives mais avec des dérechazos beaucoup plus artistiques nous permet de constater une évolution du toréo de l’arlésien. Une lame entière et la 1ère oreille de l’après midi lui est concédée. Son second lui procure une grande frayeur en le collant aux planches au capote de réception. Deux rencontres  bien poussées avec le cheval. Après un brindis au conclave, quelques passes de châtiments, de la difficulté à trouver la distance et des séries essentiellement droitières. A noter toutefois une belle série à gauche. Une mort en deux temps mais efficace. Malgré quelques mouchoirs épars une oreille est donnée par le palco. 

Tomas Cerqueira ne torée pas beaucoup et cela se ressent. Son premier adversaire ne voulait pas se laisser faire. Ceci entraîna une faena brouillonne car l’animal cherchait les zapatillas. Il toréa essentiellement la corne gauche avec quelques naturelles bien léchées. Certains risques en fin de prestation avec des molinettes très serrées et silence à causes des aciers. Le 5ème est dur à canaliser au capote. Puissant sous le fer il provoque une chute de la cavalerie. Sa faena de muleta devant un animal sur la défensive qui ne lui laissa que peu d’option est désordonnée et le manque de métier se fait largement sentir. Il se fait prendre dans l’aine en portant l’estocade. D’après nos informations l’artère fémorale aurait été touchée ce qui nécessita son transfert sur Montpellier. Roman Perez tua ce toro d’une entière d’effet rapide. 

Emilio Huertas reçoit son premier par un jeu de capote violent. Dans le caparaçon il se défend plus qu’il ne combat en sortant seul. Après deux piques, la faena intéressante est équilibrée sur les deux cornes. Mais le public ne semble pas convaincu. Une excellente entière mais beaucoup de mal du puntillero qui fait relever le toro et le public reste de marbre. Le dernier de la course est très violent dés la sortie des chiqueros. Il joue beaucoup de la tête dans la cape. Il pousse bien dans la cavalerie. Toujours aussi violent pendant la faena il oblige le torero à se battre pour obtenir un travail méritant. A retenir quelque naturelles du meilleur goût. Après deux pinchazos une lame entière vient à bout de cet adversaire. Salut au tiers. 

 

Roberto El Sobresaliente 


 Istres 4° : Tous à hombros 

 

Au terme d’une agréable corrida avec le retour furtif d’El Fundi aux cotés de deux toreros au faite de leur art, Enrique Ponce qui répondit parfaitement à l’attente du public d’Istres après son mémorable solo de l’an passé et Juan Bautista a qui tout parait facile et qui en propose toujours plus et avec de la variété. Le madrilène les accompagna pour leur sortie par la grande porte mais il eut un peu de mal à re-rentrer dans l’habit du torero. 

Six toros de Juan Pedro Domecq, dont un sobrero du même fer (1er bis), le lot le plus sérieux physiquement de la feria et de comportement aussi bien que plus varié, manquant de forces dans l’ensemble. Comme les 12 toros précédents, les sept Juanpedro n’eurent droit qu’à la monopique légère en vigueur, le dernier se voyant même gratifier d’une vuelta posthume !!!! Après les neufs oreilles coupées dans l’après-midi il fallait bien un petit plus pour finir dans l’alegria…. Salut des banderilleros Ramón Moya et José Antonio Maqueda au 1er. 

-José Pedro Prados “El Fundi” (blanc et azabache) Salut et deux oreilles après avis 

-Enrique Ponce (bleu ciel et or) Deux oreilles et oreille 

- Jean-Baptiste Jalabert « Juan Bautista » (Canne et or) Deux oreilles et deux oreilles.  

Pst J. Teisseire, généreux, arènes pleines sous le soleil, remise de la médaille de la ville d’Istres aux trois toreros par Mr Bernardini, son maire avant que le public appelle El Fundi pour une chaleureuse ovation qu’il fit partager à ses compañeros. Le 6° toro, « Golfillo » fut honoré d’une vuelta posthume après être entré en piste sous les airs de «Vino griego», honneur fait au dernier toro de la Feria !!!! 

Sortant des chiqueros en mode destroy, le 1er Juan Pedro fut renvoyé aux corrales après un picotazo qui n’arrangea rien. Le sobrero se retrouva face à un Fundi plutôt sur la defensive, n’étant surement pas non plus le toro ideal pour un retour. Le madrilène se retrouva sur une série droitière alors que son adversaire avait progressivement rejoint les tablas. Demi-lame au 3° essai. El Fundi se montra plus entreprenant des la réception du 4° et profita des bonnes dispositions de celui-ci pour retrouver une partie de ses sensations avec parfois l’enthousiasme d’un débutant, insistant même un peu trop en fin de parcours. Entiere efficace au 2° essai. 

Commode, noble et tres juste de forces, le second trouva en E. Ponce le torero ideal qui distilla sur les deux cotés des muletazos templés, suaves et harmonieux avec cette toreria qui en a fait ce torero d’époque. Lame entière caida plutôt longue d’effet….  Après une joli pique de M. Quinta, le cinquième aux forces limitées et sans classe, n’a pas permit au valencian de trouver l’accord parfait, offrant toutefois quelques passages épurés à mi-hauteur, de peu de profondeur et de liant… 

Simulacre de pique avant vuelta de campana pour le 3° qui, faible se défendit de plus en plus, laissant à Juan Bautista le soin de tout proposer et d’arriver à mener à mas cette faena conclut d’un recibir d’école et d’un descabello qui ne l’était pas moins. Sortie en musique donc pour le 6° et réception par largas de rodilla, véroniques à genoux tout en gagnant le centre. Après le traditionnel picotazo, quite par crinolinas qui firent rugir les tendidos. Ovation aussi après un tercio de banderilles partagé avec El Fundi. Début de faena à genoux face à un toro juste en forces et légèrement handicapé de la main gauche mais que le fond de caste tint à flot tout au long d’un trasteo bien construit et varié aussi bien à droite qu’a gauche et qui sera d’un intérêt croissant. Luquesinas, naturelles de la main droite, redondos y manoletinas avant un nouveau recibir concluant.

 

Istres 3° : Corrida de rejon triomphale

 

 

 

Lea Vicens indulte "Culebrito" de la ganaderia d'El Capea, sorti en sixième position à l’ssue d’un mano à mano qui laissa dix oreilles et un rabo aux deux toreros à cheval.

 

Cinq toros du fer de "El Capea" et un de celui de "Carmen Lorenzo" (2ème) pour

 

-Pablo Hermoso de Mendoza: Oreille, deux oreilles et deux oreilles y rabo
-Léa Vicens : Oreille, deux oreilles et deux oreilles symboliques

 

Temps d’été avec vent, ¾ d’entrée. Le ganadero, Pedro Gutiérrez, partagea la vuelta de Lea Vicens au 6°

 Istres 2° : Jusqu’au bout de l’ennui…. 

 

Seule la seconde faena de Talavante relevera quelque peu l’impression d’ensemble d’une corrida complètement plombée par les toros. J del Alamo eut un bon passage à son second et G Marin ne put rien espérer de ses deux blocs de pierre…. Un toro de Carmen Lorenzo pour le rejón qui permettait mais qui resta inédit et six de Zalduendo correctement presentés mais n’offrant aucune reelle option aux trois toreros, seul le 4° tint la distance grâce à la muleta professionnelle de Talavante, les autres se défendant sur place par manque de forces et de fond ou se figeant littéralement comme les deux de Gines Marin… Sortant avec alegria, les six ont laissé leur peu de forces et de moral dans les mono-picotazos, le second recevant même sa piqure à …. genoux. 

-Laury Tisseur (Rejon) Salut !!! 

-Alejandro Talavante (bleu nuit et or) Oreille !!! et salut mérité 

-Jonathan Sanchez « Juan del Alamo » (bleu marine et or) Salut !! après avis et salut 

-Ginés Marín (praliné et or) Salut !! et silence.. 

4/5 d’arenes d’un gentil public avec salut minium garanti, pst JL Requena avec beaucoup d’imagination pour trouver une oreille pour A. Talavante à son 1er et pour faire jouer la musique au 3° alors que G. Marin s’évertuer à essayer de faire mouvoir son adversaire tandis que les tendidos réclamaient l’arrêt des jeux… Salut des banderilleros A.M. Punta au 3° et Martin Carrera au 5°. Bref pas grand-chose à retenir…. Si le 1er Zalduendo passa d’entrée aux travers des planches, semant un peu de panique dans le callejon….

