7° de Feria : Oreille pour T. Joubert et A. Lorenzo 

 

Pour un final dont on attendait un peu mieux tant du coté des toros que des toreros, ces dernier manquant dans l’ensemble de métier pour exploiter au mieux un certain potentiel chez leurs adversaires. Oreille pour l’arlésien, auquel on doit les meilleures séquences, un autre pour la révélation madrilène qui ne sera pas celle de Nîmes, Roman ayant du mal lui aussi à transmettre avec son toreo décidé mais manquant de profondeur…. Cinq toros de Jandilla, dont un sobrero (3bis) et un, le 6° de Vegahermosa, même maison, correctement présentés, justes de forces, de jeu varié, manso majuscule le dernier, decasté le 4°, nobles avec de bons principes au cheval les autres, le 5° s’avérant le plus intéressant du lot pour l’aficionado. 

-Thomas Joubert (bleu EDF et or) Oreille ! et salut 

-Román Collado Gouinguenet « Román » (gris fonte et or) Salut après avis et vuelta 

-Álvaro Lorenzo (bleu ciel et or) Salut après avis et oreille ! après avis

Pst : L. Burgoa. 1/3 d’arènes sous le soleil et quelques nuages, salut de J. Chacon au 1er et de M.A. Romero au 4°, les trois toreros se partageant les quites à tous les toros. T. Joubert remplaçait Paco Ureña blessé. 

Réception par véroniques les genoux ployés et jolie mise en suerte pour deux rencontres légères pour le 1er Jandilla qui s’avéra excellent pour la suite. T. Joubert avec sa sincérité et ses gestes toreros lui offrit des séquences de haute intensité mais son toreo d’extrême engagement génère parfois des accrocs ou des désarmés qui cassent  le déroulé de ses faenas. ¾ de lame après une tentative de recibir. L’arlésien ira attendre au centre, de dos, son second qu’il accueillera par faroles variés. Tres bien mis en suerte, «gestor» ne se fera pas prier pour aller au cheval, de loin et avec alegria la seconde fois. L’entame de faena à genoux, avec cambiada incluse, donnera le ton. T. Joubert enchainera par des naturelles de face puis des derechazos profonds mais trop vite le toro va s’éteindre, se couchant même avant l’estocade. 

Juste des antérieurs, le second sera économisé au cheval, mais se livrera bien dans la muleta de Roman qui ne s’impliquera pas suffisamment pour donner de l’importance à sa faena, se recentrant plus en fin de parcours. Entière en place au 2° essai plus descabello et la tentative de vuelta sera avortée. Le 5° s’emploiera lors de ses deux rencontres et continuera avec moteur et transmission au dernier tiers, moins facile à gauche. Le valencian débutera très bien à droite avant mise à l’épreuve sur l’autre corne et un final ou il aura du mal à contenir son adversaire qui ira à mas et qui sera ovationné après une belle estocade. 

Le 3° sortit à genoux de ses deux puyazitos et fut renvoyé aux corrales. Le sobrero fit chuter la cavalerie avant une vuelta de campana et une second pique pour la forme. Joli réception du toledano qui vit ses banderilleros en difficultés au second tercio avant de profiter de la noblesse de son adversaire, toréant avec temple et élégance mais en alignant les passes sans engagement, seule l’estocade restera en mémoire. Le dernier parcourra le ruedo en tout sens, échappant à tout contrôle, ni le torero ni sa cuadrilla arrivant à le fixer. Manso il se présentera deux fois au cheval, fuyant à la première…. Au dernier tiers il commencera par prendre deux muletazos puis la fuite, A. Lorenzo en prenant peu à peu la mesure afin de pouvoir lier des séries en tablas en fin de parcours avec un toreo plus efficace et arrondi et de conclure d’un bajonazo qui n’empêcha point l’oreille de tomber….

 6° de Feria : Guillermo Hermoso de Mendoza coupe un rabo a un grand novillo de Carmen Lorenzo 

 

Corrida équestre mixte avec quatre toros et deux novillos (3° et 6°) de Carmen Lorenzo de bon jeu dans l’ensemble, pour les débuts à Nîmes du fils de Pablo, des débuts réussis avec un rabo dans son esporton. Il sortira par la Porte des consuls tandis que Lea Vicens quittera le ruedo par celle des cuadrillas, Pablo Hermoso de Mendoza, moins bien servi, péchera aussi avec les aciers. 

