Nîmes : 5eme de Feria. Deux oreilles pour O. Chacon, une pour E.De Justo et P. Moral blessé… 

 

Final intense avec cette très entretenue et très intéressante corrida de Victorino, qui hélas s’acheva par la blessure de Pepe Moral, double cornada touchant le scrotum et le triangle de scarpa, qui resta en piste pour tuer son toro après avoir afficher par deux fois son potentiel. Deux fois une oreille indiscutable pour O. Chacon qui sortit a hombros !! malgré les circonstances… et une seule mais de plus de poids por toreria pour Emilio de Justo. Tous trois confirmant leur alternative on eu droit a six échange de matériel. Six toros de Victorino Martín encastés, superbement présentés, tous ou presque applaudis de salida, mobile, exigeants, jamais facile mais permettant aux trois toreros, décidés et capables dans des registres différents d’en tirer le meilleur parti, plus accessibles à la muleta le lot de Pepe Moral, le plus important le 5° et s’ils ne se firent pas prier pour aller deux fois au cheval, quasiment aucun ne s’est y employé. Le public, connaisseur et respectueux s’est retiré enchanté des arenes de Nîmes 

-Octavio Chacón (rose et or) Oreille après avis et oreille après avis 

-Emilio de Justo (vert et or) Salut après avis et oreille après avis 

-Pepe Moral (sangre y oro) Vuelta après avis et oreille après blessure. 

Pst L. Burgoa, ciel couvert, bonne demie arène, le public appela les trois toreros à saluer avant la course et le mayoral à la fin… Salut de Rafael Gonzalez et Pascual Mellinas au sixieme.

 

L’astifino d’ouverture avait les cornes qui trainaient félinement surtout à droite, O. Chacon le lidia impeccablement, le mit en suerte dans le sens long la seconde fois, avant d’initier sa faena de la gauche avec des muletazos efficaces, appliqués et méritoires avant un passage osé par la droite et un final avec des naturelles de face millimétrées, tuant d’une entière caidita. Le deuxième fut reçut par des capotazos por fuera tres templés sur toute la largeur du ruedo. Sa seconde faena débutera sous la pression du Victorino à gauche tandis que de l’autre rive arrivaient des retours redoutables, le gaditano optant pour un trasteo essentiellement gaucher, s’employant avec poder sur les dernières séries, l’ultime de la droite avant une épée efficace.

 

Le second, exigeant, présentait un danger latent, surtout à droite. E. De Justo, qui l’avait brindé à Luisito, lui servit quelques tendas superbes de la main gauche avant, sans vraiment avoir vu décoller son travail, de l’occire en deux actes. Le cacereño se justifia d’entrée face au superbe et imposant quinto, ovationné à sa sortie. L’entame à droite annonça la suite de la faena avec des séries liées, esthétiques et efficaces, vibrantes et relâchées à la fois devant un toro important et peu évident d’entrée mais qui se rendit à la toreria d’Emilio de Justo. Trois descabellos après une superbe estocade lui ont vraisemblablement couté la seconde oreille.

 

Superbe réception du 3° par Pepe Moral qui embarqua le Victorino dans de superbes séries droitières toute sévillane, l’autre coté s’avérant moins propice au toreo allurée de l’andalou. Les magnifiques et efficaces enchainements droitiers firent peu à peu réagir le public avant une mise à mort moins en rapport qui lui fit perdre une oreille. Ovationné à sa sortie, le dernier fut celui qui s’employa le plus au cheval avant un superbe tercio de banderilles salué comme il se doit. Le début de la faena laisse présager un grand final, mais avec les Victorino, jamais la garde il ne faut baisser. Pepe Moral, peut être en excès de confiance, se fit prendre et reprendre au sol violement. Le torero de Los Palacios, sérieusement blessé et commotionné, ne voulut pas gagner l’infirmerie, il revint pour quatre naturelles con cojones avant d’estoquer son toro et d’être emporté à l’infirmerie, sa cuadrilla recevant l’oreille.

 Nîmes : 4eme de Feria. J. Bautista et S. Castella par la porte des Consuls. 