 

 En ouverture et à cheval, Laury Tisseur posa un rejon de chatiment, deux fois deux banderilles et deux courtes entre de nombreux passages en faux… Un rejon necessitant le descabello… le gordito mais de bon fond toro de C. Lorenzo meritait mieux et fut applaudit. 

Le 1er de Talavante se défendit plus qu’il ne chargea et s’avisa de plus en plus malgré les bons soins de l’extremeño. Epée caida efficace en guise de conclusion. Son second, brindé à El Fundi, dura plus, Talavante ne l’obligeant jamais, la muleta à 20 cms du sable et terminant ses muletazos en remontant un peu. Cela permit quelques séries liées et élégantes sur les deux bords mais manquant forcement de profondeur. Hélas il pincha deux fois après un final plus enlevé… 

J. del Alamo eut à composer avec un 1er qui se défendait dans la muleta avec un peu de mieux à gauche. Il insista en vain avant de tuer à la 3° tentative. Le 5° lui reserva le même menu et son debut de faena fut plutôt haché avant qu’il trouve un meilleur echo à gauche en le toreant «en su aire» ce qui lui permit de lier quelques bons enchainements qu’il voulu multiplier…. Le toro finissant par se coucher sur le sable. Entiere au 2° essai 

Gines Marin ne put qu’offrir que quelques gestes au debut de ses deux faenas avant que ses deux Zalduendo ne tirent le rideau…

 Bellegarde : Le 1er Trophée S. Castella

pour D. Canton 

Un prix qui s’est joué à un quart de coleta mais qui, si l’on fait abstraction des mises à morts pour les trois, a été attribué fort justement au novillero le plus en vue sur ces deux combats. A. Adame ayant plus tendance à jouer sur le public quant ça patine tandis que D. Raimbaud, retrouvé face au 1er becerro, n’a pas su donner et se donner de l’importance devant l’excellent 4°

 Six becerros de la ganaderia de La Paluna, propriété de Vincent Fare, diversement mais correctement presentés, fuyards en début de combat mais se livrant en cours de faena, exceptés les 2° et 3° qui garderont les exterieurs, meilleurs pour le torero, le lot de l’arlésien, avec un becerro important, le 6° fort justement primé d’une vuelta posthume, tout comme le 4° mais celui là plus pour sa noblesse. 

Ce 1er Trophée Sébastien Castella, organisé par «Bellegarde, passions, traditions» sous le parrainage du maestro biterrois aurait mérité une meilleure audience mais son concept et son sérieux devrait lui valoir des retombées l’an prochain.. 

-Dylan Raimbaud (noir et or) Oreille et vuelta après avis 

-Alejandro Adame (brique et or) Vuelta après deux avis et oreille après avis 

-Dorian Canton (vert et or) Oreille et silence après avis 

-Pst Ch. Gibert, minute de silence pour I Fandiño et D Gonzalez. Remise des prix en piste à l’issue de la novillada. Salut du ganadero au final. Soleil, ½ arène. Vuelta au N° 90 « Azzaro » et au N°96 « Nacionalista » 

D. Raimbaud hérita d’un excellent 1er, ovationné à l’arrastre, qui lui permit de retrouver en partie la confiance, liant d’excellentes séries sur la droite avant de conclure avec efficacité. Face au 4°, d’excellentes compositions qu’il accueillit d’une larga de rodilla et avec un quite par lopecinas, il réussit de très bons enchainements droitiers avec sa touche personnelle mais sans pouvoir s’y maintenir et s’imposer, échouant de plus avec les armes. 

A. Adame répondra à tous les quites et affichera un certain poder muleta en main, surtout devant le second, fuyard qu’il saura retenir et capter ses charges vives, voires violentes au début. Il finira en tablas par des luquesinas avant une épée en plein sud-ouest et une kyrielle de descabellos. Face au 5° qui ne se livra pas franchement, le mexicain parviendra à lier de bons enchainements à 90% droitiers sans grande profondeur, en terminant par manoletinas avant une épée coquine. 

D. Canton recevra le 3° d’une larga de rodilla avant d’essayer de retenir le fuyard qui restera en tablas, le landais dessinant d’excellents enchainements par naturelles, avant luquesinas et entière basse concluante. Sa faena  au dernier, ovationné à sa sortie, aura été la plus intéressante de l’après midi, face à un novillo d’excellentes notes, les longues séries droitières allant à mas… Hélas le maniement des armes sera bien plus aléatoires …


 Carcassonne La Feria 

 

1ere de Feria. Solalito, qui remplaçait Geoffrey Chastel "El Péré" qui a mis un terme à sa carrière, a été le triomphateur de la novillada sans picadors qui ouvrait la feria 2017 

Un lot intéressant d’Andres Moreno Lemonche pour le rejoneador Mickael Toubas et les deux becerristas Héctor Edo (ET Castellon) et Solalito (CFT Nîmes). Oreille pour chacun mais le nîmois s’est vu offrir le cinquième becerro et a été déclaré triomphateur du prix offert par L'UCTPRicard

 2° de Feria. Quatre novillos d’Aguadulce, sérieux, avec du tamaño et donnant un jeu varié, meilleur le deuxième, dangereux le troisième, pour
-Rafael Serna, (rose et or) oreille et silence après avis
-Emilio Silvera, (blanc et or) salut et oreille
 

Devant 300 à 400 spectateurs, léger vent du sud peu gênant 

Devant un lot de novillos certes bien présentés, massifs,  mais modestement armés,  distraits, à la caste limitée, sans trop de bravoure, le deuxième limite manso, les deux novilleros ont fait des efforts louables pour ne pas bâcler des faenas difficiles à construire à cause de leurs adversaires poussifs 

Rafael Serna, qui prend l alternative en septembre a, sur son premier novillo,  récolté une oreille un peu généreuse pour une faena sans liant à cause du novillo qui ne venait pas, oreille qui a récompensé quelques beaux gestes essentiellement à droite et une certaine  sincérité par moments, malgré  une seule  lame un peu de côté

Son deuxième noir et blanc, même si c’était le plus beau du lot, long et mieux armé, a manqué de noblesse et a mal servi une courte faena au début haché que Serna a tenté de rendre attractive par quelques gestes de métier, en allongeant les sorties  pour tirer quelques passes,  muleta au plus prés du museau, avant  mise à mort laborieuse Emilio Silvera voit sortir un colorado sans caste,  assez mobile qui suit bien au capote mais qui ne va pas à la pique, une bonne paire de banderilles sur ce novillo qui derrote, beugle et garde la gueule ouverte. Il essaie d’allonger et finit par faire ressortir le fond de noblesse de ce novillo sur quelques naturelles réussies au centre à la fin d’un  combat sans aucun lien ni temple et pour cause. Une entière basse achève cette séquence sans émotion ni  récompense. Son deuxième est un noir mobile, le moins massif du lot, avec quelques signes de bravoure, n’autorise qu’une courte faena  au début réussie  enclenchant la musique, mais au final sans aucun rythme devant un novillo éteint. Une presque entière sincère et décisive fait tomber une oreille

 3° de Feria : Trois oreilles pour M.A. Pacheco.

 

 -Mario Palacios, (vert et or) silence et silence
-Miguel Ángel Pacheco, (blanc et or) oreille et deux oreilles
-Maxime Solera, (bleu roi et or) vuelta et silence
 

Vuelta pour le quatrième novillo. Arènes aux trois quart pleines, vent du sud au peu gênant par moments. Avant le paséo, présentation de l’association « Esprit du Sud », œuvrant pour la défense des traditions du grand sud Une tarde agréable et d’un intérêt certain grâce au lot très homogène de six novillos,   des  Miura au caractère bien trempé, d’un bon niveau de bravoure, surtout le quatrième remarquable,  le troisième un ton en dessous, pas forcément aussi dangereux que la réputation de la maison, donc toréables, exigeant bien sur un âpre engagement et une certaine vigilance . D’une réelle  bravoure pour les six, surtout le quatrième qui s’est élancé vers le piquero trois fois depuis l’opposé de l’arène. 

