Arles : Une corrida de toros. 

 

Qui laissera une oreille à chacun des trois toreros au terme d’une après-midi entretenue dont Mehdi Savalli sortira le vainqueur moral. Si l’on excepte le 1er des trois Miura, (1er, 2° et 3°) decasté et faiblard, et le dernier des Baltasar Iban, deslucido, le reste de ce desafio ganadero apportera bien des satisfactions tant au cheval qu’au dernier tiers, l’arlésien y rajoutant des tercios de banderilles enlevés. Le 5° toro, "Peletero", N° 46 du fer de Baltasar Iban étant honoré d’une vuelta posthume, prit 4 piques en permettant à Gabin Rehabi de remporter sans discussion le prix décerné au meilleur picador. On retiendra également la superbe présentation des toros de Baltasar Iban tous applaudis à leur sortie en piste. 

-Rafaelillo (violette et or) Silence et oreille 

-Mehdi Savalli (turquoise et or) Salut après avis et oreille après avis 

-Ruben Pinar (prune et or) Oreille et silence. 

Pst S. Louis, ¼ d’arenes sous le soleil et un vent parfois gênant. C’était la der des der pour Chico Leal, Mehdi lui brindera son second toro.

 

Le Miura d’ouverture, long et haut, faisait du tricot dans la cape de Rafaelillo. Le public s’en prit au piquero mais la faiblesse et le manque de race n’était pas de son fait, le murciano qui tenta de lier entre deux chutes, mieux à gauche, dut se résoudre à abréger. Son second, de Baltasar Iban, réceptionné d’une larga à genoux, était tout son contraire, encasté, exigeant et compliqué, surtout à gauche, après avoir prit deux belles piques en venant de loin et s’y employant. Rafaelillo alla à la guerre avec vaillance en donnant de la voix, l’arrivée de la musique en fin de cycle, calma quelque peu le torero qui dessina quelques muletazos un peu plus posés avant de conclure d’un estaconazo qui valait à lui seul une oreille.

 

Mehdi Savalli réceptionna superbement à la cape son Miura, âgé de presque six ans, qui fit chuter la cavalerie avant une seconde rencontre plus légère. Il mit le public debout au terme d’un très bon tercio de banderilles avant de débuter sa faena en alignant des derechazos allurés en citant de loin son adversaire…. Excellente première série à gauche aussi, mais comme à droite, «Sonajillo» se mit à tergiverser et l’arlésien dut insister pour poursuivre son trasteo. Après une entière au second essai, le public l’appela fortement pour saluer. Il touchera ensuite un toro important dont il saura mettre en valeur ses qualités au cours des trois tercios après une réception par larga de rodilla. Quatre piques, seule appuyé la 1ere  en augmentant les distances pour quatre belles arrancadas, avec ovation pour Gabin, avant un nouvel épisode de belle facture avec les bâtonnets. Quatre statuaires initiales avant plusieurs séries de la droite, lentes, allurées et liées, le passage sur l’autre bord s’avérant plus délicat. Il revint sur le bon coté pour aligner encore quelques enchainements un peu moins profonds, se relâchant enfin sur l’ultime série avant de porter une entière longue d’effet, nécessitant l’usage du descabello. Mehdi invitera Gabin à partager son tour de piste.

 

Le Miura de Ruben Pinar ira fort au cheval deux fois et poussera par à-coup en restant dans le peto. Il affichera ensuite un bon fond de noblesse dont profitera l’albaceteño sur les deux rives mais sans trop s’engager, avant que le pupille de Zahariche ne sorte un peu les freins. Le final se fera avec du toreo de proximité mais c’est surtout l’épée et la mort en luttant du toro qui aideront le mouchoir blanc à sortir. R. Pinar ne put réussir le desquite avec son Baltasar Iban, un toro manquant de fond et de forces, qui prit ses deux piques sans plus, mais qui rechigna face au leurre présenté assez anonymement par le torero, qui tua à nouveau efficacement mais au 2° essai.


 Arles : El Juli, taille patron. 