-Pablo Hermoso de Mendoza. Silence et salut 

-Léa Vicens. Oreille et oreille 

-Guillermo Hermoso de Mendoza. Deux oreilles y rabo et silence 

Guillermo Hermoso invitera le ganadero à partager sa vuelta au 3° 

Pablo Hermoso de Mendoza, avec une conclusion en trois temps, annihilera tout espérance de trophée. Son second juste de forces ne lui permettra pas plus de triompher d’autant que la conclusion fut approximative. Léa Vicens toucha un 1er fuyard et sans grande charge qu’elle parvint a finalement interresser. Face à l’excellent 5° qui l’accrocha violemment en tablas, il prit pleinement la mesure du toro et obtint une oreille de meilleure consistance. 

Guillermo Hermoso de Mendoza realisa d’excellentes choses devant adversaire de qualité mais juste de forces. La conclusion foudroyante fait tomber deux oreilles et la queue, celle-ci généreuse. Le dernier faible et fuyard ne lui permit pas de recidiver et de plus il tua mal.

 5° de Feria : Padilla, des adieux par la Porte des Consuls. 

 

Le pirate de Jerez a conquit une dernière fois le public nîmois par son toreo particulier et si touchant ces dernières temporadas, pour les raisons que l’on connait. Ses trois oreilles lui ont été contestées par personne, même si Manzanares déclina son efficace et élégant toreo devant le 5° et Roca Rey démontra son potentiel face au 3°…. Six toros de Núñez del Cuvillo décevants en tout, meilleurs les 1er et 5° bis, le 5° qui fit un coup de sang, dut être puntillé en piste et remplacé par un sobrero du même fer. 

-Juan José Padilla (blanc et or) Oreille et deux oreilles 

-José María Manzanares (bleu et or) Silence et vuelta après avis et forte petition 

-Andrés Roca Rey (vert fougère et or) Oreille et silence 

Pst M. Plantier, casi lleno, ciel nuageux après averse d’avant paseillo, remise de la médaille de la ville à J.J. Padilla. 

Le jerezano écoutera sa 1ere ovation pour son tercio de banderilles enlevé après que son Nuñez eu correctement pris ses deux puyazitas. Devant un opposant qui lui convenait, Padilla réalisera une faena de bonne tenue tout en faisant partageait son plaisir, le tout conclut d’une entière caida.  Il reçu d’une larga de rodilla le 4° avant d’enchainer face à un toro vif et allègre qui ira seul deux avec forces au cheval. Quite par faroles avant un tercio de banderilles qui mettra le public debout avant que son adversaire ne se dégonfle dès l’entame de faena. Padilla y ira de son toreo « padillesque » pour mettre les arènes en ébullition, surtout sur la corne droite, avec un final enlevé et une estocade plus que spectaculaire… 

Le manso sortit en seconde position, offrit à Manzanares un bon début de faena avant de s’éteindre progressivement. Le 5bis eut droit à deux rencontres symboliques au vu de ses jambes en coton. L’alicantino lui servira une faena tout en douceur avec classe et esthétisme, de meilleur son à gauche, en terminant d’un superbe recibir au 2° essai. La pétition d’oreille n’aura pas d’écho au palco qui eut droit à sa petite bronca. 

Le 3° manquera trop de fond pour permettre à A. Roca Rey d’exprimer son toreo. On retrouvera le péruvien sur quelques séries notoires, suppléant le manque de chispa du Nuñez qu’il expédiera ad-patres d’une lame entière caidita. Le dernier, bien que très juste de forces, fera culbuter la cavalerie avant de passer plus de temps à genoux que debout dans le leurre de Roca Rey qui s’en déferra d’une superbe épée.

 4° de Feria : Triomphes d’E. Ponce et de Juan Bautista 

 

Sortie par la porte des cuadrillas pour le valencian, par la Porte des Consuls pour l’arlésien, tous deux en démonstration devant un lot de toros pratiquement inexistant… Quant à J.E. Colombo, qui confirmait son alternative, il mesura le chemin qui lui reste à faire pour intégrer pleinement ce type de festejo. Mais il est à revoir devant d’autres toros. Six toros de Juan Pedro Domecq de peu de présence, de forces et de race, correctement presentés, prenant leurs deux rencontres anonymement, appuyant un peu plus les 2° et 5°. 