Face à ce lot, les novilleros n’ont pas démérité, même si à cause d’un manque de piques ou d’appréciation de la force, ils se sont retrouvés avec des entrées à matar laborieuses gâchant la conclusion de certains combats et les privant de trophées (deux oreilles de plus auraient pu tomber du palco). Tarde qui aurait pu vivre un épisode dramatique si  l’un des  deux intrus qui se sont exposés devant le premier Miura avait subi une cornada aux conséquences plus  graves que le coup de tête qu’ il a reçu  en se faisant  bousculer avant l’intervention des péones  pour détourner l’ animal …et l’expulsion de l’énergumène 

Mario Palacios accueille le très mobile noir qui suit bien au capote, avant trois piques, la troisième écourtée peut être à tort, mais le novillo répond au cite du centre du ruedo , après un bon début de faena, il écourte curieusement par 4 séries à gauche, certes maitrisées, mais non templées, avant une interminable séquence de mise en suerte car le novillo en a encore sous le sabot et donc, impossible à cadrer  avant une entière à recibir, trois descabellos et un sentiment de rester sur sa faim. Son second est également un noir vif et puissant, bien armé, qui va bien au capote. La suite est assez rare, trois piques dont la première assez soutenue, le novillo traversant tout le ruedo pour aller au piquero. Deux bonnes paires de banderilles et un début de faena prometteur, un peu décousue ensuite, Palacios se fait prendre sans gravité, et enchaine ensuite des séries sans trop de liant sur la gauche sans véritablement fixer ni dominer son adversaire qui a une charge désordonnée et donne quelques coups de tête. La mise à mort logiquement s’éternise …encore une fois on  attendait mieux.  Marques de mécontentement du public qui voit avec surprise un mouchard bleu apparaitre au palco, une vuelta au novillo pour le tercio de piques, pas pour son comportement  durant la faena    

Miguel Angel Pacheco hérite également d’un beau noir au berceau très correct, tête haute, réservé au sortir du toril, va au capote un peu en zigzag. Prend trois piques et pousse sur la première. Le combat qui suit voit le novillo répondre de loin à la muléta, d’une noblesse affichée, sans toutefois permettre à Pacheco de le dominer même sur les quatre dernières séries à gauche de bonne facture dans le geste, les mêmes difficultés à le cadrer pour l’entrée à matar, une entrée puis une entière un peu plate de travers  et une oreille tombe.. Son second sort en sautant, en donnant des coups aux planches, ce qui ravive ici à Carcassonne de mauvais souvenirs et suscite des inquiétudes dans le callejon..Surtout que la séquence au capote est assez décousue. On lui sert donc  deux bonnes piques, des fois que, il pousse,  et il en sort en donnant des signes de moindre caste, vite compensés par sa générosité au combat. La suite va va permettre à Pacheco de construire sérieusement et avec  métier une faena  à droite et à gauche, les plus liées et templées de la journée. il iermine par quatre statuaires allurées. Une entière où il s’engage bien le récompense de deux oreilles méritées . 

Maxime Solera, quant à lui, entame son premier combat par une porta gayola, devant le toril, le Miura fonce sur lui le bouscule et le désarme. Le ton est donné car au capote, il a du mal et se fait accrocher Le novillo ne va pas au cheval avant que le français ne l’amène enfin au premier fer, et dont il n’a pas envie d’y retourner, le piquero loupant la seconde rencontre. Solera va s’accrocher et enchainer une faena droitière adaptée à ce novillo sans charge qui derrote et va le désarmer, réduire sa charge, terminant sur son terrain en faisant quand même preuve d’un bon degré d’engagement Cela aurait du se solder par une oreille, las, il se fait prendre à la première entrée à matar, , prend un avis, se fait encore bousculer, arrive enfin à lui administrer une demi.Un tour de piste mérité  le récompensera. Son deuxième ressemble physiquement à son premier, bien présenté, réservé à l’entrée. La séquence capote est réussie, le novillo prend trois piques, la troisième d’assez loin. Le début de faena  le voit amener le novillo au centre en le citant de loin, et la suite se fera à gauche, bras bien allongé, à bonne distance et de belle facture, car sur la droite, le novillo pose problème et se retourne, ce qui oblige Solera à batailler ferme. A l’entrée à matar, il se fait à nouveau bousculer. Une demi sincère sans tricher et 5 descabellos plus tard, et un avis, il a droit aux applaudissements du public convaincu de l’âpre combat mené. 

Roberto Lacruz 


 Rion des Landes 2eme  non piquée de la Féria

 

Six erales de Nicolas Fraile du fer de Valdefresno, serieux, braves mais exigeants, meilleurs les deux premiers. 

-El Rafi : vuelta et une oreille 

-Manuel Diosleguarde : applaudissements et silence 

-Ismaël Jiménez : silence et une oreille 

 Rion des Landes 1ere  non piquée de la Féria


Trois erales de Jean Louis Darré, ganaderia du Camino de Santiago légers et très justes de forces 

-Dylan Raimbaud : silence après avis
-Dorian Canton : deux oreilles
-Yon Lamothe : deux oreilles


 Maubourguet : Deux oreilles pour Yon Lamothe

 

Trois novillos de Sanchez Fabres (1, 5 et 6) et trois de Sanchez Arjona (2,3 et 4). Vuelta du quatrième "Tallador" n° 42.
-Hector Guiterrez: (ciel et or) une oreille et vuelta,
-Joao d'Alva : (blanc et or) silence après un avis et une oreille,
-Yon Lamothe: (lie de vin et or) silence après avis et deux oreilles.
Le prix de l'Accosso a été partagé entre Hector Guterriez et Yoan Lamothe.
 


 Mimizan, Trois oreilles pour Tomas Campos. 

 

 Six toros de Loreto Charro Santos bien présentés et donnant du jeu, à l’exception du cinquième plus leger et manquant de forces.
-Juan José Padilla: (bleu marine et or) Oreille et une oreille après avis.
-Manuel Escribano: (vert anglais et or) Oreille après avis et oreille.
-Tomas Campos : (aluminium et or) Oreille après avis et deux oreilles après avis.
Les trois matadors et le mayoral de l'élevage sont sortis en triomphe. A l'issue du paseo une minute d'applaudissements a célébré la mémoire d'Ivan Fandiño et celle des victimes de l'attentat de Barcelone.


 Bayonne : Alberto Lopez Simon triomphe. 

Faenon de sa majesté Ponce. 

 

Les arènes de Bayonne ont souhaité retrouver leur date du 15 août, depuis quelques années en créant un événement différent avec la Goyesque. C’est l’artiste Zigor, d’origine du Gipuzkoa et qui vit à Biarritz qui fut en charge du décor. L’harmonie bayonnaise fut accompagnée par les Gaiteros du Roi Léon et le chœur Xaramela. Très touristique en plein mois d’août, les arènes furent remplies aux 3/4. Malgré l’exagération de la présidence sur l’octroie des trophées, le public est sorti content des arènes et c’est donc là l’essentiel. Le paseo dut être retardé de quelques minutes car sa majesté Ponce n’arriva pas à l’heure aux arènes. 

Les toros de Garcigrande et Domingo Hernandez, de présentation correcte, montrèrent de la noblesse et donnèrent un jeu propice au toreo. Mais leur absence de combativité face à la cavalerie fut très décevante. Le mayoral eut donc la bonté de ne pas venir saluer malgré la demande des organisateurs. Ouf ! 

- Enrique Ponce (leche y azabache) Salut et vuelta 

- Curro Diaz (nieve y azabache) Silence et oreille 

- Alberto Lopez Simon (nazareño y azabache) Deux oreilles et deux oreilles après avis

Enrique Ponce reçut discrètement le premier exemplaire de la tarde qui ne montra guère de bravoure sous le fer malgré une légère poussette. Il montra par contre un manque de force, ce qui ne fut pas un problème pour le torero de Chiva qui toréa d’abord à mi hauteur et avec douceur. Il servit quelques naturelles templées mais à distance et logea une entière au second essai. Face au quatrième qu’il reçut par de belles véroniques, Ponce étala sa classe et sa toreria sous l’air de Conquest of Paradise de Vangelis. Son adversaire fut noble et s’engouffra dans la muleta avec classe. Ponce s’imposa avec douceur et lia des séries de grandes qualités. Malheureusement il perdit les trophées avec une mise à mort laborieuse mais reçut une chaleureuse ovation durant son tour de piste. 

Curro Diaz ne fut pas au mieux tout au long de la tarde. Il se méfia rapidement du second toro qui le mit dans la difficulté. Compliqué et ne répondant pas aux sollicitations des banderilleros puis de la muleta à cause d’un possible problème de vue, Curro Diaz dut abréger. Ce qu’il fit d’un vilain bajonazo. Face au cinquième, il fut une nouvelle fois en difficulté puis oublia de faire saluer Morenito d’Arles. Sa faena sera ensuite irrégulière malgré quelques détails de bons goûts et conclut d’une épée sur le coté. Oreille très généreuse. 