 

Et si Juan Bautista lui tint tête en première partie, le madrilène confirma son statut devant le sobrero de Domingo Hernandez, l’arlésien ne pouvant le suivre à cause d’un toro sans options…. 17h00 la pluie cesse enfin, le paseillo peut s’étirer sur le sable décoré par H. Di Rosa et les musicalités de Chicuelo II augmentées de celles du trompettiste vénézuélien Pacho Flores. Télévisée, cette corrida avait placé la competencia entre El Juli et Juan Bautista au centre de l‘écran et competencia il y eu, heureusement car le lot de toros n’avait rien de bien attractif, Cayetano, classique et élégant en faisant le constat.

 

Au départ, trois toros de Domingo Hernandez et trois de Garcigrande, un 4° D. Hernandez, suppléant, peut être le meilleur du lot qui se cassa la main droite lors du tercio de banderilles. Correctement présentables avec bien moins d’envergure pour le second lot, ils se laissèrent plus ou moins faire, le poder des deux leaders du jour remédiant à pas mal de carences, les tercios de piques restants anecdotiques.

 

-El Juli (habit goyesque blanc et noir) : Oreille après avis et deux oreilles !! après avis 

-Juan Bautista (habit goyesque anthracite et blanc) : Oreille après avis et salut après avis 

-Cayetano (habit goyesque gris souris et noir) : Silence et silence après avis 

Pst J. Boyer, minute d’applaudissements pour I. Fandiño et Damazo Gonzalez, salut des banderilleros Ivan Garcia et Alberto Zayas au 3°, lumieres sous un ciel gris et saut en piste de deux liberticides rapidement evacués sous une bronca majuscule du public, 4/5 d’arène et le chant de la Coupo Santo…. Mais pourquoi La Marseillaise à la suite !!!!!

 

Manso et sans classe, le 1er se soumettra à la maestria d’El Juli qui trouvera les distances, le rythme et le temple parfait sur des séries d’école sur les deux bords, allant à mas, jusqu’à mettre le public debout au final. L’épée longue d’effet et l’usage de l’espada a crucetta atténuera le ressenti. Superbe reception cape en main avant un énorme quite por lopecinas et en musiques devant un Garcigrande qui charge franc… Le public obtint qu’El Juli reprenne les bâtonnets, invitant alors Juan Bautista à partager le tercio… Après une grande paire du madrilène, le toro se blesse et sera HS après celle de l’arlésien…. Retour aux corrales et sortie du sobrero qui n’avait rien de spécial a proposer mais qui sera dans l’obligation de se grandir, aspiré sur ses deux rives par la déconcertante facilité du leurre offert. Faena d’un intérêt croissant malgré le manque de forces du D. Hernandez, en variant les figures avant une mise à mort en deux temps, la lutte du toro aidant les deux mouchoirs à sortir…. Alors que sa première actuaccion avait plus de catégorie.

 

Juan Bautista répondra au Juli lors de sa première faena, en débutant en douceur par des derechazos liés avant de trouver la partition parfaite sur la corne gauche avec de longues séquences au ralenti, prenant même quelques risques ou il se fit avertir sans frais par l’astifino D. Hernandez. Après un cadrage long à venir, l’arlésien portera une épée al recibir avec descabello à la clé. Larga de rodilla à la sortie du 5° qui fera basculer Puchano de son cheval avant un quite superbe por crinolinas et rendre l’invitation à El Juli aux banderilles pour un superbe tercio grandement ovationné…. La faena débute les deux genoux en terre, mais le Garcigrande s’éteindra très vite ôtant tout espoir de succès

 

Fin et élégant avec la cape, Cayetano ornera ses lances de serpentinas lissées, notamment en mettant son 1er en suerte par chicuelinas marchées… et après un début de faena prometteur par la droite, le D. Hernandez répondra vite aux abonnés absents ou presque, ne laissant au torero que quelques jolies compostions mais sans émotions. Ce fut à peu prêt le même scenario avec le sixième, Cayetano parvenant à présenter néanmoins quelques séries limpides et liées à droite avant à nouveau de pêcher avec l’épée. Le public soulignera ses efforts par des applaudissements de despedida.