-Enrique Ponce (ivoire et or) Salut et deux oreilles 

-Jean-Baptiste Jalabert « Juan Bautista » (bleu nuit et or) Deux oreilles et deux oreilles 

 -Jesús Enrique Colombo (lie de vin et or) Oreille et silence 

Pst. DJ Valade, 5/6 d’arènes sous le soleil. Ovation à Ponce après le paseillo qu’il partagea avec ses compañeros du jour. L’oreille du colombien fut contestée, tout comme  la seconde au deuxième toro de l’arlésien… 

J.E. Colombo ouvrit les débats par des lances de cape de qualité avant d’écouter une grosse ovation pour son tercio de banderilles. A la muleta il se trouva face à un toro noble mais manquant de fond et de jus, le colombien ne pouvant suppléer aux carences de son opposant même en insistant, concluant d’une entière caidita. Il se mit à nouveau en valeur en banderillant le sixième qui hélas s’éteint complètement au 1er muletazo. 

Le second souleva la cavalerie à la 1ere rencontre et fut économisé à l’autre, il s’éteint progressivement dans la muleta orthopédique de Ponce, se laissant guider avec soseria. Le 4° tenait à peine sur ses pattes mais c’était sans compter sur la toreria du valencian qui orchestra, musique y comprit, une faena toute en lenteur, de mucho sabor, donnant du rêve et du plaisir à un public totalement conquit avant de conclure d’une énorme estocade… 

Le 3° fut d’abord protesté avant d’être ovationné à l’arrastre. Juan Bautista était passé par là, inventant lui aussi un toro dont il exploita au mieux le fond de noblesse sur ses deux cotés. Faena larga et variée allant a mas avant un recibir d’école foudroyant. L’arlésien mit le public debout par un enchainement à la cape de grande catégorie avant de banderiller lui-même fort bien le JP. Domecq. Ce toro ayant moins de fond que son precedent, Juan Bautista parvint à gommer ce manque et faire croitre l’interet, tout en n’insistant pas inutilement avant de conclure d’une demi lame sin puntilla spectaculaire…. 

 3° de Feria : Carton plein pour S. Castella avec quatre oreilles… 

 

Et une sortie par la Porte des Consuls sous un violent orage qui éclata, comme la veille au dernier toro. Le biterrois afficha une envie et une décision qui mit le reste sous l’éteignoir même si A. Younes essaya de bien faire tout en affichant ses limites à ce stade. Quant au Juli, il passa sans peine ni gloire. Cinq toros de Garcigrande  et un de Domingo Hernandez (5°) correctement présentés mais, pour la plupart, ne donnant pas le jeu escompté par manque de race, meilleur les 2° et 6°. Ils prirent honnêtement leurs deux piques, seul le dernier s’y employant plus. 

-Julian Lopez Escobar « El Juli » (bleu marine et azabache) Silence et silence 

-Sébastien Castella (nazareño et or) Deux oreilles après avis et deux oreilles après deux avis 

-Andy Younès (tabac et or) Oreille et oreille. 

Pst M. Angelras, arènes pleines sous un ciel menaçant avec pluie au dernier. Inadmissible manifestation tolérée à la porte des arènes des antis au vu des très importants contrôles de sécurité mis en place, avec notamment un hélicoptère qui tourne bruyamment au dessus de l’amphithéâtre pendant les corridas. 

Noble mais juste de forces, le 1er ne transmettait pas grand-chose. El Juli lui appliqua une faena standard pour lui, faisant croitre un peu l’interet avant conclusion par ½ lame suffisante. Même scenario avec le 4° qui en plus manquait de race. Le madrilene n’insista pas outre mesure avant d’en finir d’un « julipie ». 