Alberto Lopez Simon fut surprenant avec une tauromachie posée et juste. Face au bon troisième, il livra une grande faena sous le concerto d’Aranjuez, liant des séries templées et des naturelles douces et profondes de grandes qualités. Le toro répéta avec classe sur les deux bords. Il logea entière efficace mais tombée, qui aurait pu le priver de la double récompense. Face à l’ultime qui manqua de race et de fond, Alberto entama bien sa faena à bâbord avant de baisser d’intensité sans trop se croiser. L’épée sera une nouvelle fois sur le côté et les deux oreilles furent trop généreuses. A noter également sa bonne cuadrilla où Vicente Martin, Domingo Siro et Jésus Arruga saluèrent. 

 

Vuelta a los toros pour Toreria

 Bayonne : Oreille pour Jiménez et Diosleguarde


Quatre becerros d'Alma Serena 

-El Rafi (canne et or) Vuelta
-Alejandro Adame (lilas et or) Vuelta
-Manuel Diosleguarde (piscine et or) Oreille
-Ismaël Jiménez (neige et or) Oreille
 

Prix au novillero le plus complet et de la meilleure faena à Manuel Diosleguarde, meilleure estocade pour Ismaël Jimenez, meilleur quite à El Rafi.


 Villeneuve de Marsan : nouveau triomphe 

 majuscule pour Emilio de Justo 

 

Manolo Cortés fut un matador élégant, artiste et lidiador, il toréa près de 500 corridas face à tout type de toros et d’encastes, dont les plus durs. Il fut un des plus fidèles participants aux festivals qu’organisait le cercle taurin de Villeneuve. Thomas Dufau fut également un de ses fidèles admirateurs et qui lui donna l’envie d’être torero. Décédé le 25 mars 2017 à Séville à l’âge de 67 ans des suites d’une grave maladie, le cercle taurin lui a rendu un hommage avec l’inauguration d’un azulejo au patio avant le paseo et d’une minute d’applaudissements à l’issue du paseo. Arène pleine entre ombre et soleil avec un vent frais et gênant par moment.  

Les toros de Patrick Laugier furent d’une très bonne présentation. Les trois premiers toros étaient du fer de « Piedras Rojas » d’origine Jandilla et les trois suivants, du fer de ses filles Margaux et Marie « Las Dos Hermanas » d’origine Juan Pedro Domecq. Ils donnèrent un jeu varié mais manquèrent de fond. Tous monopiqué malgré un fond de bravoure pour certain. 

- Emilio de Justo (blanc et or) Salut et 2 oreilles 

- Thomas Dufau (gris perle et or) Oreille et oreille après avis 

- Mathieu Guillon «El Monteño» (violette et or) Silence et oreille 

Emilio de Justo continue sa marche en avant et sa conquête du sud ouest de la France. Il livra une partition pleine, dominatrice, classique mais remplie de classe. Face au premier Piedras Rojas qui ne s’employa pas sous le fer, il sut être dominateur à tribord parvenant à tirer le maximum de son adversaire, pourtant sans fond et court de charge. Il accueillit le quatrième par des véroniques allurées et autoritaires montrant ainsi rapidement que c’était lui le patron. Après une pique prise avec bravoure, Emilio dessina un quite par chicuelinas avec douceur et précision. Son adversaire manque de fond et pose quelques complications mais il lui en faudra plus. Emilio toréa avec justesse, s’imposa avec autorité et lia des séries pleines de classes et de sincérité sur les deux bords. Il paracheva par une entière engagée pour le bonheur de tous. Deux oreilles incontestables pour le protégé de Luisito. 

  1. Thomas Dufau  montra l’envie de triompher sur ses terres en recevant ses deux adversaires par une larga de rodillas. Le second toro est bravito sous le fer. Après un brindis à son grand-père, il entama sans surprise par un cambio au centre de la piste. Il profita de la noblesse de son adversaire pour lier des séries douces et profondes à droite. Ses naturelles seront moins abouties et il finira par des circulaires presque habituelles. Il dut avoir recours au descabello pour conclure. Il obtint un trophée après une pétition majoritairement minoritaire. Face au cinquième mal piqué, faible et éteint, Thomas fut sans option et s’éternisa dans l’indifférence avant de conclure d’une demi-lame et d’un descabello. A la surprise générale, il obtint un trophée protesté et pas demandé. Il fit le tour de piste sans l’oreille. 

Mathieu Guillon El Monteño avait séduit l’an passé pour son retour et méritait de revenir au cartel de cette année. On le sentit moins à l’aise et plus en difficulté surtout face à son premier adversaire qui renversa la cavalerie et qui mit quelques instants de frayeur chez les monosabios. Il mit du temps à trouver ses marques aux banderilles comme au dernier tiers face à un animal éteint et court de charge. Face à l’ultime qui ne s’employa pas à la cavalerie car juste de force, Mathieu retrouva ses sensations pour un tercio de banderilles plus abouti et aérien. Malgré un début de faena intéressant, et malgré son envie, il perdit légèrement le fil puis le toro se montra rapidement court de charge et se défendit sur place. Il obtiendra un trophée d’encouragement après une entière passée.   

Vuelta a los toros pour Toreria


 Millas : le prix pour A. et F. Tardieu 

 

C’est "Borracho", l’exemplaire d’Alain et Frédérique Tardieu, crédité d’une vuelta posthume, qui a remporté le trophée au meilleur novillo de cette novilladas-concours où étaient en compétition les élevages français de Gallon, Blohorn, Jalabert, Tardieu, Camino de Santiago et Dos Hermanas. 

-Jorge Isiegas : Silence et deux oreilles 

-Daniel García Navarrete : Oreille et silence 

-Baptiste Cissé : Silence et silence 

Prix au meilleur picador : Francisco Javier Sánchez, au meilleur lidiador : Jorge Isiegas.


 Maurrin 

 

Devant deux tiers d’arène, Manuel Diosleguarde et Dorian Canton ont coupé une oreille devant des Camino de Santiago nobles, mais justes de fores. Ils se sont partagé le prix de l’ACOSO. Face aux bons becerros d’Alma Serena, vuelta pour El Rafi (Prix de la Peña Soledad) qui a perdu une récompense à cause de l’épée et silence pour Fernando Plaza.


 Riscle, samedi, déception ganadera 

 

-David Garzón : silence et silence. 

-Juan Carlos Benítez: silence et silence. 

-Cristóbal Reyes : palmas et silence. 

Six novillos du Marquis d’Albaserrada. Débuts difficiles pour la nouvelle souche d’Albserrada à laquelle on avait apporté une pointe de sang Tulio Vásquez. Impressionnants à la sortie, tous longs, hauts et bien bâtis, offensifs de tête, les novillos n’ont pas tenu leurs promesses par la suite. Faibles, se défendant sur place et manquant de bravoure au cheval, ils n’avaient rien qui permit au public de s’enthousiasmer. Le troisième procura un bon tiers de piques, le sixième se laissa un peu faire à la muleta en début de faena, mais termina immobile lui aussi. Tous incitaient à la prudence par un instinct défensif. Dans ces conditions, difficile de briller pour les trois novillero, le débutant, C. Reyes s’en tirant le mieux


 Soustons 

 

Pour la novillada des fêtes de Soustons, les organisateurs ont refait appel à la ganaderia de Fernando Peña, présente l’an passé, qui s’est montrée juste de force mais noble dans l’ensemble. Pablo Aguado fut appelé au dernier moment pour remplacer Adrien Salenc, toujours pas remis de sa luxation à l’épaule de Mont de Marsan. Il devrait néanmoins reprendre le 15 août à Madrid. Le sévillan qui avait déjà coupé une oreille l’an passé, est sorti par la grande porte après avoir coupé une oreille de chacun de ses adversaires. Rafael Serna se présentait en France pour la première fois et laissa une bonne impression 

-Pablo Aguado (1 oreille et 1 oreille) 

-Leo Valadez (silence et ovation) 

-Rafael Serna (silence et 1 oreille) 

Photo : Jean Dos Santos 


 Les Saintes : La différence à l’épée 

 

Si Sébastien Castella est sorti seul à hombros des arènes des Saintes Maries de la Mer c’est parce que José Garrido eut du mal à trouver le sitio pour tuer, qu’il quitta les arènes avec une seule oreille dans son esporton. Si les deux toreros ont offert un visage attrayant et jouant le jeu pour ce mano à mano qui n’attira hélas qu’une demi-entrée, ce sont les toros d’Antonio Banuelos, les Juanpedro del norte, qui ont plutôt jeté un froid. Un lot bien présenté, homogène, excepté le dernier, balancé à 560 kgs et aux armures bien plus légères, mais qui ne servit pas l’esprit de cette corrida flamenca. Brusque, manquant de race et de forces, ils s’éteignirent en se défendant, en cours de faena, plus agressif, voire violent le 4° qui transmit un peu plus. Ils prirent dans l’ensemble une monopique écourtée avec un bon principe 

-Sébastien Castella (sang et or) Oreille, oreille et salut 

-José Garrido (glace cassis et or) Salut, vuelta et oreille 

Sobresaliente Jeremy Banti auquel S. Castella offrit un quite au 5°. Pst G. Magnoni, soleil chaud puis quelques gouttes de pluie au 5°. Superbe partition musicale et cantante du groupe Dame la Mano. 