 

Quatre oreilles pour le 1er, quatre et une queue pour le second et deux pour la rejoneadora Lea Vicens dont beaucoup de trophées surcotés obtenus grâce la générosité présidentielle. Il n’empêche que l’on passa une matinée très entretenue et très intéressante, Juan Bautista et Sébastien Castella y allant d’une saine competencia qui tournera à l’avantage du biterrois, Lea Vicens passa plus discrètement, se montrant sous son bon coté surtout face à son 1er

Corrida mixte donc avec un toros de Carmen Lorenzo (1er) et un d’El Capea (4°) et quatre toros de Núñez del Cuvillo correctement présentés, donnant dans l’ensemble un bon jeu pour les toreros, faisant honnêtement leur travail face à la cavalerie, meilleur en tout le dernier, « Encumbrado » N°169 honoré d’une vuelta posthume ! 

-Léa Vicens Oreille et oreille fort contestée 

-Juan Bautista (blanc et or gris) Deux oreilles ! et deux oreilles ! 

-Sébastien Castella (fraise et or) Deux oreilles ! et deux oreilles y rabo ! 

Pst DJ Valade, 5/6 d’arènes, soleil, hommage en piste à Juan Bautista pour sa despedida nîmoise avant sa 15eme sortie par la porte des Consuls, La Marseillaise au paseillo ?. Sobresaliente Jeremy Banti, salut de Rafael Viotti au 6eme 

Lea Vicens se montrera à son avantage face à son premier, quelle receptionna et reglera sur Bach, surtout avec Diluvio et Deseado aux banderilles. Rejon efficace après pinchazo. Ce fut nettement  moins précis avec son second avec quelques passages à faux, quelques banderilles hors sujet ou dispersées, se reprenant sur la fin avec Bazuka avant de conclure d’un rejon et d’un descabello. Quatre mouchoirs peñistas convaincront le président qui offrira une oreille tres contestée… Le public s’en souvenant lors d’une tentative de passage par les Consuls, qu’il fera avorter. 

Juan Bautista offrira sa 1ere faena à Simon Casas avant de s’engager pour d’excellentes séries liées et esthétiques en allongeant l’intérêt par des muletazos variés et bienvenus, délaissant l’ayuda ou changeant de main en cours de redondos. Son adversaire, noble manquait de fond et de transmission, laissant l’essentiel de la qualité à l’arlésien qui conclura d’un recibir bien bas… Ce fut à peu prêt le même superbe scenario de qualité avec son second, bronco et manquant de classe la mise à mort aussi efficace, par volapié cette fois après recibir manqué. Deux fois deux oreilles !!! 

S. Castella ne brindera aucun de ces toros en cette matinée spéciale pour Juan Bautista, lui imposant plutôt une competencia très torera. Sa 1ere faena, débutée un genou plié en gagnant le centre, se poursuivra par des enchainements superbes sur les deux rives, rematés d’estampes de muletazos avant une entière caidita sin puntilla… Egalisation au score. Le meilleur viendra pour la fin avec une frayeur lorsque le biterrois chutera lors d’une magnifique réception devant l’excellent jabonero dont il évitera les cornes d’un auto-quite avec son capote. Deux piques bien prises et une grande paire de banderilles de R. Viotti plus tard, le trasteo débutera par cambiadas et six passes par le haut alternées immobile, enchainant des séries droite et gauche limpides, la main basse avant final de proximité précédent une estocade décisive…. La queue pour marquer la différence.

 Nîmes : 3eme de Feria. Seule une oreille pour Adame 

 

Et ce sera a peu près tout de cette décevante corrida, surtout à cause d’un lot de toros, excepté le 1er, n’ayant rien a proposer et trois toreros qui allongeront, sauf celle d’ouverture, des faenas forcement insipides, la palme à G. Marin qui en plus d’être hautain, resta du genre excentré. A. Younes qui remplacé P. Ureña blessé, n’eut aucune option. Trois toros de Virgen María, 1er, 2° et 4° et trois de Santa Ana (même maison mais d’encaste Marques de Domecq) diversement mais correctement présentés, hormis le 1er, decastés et de pauvre jeu… 

-Joselito Adame (crevette et or) Oreille et silence après avis 

-Ginés Marín (brique et or) Silence et vuelta por su cuento contestée après deux avis 

-Andy Younes (lilas et or) Silence et silence après avis 

Pst : J. Plantier, soleil estival, 1/3 d’entrée. 