 Dax : ‘’… corrida de déception’’ 

 

-Enrique Ponce (ciel brodé de colombes et or) : triple silence

-Andrés Roca Rey (réglisse et or) : oreille, salut au tiers, silence 

 

Sur le papier ce cartel avait fier allure pour clôturer la temporada dacquoise 2017 : le maestro de Chiva avec qui l’idylle dure ici depuis tellement de décennies que l’on n’ose plus les compter et le fleuron de la nouvelle génération le péruvien collectionneur de puertas grandes. Pour départager ces deux toreros, sortirent en piste deux Nuñez del Cuvillo (4 ;5), deux Puerto de San Lorenzo (2 ;3) et deux Domingo Hernandez (1;6) : la crème du medio-toro. Corrects de présentation pour une telle course de figuras, ils manquèrent comme trop souvent de race et de force. 

 

Fisgon premier Domingo Hernandez poussa sous le fer avant d’envoyer au tapis le piquero. Ponce le doubla d’entrée de faena et progressivement le mena au centre du ruedo. Faute d’opposition, et vu le manque de charge du toro il n’y a aucune intensité dans les séries arrachées par Enrique qui abrégea dès que son toro fut définitivement arrêté. Entière en avant. Descabello. Le Puerto de San Lorenzo fut ménagé au premier tercio d’autant qu’il fit une vuelta de campana. Ponce s’adapta aux conditions de Garavito, avec sa douceur et son élégance caractéristiques, il parvint à réaliser des séries ambidextres avant que le Puerto ne parte aux planches. Demi caïda. Deux descabellos. Le maestro de Chiva attaqua son ultime faena au Nuñez del Cuvillo par des doblones, et une série de derechazos avec temple mais toro et faena allèrent à menos. Enrique voulant satisfaire ses groupies tenta une série de poncina dans l’indifférence de Cambembo. Entière caïda. 

 

Cartuchero se réserva lors des deux premiers tercios. Andrés Roca Rey profitant de son fond de noblesse l’attaqua tambour battant sur les deux cornes et lui imposa un rythme que le Puerto de San Lorenzo ne put tenir. Le péruvien clôtura par des redondos et des dosantinas qui impressionnèrent la minorité du public qui réclama et obtint l’unique oreille de la tarde. Entière caïda. Avec son Nuñez del Cuvillo Andrés réussit sa ‘’meilleure’’ faena du jour, quelques  séries intéressantes, mais entrecoupée de mise en difficulté et de muletas accrochées. Il termina par des luquecinas. Pinchazo. Entière caïda. Pétition non suivi d’effets. Le Domingo Hernandez de clôture fut manso, allant recevoir ses picotazos de l’un à l’autre des picadors et mettant en déroute la cuadrilla du péruvien. D’entrée de jeu Devoto fila aux planches, où Roca Rey tenta de l’intéresser à la muleta : en vain, il abrégea. Entière caïda. 

 

9/10 d’arènes. Quelques gouttes de pluies au 6ème. Sobresaliente Jérémy Banti 

 

Textes Vicente, Photos www.photoslouise2z.com


 Colombo triomphe 

 

-Jésus Enrique Colombo (marine et or) : salut au tiers et deux oreilles 

-Diego Carretero (corail et or) : silence et oreille

-Tibo Garcia (violine et or) : oreille et silence 

 

Après un paseo retardé de 30 minutes pour laisser s’éloigner la pluie et débâcher la piste des arènes, ce sont six novillos de José Cruz qui défilèrent sur le ruedo ainsi préservé. De morphologie plus proche du toro que du novillo, ils firent preuve d’une fade noblesse et d’un manque de bravoure au cheval où ils furent tous économisés. 

 

C’est tout d’abord palos en main que Jésus Enrique Colombo se fit remarquer et enchanta les tendidos. Muleta en main JEC se trouva un peu dépourvu face à un novillo noblon mais faible. La faena manque de transmission malgré quelques séries intéressantes la main basse. Le vénézuelien finira entre les cornes créant ainsi un peu d’émotion. Trois pinchazos – Demi. Avis. C’est sur son quatrième novillo que Jésus fut le plus en vue. Il le réceptionna par des véroniques allurées au capote et deux très bonnes paires de banderilles (un nouveau El Fandi ?). Ce fut genoux à terre qu’il accueillit son José Cruz. JEC avec une certaine toreria alterna les séries avec temple sur les deux cornes avant un final par luquecinas. Entière caida.  Avis. Deuxième oreille généreuse, le public n’en demandait pas tant. 