Faible et se défendant, le 1er n’offrira qu’un peu de mieux temporairement à gauche à un S. Castella qui dut lui arracher les quelques muletazos qu’il avait. Superbe épée pour conclure. Salut de Rafael Viotti et Vicente Herrera aux banderilles après un joli quite par chicuelinas chaloupées du biterrois. Noble mais juste de forces, le Banuelos s’éteindra progressivement devant un torero décidé et faisant étalage de son potentiel, de meilleur impact à droite, qui en termina d’une belle épée. D’entrée le 5° resta sur la défensive et après une charge impromptue de manso il rechigna à la tache, compliqué et court, finissant avisé et s’éteignant rapidement, S. Castella concluant d’une lame caidita au 2° essai. 

Le second afficha un bon fond mais une noblesse fade qui ne transmettait pas. J. Garrido lui servit un trasteo efficace, élégant et bien construit, de meilleure tenue à droite, entrecoupé d’un « croc en corne » sans conséquences. Final en deux temps d’une lame basse. Il reçut le 4° d’une larga de rodilla et par véroniques le genou ployé avant une faena brindée à S. Castella. Le Banuelos est agressif et brusque mais le torero de Badajoz, décidé et affirmé, en tirera un excellent parti sur les deux rives, menant la partie à mas avec un final plus enlevé. Il recevra un uppercut en portant la première épée avant d’en finir à la 3°. Il afficha sa décision d’entrée à la cape, amenant son adversaire au centre rematant d’une larga à genoux. Brindée à Marie Sara, son trasteo se passera essentiellement en tablas ou le toro y avait trouvé refuge, ne se livrant pas avec des charges très courtes. J. Garrido ira au corps à corps prés des barrières pour lui arracher les quelques muletazos qu’il avait. Pinchazo, tiers de lame et descabellos mais le public lui obtint une oreille, récompensant l’ensemble de sa prestation.


 Hagetmau : Léo Valadez le plus en vue face aux Cebada Gago 

 

Après la suppression d’une novillada piquée de la part de la commission taurine, la novillada de Cebada Gago fut donc la seule de la féria du novillo 2017. Malgré cela, il n’y eut guère plus de monde que d’habitude dans les gradins soit environ une demi-arène sous un ciel très nuageux. Le public, plutôt festif, resta un peu timoré souhaitant visiblement des oreilles mais sans agiter de mouchoirs, demandant la musique alors que la faena touche à sa fin. Les aficionados furent eux plutôt déçus de la présentation des novillos qui espéraient une novillada plus forte que celle présentée pour l’unique de la féria. Novillos de Cebada Gago de présentation moyenne et de comportement varié, faibles les 1, 3 et 6 voire quasi invalide le dernier, exigeant et encasté le 2ème, noble le 4ème et encasté et bon le 5ème, le meilleur de la tarde. 

-Jésus Enrique Colombo (sang et or) silence et oreille

-Léo Valadez (bleu France et or) vuelta et oreille

-Andy Younes (violette et or) 1 oreille et salut 

Jésus Enrique Colombo fut discret face au faible novillo d’ouverture. Aérien mais peu centré à la pose des banderilles, le vénézuélien fut sans grande option face à la faiblesse de son opposant. Face au quatrième qui fit preuve d’une certaine bravoure face à la cavalerie, il fut volontaire mais brouillon, manquant de douceur dans ses muletazos. Il conclut d’une demi-lame sin puntilla. 

Léo Valadez  hérita du meilleur lot de l’envoi. Face au second qui ne s’employa pas au cheval, le mexicain fut volontaire mais désordonné dans sa faena. Son opposant fut exigeant et d’une noblesse piquante. Il débuta par le bas, enchaîna par des séries proches et rythmées avant de donner de la distance sans parvenir à le dominer. Face au cinquième, un joli burraco qu’il reçut d’une larga de rodillas, il se montra appliqué dans la lidia pour un bon tercio de varas d’Alberto Sandoval. Après un quite par lopezinas, le novillo se montra d’une belle noblesse avec du fond. Débutée à genoux, la faena de Valadez sera la plus aboutie de la tarde, liant des séries centrées en commandant la charge. Il logea une belle épée après un pinchazo.

Andy Younes, venu en remplacement d’Adrien Salenc, fut discret cape en main. Le troisième novillo, juste de force, fut économisé sous le fer. Par la suite, il montra de la noblesse à droite mais aussi de la fadeur et fut plus exigeant à gauche. L’arlésien se montra appliqué mais aussi distant et se contenta de profiter de cette corne droite sans trop insister à bâbord pour une faena de menos à mas, qui mit du temps à décoller et conclue par des manoletinas. Face à l’ultime très faible voire invalide, il insista trop et fut sans transmission mais fit preuve de douceur dans ses muletazos. 

Léo Valadez fut déclaré logiquement triomphateur de la tarde et reçut le prix mis en jeu.

 

Vuelta a los toros pour Toreria

 Hagetmau : Quatre oreilles pour Yon Lamothe 

 

Le soleil est enfin revenu sur les arènes du Sud Ouest après une semaine très nuageuse du côté de la féria de Mont de Marsan. Pour des questions budgétaires, la commission taurine d’Hagetmau a supprimé une novillada piquée et remis une novillada non piquée qui avait été abandonnée l’an passé. A l’origine cette novillada était le mardi des fêtes en même temps que la corrida de Villeneuve de Marsan. Avec ce changement, il y eut un public moins nombreux que l’an passé, garnissant les arènes aux tiers et dans la partie ombragée. Une course très régionale, avec la ganaderia de Cauna d’Alma Serena des Frères Bats et les trois élèves de l’école taurine d’Adour Aficion. Chacun a affronté un eral et les deux meilleurs furent qualifiés pour affronter un second eral. Cinq erales d’Alma Serena de bonne présentation, plus costaud les deux derniers, de comportement varié, donnant du bon jeu. Le meilleur fut le dernier encasté et noble et fut récompensé d’un vuelta posthume. 

- Clément Hargous (blanc et noir) Salut après avis 

- Dorian Canton (sang et or) Oreille et salut 

- Yon Lamothe (blanc et or) Deux oreilles et deux oreilles 

Clément Hargous reçut son adversaire par une larga de rodillas avant de débuter également sa faena à genoux. Il mit du temps à trouver ses marques, reçut une voltereta sans gravité avant de mieux finir. 

Dorian Canton se montra élégant avec la cape, dessinant de belles véroniques en avançant vers le centre. Il commença assis sur l’estribo afin de fixer son opposant, puis enchaîna des séries appliquées mais sans transmission. Face au quatrième compliqué et manquant de race qu’il reçut par deux largas de rodillas, il resta sérieux malgré l’absence d’agressivité de son adversaire. 

Yon Lamothe fut le grand triomphateur de la tarde et repartit avec quatre trophées. Sa première faena, débutée par un cambio au centre, fut moins aboutie que sa seconde car irrégulière. Appliqué et possédant une certaine toreria dans sa gestuelle et une technique assurée, il toréa essentiellement en circulaire sans dévier la charge. Face au bon dernier, il conduisit avec plus d’autorité la charge du noble et pimenté de l’Alma Serena. Il livra des séries de belles factures, commandant bien la charge avec temple, créant ainsi de l’émotion et terminées par des changements de main de qualités. Après une tentative de recibir avorté, il logea une belle entière et mérita ainsi les deux oreilles. Il invita les ganaderos dans son (demi) tour de piste. 