Avec l’excellente entrée composée par un torero efficace et engagé avec un toro de bonne note qui enchaina sur ses deux rives d’excellentes manières, on pensait que la suite du menu allait la confirmer. Que nenni. Après l’oreille fort justement octroyée à Joselito Adame, le mexicain concrétisant d’une estocade canon, ce fut la disette. Il insista bien trop face au 4° sans option et tua mal.

Fade, soso et juste de forces, le second vit Gines Marin débuter sa faena à genoux avant de se montrer tout autant apathique que son opposant. Il mit bien en suerte son second, un Santa Ana qui se laissa faire mais humilier ni s’employer. Marin, toréant du pico des deux cotés, commença à s’impatienter pour une musique qui ne venait pas, prenant le public à témoin, ce qui fit son effet, sur le palco mais pas sur son toreo, ce jour, fort marginal. Après un final un peu plus ajusté par bernardinas et une mise à mort en 3 temps sans s’engager, il s’octroya une vuelta d’autosatisfaction !! 

Faible et decasté, se couchant seul sur le sable, le 3° n’offrit aucune option a A. Younes qui insista avec des muletazos à mi-hauteur pour éviter les génuflexions. Le dernier ira fort au cheval, le palo cassant à la seconde rencontre, permettant un bon début à la cape avant de poursuivre les banderilleros jusqu’aux planches…. L’arlésien attaqua par des cambiadas au centre avant que le toro ne passe en mode défensif même en toreo de proximité. L’épée, helas une nouvelle fois ne fut pas au rendez-vous….

 Nîmes : 2eme de Feria. Porte des Consuls pour Ponce et Toñete 

 

Au terme d’une corrida d’alternative intense et complète, Enrique Ponce, au sommet de sa toreria, indultant « Devoto » N°152 du fer de Cortes, un indulto qui pour une fois ne fit pas polémique. Bien plus discutable fut la vuelta accordée à « Asustado », N° 48 de Victoriano del Rio, l’excellent toros d’alternative du jeune madrilène. El Juli, qui fut honoré en piste pour ses 20 ans d’alternative, quitta l’amphithéâtre à pieds, il est vrai étant le moins bien servit. 

Trois toros de Domingo Hernández (4°, 5° et 6°), deux de Victoriano del Río (1er et 3°) et un du fer de Cortes variés de tamaño et de présentation, brave les second et sixième, excellents le 1er et dernier, exceptionnel le second, decastés et feos les 4° et 5°… 

-Enrique Ponce (Bordeaux et or) Deux oreilles et rabo symboliques et salut après avis 

-El Juli (vert bouteille et or blanc) Salut et salut après avis 

-Antonio Catalán Toñete (eau de rose et or) Deux oreilles et oreille.  

Pst M. Enjolras, ¾ d’entrée !!!, soleil et vent léger. Remise en piste de la medaille de la ville de Nîmes à El Juli pour l’anniversaire de son alternative. 

Après deux piques bien prises et une immersion dans le callejon au moment du brindis, le 1er Victoriano fut le toro ideal pour une alternative réussie, ce que ne laissa pas passer Toñete, toréant avec finesse, élégance et douceur presqu’exclusivement sur la corne droite, le toro offrant moins de classe à gauche, le tout couronnée d’une superbe estocade. 

Le sixième, brocho de tête, poussa deux fois avec bravoure pour deux superbes piques ovationnée avant un quite por chicuelinas d’Enrique Ponce, si señor. Entame le genou ployé avant de lier des séries de fort belle facture à un toro noble mais qu s’eteint peu à peu. Le madrilène réalisera un superbe final enlevé avant une nouvelle estocade efficace et engagée…. 

Le second poussera, la tête basse dans le peto, le groupe équestre sur une trentaine de mètres en s’employant, retournant avec force et vigueur pour une seconde rencontre soulignée parla musique. E. Ponce en démonstration, lui offrira une faena d’orfèvre pour sa véritable noblesse, de la classe des deux cotés pour une communion totale avec le public, le valencian insatiable y alla de tout son répertoire, le tout souligné musicalement par « mission » jusqu’à l’apparition du mouchoir orange.. 

Son second basculant et faisant chuter la cavalerie avec forces mais en manso decasté, cherchant d’entrée la sortie. Ponce en lui laissant au depart le choix du terrain, lui montrera peu à peu le chemin de sa muleta, même à gauche ou il crochetait dur au début… L’épée hélas le privera d’un autre trophée. 