 

Diego Carretero et son premier novillo furent insipides. Pinchazo – Entière. Avec le second il tenta de se rattraper l’accueillant par trois superbes largas de rodillas, l’ultime étant miraculeuse. Après la pique son novillo s’éteignit rapidement et Diego ne parvint que rarement à profiter de la noble charge du José Cruz. Malgré quelques bons derechazos la copie rendue fut globalement brouillonne mais pas dénuée d’intérêt. Entière caida efficace. 

 

Tibo Garcia venu en remplacement d’Adrien Salenc blessé au thorax quelques jours auparavant à Calasparra ne laissa pas échapper son bon novillo. Ce dernier économisé comme les autres sous le fer, eut une charge noble surtout à droite. Tibo s’y adapta, le cita de loin tout en maintenant la muleta à mi-hauteur pour ne pas trop peser dessus. Il enchaina de profonds muletazos et des changements de mains de qualité. Pinchazo. Entière. Le dernier José Cruz mal piqué, fut certainement le pire de l’envoi. Tibo brinda sa faena à Serge Almeras son apoderado, mais c’était sans compter sur la grande faiblesse du bicho. Il s’éteignit très vite laissant Tibo sans autre choix que celui d’abréger. Difficultés à l’épée. 

 

1/3 d’arène. Chaude éclaircie après la pluie. 

 

Textes Vicente, Photos www.photoslouise2z.com 


 Dax Nouvelle sortie triomphale

d’Emilio de Justo 

 

-Antonio Ferrera (granny smith et or) : double silence 

-Alberto Aguilar (lagon et or) : oreille et silence 

-Emilio de Justo (carmin et or) : oreille et deux oreilles 

 

Après les pluies de l’après midi les fameux "petits gris » de Victorino Martin furent de sortie. Finalement ils n’étaient pas gris mais noirs, bien présentés, mais décevants dans leur comportement, manquant cruellement de race, de bravoure à la pique, et sosos les trois derniers. 

 

L’air du Sud Ouest semble ne pas convenir à Antonio Ferrera qui dupliqua sa prestation de Bayonne le week end dernier. Sur sa première prestation après avoir posé les banderilles sans éclat à Palmireño, il réalisa quelques séries de derechazos intéressants. Son toreo fut très périphérique et profilé tel des hiéroglyphes soignant plus la forme que le fond de sa faena face à un toro certes un peu collant. Entière caida.  Avis. Après un tercio de piques expédié, le torero d’Ibiza laissa ses banderilleros justifier leur sueldo. Muleta en main Ferrera ne resta encore que l’ombre de lui même face à Madero qui ne posait pas de difficultés particulières. Le tout manqua sévèrement de transmission et l’ennui gagna les tendidos dont quelques sifflets fusèrent après la débâcle aux aciers. Deux avis 

 

Lors de la réception à la cape de son premier Victorino, Alberto Aguilar trébucha et s’étala sur le sol. Miraculeusement Patojo continua son chemin, évitant ainsi le drame. Alberto Aguilar montra une fois encore qu’il est un torero valeureux, mais souvent trop brouillon. Son Victorino passait très bien sur la corne droite ce qui permit à Alberto de tirer de bonnes séries de dérechazos, mais un passage sur la corne gauche où il ne parvint pas à trouver le sitio dérégla complètement son toro. En fin de faena Patojo reprit le dessus. Entière. Pétition ultra minoritaire. Alevin n’avait de Victorino que le nom de famille et de par son comportement et son type il aurait pu porter le fer d’autres ganadérias plus ‘’commerciales’’. Alberto Aguilar face à ce toro tardo montra encore son envie mais sans grand résultat, étirant une faena sans aucune transmission. 

 

A l’inverse de Ferrera s’il y en a bien un qui s’épanouit dans le Sud Ouest c’est bien Emilio de Justo. Il y collectionne les succès depuis le début de la temporada : Aignan, Vic, Mont de Marsan et Villeneuve. Après la bonne réalisation des deux premiers tercios, Emilio doubla par le bas Morito et profita allègrement de la noblesse et de la embestida de son Victorino. Il déroula sourire aux lèvres une faena avec temple et finesse plus à l’aise sur la corne droite, baissant la main à souhait. Le toro ira a menos. Engagement remarquable de de Justo lors d’un volapie où il fut projeté au sol. Entière. Descabello. Avis. Portero dès sa sortie en piste heurta violemment un burladero ce qui l’a surement affaibli. Il arriva au troisième tiers faible et sans charge. Emilio se fit le toro et sut s’adapter pour en tirer le maximum, notamment deux séries de naturelles de qualité. Entière caida efficace. Deuxième oreille généreuse.