Il partagea le prix de l’ACOSO avec Dorian Canton. 

Vuelta à los toros pour Toreria 


 Orthez : 2h55 d'intérêt 

 

A l'issue du paseo une minute d'applaudissements fut effectuée en mémoire d'Ivan Fandiño qui le 25 juillet 2010 avait affronté dans ce ruedo les toros de Dolores Aguirre (en compagnie de Julien Miletto et d'Alberto Lamelas). 

Pour fêter les 90 ans des arènes du Pesqué, les organisateurs orthéziens avaient mis toute leur confiance entre les mains de Jean Luc Couturier et de son élevage de Valverde. 

-Octavio Chacon (étain et or) : silence et oreille 

-Tomas Campos (ciel et or) : oreille et oreille 

-Manolo Vanegas (alternative et or) : silence et deux oreilles 

Pourtant peu connu du grand public Octavio Chacon faisait office de vétéran dans ce cartel. Après avoir marqué les esprits du Sud Est en début de temporada à Alès face à ces mêmes Valverde, et à Saint Martin de Crau, il démarra sa conquête de l'aficion du Sud Ouest par Vic Fezensac puis fit une étape à Orthez. Octavio a trouvé sa place dans le peloton des toreros valientes, et à cœur vaillant, rien d'impossible ! 

C'est ce qu'il montra dès son premier toro qu'il accueillit con firmeza, avant que ce dernier ne vienne par trois fois sous le fer. Alors que la corne gauche est redoutable et que son Valverde se retourne très vite et très fort, peu à peu Chacon sans céder le moindre centimètre parvient à arracher quelques courtes séries liées. Entière. L'impressionnant quatrième, applaudi à sa sortie en piste, lors de la seconde rencontre va puissamment soulever le lourd cheval de la cavalerie Heyral et provoquer un violent batacazo dont Juan Melgar sortira miraculeusement indemne. Le Valverde est puissant et sa charge imposante, Chacon ne se dégonfle pas et l'emporte dans son étoffe. A droite ça passe fort, mais ça passe, sur la corne gauche c'est plus accroché, son toro donnant des coups de tête. En fin de faena le toro se réfugia aux planches. Mais quel combat ! Pinchazo. Entière. Avis. A noter que le maestro de Cadiz tint parfaitement son rôle de chef de lidia. 

Le jeune Tomas Campos eut fort à faire avec son premier Valverde, qui par trois fois vint violement batailler dans le peto. Tomas comprit rapidement que la corne gauche était absolument infumable, et il s'évertua avec maestria à canaliser la charge de son toro et à lier de précieux derechazos. Entière efficace. Le Valverde donna raison une fois encore à l'adage : no hay quinto malo ! Tomas Campos hérita du plus ''collaborateur'', ce qui lui permit d'entrée de jeu de s'exprimer à la cape avec de belles véroniques et une media. Après deux piques suffisantes, au cours d’une faena ambidextre, Tomas étala avec succès son toreo tout en sobriété et efficacité. Final par manoletinas qui pèsent sur le public orthézien. Entière. Forte pétition d'oreille : une peut être deux ? Mais sûrement pas une vuelta au toro. 

Le très jeune Manolo Vanegas ne laissa pas échapper l'opportunité qui lui était donnée de faire sa place à l'échelon supérieur, après son alternative prise le mois dernier à Vic Fezensac. Le jeune vénézuélien au sourire enjôleur, abrégea sa faena après que son Valverde se soit vidé de ses forces lors des trois puissantes rencontres sous le fer. Avec l'ultime, Manolo joua le tout pour le tout dans tous les registres : un brin de folie à la cape avec deux largas, véroniques et une media de clôture. Le public du Pesqué est (déjà) en ébullition. Manolo n'hésita pas à en rajouter une couche en prenant à son compte le tercio de banderilles. Même s'il n'y excella pas, le public l'accompagna et s'enflamma. Son Valverde n'avait que peu de charge : peu importe ! Vanegas s'adapta et se joua des cornes dans un registre tremendiste qui provoqua quelques cris dans l'assemblée. Entière caïda. Deux oreilles (dont une généreuse). Il avait brindé ce toro à Diego Urdiales extrêmement ému. 

-3/4 d'arène, temps agréable, prix de la meilleure pique pour Juan Melgar (cuadrilla d'Octavio Chacon), prix du meilleur geste taurin de la Peña Sol pour Manolo Vanegas, prix de l'émotion pour Tomas Campos

 La matinée n'avait pourtant pas bien commencé avec des novillos de Valverde sans force, et juste de présentation (1 et 4). Ils ne permirent à Tibo Garcia et Baptiste Cissé, venu au pied levé remplacer Adrien Salenc, blessé la veille au soir lors de la novillada nocture de Mont de Marsan que de glaner un salut chacun. 

-Tibo García (violette et or), silence et ovation et saluts;
-Baptiste Cissé (ciel et or), palmas après avis et ovation et saluts après avis.
Baptiste Cissé remplaçait Adrien Salenc, blessé la veille à Mont de Marsan.
Le prix au meilleur tiers de varas a été déclaré désert. Baptiste Cissé a été récompensé par La Lidia et lapeña Sol pour le meilleur geste taurin.

 

Textes Vicente, Photos www.photoslouise2z.com


 Pablo Hermoso de Mendoza remporte le 46° Rejon d’Or 

 

Mais attention, un Mendoza peut en cacher un autre. Le coté événementiel était bien entendu la présentation en France de Guillermo, le fils de Pablo Hermoso de Mendoza, qui malgré tout était hors concours pour cette compétition qui se déroula en un mano a mano entre le centaure navarrais et Lea Vicens. Agé de 17 ans il a tout d’un grand et marche sans complexe sur les traces de son torero de père. Et s’il avait mieux réussi la mise à mort de son second adversaire, il aurait pleinement triomphé en solitaire. P Hermozo de Mendoza a remporté ce Rejon d’Or lors de sa seconde prestation, dominant les débats devant Lea Vicens qui aura surtout montré ses qualités face au 5°, son 1er toro se couchant avant d’être estoqué…

Quatre toros de la ganaderia Hermanos Sampedro de peu de présence physique, justes de forces et de moral, meilleurs les deux derniers, et deux novillos de celle de El Capea, un San Pelayo et un Carmen Lorenzo, meilleur en tout et de la course le dernier, pour le nouveau venu, qui a frappé un grand coup

 -Pablo Hermoso de Mendoza : Salut et deux oreilles

-Lea Vicens : Silence et oreille 

-Guillermo Hermoso de Mendoza Tardienta : Deux oreilles et salut 

Arenes pleines, Pst : DJ Valade, Remise du trophée en piste à l’issue de cette 46° corrida du Rejon d’Or par Ph Savinel et Anais Lesbros, la reine d’Arles, le rejon d’or pour P. Hermoso de Mendoza qui sortira à hombros avec son fils des arenes de Mejanes. Avant le paseillo presentation des vainqueurs des Etoiles de Mejanes et actuaccion de gala de Clemence Faivre sur son cheval « Fuego »

PHDM brindera à Luc Jalabert son 1er toro. Après un bon début aux banderilles avec Berlin et Greco, le Sampedro baissera de pieds et la faena ira à menos et comme le rejon tardera à faire office…. Le navarrais trouvera meilleure matiere avec son second toro, chiche de presentation mais avec plus de moteur. Ranou puis Dali se montreront au faite de leur toreria avant une conclusion par trois courtes, une paire à deux mains et un rejon fulgurant et spectaculaire, le public obtenant les deux oreilles pour le torero.

 Mansito et distrait le 2° montrera rapidement des signes de faiblesse que la cavalerie de Lea Vicens ne pourra resorber, le toro s’affalant de plus en plus avant de se coucher sans avoir été estoqué. La jeune nîmoise se rattrapera en partie devant le 5° grace à ses chevaux vedettes, Gacela, Betico et surtout Bazuka avant de clouer deux roses sur Greco. Le rejon long d’effet, necessitant l’usage du descabello, limitera l’octroi des recompenses.