Après une vuelta et un indulto enchainé, on se demandé, ce qu’El Juli pouvait offrir de mieux. Même pour lui, il était difficile de passer après d’autant que son Victoriano manquait de classe, ne permettant pas à la faena de décoller malgré quelques belles series, mais loin aussi du Juli des grands jours. Son second, suelto ira virer le piquero de réserve, prendra deux piques en manso, à la seconde, le palo se brisant, avant la déroute des banderilleros. Au prix d’un bel effort, le madrilène l’embarquera avec forces à droite, liant des series nettes et efficaces surtout droitières, mais peu à peu le D. Hernandez cherchera les bordures et l’épée portée à sa manière le trahira.

 Nîmes : 1er de Feria. Oreille pour A. Salenc 

 

Et blessure spectaculaire pour D. San Roman tandis qu’El Rafi passa à blanc avec le lot le moins propice. Le bleu était de mise pour cette novillada d’ouverture. Un ciel bleu en début de course, trois novilleros vêtus de bleu et un mouchoir bleu pour un novillo certes très intéressant par sa caste et sa noblesse transmitive mais qui s’échappa illico presto lors de ses deux rencontres avec la cavalerie !!!! 

Six novillos de ganaderias françaises : Frères Gallon, Blohorn, Los Galos, Pagès-Mailhan, Piedras Rojas et Jalabert Frères, formant un lot forcement disparate, sérieux de morphologie les 2°, 4° et 5°, meilleur le 4° , N°151, primé d’une vuelta posthume !!!!, et le 2°. 

- Adrien Salenc (bleu cobalt et or) Salut et oreille 

-Diego San Román (bleu electrique et or) Salut après avis et blessure 

-Raphael Raucoule « El Rafi » (Silence après avis et silence) 

Pst M. Tiberino, temps variable, ¼ d’entrée, lumières au 4°. Maxime Ducasse qui faisait sa despedida reçut en piste la médaille de la ville, le banderillero nîmois recevant une ovation de gala pour son ultime et superbe paire de banderilles, invité par El Rafi a partager son tercio. D. San Roman fut pris par le 5°, blessure musculaire de trois trajectoires dans la cuisse droite.

 

Le Gallon prit deux jolies petites piques avant de permettre, par sa douceur, sa noblesse et sa… fadeur, à A. Salenc de composer une agréable faena qu’il essaya d’animer sur la fin. Il toucha ensuite le novillo de la course qu’il réceptionna superbement avant deux rencontres d’où il s’échappa avec promptitude. Le Pages-Mailhan, noble et encasté, répéta sans cesse dans la muleta du nîmois qui parfois du mal à contenir ses charges vives et vibrantes, tout en liant quelques series de belles factures. Conclusion par une entière basse, oreille et vuelta pour le novillo !!!

 

D. San Roman fut gêné d’entrée par le Blohorn qui trantraillait un peu sur ses antérieurs avant de bien prendre ses deux piques. Novillero dans l’esprit, le mexicain alterna des séquences très toreras avec des positionnements plus délicats qui le mirent parfois en difficulté, s’égarant un peu avec les armes. Le Piedras Rojas prit bien ses deux puyas avant de mettre, par sa présence, la cuadrilla en déroute aux banderilles. D. San Roman débuta au centre à genoux sa faena, se faisant un peu déborder et soulever sans mal par le pupille de P. Laugier qui le cueillera à nouveau quelques secondes plus tard le faisant tourner par la cuisse sur ses cornes. A. Salenc après deux jolis enchainements mettra un terme au combat en plusieurs actes.

 

L’astifino novillo de Los Galos, effleura à peine le peto du bout des cornes en deux occasions avant d’offrir à El Rafi, qui le banderilla correctement, un bon début de faena à droite dont le nîmois ne profita pas pleinement. Le passage à gauche rendit les choses plus compliquées avant que le novillo ne cherche que l’échappatoire vers les tablas… Le Jalabert sortit avec du moteur, allant bien deux fois au cheval, la seconde pour la forme, avant un excellent et emouvant tercio de banderilles partagé entre le novillero et son banderillero. Arrivé au dernier, le novillo vira tardo et court, se livrant de moins en moins, contraignant le nîmois a abreger….