Prenant bien ses deux puyazitos et après salut des banderilleros J. Chacon et V. Hererra, S. Castella fit se lever le conclave par une entame de faena les deux genoux en terre, enchainant par de limpides series sur les deux rives, laissant recupere le Garcigrande avant de se l’enrouler à nouveau autour de la ceinture avec elegance et efficacité, concluant d’une superbe lame d’effet un peu long, le toro luttant jusqu’au bout. Ce fut moins limpide mais tout autant efficace et décidé devant le 5° qui rechignait quelque peu à se livrer, manquant de fond et de classe. Le vent de la pluie gêna un peu le trasteo qui débuta montera en tête, le D. Hernandez « empêchant le biterrois de brinder au public sa faena… mais pas de le maitriser à gauche d’abord, à droite ensuite avant d’en finir d’une épée fulminante. 

Le 3° s’avera noble mais juste de forces avec quelques genuflexins en cours de faena. A. Younes débuta par cambiadas, s’appliqua à bien faire les choses mais n’a pas encore l’expérience pour dominer les debats à ce niveau. Quelques jolis enchainements ambidextres, mais la faena ne decolla pas vraiment, tuant au 2° envoi. 

Sous l’orage, le sixieme moins evident causa quelques soucis à l’arlesien sur sa corne gauche, s’en sortant de meilleure façon à droite avant de conclure d’une entiere caida. Il obtint une seconde oreille ce qui lui valut une sortie par la porte des cuadrillas tandis que Sebastien Castella sortait par celle des Consuls 

 2° de Feria : La Cape d’Or pour El Rafi 

 

Au terme d’une novillada qui connut quelques longueurs dans le scenario : 3h10 pour un festejo ou il ne se passa pas grand-chose, les avis étant plus justifiables que certaines oreilles, notamment la 1ere accordée à El Rafi, très nîmo-nîmoise. Et il fallut attendre le sixième bis pour avoir des sensations. « Pocagente » N°565 étant même honoré d’une vuelta posthume. Sept novillos de Pagès-Mailhan d’origine Fuente Ymbro, bien présentés, plus légers et nobles les deux premiers, meilleur en tout le 6bis, les autre, sauf le 5°, ayant une tendance plus ou moins prononcée à gagner les tablas. Si A. Salenc sut bien s’entendre avec le 1er, A. Tellez lui n’arrivera pas à trouver le sitio devant les deux siens, la palme du jour venant à El Rafi face au sobrero qu’il comprit parfaitement ce qui lui valut de recevoir en piste la Cape d’Or 

-Adrien Salenc (praline et or) Oreille et silence après avis 

-Ángel Téllez (blanc et or)  Salut après avis et salut !! après avis 

-Raphael Raucoule « El Rafi » (bleu nuit et or) Oreille !! après avis et deux oreilles 

Pst M. Tiberino, petit quart d’arènes sous le soleil. Porte des Consuls contestable donc pour El Rafi 

A. Salenc ouvrit la course devant un novillo qui ne s’employa guère en 2 rencontres et qui s’avéra noble mais désordonné en début, ce que corrigea fort bien sur les deux bords, le nîmois, même si à gauche ce fut moins évident, final par molinetes à genoux, une série droitière templée et des redondos inversés de trop avant entière caidita. Le 4° fit chuter la cavalerie, un monosabio recevant malencontreusement, et fort heureusement sans gravité, la puya dans la poitrine. Après un semblant de seconde pique et changement de tercio, une 3° rencontre lui fut donnée sous l’ire populaire. Tardo, s’echappant du leurre, A. Salenc le reteint avant qu’il ne s’eteigne rapidement, insistant même trop. 

Humiliant trop, le second fit une spectaculaire vuelta de campana et planta mainte fois les cornes dans le sable tout au long de la faena. Deux rencontres legeres bien prises et une noblesse du meilleur aloi, avec plus de classe à gauche, le tout tres inégalement exploité par A. Tellez, elegant certes, qui fit plus dans la quantité que dans la qualité, sauf à la cape qu’il manie fort bien. Il subit même une voltereta en fin de parcours avant une lame efficace. Il aura plus de mal et ne trouvera que rarement le sitio devant le 5° sauf en fin de cycle, le novillo noble mais desordonné et se retenant un peu lui posant quelques soucis, concluant d’une lame tombée. 