Après sa présentation en public, le 7 aout dernier à Estella (Navarra) et celle en Amérique, au Mexique le 15 avril 2017 à San Miguel de Allende (Guanajuato), Guillermo Mendoza se présentait en France. Deux oreilles pour sa 1ere actuaccion qui ne doivent rien à personne d’autant que son novillo chercha tres vite les tablas dont il fallut le deloger à cite rapprochés, ce qu’il fit à la perfection sur Disparate et Paco, concluant superbement avec Pirata d’un rejon efficace au second essai. Autre actuaccion de haut niveau face au 6°, le meilleur de la tarde. Disparate à nouveau puis Donatelli feront monter l’interet d’un combat qui ira à mas, conclut avec trois courtes enchainées, un paire à deux mains avec Pirata, avant un final un peu plus cafouillé qui lui fera perdre deux autres appendices.


 Raphele : Six oreilles pour les arlésiens 

 

Les arènes de Raphèle-les-Arles ouvraient leurs portes à une novillada sans picador pour celebrer le retour des novilladas après 30 ans d'arrêt. Les élèves de l’Ecole Taurine d’Arles ont repartis de ces arènes avec deux oreilles chacun, deux pour El Azabache, Vincent Pérez et José Antonio Valencia devant des erales des Héritiers de François André de bon jeu en général. Seul l’invité espagnol, Hector Edo est reparti bredouille. rènes de Raphéle, 1/3 d’entrée.

-El Azabache, de l’Ecole Taurine d’Arles, deux oreilles 

-Héctor Edo, de l’Ecole Taurine de Castellón, silence

-Vincent Pérez, de l’Ecole Taurine d’Arles, deux oreilles

-José Antonio Valencia, de l’Ecole Taurine d’Arles, deux oreilles 

Le matin, la tienta de deux superbes vaches de Patrick Laugier que le maestro Thomas Dufau mit parfaitement en valeur permit aux plus jeunes élèves de l'Ecole Taurine (Saskia, Miguelín, Eva et Vincent) de montrer leurs progrès. 

El Azabache ouvrit l'après-midi de la meilleure des manières en ravissant les deux pavillons du bon François André. Il réalisa une prestation des plus abouties tant au capote qu'à la muleta, faisant valoir son temple et sa délicate conception du toreo, et tuant d'une épée décidée et efficace.

L'espagnol, Hector Edo gâcha avec les aciers une faena méritoire et templée face à un novillo plus compliqué que ses frères.

Brillant et varié au capote, Vincent Perez (véroniques, demies, chicuelinas, tafalleras, lopecinas, largas, ...) livra une faena intéressante, sûre et maîtrisée, pleine d'envie et détermination conclue d'une belle épée à l'encuentro, lui valant les deux oreilles de son opposant.

Jose Antonio Valencia a illustré avec une grande envie une tauromachie venue d'ailleurs, capote varié, pose de banderilles risquées, muleta joyeuse et une épée engagée entraînant l'obtention logique des deux oreilles. 


 Plaisance du Gers : Oreille pour A. Adame

et D. Canton 


Six erales de L’Astarac bien présentés et avec des possibilités à condition de savoir  pour
-Alejandro Adame (blanc et or) : salut au tiers, une oreille
-Manuel Diosleguarde (bleu et or) : salut au tiers avec un avis, silence
-Dorian Canton (vert et or) : silence, une oreille
A l’issue du paseo, minute de recueillement à la mémoire de deux membres du club taurin récemment décédés et à Ivan Fandiño, trois quarts d’arène environ
 

Alejandro Adame a laissé la meilleure impression, présent aux trois tiers, surtout face à son second. Manuel Diosleguarde, trop prudent, est passé sans peine ni gloire. Quant à Dorian Canton, en progrès, il réalisera deux faenas de bonne tenue, meilleure celle au sixième mais tua mal.


 Eauze 

 

Por la tarde, six toros de José Luis Pereda, aux comportements divers, les trois derniers de peu de jeu, le premier dangereux, meilleurs les second et troisième
-Juan José Padilla (vert et or), silence et deux oreilles;
-Juan Bautista (encre noire et or blanc), deux oreilles salut au tiers.
-Thomas Dufau (purissima et or), oreille et silence avec un avis.
Pluie à partir du troisième Entrée: deux tiers. Sortie à hombros du mayoral non justifiée. Corrida «populaire» avec un Padilla pueblerino qui connecte sous l’orage, avec le public devant un toro handicapé, public qui lui fait un triomphe et qui verra sa pétition majoritaire pour Juan Bautista au 5° non retenue par le palco après la séquence la plus torera de l’après-midi, l’arlésien ayant déjà coupé deux oreilles à son 1er après une faena cumbre et un recibir d’école. Le 1er manso et faible n’inspirera pas le cyclone de Jerez.  
Thomas Dufau coupe une oreille après une faena essentiellement droitière et un bon coup d'épée à son 1er  adversaire, le meilleur du lot. Le landais ne pourra pas realiser le desquite avec le dernier, un toro sans options.
 

 

Eauze, novillada non piquée matinale
Quatre erales du Lartet, bien présentés, donnant du jeu. Excellent le troisième, très noble le quatrième pour
-Ismaël Jiménez : silence, une oreille
-Dorian Canton : salut, une oreille après un avis
Prix de la ville d’Eauze : Ismaël Jiménez
Prix du club taurin : Dorian Canton
Le prix des organisateurs du Sud Ouest est partagé entre les deux toreros.


 Boujan : Une seule vuelta pour M. Solera 

 

Le jeune torero de Fos, afincado en Cataluña, réalisa une fort intéressante « présentation » en France, perdant un succès plus conséquent avec les épées. Dommage. Mais la vedette du jour sera Gabin Rehabi pour son tercio de piques au 5° novillo au cours d’une décevante novillada de Dolores Aguirre manquant de race et de forces. De belles présentation, applaudit les 1er, 5° et 6°, ils ne seront que l’ombre de ce que l’on attend des pupilles de cet élevage, y comprit au cheval ou le 5° profitant de l’esprit Gabin, fit illusion, le plus impliqué dans ce tercio étant le dernier. Le piquero arlésien fut ovationné et salua certes mais il y eu aussi « Belisama » la jument torera de Bonijol qui avait déjà fait étalage de ses qualités au 4° novillo, montée par I. Rubio Martinez. Quant à MA Pacheco et LM Castillanos ils passèrent sans peine ni gloire…. 

-Miguel Angel Pacheco (rose et or) Silence et silence après avis 

-Luis Miguel Castellanos (bleu France et or) Silence après deux avis et silence après deux avis 

-Maxime Solera (bleu roi et or) Vuelta après avis et silence après avis

Pst L Burgoa, soleil et vent, casi lleno, les prix prévus pour les novilleros n’ont pas été attribués, un l’a été au dernier moment et décerné à Gabin pour sa prestation. 

Le 1er ira trois fois au cheval pour cariocas avant de de se laisser faire sans brio ni forces dans la muleta de Pacheco. A gauche il fut bien plus reservé et le gaditano l’expedia au 3° essai. Il restera tres prudent face au serieux 4° se contentant d’aligner des passes sans saveur à un adversaire du même tonneau et de l’estoquer en 4 temps.

Le 2° s’endort deux fois dans le peto, chutant entre temps comme il le fit tous les trois muletazos lors de la faena au cours de laquelle Castellanos pour grappiller quelques allants noblotes, tuant en deux temps et d’épées basses. Musique et salut pour Gabin qui fit venir quatre fois, et en augmentant les distances « Burgales », les deux dernieres pour la beauté du geste… Manso et fuyard, mettant la cuadrilla en deroute, il avait aussi un bon fond de noblesse qui, s’il avait été exploité en le retenant, par le mexicain, aurait permit de voir autre chose. Il en fut incapable et frola le troisieme avis à l’épée… 

Astifino mais de petite maille, le 3° n’accepta que deux rencontres avant de ne penser qu’à s’échapper de la muleta de M. Solera qui fit bien les choses pour le garder un maximum avec un meilleur rendu à gauche. L’épée atravesada lui ôta tout espoir de récompense. Quatre piques aussi pour le dernier qui en paiera peut être le prix en fin de parcours. Son banderillero frôlera la cornada en glissant devant le novillo et l’Aguirre se mit à se réserver de plus en plus, obligeant le français à lui arracher les muletazos au prix d’un bel effort, arrivant même à lier quelques passes. L’épée, hélas à nouveau lui fut fatale…

 Boujan : Le triomphe d’El Rafi 

 

Quatre becerros con tamaño de Dolores Aguirre mansos avec de la caste, allant dans l’ordre, de la mauvaise à la bonne, les deux derniers de moins de forces, offrant le festejo le plus intéressant de la Feria, surtout qu’en face d’eux les novilleros ont tenu leur place, la palme au nîmois El Rafi, triomphateur de la matinée qui fit partager sa vuelta avec le mayoral. 