 

4/5eme d’arène. Averses durant les deux faenas d’Emilio de Justo. Saluts de Manuel Angel Gomez Odero, Diego Ramon Jimenez Garcia et José Manuel Perez Valcarce de la cuadrilla d'E.de J. 

 

Textes Vicente, Photos www.photoslouise2z.com


 Arles : Oreille pour A. Cano 

 

Le seul à avoir suffisamment de recours, mais dur retour sur terre pour ses deux compañeros de cartel visiblement pas prêts pour ce niveau et surtout devant ce type de bétails, particulièrement les trois d’Alain Tardieu et celui de Ch. Yonnet, durs, vite avisés et compliqués, seuls les deux du fer d’Hubert Yonnet se montrant plus maneables, meilleur celui sorti en 2° position qu’Ortiz n’exploita que partiellement pour avoir toréé avec le cran de sureté. L’autre offrant une bonne corne gauche qui permit à l’andalou de couper le seul trophée du jour. Les trois se firent sévèrement bousculer, sans dégâts physiques apparents, l’istreen s’en ressentant moralement devant son second qu’il reçut avec des doutes plein la tête. Le cycle 2017 des novilladas sans picadors organisé par l’Ecole Taurine d’Arles en partenariat avec l’agglo Arles-Crau-Camargue-Montagnette s’est donc conclut de ce samedi dans les Arènes d’Arles avec trois erales d’Alain et Frédérique  Tardieu (1er, 5° et 6°) et trois de Yonnet (2° et 4° d’Hubert, 3° de Christophe), tous bien présentés, pour les becerristas Alejandro Cano de l’Ecole Taurine de la Linea de la Concepción, Alfonso Ortiz de celle de Tolède et Vincent Perez de l’Ecole Taurine d’Arles.
-Alejandro Cano (blanc et azabache) Vuelta et oreille
 

-Alfonso Ortiz (violette et or) Silence après avis et silence 

-Vincent Perez (nazareño et or) Silence et silence 

Pst B. Parra, entrée très modeste, soleil et vent, minute de silence au paseillo à la mémoire de Damazo Gonzalez. Tercios de banderilles réduit à deux paires !! 

Le Tardieu qui ouvrit la séance se montra impossible sur la corne droite, A. Cano trouvant sur l’autre bord un meilleur terrain d’entente malgré des retours toujours violents, concluant d’une lame approximative. Il reçut son second, d’H. Yonnet, d’une larga de rodilla avant des capotazos décidés. Il se fit surprendre violemment d’entrée de faena ce qui ne l’empêcha pas d’exploiter de belle manière le piton gauche de son adversaire, qui néanmoins l’obligeait à se repositionner. L’andalou revint pour finir à droite par deux séries avant une épée plus efficace que conventionnelle. 

A. Ortiz hérita du meilleur eral du jour, du fer d’H. Yonnet, auquel il servit une faena ambidextre d’un niveau correct mais manquant d’engagement, ce qui se confirma avec l’épée : un bajonazo au 6° essai avant plusieurs descabellos. Son second, d’A. Tardieu, sortit avec les idées peu claires, accrochant le jeune espagnol, mettant la cuadrilla en difficulté pour le banderiller, ce qui engendra une faena dans le doute, un tout petit peu mieux à droite avant une nouvelle carence totale à l’épée… 

V. Perez se fera surprendre plusieurs fois par son Ch. Yonnet qui ne lâchait jamais l’homme, jusqu’à une sévère cogida, fort heureusement sans mal physiquement. L’élève d’El Lobo revint au combat, tout à gauche mais en manque de confiance pour s’imposer face à un tel adversaire avant de conclure d’une lame basse au second envoi. Manso, le 6° mit d’entrée l’istreen doutant, en grande difficulté, ce qui n’arrangea pas le comportement déjà tres compliqué du Tardieu. Trois muletazos pour la forme avant une mise à mort à la sauvette.