Le 3° ira fort au cheval et N. Bertoli sera applaudit pour son tercio, mais il cherchera tres vite les querencias tout en étant tardo. Aux banderilles d’abord, a la muleta ensuite d’où il s’echappa promptement. El Rafi essaiera de le retenir, en vain avant lui arracher une serie de luquesinas avant de porter une épée caida. Le nîmois recut le 6° d’une larga de rodilla avant vuelta de campana du Pages-Mailhan. Tres mal piqué il fut changé !!! aux banderilles pour motricité un peu défaillante !. Bien en fut ainsi malgré tout car le meilleur du lot arriva avec le sobrero, tres mal piqué egalement, et qui permit par ses qualités, à El Rafi de connaitre son 1er triomphe. Faena tres bien ajustée sur les deux rives, le novillo embestissant avec noblesse, classe et transmission avant une lame en biais et tombée et un descabello. Il fit partager son tour de piste avec le mayoral après que le novillo fit le sien sous l’ovation.

 1er de Feria : Triste confirmation pour les Pablo Romero, 

oreille pour J. Leal 

 

Un trophée attribué bien généreusement dans la mouvance de l’orage parachevant cette corrida d’ouverture qui confirma l’irrémédiable déclin de cet élevage mythique 

Six toros de Partido de Resina (anciens Pablo-Romero), tous superbement presentés et applaudis à leur sortie à l’exception du 4° hors du type, manquant tous surtout de caste, la plupart trottinant en piste la tête dans les nuages, les 1er et 6° s’employant avec violence et mansedumbre face à la cavalerie…. Ce qui fut surprenant c’est que tous furent applaudis à l’arrastre !!!!! Quand aux hommes, Rafaelillo fut aux abonnés absents, T. Dufau et Juan Leal montrant bien plus d’envie et de détermination, avec peut être plus de transmission pour l’arlésien. 

-Rafael Rubio Luján « Rafaelillo » (violette et or)  Silence après avis et silence 

-Thomas Dufau (bleu nuit et or) Vuelta après avis et silence 

- Juan Leal (lilas et or) Salut et oreille ! 

Pst F. Pastor, minute de silence pour les taurins récemment disparus, bonne demi-arènes, temps nuageux tournant à l’orage qui éclata au 6°, lumières au 4°. Salut de Marco Leal et J. Gomez au 3°. La font de Nîmes fut chanté par les Amis de Pablo Romero à l’issue du paseillo. 

Distrait et fuyard, le 1er s’en prit tout seul avec forces et agressivités en 4 occasions avant de trottiner négligemment au dernier tiers, la tête en l’air, avec toutefois une paire d’extraños… Rafaelillo essaya en vain de l’intéresser avant de connaitre un fort échec avec le descabello. Son second manqua tout autant de fond et de bravoure mais le murciano resta bien distant, toréant avec la voix et du bout extrême de la muleta, n’exploitant pas une corne gauche intéressante. Mise à mort e trois épisodes. 

T. Dufau reçut le second de 5 largas de rodilla avant de bien l’amener au centre. Tercio de deux piques correct et léger, bien que le toro restant dans le peto avant un joli quite de J. Leal. Au dernier tiers, le Partido de Resina s’avéra noblote, sans transmission, un peu mieux à gauche, s’éteignant vite, laissant au landais le soin de faire l’essentiel, ce qu’il fit avec application. Superbe épée au second envoi. Il ne put rien tirer de la « mule » qui sortit en 5° position et pourtant ce ne fut pas faute d’insister avant de conclure d’une entière tombée. 

Le 3° prit deux piques sans éclats avant un quite par zapopinas de J. Leal qui entama sa faena par cambiadas au centre, enchainant par une superbe série droitière, la seule qu’offrit le Pablo Romero. C’est avec un toreo de cercanilla que dut composer l’arlésien pour en tirer un peu d’intérêt, ce qu’il fit bien avant de pécher avec l’épée. L’orage imprévu vida quasiment les arènes quand sorti un manso avec un peu plus de caste, renversant la cavalerie au 1er assaut avant de s’échapper au second. La faena fut la plus intéressante de l’après-midi, surtout avec les séquences gauchères et une entame par trois series de derechazos parfaitement templées, J. Leal se montra ensuite bien présent et à son avantage avant de conclure au …3° essai. Les derniers résistants trempés lui obtenant la seule oreille du jour…