-Cristian Montoro (corail et or) Salut après trois avis 

-Carlos Carmona (sorbet orange et or blanc) Vuelta 

-Geoffrey Chastel «El Père» nazareño y oro) Vuelta 

-Raphael Raucoule «El Rafi» (caña y oro) Deux oreilles 

Pst P. Picard, Vent et nuages, 1/3 d’entrée, le 1er sera puntillé en piste après le troisième avis fatidique, le trophée Ph. Castelbon à été attribué à El Rafi, le 4° becerro, N° 54 a été honoré d’une vuelta posthume !!!! 

Le 1er affichera ses intentions peu catholiques d’entrée d’autant que le vent n’arrangera rien et prendra très vite le dessus sur C. Montoro qui bien du mal à surnager même en posant les banderilles. Avisé, félin et retord, il mettra en difficulté un becerrista vert et de peu de recours qui séchera complètement avec les épées… Le public l’appellera à saluer pour son merite malgré les 3 avis. 

Tout aussi encasté et aux idées aussi peu claire, le sérieux 2° tombera sur un novillero déjà plus aguerrit qui le réceptionnera d’une larga de rodilla. La muleta est plus ferme mais l’Aguirre reste à l’affut, réussissant même à l’accrocher en cours de faena. Une épée concluante au 5° ôtera tout espoir de trophée tandis que le becerro ira mourir au toril. 

El Père touchera le plus lourd de l’envoi, applaudit de salida mais avec du mou dans les pattes avants. Le nîmois mettra beaucoup d’application dans son trasteo, réussissant quelques jolis enchainement surtout à droite avant de recevoir un uppercut au visage en découvrant l’autre bord. Il reviendra d’ailleurs sur cette corne pour y imposer sa muleta certes encore irrégulière. Demi-lame qu’il retire à la main avant de loger une entière après pinchazo. 

El Rafi s’était déjà mis en évidence lors d’un quite au novillo précédent. Il soignera sa réception à la cape avant de banderiller de fort belle manière. Noble et de bonne convenance, le Dolores Aguirre, bien cherchant le pourtour en permanence, lui permettra de réaliser une excellente et élégante faena sur les deux bords, toreant à gusto avant de conclure d’une superbe épée. Deux oreilles et trophées pour le jeune nîmois qui invita le mayoral à partager ce moment… La vuelta au novillo, querencioso, s’averant plus anecdotique…

 Boujan : Naufrage aragonais. 

 

On attendait les novillos de Los Maños mais pas pour voir un lot complètement decastés, n’offrant aucune option aux trois jeunes français, même si le 3° avec un peu plus de potentiel. Formant un lot des plus hétérogènes avec trois aux cornes plus que douteuses dont le second imprésentable….Tous sortirent ventre à terre avant de s’eteindre à la premiere rencontre, certains accusant même un manque de forces. Pour la première fois de son histoire, la Feria de Boujan affichait un presque plein dans les gradins. Dommage. 

-Andy Younes (violette et or) Silence et silence 

-Tibo Garcia (violette et or) Salut et silence 

-Adrien Salenc (Bordeaux et or) Silence après avis et silence 

Pst A. Roques, 10’ de retard pour contrôles, ciel menaçant et vent froid sur la fin. Minute d’applaudissements pour I Fandiño. Salut d’El Santo au 5°. Les trophées prevus ne furent pas attribués. 

Triste de tête et faible, le 1er verra la cavalerie aller au sol avant d’errer sans allant devant la muleta d’Andy Younes, se laissant faire un peu à gauche mais toujours en cherchant les chevilles au sortir du muletazo. 2pée concluante au 3° essai. Applaudit à sa sortie, le 4° se montrera sur deux jolies arrancadas au cheval mais s’y employer. A la muleta il s’arrêtera d’entrée à mi-passe aussi bien à droite qu’à gauche, l’arlesien s’embrouillant avec la ferraille à la conclusion. 

Les séquences les plus abouties de l’après-midi sont à mettre au crédit de Tibo Garcia devant le second, playero, protesté fortement pour ses cornes en pinceaux. Trois jolies arrancadas, irrégulières en intensité, la dernière faisant basculer et chuter Gabin. Novillo de peu de fond, avisé à gauche, il gagnera peu à peu le pourtour malgré la muleta ferme du tarasconnais qui perdra les bénéfices avec l’épée. Faible et avisé d’entrée le 5° gagnera tres vite les barrières pour se soustraire au combat 

Reçu un genou fléchit, le 3° proposera un tercio de piques intéressant avec chute de la cavalerie à la 1ere. Il offrira aussi des possibilités à Adrien Salenc qui saura en profité un peu sur trois séries, deux sur la corne droite et une sur l’autre bord, le reste restant plus dans l’à peu-prés. La mise à mort en 4 épisodes refroidira les tendidos. Il recevra le dernier aux armures de triste mine d’une larga de rodilla avant deux rencontres à l’arrachée, précédant une fin de non recevoir du novillo qui n’avait rien à donner et qui parti d’un bajonazo au second essai….


 Saint Sever : Miguel Angel Perera sort en triomphe 

 

Pour la deuxième année consécutive, la commission taurine extra-municipale proposait une corrida de toros pour les fêtes de la Saint Jean, en lieu et place de la novillada et en proposant au public de voir une figura au cartel. A l’issue du paseo, une minute de silence fut respectée à la mémoire du maestro Ivan Fandiño. 2/3 d’arène environ. Temps lourd et nuageux. oros d’El Pilar de présentation correcte du point de vue trapio mais aux cornes souvent abîmées voire…manquant de force dans l’ensemble, fades. Tous furent monopiqués et de façon très légère. Meilleurs les deux derniers nobles avec du fond. 

-Curro Diaz (bleu et or) oreille et salut

- Miguel Angel Perera (sangre y oro) silence et 2 oreilles

- José Garrido (violette et or) silence et silence après avis 

Curro Diaz est le torero qui fera sans doute le plus de paseo cette saison dans le sud ouest. Mais cela ne l’empêche de toréer toujours avec la même classe quelque que soit la ganaderia qu’il affronte. Il reçut son premier adversaire, possédant une corne droite plus qu’abîmée, avec douceur et toreria. Mais le Pilar est faible et permet peu malgré la précision et l’élégance du torero de Linares qui s’y repris à deux fois pour loger une lame entière et obtint à la surprise générale l’oreille plus que généreuse de la présidence et non celle du public qui ne demandait pas grand-chose. Face au quatrième, il fut discret cape en main. Après la monopique du jour, sa faena fut allurée, parsemée de gestes de classes mais qui ira a menos. Son adversaire manqua de force et de fond. Il fut déficient avec les armes et perdit le bénéfice du travail effectué. 

Miguel Angel Perera  affronta d’abord un adversaire d’une extrême faiblesse. Son picador parvint même à le piquer tout en regardant son maestro pour le dosage. Il s’essaya dans la chirurgie réparatrice afin de maintenir son opposant sur ses quatre pattes. Face au cinquième qu’il brinda au public, il fut appliqué et dominateur mais toréant toujours de profil et distant en gardant la jambe en retrait. Ce qui lui permet certes de donner de la profondeur à ses muletazos mais sans dévier la charge du toro qui reste rectiligne et non incurvée. Son estocade d’effet rapide lui fallut deux trophées généreux. 

José Garrido triomphateur l’an passé et la veille à Badajoz, ne montra pas son meilleur visage malgré des séquences de qualités. Le troisième toro est faible et fade et la faena ne put pas décoller malgré le soutient de la présidence qui fit jouer la musique (par ailleurs excellente hier) en fin de faena sans justification. L’ultime toro, un burraco, sortit avec vivacité, auquel José Garrido servit une grande série de véroniques avec classe, profondeur et temple. Le Pilar fut intéressant sous le fer mais on ne put vérifier sa bravoure par la suite. Le début de faena à genoux du torero de Badajoz laissa envisager le meilleur. Mais par la suite il perdit du terrain, fut brusque et passa quelque peu à côté de son adversaire et laissa envoler le triomphe.  

 

Vuelta à los toros pour Toreria